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	<title>Vasco MENDONÇA - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Vasco MENDONÇA - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>MENDONÇA, La Petite Fille, le Chasseur et le Loup &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mendonca-la-petite-fille-le-chasseur-et-le-loup-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Feb 2024 21:09:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous connaissez peut-être le personnage de nazi dans OSS 117 Rio ne répond plus et celui du SS de l’opus précédent (tous deux de Michel Hazanavicius) implorant «  une seconde chance » afin de ne pas devoir jouer les méchants, en se demandant pourquoi les scénaristes leur font toujours jouer le mauvais rôle (des scènes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous connaissez peut-être le personnage de nazi dans <em>OSS 117 Rio ne répond plus</em> et celui du SS de l’opus précédent (tous deux de Michel Hazanavicius) implorant «  une seconde chance » afin de ne pas devoir jouer les méchants, en se demandant pourquoi les scénaristes leur font toujours jouer le mauvais rôle (des scènes parodiques hilarantes). Dans la même veine le compositeur portugais <strong>Vasco Mendonça</strong> et son librettiste <strong>Gonçalo M. Tavares</strong> ont eu l’idée brillante de réhabiliter le loup mangeur d’hommes et de grands-mères dans l’opéra pour enfants commandé par le Dutch national Opera et créé en 2022. L’Opéra national de Paris accueille pour quelques jours à destination de son jeune public cette œuvre guère appréciée si l’on en croit les réactions des enfants à la sortie du spectacle ce mercredi 31 janvier.</p>
<p>Et on les comprend. Si l’équipe artistique se révèle quasi sans défaut (particulièrement les sopranos <strong>Pauline Texier</strong> et <strong>Lise Nougier</strong>, les quatre musiciens de l’E<strong>nsemble Spectra</strong>), la mise en scène plutôt inventive dans son économie, ce théâtre musical au langage polytonal, répétant le plus souvent ses structures non fluides et discontinues, dispense un ennui poli. Ce qui se révèