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	<title>Etienne MÉHUL - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Etienne MÉHUL - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Le Fer et les Fleurs : Etienne Méhul (1763-1817)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2017 11:58:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le bicentenaire de sa naissance suffira-t-il à ce que l’immortel auteur du Chant du départ fasse son grand retour parmi les mélomanes ? Rien n’est moins sûr, mais on ne pourra pas accuser le Palazzetto Bru Zane de ne pas avoir fait tout son possible pour cela. Après une première salve en février (concert de Michael &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le bicentenaire de sa naissance suffira-t-il à ce que l’immortel auteur du <em>Chant du départ </em>fasse son grand retour parmi les mélomanes ? Rien n’est moins sûr, mais on ne pourra pas accuser le Palazzetto Bru Zane de ne pas avoir fait tout son possible pour cela. Après une première salve en février (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/mehul-the-first-romantic-londres-thank-you-the-bru-zane-people">concert de Michael Spyres</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/uthal-sentiment-ossianique">parution discographique d’<em>Uthal</em></a>), nouvelle offensive sous la forme d’un épais ouvrage collectif : si avec tout ça, Etienne-Nicolas Méhul ne revient pas sur le devant de la scène, c’est que son cas est désespéré.</p>
<p><em>Le Fer et les Fleurs</em> est un recueil d’articles qui propose d’aborder le sujet sous des angles variés. Les deux premières parties du volume sont les plus strictement historiques, puisqu’elles resituent Méhul dans son temps, face à la Révolution, puis en relation avec Napoléon, non seulement en tant que compositeur, mais aussi comme professeur au Conservatoire de Paris. La dernière partie, consacrée au jugement de la postérité, se penche sur ce que Cherubini et Berlioz ont écrit sur leur confrère, ainsi que sur les exemples que Castil-Blaze emprunte à Méhul pour son livre <em>De l’opéra en France</em> (1820). On trouvera aussi un étonnant article sur « Méhul horticulteur à Paris », consacré à la maison du compositeur à Pantin, et sur son jardin. Et l’ouvrage s’achève sur une évocation du curieux parcours de <em>Joseph</em>, seul opéra ayant vraiment survécu puisqu’il fut choisi comme vecteur de la « panthéonisation et classicisation » de Méhul, comme l’explique <strong>Olivier Bara </strong>: après le succès d’estime remporté à la création, en 1807, le XIX<sup>e</sup> siècle s’acheva sur la concurrence entre Garnier et Favart pour une double reprise en 1899, avec pour l’Opéra de Paris une version « wagnérisée », avec récitatifs, face à une interprétation bien plus respectueuse à l’Opéra-Comique.</p>
<p>La partie centrale du livre étudie Méhul à travers diverses facettes de son activité de compositeur : le ballet (genre qui lui vaut de grands succès et que, comme c’est alors courant, il pratique en empruntant à droite et à gauche), la symphonie, la musique sacrée – c’est l’occasion de revenir en détail sur la fameuse « fausse » messe pour Napoléon – la musique de scène pour le théâtre, et bien sûr l’opéra. Avec vingt-cinq œuvres destinées à l’Opéra-Comique et cinq conçues pour l’Opéra de Paris, Méhul serait déjà quantitativement un compositeur lyrique important. Qui plus est, quelques-uns de ses titres se maintinrent au répertoire bien après son décès : <em>Stratonice</em> (1792), bien sûr, mais aussi d’autres aujourd’hui oubliés. On s’intéressera ainsi à l’étude statistique réalisée par <strong>Etienne Jardin</strong>, qui permet de mieux cerner les œuvres qui s’imposèrent à ses contemporains. <strong>Maxime Margolié</strong> s’attarde sur <em>Euphrosine ou Le Tyran corrigé</em> (1790) premier essai lyrique de Méhul, qui fit l’effet d’un « séisme esthétique » en introduisant dans l’univers de l’opéra-comique des caractéristiques jusque-là propres à l’opéra (trente ans plus tard, le librettiste de <em>Matilde di Shabran</em> s’inspirerait de l’intriduge initialement conçue par François-Benoît Hoffman). <strong>Emmanuel Reibel</strong> revient aussi sur <em>Uthal</em>, dont l’habillage ossianique enveloppe une structure tout à fait classique.</p>
<p>Après avoir lu cet épais volume, si vous n’êtes pas encore rassasié, sachez qu’un colloque pluridisciplinaire est prévu à Givet, ville natale du compositeur, le 21 octobre, sur le thème « Méhul et la dramaturgie ». Dans la première moitié XIX<sup>e</sup> siècle, il avait d’abord fallu faire de Méhul un romantique malgré lui pour le rendre plus attrayant. Ensuite, la Troisième République s’était accaparé le compositeur d’un des hymnes révolutionnaires pour en faire un compositeur français par excellence, adepte d’une simplicité savante. Sous quels traits faudrait-il aujourd’hui le peindre au public pour que Méhul retrouve sa faveur ?</p>
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		<title>Stratonice, ou rions un peu avec Méhul</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/stratonice-ou-rions-un-peu-avec-mehul/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2017 10:47:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Même si l&#8217;on ne peut pas dire qu&#8217;il touche beaucoup les foules, le bicentenaire de la mort de Méhul aura suscité quelques belles initiatives, et l&#8217;on peut espérer que l&#8217;année 2017 en verra encore d&#8217;autres. Souhaitons aussi que puisse être reprise la Stratonice montée par l&#8217;ensemble Les Emportés, qui mérite d&#8217;être vue par un plus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Même si l&rsquo;on ne peut pas dire qu&rsquo;il touche beaucoup les foules, le bicentenaire de la mort de Méhul aura suscité quelques belles initiatives, et l&rsquo;on peut espérer que l&rsquo;année 2017 en verra encore d&rsquo;autres. Souhaitons aussi que puisse être reprise la <em>Stratonice</em> montée par l&rsquo;ensemble <strong>Les Emportés</strong>, qui mérite d&rsquo;être vue par un plus large public. Certes, l&rsquo;orchestre y est remplacé par un piano, dont joue fort bien <strong>Thomas Tacquet</strong>, certes les décors et les costumes y sont réduits au strict minimum par rapport à la création du spectacle, l&rsquo;été dernier au théâtre du château de Valençay. Pourtant, cette production fait mouche, notamment grâce au talent du metteur en scène <strong>Benjamin Pintiaux</strong>. Ainsi présentée, cette « comédie héroïque » créée en 1792 est nettement coupée en deux : au roi Séleucus, à son fils Antiochus et à la belle Stratonice, l&rsquo;héroïsme marmoréen de l&rsquo;antique ; au médecin Erasistrate, un rôle ici ouvertement tiré vers l&rsquo;opérette, ce qui est finalement un bon moyen de faire passer comme une lettre à la poste une œuvre qui pourrait autrement sembler un peu longuette. Dès qu&rsquo;apparaît le virevoltant contre-ténor <strong>Guillaume Figiel-Delpech</strong>, qui chante ici en voix de baryton, tout change, tout s&rsquo;anime : <strong>David Tricou</strong> a bien la voix de haute-contre qu&rsquo;appelle Antiochus et l&rsquo;on croit à sa maladie, <strong>Fabien Hyon</strong> se fait vieillard et s&rsquo;arroge toute l&rsquo;autorité de Séleucus, mais le drame bascule dans la comédie dès l&rsquo;entrée du médecin, et Feydeau n&rsquo;est pas loin. Dans le rôle-titre, <strong>Alice Lestang</strong> est très discrète, trop même, sans doute, mais elle a si peu à chanter dans la version de la partition ici retenue qu&rsquo;on attendra d&rsquo;autres occasions pour juger de ses compétences.</p>
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		<item>
		<title>Méhul : The First Romantic — Londres</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mehul-the-first-romantic-londres-thank-you-the-bru-zane-people/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 16:35:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Londres honore Méhul. Et la France ? demanderont certain. Patience, nous ne sommes encore qu’en février de l’année marquant le bicentenaire de la mort du compositeur lorrain, et à défaut de commémoration nationale, on aura sans doute encore l’occasion de signaler diverses initiatives, comme certaine Stratonice donnée à Paris, sur laquelle on reviendra dès la semaine &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Londres honore Méhul. Et la France ? demanderont certain. Patience, nous ne sommes encore qu’en février de l’année marquant le bicentenaire de la mort du compositeur lorrain, et à défaut de commémoration nationale, on aura sans doute encore l’occasion de signaler diverses initiatives, comme certaine <em>Stratonice</em> donnée à Paris, sur laquelle on reviendra dès la semaine prochaine.</p>
<p>Si l’on joue Méhul à Londres, tant mieux pour les Anglais qui découvriront ainsi sa musique. Et si les interprètes sont anglophones, le projet revient au très francophone Palazzetto Bru Zane : l’indispensable Centre de musique romantique française, non content de publier l’<em>Uthal</em> enregistré l’an dernier à Versailles, avait décidé de faire retentir le même jour sa musique avec le concours d’un ensemble britannique. <strong>The Orchestra of the Age of Enlightenment</strong> est régulièrement invité au festival de Glyndebourne, ce qui n’est pas rien : on l’a ainsi entendu dans l’extraordinaire <em>Saül</em> donné il y a deux ans, et il y est régulièrement en fosse pour les Mozart.<strong> Jonathan Cohen</strong> y dirigeait <em>Les Noces de Figaro</em> l’été dernier, et le concert donné en l’ex-église St John&rsquo;s, Smith Square, permet de voir tout l’enthousiasme et toute l’énergie que ce jeune chef met à diriger ses musiciens, avec un résultat totalement convaincant dans les nombreuses pages orchestrales qui composent le programme, en alternance avec les airs chantés. Cette fougue nous vaut notamment une superbe ouverture d’<em>Astyanax</em> de Kreutzer, et bénéficie également à l’étonnante <em>Cinquième Symphonie</em> laissée inachevée par Méhul, qui n’eut le temps de composer que deux mouvements sur les quatre attendus.</p>
<p>Présenté comme « le premier romantique », Méhul était ici escorté de ses contemporains, français et assimilés – Gluck et Salieri – ou allemands – Mozart et Beethoven. S’il n’eut pas nécessairement leur génie, du moins sut-il trouver des accents originaux qui donnent à sa musique un caractère parfois assez imprévisible et, dans ses pages les plus réussies, une saisissante beauté. Sur les six airs prévus, un seul n’est pas de Méhul, nous y reviendrons. Par rapport au programme annoncé de longue date, première surprise : outre le ténor vedette, un autre ténor est à l’affiche. Un duo se cache-t-il parmi ces titres ? s’interroge le mélomane. Point du tout, et les deux premiers airs sont confiés au seul <strong>John Irvin</strong>, jeune chanteur américain. L’artiste est expressif, la voix n’est pas vilaine, malgré quelques nasalités, mais elle est vite couverte par l’orchestre. Et si le français est globalement intelligible, de gros progrès restent à accomplir en matière de prononciation, en particulier pour les habituelles syllabes problématiques pour les non-francophones : il faut vraiment se référer au programme pour comprendre la phrase « en vain je veux la fuir » dans l’air extrait de <em>Mélidore et Phrosine</em>.</p>
<p>Bien sûr, celui qu’on attendait, c’est l’excellent <strong>Michael Spyres</strong>, qui semble avoir décidé, au milieu d’un agenda chargé, de se réserver pour les morceaux les plus exigeants, à commencer par celui avec lequel il fait enfin son entrée, le célébrissime air de <em>Fidelio</em>. Beethoven a-t-il souvent été chanté par des ténors rossiniens ? L’expérience est en tout cas on ne peut plus concluante. Admirablement projetée, la voix de Michael Spyres remplit d’emblée toute la nef ; là où tant d’autres s’étranglent et s’époumone, ce Florestan-ci lance avec une superbe aisance les aigus meurtriers qui s’accumulent quand le prisonnier finit par avoir la vision de son ange, Léonore. Le ténor américain revient pour un air à peine moins exposé, tiré d’<em>Euphrosine</em><em> ou le tyran corrigé</em>, qu’il interprète dans un français parfait. Et après avoir chanté la douleur du père d’Ina (la Ginevra haendélienne, puisque l’<em>Ariodant</em> de Méhul conte évidemment la même histoire qu’<em>Ariodante</em>), Michael Spyres offrira au public conquis un bis tiré du même opéra, sur un registre plus tendre, où sa voix peut se montrer suave, après avoir été tour à tour vaillante et tragique. Annonçant ce bis, le ténor aura salué les efforts de « <em>the Bru Zane people</em> », et l’on ne peut que se joindre aux applaudissements alors obtenus, en espérant que d’autres occasions nous seront ainsi offertes d’entendre cette musique bicentenaire.</p>
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		<title>Uthal</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/uthal-sentiment-ossianique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 08:17:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre à Sigmund Freud, Romain Rolland qualifiait d’océanique le sentiment religieux spontané, sensation de dépassement, d’illimité. Le genre ossianique paraît lui aussi sans bornes lorsqu’on se penche sur l’histoire des arts entre les dernières décennies du XVIIIe siècle et les premières du XIXe. On a du mal aujourd’hui à se représenter le succès &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une lettre à Sigmund Freud, Romain Rolland qualifiait d’océanique le sentiment religieux spontané, sensation de dépassement, d’illimité. Le genre ossianique paraît lui aussi sans bornes lorsqu’on se penche sur l’histoire des arts entre les dernières décennies du XVIII<sup>e</sup> siècle et les premières du XIX<sup>e</sup>. On a du mal aujourd’hui à se représenter le succès phénoménal que remporta James Macpherson avec sa prétendue traduction en anglais moderne de prétendus poèmes gaéliques remontant au tout début de l’ère chrétienne. Et même quand la supercherie eut été incontestablement démasquée, la vogue du barde Ossian ne s’éteignit pas pour autant. L’entrelacement de la littérature, de la peinture et de la musique autour de ce mythe imaginaire est d’ailleurs reflété par la dédicace que le librettiste de Méhul, Saint-Victor, adresse au peintre Girodet, qui avait « tracé des images immortelles » des héros d’<em>Uthal</em>.</p>
<p>Pourtant, il n’est peut-être pas immédiatement clair que les aventures de Fingal ou de Malvina ait transformé la musique que l’on composait alors. Bien sûr, l’ouverture frappe par son âpreté, parfaitement mise en relief par la direction de <strong>Christophe Rousset</strong>. On le sait, <em>Uthal</em> étonna par l’absence de violons dans son orchestration ; c’est sans doute la principale originalité d’une partition qui se situe clairement dans l’héritage gluckiste, et l’on comprend que le fondateur des <strong>Talens lyriques</strong> ait accepté, sur la suggestion du Palazzetto Bru Zane, de prolonger ainsi une exploration entreprise avec notamment <em>Les Danaïdes</em> et <em>Les Horaces</em> de Salieri. Si l’on y entend pourtant passer quelques éclats pré-romantiques, on y retrouve aussi ces chœurs martiaux chers au public de l’époque, et le chant se caractérise surtout par un refus de la virtuosité au profit de l’expressivité. N’attendez ici aucun air de bravoure, aucune acrobatie, mais plutôt de la déclamation.</p>
<p>Autrement dit, la tâche des chanteurs n’a ici rien de bien redoutable sur le plan purement vocal. L’équipe réunie, entièrement francophone pour les principaux personnages, est tout à fait délectable à écouter, chacun étant à sa place. <strong>Karine Deshayes</strong> trouve un rôle dont la tessiture lui convient fort bien, et dans lequel elle s’investit pleinement. <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> possède toute l’autorité requise pour Larmor, <strong>Yann Beuron</strong> est un Uthal vaillant mais sensible, et le reste de la distribution s’avère tout aussi adéquat. Le <strong>Chœur de Chambre de Namur</strong>, réduit à ses pupitres masculins, leur donne la réplique avec sa fluidité habituelle. L’œuvre dure à peine une heure, avec pour seule pierre d’achoppement le texte parlé en alexandrin, que les meilleurs chanteurs du moment ne sont pas nécessairement les mieux armés pour interpréter. Tous ne sont pas égaux devant la tragédie, certains s’en tirent mieux que d’autres, mais cela n’enlève rien à l’intérêt historique de cette résurrection. Et maintenant, le PBZ nous rendra-t-il <em>Ossian ou les Bardes</em>, le chef-d’œuvre de Lesueur, ou faudra-t-il attendre 2037, année du bicentenaire de la mort du compositeur ?</p>
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		<item>
		<title>Uthal, trois livres-disques à gagner</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/uthal-trois-livres-disques-a-gagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 07:00:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane vient de faire paraître sous son propre label un livre-disque d&#8217;Uthal, opéra en un actes d&#8217;Etienne Méhul, l&#8217;une des partitions suscitées par le mythe d&#8217;Ossian, source d&#8217;inspiration pour bien des peintres et des compositeurs entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Donné en concert à l&#8217;Opéra royal &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane vient de faire paraître sous son propre label un livre-disque d&rsquo;<em>Uthal</em>, opéra en un actes d&rsquo;Etienne Méhul, l&rsquo;une des partitions suscitées par le mythe d&rsquo;Ossian, source d&rsquo;inspiration pour bien des peintres et des compositeurs entre la fin du XVIII<sup>e</sup> et le début du XIX<sup>e</sup> siècle. Donné <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/uthal-versailles-pourquoi-le-reveiller">en concert à l&rsquo;Opéra royal de Versailles</a> sous la direction de Christophe Rousset, <em>Uthal </em>a fait l&rsquo;objet d&rsquo;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cd/uthal-sentiment-ossianique">un enregistrement sorti aujourd&rsquo;hui, vendredi 10 février</a>.</p>
<p>En partenariat avec le Palazzetto Bru Zane, nous vous proposons de gagner un des trois exemplaires mis en jeu en répondant à la question suivante « L&rsquo;enregistrement d&rsquo;Uthal que publie le Palazzetto Bru Zane est une première mondiale : vrai ou faux ? ». La réponse se trouve dans notre compte rendu du concert versaillais.</p>
<p>Pour participer, il suffit d’envoyer votre réponse <strong>avant dimanche 19 février, 18h</strong>, à <a href="mailto:mg@bru-zane.com">mg@bru-zane.com</a> en précisant dans l&rsquo;objet du message « Concours Uthal » et en n’oubliant pas d<strong>’indiquer vos nom, prénom et adresse</strong>. Toute réponse incomplète ne sera pas prise en compte.</p>
<p>Un tirage au sort décidera du nom des heureux gagnants, qui seront directement prévenus par mail.</p>
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		<item>
		<title>Février, mois Méhul</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/fevrier-mois-mehul/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jan 2017 08:55:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’aura échappé à (presque) personne que l’on fêtera cette année le bicentenaire de la mort d’Etienne Méhul, auteur du Chant du départ, mais aussi et surtout de près de trente opéras qu’on ne joue hélas plus guère. 2017 y changera peut-être quelque chose : pas vraiment de résurrection scénique en vue dans l’immédiat, mais le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/fevrier-mois-mehul/"> <span class="screen-reader-text">Février, mois Méhul</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il n’aura échappé à (presque) personne que l’on fêtera cette année le bicentenaire de la mort d’Etienne Méhul, auteur du <em>Chant du départ</em>, mais aussi et surtout de près de trente opéras qu’on ne joue hélas plus guère. 2017 y changera peut-être quelque chose : pas vraiment de résurrection scénique en vue dans l’immédiat, mais le mois de février sera marqué, le même jour, par deux heureux évéments, sous les irremplaçables auspices du Palazzetto Bru Zane. Le 10 de ce mois, donc, sortira l’enregistrement de l’opéra <em>Uthal</em>, recréé la saison dernière à Versailles par une distribution de haute volée : grâce à l’un de ces somptueux livres-disques dont le Centre de musique romantique française a le secret, chacun sera en mesure d’apprécier cette œuvre rare à sa juste valeur. Et à Londres, en l’église St John de Smith Square, un gala Méhul sera donné par The Orchestra of the Age of Enlightenment dirigé par <strong>Jonathan Cohen</strong>, avec en vedette notre <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/grands-prix-2016">Mandryka de l’année</a>, <strong>Michael Spyres</strong>. On y entendra beaucoup de Méhul, mais aussi des compositions de ses illustres prédécesseurs et contemporains, comme Gluck, Mozart, Salieri, Kreutzer ou Beethoven. Et marchant sur les plates-bandes de ses germaniques confrères, le ténor américain chantera même l’air de Florestan. <em>Gott !</em> que de ténèbres ici, mais que de lumière, là-bas !</p>
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		<title>Concert Méhul &#8211; Beethoven — Laon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-mehul-beethoven-laon-va-pour-kleinheinz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2016 00:53:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il était une fois à la cour d’Eisenstadt un petit musicien qui se nommait Kleinheinz… Cela commence comme une légende offenbachienne, et c’est bien d’un mythe qu’il s’agit, ou d’une mystification. Franz Xaver Kleinheinz (1765-1832) vient de se révéler comme étant le véritable auteur de la Messe « du sacre de Napoléon » jusque-là attribuée à Méhul &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois à la cour d’Eisenstadt un petit musicien qui se nommait Kleinheinz… Cela commence comme une légende offenbachienne, et c’est bien d’un mythe qu’il s’agit, ou d’une mystification. Franz Xaver Kleinheinz (1765-1832) vient de se révéler comme étant le véritable auteur de la <em>Messe « du sacre de Napoléon » </em>jusque-là attribuée à Méhul et dûment remontée par le Palazzetto Bru Zane dans le cadre de l’hommage qu’elle rend au compositeur lorrain en prévision du bicentenaire de sa mort l’année prochaine. Au terme d’une longue enquête collective, la musicologue Rita Steblin l’a attribuée à ce pianiste et kapellmeister autrichien. Présentée comme de la main de Méhul dès les années 1820, la <em>Messe en la bémol majeur</em> sera régulièrement interprétée comme telle entre 1879 et 2004, pour honorer le compositeur supposé ou le prétendu destinataire de l’œuvre. Composée par Kleinheinz pour le prince Esterhazy, la messe ne fut jamais interprétée ; rangée dans les archives du prince à Eisenstadt, elle fut copiée et vendue sous le nom de <em>Messe du couronnement de Napoléon</em>. Très vite, plusieurs voix s’étaient élevées pour dénoncer la supercherie, et à intervalles réguliers, des spécialistes prirent soin de la signaler. En vain ! Au XIX<sup>e</sup> siècle, où <em>Joseph </em>restait une œuvre appréciée et interprétée – ce n’est hélas plus le cas aujourd’hui –, la découverte d’une œuvre supplémentaire de Méhul avait de quoi susciter l’intérêt, pour des raisons patriotiques.</p>
<p>Pour la première fois depuis bien longtemps, cette messe était donnée sous le nom de son véritable auteur, dans le cadre de la 28<sup>e</sup> édition du Festival de Laon. Avec sa cathédrale, la préfecture de l’Aisne a la chance de bénéficier d’un lieu majestueux à l’acoustique excellente, contrairement à tant d’autres édifices religieux où donner un concert semble la plus mauvaise idée qui soit. Et en décidant depuis 2011 de soutenir l’orchestre <strong>Les Siècles</strong>, le département a fait un non moins excellent choix, comme le montre la première partie de la soirée, exclusivement symphonique. Tout commence avec une œuvre qui est vraiment de Méhul, et qui a vraiment été composée pour Napoléon, à l’occasion de son mariage avec Marie-Louise en 1810 : l’ouverture de l’opéra <em>Amphion ou les Amazones</em>. Ecrite entre 1805 et 1807, la <em>Cinquième symphonie</em> de Beethoven est bien l’œuvre d’un contemporain de Méhul, mais ne saurait évidemment lui être comparée en termes de notoriété. Cependant, par la vigueur et l’énergie que déploie <strong>François-Xavier Roth</strong> pour la diriger, on a le sentiment d’entendre pour la première fois cette partition presque trop célèbre. La finesse des traits, le coloris subtil de certains passages, tout cela contribue à une étrange impression de surprise.</p>
<p>Après un court entracte, le toujours excellent <strong>Chœur de la Radio flamande</strong> préparé par <strong>Hervé Niquet</strong> et les quatre solistes vocaux font leur entrée pour la messe de Kleinheinz dite « de Méhul ». Et il s’avère que c’est une belle messe, souvent proche de Mozart, mais avec des inventions mélodiques parfois fort bien venues. Faut-il s’attendre à voir les œuvres de Kleinheinz retrouver le chemin des concerts dans les années à venir ? En tout cas, la messe sera donnée plusieurs fois cette saison, en octobre à Bonn, en janvier à Grenoble, en mars à Nîmes et à Versailles, avec les mêmes effectifs. Evidemment, la ligne vocale destinée à la soprano (peut-être faudrait-il dire « au dessus », puisque la prononciation latine adoptée est celle en vigueur est conçue pour flotter au-dessus des autres, mais quand celle-ci s’appelle <strong>Chantal Santon</strong>, qui semble n’avoir qu’à ouvrir la bouche pour que les sons se projettent sans effort, la tâche est rude pour ses collègues. Comment faire pour exister aux côtés d’une chanteuse à l’autorité aussi évidente ? La mezzo <strong>Caroline Meng</strong> s’en tire plutôt bien, et forme avec sa consœur un bel alliage de voix pour les différentes parties en duo. Un autre qui parvient tout à fait à exister, c’est le baryton-basse canadien <strong>Tomislav Lavoie</strong>, beau timbre et diction incisive, qu’on retrouvera bientôt dans la très attendue <em>Proserpine</em> de Saint-Saëns. En revanche, le ténor <strong>Artavazd Sargsyan</strong> ne semble pas avoir bien pris la mesure de l’espace où il se produit et des effectifs instrumentaux et vocaux se produisant autour de lui, car ses interventions sont hélas difficilement audibles, presque toujours couvertes par l’orchestre ou par les autres solistes. C’est dommage, car lorsqu’on l’entend, la voix est belle, mais peut-être le problème sera-t-il corrigé pour les prochaines étapes de la tournée.</p>
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		<title>Vingt spectacles incontournables de la saison 2016-2017</title>
		<link>https://www.forumopera.com/vingt-spectacles-incontournables-de-la-saison-2016-2017/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 05:36:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En dehors des sentiers trop évidents (non, vous ne trouverez pas dans cette liste Andrea Chénier à Munich avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros, ou Otello dirigé par Antonio Pappano à Londres avec encore Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier ou, toujours au Royal Opera House, Norma avec Anna Netrebko – et pour cause, elle a annulé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En dehors des sentiers trop évidents (non, vous ne trouverez pas dans cette liste <em>Andrea Chénier</em> à Munich avec Jonas Kaufmann et Anja Harteros, ou <em>Otello</em> dirigé par Antonio Pappano à Londres avec encore Jonas Kaufmann et Ludovic Tézier ou, toujours au Royal Opera House,<em> Norma</em> avec Anna Netrebko – et pour cause, elle a annulé !), sélection par l&rsquo;équipe de rédaction des vingt spectacles à ne pas manquer la saison prochaine. Cette liste a été établie à partir du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.music-opera.com/fr/produits/80024-guide-musique-opera-2016-2017.html">guide Musique &amp; Opéra 2016-2017</a>.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/manon_.jpg?itok=I3vLmWMK" style="width: 100px;height: 87px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, <em>Manon &#8211; </em>Grand Théâtre de Genève<em>, </em>du 12 au 27 septembre 2016 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.geneveopera.ch/programmation/saison-16-17/manon/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Retrouver le duo Petibon-Py est une raison suffisante de se presser à Genève ce mois de septembre, les retrouver pour <em>Manon </em>rend l&rsquo;évènement incontournable ! Partition majeure de Massenet, <em> Manon </em>dresse un portrait intemporel de la femme luttant pour sa liberté, intemporel mais souvent ringardement mis en scène&#8230; On espère tant de Py et de sa capacité à revisiter les mythes pour en réveiller l&rsquo;absolument juste et l&rsquo;absolument moderne. Quant à Petibon, rousse Manon, elle ne peut qu’éblouir&#8230; [Jonathan Parisi]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/monteverdi_02_0.jpg?itok=BHBXRmDo" style="width: 100px;height: 116px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Claudio Monteverdi, <em>L’Orfeo  </em>&#8211; Opéra de Dijon, Auditorium, 30 septembre, 2 et 4 octobre 2016 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.opera-dijon.fr/fr/spectacle/l-orfeo/464">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Rare à la scène – on se souvient de la production germanique importée à Lille la saison passée &#8211; l’<em>Orfeo</em> de Monteverdi inaugure l&rsquo;année commémorative et ouvre la saison dijonnaise. Après l’événement que constitua la résurrection d’une <em>Pellegrina</em> en 2014, Etienne Meyer, à la tête de ses Traversées baroques, a réuni la fine fleur du chant baroque français : Marc Mauillon sera Orfeo, Emmanuelle de Negri la Musica. On est impatient d’écouter le Platon de Frédéric Caton, sans oublier la Speranza de Kangmin Justin Kim, et tous les autres …. Yves Lenoir, qui suppléa Barry Kosky dans un mémorable <em>Castor et Pollux</em>, signera une mise en scène originale plaçant Orphée «<em> type même de l’artiste génial oscillant entre exaltation et angoisse dans la chambre d’un Chelsea Hotel peuplé de créatures tout droit sorties de la Factory d’Andy Warhol</em> ». Servie par nos meilleurs artistes, une relecture  radicale du mythe à ne pas laisser passer ! [Yvan Beuvard]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/farnese.jpg?itok=vuYJtLIf" style="width: 100px;height: 91px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> &#8211; Parme, Teatro Farnese, du 2 au 20 octobre 2016</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.teatroregioparma.it/Pagine/default.aspx?IdPagina=293">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Giovanna d&rsquo;Arco</em> reste un ouvrage très rarement donné à l&rsquo;époque actuelle. Il faut dire qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas franchement d&rsquo;une oeuvre passionnante, même pour un opéra de jeunesse de Verdi. Le livret est passablement abracadabrantesque (Jeanne d&rsquo;Arc, amoureuse de Charles VII, est accusée de sorcellerie par son père. Elle meurt sur le champ de bataille dans les bras de son amant). La distribution à Parme n&rsquo;a pas non plus les fastes des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/giovanna-darco-milan-la-chevalerie-nest-pas-morte">la récente production scaligère</a>. Pourquoi signaler alors cette production ? Parce que c&rsquo;est une occasion rarissime d&rsquo;assister à une représentation d&rsquo;opéra dans le magnifique Teatro Farnese, le théâtre de la cour des ducs de Parme, inauguré en 1618. Et ça, ça ne se loupe pas ! [Jean Michel Pennetier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/de-munt-capriccio-1-mji4mzcymjkwmq.jpg?itok=9d0SoR1-" style="width: 100px;height: 66px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Strauss, <em>Capriccio</em> &#8211; Bruxelles, Palais de la Monnaie, du 3 au 16 novembre  2016 à Bruxelles.</strong></p>
<p>Dernier opéra de Richard Strauss, quasi contemporain du <em>Liebe der Danae</em> vu récemment à Salzbourg, créé à Munich en 1942, <em>Capriccio</em> est une véritable conversation mise en musique, qui explore la rivalité entre texte et musique dans la composition d’un opéra : en choisissant l’un, on perd l’autre. La production de la Monnaie, qui fut présentée à Lyon en 2014, est confiée pour la direction musicale à Lothar Koenigs et pour la mise en scène à David Marton. Elle réunira une belle brochette de chanteurs, parmi lesquels Sally Matthews (La Comtesse), Dietrich Henschel (Le Comte) et Stéphane Degout (Olivier). Ce spectacle, hélas, se fera encore sous chapiteau, les travaux de rénovation de la salle étant loin d’être terminés. [Claude Jottrand]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/jephta.jpg?itok=b1YA2yg1" style="width: 100px;height: 56px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Georg Friedrich Haendel, <em>Jephta</em> &#8211; Amsterdam, De Nationale Opera, du 9 au 27 novembre 2016</strong> (<a href="http://www.operaballet.nl/nl/opera/2016-2017/voorstelling/jephtha" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;on ne ferait pas pour applaudir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/actu/richard-croft-le-noble-eclat-du-tourment">Richard Croft</a> ? Absent des scènes parisiennes depuis un <i>Idomeneo</i> en 2011, c&rsquo;est ailleurs en Europe qu&rsquo;il faut aller chercher le merveilleux ténor américain. A Amsterdam en novembre, il endossera le rôle-titre dans <i>Jephta</i>, dernier oratorio de Haendel. Dans une nouvelle mise en scène de Claus Guth, il côtoiera les tout aussi délicats Bejun Mehta et Anna Prohaska. On nous annonce par dessus le marché une co-production avec l&rsquo;Opéra de Paris : un spot peut être déjà tout trouvé pour une saison prochaine ! [Maximilien Hondermarck]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pm1_0.jpg?itok=tHlm2XGe" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Gioachino Rossini, <em>Ermione</em> – Opéra de Lyon, 13 novembre 2016 ; Paris, Théâtre des Champs-Elysées, 15 novembre 2016</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.opera-lyon.com/spectacle/ermione">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>« <em>Ecrite pour la postérité</em> » aurait prophétisé Rossini après l’échec d’<em>Ermione</em> à Naples en 1819. Avec cette version de concert dirigée par le Yoda de l’art lyrique – Alberto Zedda – et interprétée par la réincarnation vocale du légendaire Andrea Nozzari – Michael Spyres –, la prophétie pourrait se réaliser. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/salieri-940x440.jpg?itok=O4SF1qLT" style="width: 100px;height: 47px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Antonio Salieri, <em>La scuola dei gelosi </em>– Legnago </strong>(11 novembre 2016), <strong>Belluno</strong> (27 novembre 2016), <strong>Chieti </strong>(20 novembre 2016), <strong>Vérone </strong>( 2 décembre 2016), <strong>Jesi </strong>(13 et 15 janvier 2017), <strong>Florence, du 19 au 25 mars 2017</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operadifirenze.it/events/la-scuola-de-gelosi/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Une comédie en trois actes créée à Venise en 1778 sur un livret de Caterino Mazzolà (<em>La Clemenza di </em>Tito) et qui fit le tour de l’Europe une trentaine d’années durant. Goethe y prit du plaisir et Haydn, qui la dirigea à Esterhazà, écrivit un air pour basse qui fut conservé par Da Ponte quand il remania le livret en 1783. Des patronages célèbres qui piquent la curiosité pour cette tranche de vie où trois couples appartenant aux trois classes sociales (noblesse, bourgeoisie, prolétariat) sont cahotés par la jalousie. Le septième personnage annonce l’Alfonso de <em>Cosi fan tutte.</em> La première aura lieu dans la ville natale de Salieri [Maurice Salles]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/porpora_0.jpg?itok=ZdlLzxod" style="width: 100px;height: 77px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Nicola Porpora, <em>Il Trionfo della Divina Giustizia</em> &#8211; Versailles, Opéra Royal, 3 décembre 2016</strong> (<a href="http://www.chateauversailles-spectacles.fr/spectacles/2016/porpora-il-trionfo-della-divina-giustizia" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>) </p>
<p>Cette saison, nous aurons la chance d&rsquo;explorer plus avant l&rsquo;œuvre encore largement inconnue de Porpora avec <em>Il Trionfo della Divina Giustizia</em> , oratorio de jeunesse, drame allégorique à la musique virtuose dans la même veine que les premiers oratorios de Handel. Pour le défendre, rien moins que <a href="http://www.forumopera.com/airs-pour-farinelli-par-vivica-genaux-et-les-musiciens-du-louvre-paris-gaveau-mieux-que-farinelli" target="_blank" rel="noopener">Thibault Noally</a> à la baguette, avec pour divines solistes <a href="http://www.forumopera.com/actu/blandine-staskiewicz-une-nouvelle-galatee" target="_blank" rel="noopener">Blandine Staskiewicz</a>, <a href="http://www.forumopera.com/recital-delphine-galou-et-ottavio-dantone-paris-alto-e-organo-sullinferno" target="_blank" rel="noopener">Delphine Galou</a> et Emmanuelle de Negri. Si vous êtes conquis, vous pourrez ensuite aller à Vienne assister à la récréation du <em><a href="http://www.forumopera.com/breve/max-emanuel-cencic-germanico-en-germanie" target="_blank" rel="noopener">Germanico in Germania</a></em>. [Guillaume Saintagne]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/rosenkav.jpg?itok=g19LGa0U" style="width: 100px;height: 66px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Strauss, <em>Der Rosenkavalier</em> &#8211; Londres, Royal Opera House, du 17 décembre 2016 au 24 janvier 2017</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.roh.org.uk/productions/der-rosenkavalier-by-robert-carsen">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Certes, <i>Der Rosenkavalier</i> est classique, battu, rebattu que l&rsquo;on peut entendre chaque année ou presque dans nos contrées, et, force fois dès que l&rsquo;on traverse le Rhin. C&rsquo;est la Manche qu&rsquo;il faudra franchir au moment des fêtes de fin d&rsquo;année. La raison : Andris Nelsons dirigera avec toute sa sensualité les adieux européens au rôle de Renée Fleming, dans l&rsquo;écrin de Covent Garden. [Yannick Boussaert]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/lesamants3.jpg?itok=-bxMnfpi" style="width: 100px;height: 71px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Jean-Baptiste Lully,<em> </em></strong><em><strong>Les Amants magnifiques</strong></em><strong> – Opéra de Massy, les 21 et 22 janvier 2017 ; Opéra de Rennes, du 26 au 29 janvier 2017 ; Opéra Grand Avignon, les 19 et 21 février 2017 ; Opéra de Reims, le 20 mai</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.opera-massy.com/fr/les-amants-magnifiques.html?cmp_id=77&amp;news_id=459&amp;vID=61">plus d&rsquo;informations</a>)<strong> </strong></p>
<p>Ces <em>Amants Magnifiques</em>, fruits de la collaboration de Lully et Molière au service de la gloire du roi Soleil, sont une rareté. Louis XIV a sans doute dansé pour la derniere fois lors de la création de l&rsquo;oeuvre en 1670. Il incarnait naturellement Apollon à cette occasion. Le cru 2017 s&rsquo;annonce réjouissant sous la baguette d&rsquo;Hervé Niquet et de son Concert Spirituel, tandis que Vincent Tavernier à la mise en scène nous garantit du beau, de l&rsquo;inventif, sans rien de compassé ni de poussiéreux… Pour ne point faire de jaloux, la tournée réjouira les spectateurs de Massy à Avignon en passant par Rennes et Reims . La capitale bretonne accueillera même un colloque sur le thème des divertissements royaux à cette occasion. [Tania Bracq]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/joyce_didonato.jpg?itok=h0qqX3l6" style="width: 100px;height: 75px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Gioachino Rossini, <em>Semiramide</em> &#8211; Munich, Bayerische Staatsoper, du 12 février au 3 mars 2017 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.staatsoper.de/en/staatsoper/productioninfo/semiramide/2017-02-12-18-00.html?tx_sfstaatsoper_pi1%5BfromSpielplan%5D=1&amp;tx_sfstaatsoper_pi1%5BpageId%5D=545&amp;cHash=9c5317fbbed02c10b698aa8f649c0d91">Plus d’informations)</a></p>
<p>Cette saison, les amoureux de Rossini feront le détour par Munich afin de ne pas manquer la première Sémiramis de Joyce DiDonato que propose le Bayerische Staatsoper. La mezzo-soprano américaine qui a fait de Rosine et d’Angelina deux de ses principaux chevaux de bataille et qui s’est brillamment illustrée dans <em>La Donna del lago</em> à Paris, Londres et New-York, poursuit son exploration du Rossini sérieux en incarnant la reine de Babylone, une prise de rôle qui promet d’être excitante, d’autant plus qu’elle sera entourée de Daniella Barcellona et de Lawrence Brownlee tandis qu’Alex Esposito affrontera le rôle écrasant d’Assur. David Alden, un habitué de la maison, se chargera de la mise en scène et, cerise sur le gâteau, l’orchestre sera dirigé par l’un des plus éminents spécialistes de ce répertoire, Michele Mariotti. [Christian Peter]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/13-photo_site_web_nathalie_stutzmann.jpg?itok=ec7xv_ba" style="width: 100px;height: 115px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Richard Wagner, <em>Tannhäuser </em>&#8211; Opéra de Monte-Carlo, du 19 au 28 février 2017 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.opera.mc/fr/saison/tannhaeuser-92">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Quand on donne <em>Tannhäuser</em>, c&rsquo;est à peu près toujours dans la version de Paris. Sauf que c&rsquo;est toujours dans sa retraduction vers l&rsquo;allemand. Pour une fois, on va pouvoir réentendre le texte même de l&rsquo;œuvre qui fit tant scandale en 1861, puisque l&rsquo;Opéra de Monte-Carlo a l&rsquo;excellente idée de programmer <em>Tannhäuser</em> en français. José Cura sera Tannhäuser, Jean-François Lapointe Wolfram, Aude Extrémo Vénus et Meagan Miller Elisabeth. Ultime curiosité : c&rsquo;est Nathalie Stutzmann qui dirigera les forces maison. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/acte-iv.jpg?itok=IRk2mU5V" style="width: 100px;height: 141px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>Ernani</em> &#8211; Théâtre du Capitole, Toulouse, du 10 au 21 mars 2017 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.theatreducapitole.fr/1/saison-2016-2017/opera-612/ernani.html">Plus d’informations</a>)</p>
<p>Une distribution de qualité (Michele Pertusi, Vitaliy Bilyy&#8230;) dirigée par Daniel Oren, une mise en scène respectueuse de l’œuvre par Brigitte Jaques-Wajeman et des décors élégants signés Emmanuel Peduzzi, voilà de quoi justifier un déplacement dans la ville rose pour se délecter du trop rare <em>Ernani</em>, cet éloge verdien du bandit en héros romantique… [Catherine Jordy]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/trompelamort.jpg?itok=HbDyHv8n" style="width: 100px;height: 89px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Luca Francesconi, <em>Trompe-la-mort</em> – Opéra national de Paris, du 13 mars au 5 avril 2017</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.operadeparis.fr/saison-16-17/opera/trompe-la-mort">Plus d’informations</a>)</p>
<p>C’est elle, la première et très attendue création de l’ère Lissner à l’opéra de Paris. Immanquable, parce qu’une création est un témoin de son temps ; immanquable, parce qu’un personnage légendaire de la Comédie humaine surgit dans l’opéra ; immanquable, parce qu’une femme – trop rare dans l’enceinte de cette illustre maison – en assure la direction musicale. Immanquable, enfin, parce que la fine fleur du chant français – Julie Fuchs, Cyrille Dubois – en compose quasi entièrement le plateau vocal. [Sonia Hossein-Pour]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/l-ops-orchestre-philharmonique-de-strasbourg-en-pl-20322-237-0.jpg?itok=sk5Y3Ywx" style="width: 100px;height: 67px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Hector Berlioz, <em>Les Troyens </em></strong>en concert <strong>&#8211; Strasbourg, Palais de la musique, 15 avril et 17 avril 2017 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.philharmonique-strasbourg.com/affiche_concerts.php?mois=201704">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Avec John Nelson qui possède la partition sur le bout des doigts et une distribution de rêve – Joyce DiDonato (Didon), Michael Spyres (Énée), Stéphane Degout (Chorèbe), Marie-Nicole Lemieux (Cassandre), Marianne Crebassa (Ascagne)… –, on peut s’attendre à des <em>Troyens </em>exceptionnels que les amoureux de cette œuvre grandiose de 240 minutes ne voudront pas manquer. Bon à savoir : il s’agit d’un enregistrement <em>live</em> pour Warner. [Brigitte Cormier]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/spot_mehul_css.png?itok=t3WPLIo_" style="width: 100px;height: 62px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Etienne Nicolas Méhul, <em>Le jeune sage et le vieux fou</em> – Opéra de Reims, le 27 et 28 avril 2017</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operadereims.com/spip.php?page=evenement&amp;id_rubrique=239">plus d’informations</a>)</p>
<p>Même si le Palazzetto Bru Zane fêtera dignement dès janvier le bicentenaire de la mort de Méhul, le plus grand compositeur d’opéra durant la Révolution française, cet évènement semble avoir été quelque peu oublié des maisons d’opéra. C’était sans compter Reims qui prend même le risque d&rsquo;exhumer <em>Le jeune sage et le vieux fou, </em>un des spectacles lyriques les plus singuliers du musicien. Cette comédie en un acte et en prose, dont le livret a été conçu par un autre pilier de l’époque, François-Benoît Hoffman, reprendra vie avec Les Monts du Reuil, ensemble en résidence « longue durée » à l’Opéra de Reims. [Charlotte Saulneron-Saadou]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/kunde_5.jpg?itok=2HzQV6VT" style="width: 100px;height: 150px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Umberto Giordano, <em>Andrea Chénier</em> &#8211; Bilbao, ABAO, du 20 au 29 mai 2017</strong> (<a href="http://www.abao.org/fr/Op%C3%A9ra/lire%20la%20suite/94/Andrea%20Ch%C3%A9nier.html" target="_blank" rel="noopener">Plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Encore Gregory Kunde ! Après <em>Roberto Devereux</em> la saison dernière – <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/roberto-devereux-madrid-un-miracle-nomme-devia">qui a tenu toutes ses promesses</a> – nouvelle prise de rôle du ténor américain. Gageons que son engagement légendaire et sa puissance tellurique feront de son révolutionnaire français une nouvelle incarnation majeure. Il sera fort bien entouré d’Anna Pirozzi (la soprane verdienne qui monte, elle sera notamment Abigaille cette saison à la Scala) en Maddalena et Ambrogio Maestri en Carlo Gérard. Pour une représentation qui vous mettra à feu et à sang, direction Bilbao ! [Antoine Brunetto]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/marion_cotillard_-_jeanne_darc.png?itok=0iVXsnxa" style="width: 100px;height: 63px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Claude Debussy, <em>La damoiselle élue </em>et Arthur Honneger,<em> Jeanne d’Arc au bûcher</em> &#8211; Oper Frankfurt, du 11 juin 2017 au 1er juillet 2017</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.oper-frankfurt.de/en/season-calendar/la-damoiselle-elue-/-jeanne-darc-au-bucher/?id_datum=448">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p>Doublé historique pour l’Opéra de Francfort, puisque ces deux perles du répertoire français n’ont jamais été représentées ensemble auparavant. Nous nous nous réjouissons tout d&rsquo;abord de voir <em>La damoiselle élue</em> apparaître sur le programme, petit bijou d’un Debussy encore juvénile, souvent boudé des grandes maisons. On attend également beaucoup de cette <em>Jeanne d’Arc au bûche</em>r, imaginant déjà vers quel monde poétique (ou politique) la mise en scène d’Àlex Ollé pourra nous mener. Côté plateau, ce répertoire coule naturellement dans les veines de Marc Soustrot, mais c’est surtout l’interprétation de Marion Cotillard qui s’annonce incandescente. [Alexandre Jamar]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/fo_spot_2017.jpg?itok=dhu9w834" style="width: 100px;height: 99px;float: left;margin-left: 10px;margin-right: 10px" title="MASQUER" /><strong>Wolfgang Amadeus Mozart, <em>La Clemenza di Tito</em> – Baden-Baden, Festspielhaus, les 6 et 9 juillet 2017 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.festspielhaus.de/veranstaltung/baden-baden-gala-2017-la-clemenza-di-tito-06-07-2017-1900/">Plus d’informations</a>)</p>
<p>Rien ne résiste à Yannick Nézet-Séguin, et ce n’est pas Mozart qui vous dira le contraire. Encore tout émerveillé de la brillante prestation du quadra québécois dans les <em>Noces </em>fraîchement parues chez DG, on guette déjà la suite de son exploration des opéras de maturité du divin Wolfgang avec l’Orchestre de Chambre d’Europe. Patience. Cela se passera début juillet à Baden-Baden : Rolando Villazón sera Titus, Joyce DiDonato Sextus, et Sonya Yoncheva Vitellia. Cette fois, c’est du sérieux ! [Nicolas Derny].</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/carmen_3.jpg?itok=6Cg3C1g8" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 10px;margin-right: 10px;float: left" title="MASQUER" /><strong>Georges Bizet,<em> Carmen</em> &#8211; Festival de Bregenz 2017,du 19 juillet au 20 août 2017</strong><em> </em>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://bregenzerfestspiele.com/de/termine_preise2017">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
<p><em>Carmen</em> se prête plutôt bien aux grands espaces, mais la chaleur du personnage ne risque-t-elle pas d&rsquo;être un peu refroidie par l&rsquo;humidité de la scène lacustre du lac de Constance ? Sans doute non, vu le tempérament de feu de l&rsquo;équipe venue des brumes nordiques, le metteur en scène danois Kasper Holten, la créatrice de costumes danoise Anja Vang Kragh, et la décoratrice anglaise Es Devlin spécialisée, entre autres, dans des show de pop stars : nul doute qu&rsquo;Escamillo y trouvera son compte. [Jean-Marcel Humbert]</p>
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		<title>Saint-Saëns, Méhul et La Tombelle rois du PBZ</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/saint-saens-mehul-et-la-tombelle-rois-du-pbz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 May 2016 10:47:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane vient d’annoncer le programme de sa saison 2016-2017, et comme tous les ans, les amateurs de raretés auront de quoi s’en fourrer jusque-là. Les activités du Centre de musique romantique française s’étoffent de plus en plus, et entre les festivals, les disques, les livres, on ne sait plus où donner de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le<strong> Palazzetto Bru Zane</strong> vient d’annoncer le programme de sa saison 2016-2017, et comme tous les ans, les amateurs de raretés auront de quoi s’en fourrer jusque-là. Les activités du Centre de musique romantique française s’étoffent de plus en plus, et entre les festivals, les disques, les livres, on ne sait plus où donner de la tête. L’année s’ouvrira et se clôturera sur Camille Saint-Saëns, avec deux grandes résurrections lyriques : la très wagnérienne <em>Proserpine</em> de 1887 en octobre et <em>Le Timbre d’argent</em> en juin, sans oublier deux livres à paraître en collaboration avec Actes Sud, une intégrale des cycles de mélodies et un disque de mélodies avec orchestre.</p>
<p>Le beaucoup moins connu Fernand de La Tombelle (1854-1928) sera honoré par un volume de la série « Portraits » et par un disque de mélodies. Pour la bicentenaire de sa mort, le PBZ fêtera Méhul avec la parution discographique d’<em>Uthal </em>et un recueil d’actes des journées d’études organisées à Venise en juillet dernier, mais aussi en recréant sa Messe pour le sacre de Napoléon et en organisant à Londres un gala autour du compositeur. Et c’est loin d’être tout, puisque 2016-17 verra aussi renaître la <em>Phèdre </em>de Lemoyne (nous en avions déjà parlé), et <em>La Reine de Chypre</em> de Halévy, tandis que pour les fêtes, <em>Les Chevaliers de la Table ronde</em>, d’Herbé, feront une longue escale parisienne au Théâtre de l’Athénée. Et il y aura aussi la parution des enregistrements de <em>La Jacquerie</em> de Lalo et du <em>Pré aux clercs</em>, entre autres.</p>
<p>Bien sûr, on retrouvera tous les artistes avec lequel le PBZ a désormais l&rsquo;habitude de travailler, <strong>Véronique Gens, Tassis Christoyannis</strong>, mais aussi de nouveau venus comme <strong>Yann Beuron</strong>. C’est beaucoup, on en oublie forcément, mais il serait impardonnable de ne pas signaler, à partir de ce mois de mai, le lancement de Bru Zane Classical Radio, webradio accessible partout dans le monde et diffusant vingt-quatre heures sur vingt-quatre une programmation exclusivement composée de musique française composée entre les années 1780 et la fin de la Première Guerre mondiale. Si vous n’aimez pas les compositeurs français, la saison prochaine risque d&rsquo;être dure pour vous.</p>
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		<title>MÉHUL, Uthal — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/uthal-versailles-pourquoi-le-reveiller/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2015 05:31:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet Uthal qui dormait paisiblement dans la poussière des bibliothèques, pourquoi le réveiller ? Premièrement parce que, tout comme le « Lied d’Ossian » que traduit Werther, cet opéra-comique est un reflet de l’engouement phénoménal dont jouirent pendant un demi-siècle les écrits de James Macpherson, alors même que la supercherie visant à les faire passer pour d’authentiques poèmes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet <em>Uthal </em>qui dormait paisiblement dans la poussière des bibliothèques, pourquoi le réveiller ? Premièrement parce que, tout comme le « Lied d’Ossian » que traduit Werther, cet opéra-comique est un reflet de l’engouement phénoménal dont jouirent pendant un demi-siècle les écrits de James Macpherson, alors même que la supercherie visant à les faire passer pour d’authentiques poèmes du III<sup>e</sup> siècle de notre ère était depuis longtemps éventée. Deuxièmement, parce que l’on commence à peine à redécouvrir ce que fut l’art lyrique français entre <em>Iphigénie en Tauride</em> et <em>La Dame blanche</em>, et qu’il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Comme l’a fort bien rappelé Alexandre Dratwicki dans son allocution liminaire, samedi soir à Versailles, personne ne prétend faire de révélations fracassantes, mais l’on ne peut juger sans connaître.</p>
<p>Pourquoi le réveiller ? Peut-être aussi parce qu’<em>Uthal</em> avait été une première fois tiré de son sommeil, en octobre 1972, par la BBC, mais avec une distribution anglophone augmentée d’une mezzo italienne. S’il faut saluer les Britanniques pour leur curiosité d’esprit, il est permis de penser que l’on pouvait faire mieux. Et sur ce plan, la réussite est totale et incontestable. Une fois de plus, <strong>Christophe Rousset</strong> s’empare de la partition pour en tirer le maximum, et il y parvient admirablement. Sous sa direction nerveuse, acérée, <strong>les Talens Lyriques</strong>, amputés de leurs violons, puisque Méhul les a délibérément exclus de sa partition, crépitent dans la tempête initiale, s’embrument dans les forêts d’Ecosse ou s’éclaircissent aux accents de l’inévitable harpe. Et surtout, la distribution vocale réunie est sans faille. Voilà une œuvre que l’on peut confier sans mal à une équipe francophone (Reinoud Van Mechelen est la seule exception), à condition bien sûr de réunir quelques-uns de nos meilleurs chanteurs. La présence de <strong>Yann Beuron </strong>dans le rôle-titre constitue en soi une excellente nouvelle, et l’on espère désormais que le Centre de musique romantique française le sollicitera pour d’autres rôles pour lesquels il est idéalement taillé, lui qui fut un magnifique Admète à Garnier et que l’on entend trop peu en France. Il possède la voix, la diction, le style nécessaires à ce répertoire, alors que ne lui en confie-t-on davantage ? <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> n’est pas en reste, on s’en doute, et il prête à Larmor les accents farouches qui conviennent à ce personnage haineux. <strong>Karine Deshayes</strong> complète le trio avec toute la sensibilité dont elle est capable, en héroïne tragique partagée entre son père dans un camp et son époux dans l’autre, car même sous des oripeaux celtiques, la vertu romaine n’est jamais loin dans l’opéra napoléonien. Tout récemment Alfredo à Tours, <strong>Sébastien Droy</strong> est un luxe dans le rôle très secondaire d’Ullin, et <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong> a sans doute plus à chanter en tant que « Chef des Bardes », ce dont il s’acquitte à merveille, d’une voix souple et joliment timbrée. Rien à redire au quatuor des bardes, parfaitement équilibré, ni à la prestation du <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>, limité à ses voix masculines (pas plus de voix féminines ici que de violons à l’orchestre).</p>
<p>Pourquoi réveiller <em>Uthal</em>, enfin ? Parce qu’il le vaut bien, même si l’on imagine mal cette œuvre retrouver le chemin des scènes. Premier obstacle, les dialogues parlés, en alexandrins, que les chanteurs font de leur mieux pour déclamer avec conviction, mais qui peuvent sembler un peu longs par rapport au temps accordé à la musique lors d’un concert durant à peine 70 minutes. Ladite musique est néanmoins assez convaincante, peut-être plus animée que celle de l’<em>Adrien </em>publié l’an dernier par le Palazzetto Bru Zane. Si elle n’inclut rien qui semble devoir marquer durablement les esprits, elle s’écoute du moins avec beaucoup de plaisir et inclut de bien beaux ensembles. Réveillons, réveillons donc, il en restera toujours quelque chose.</p>
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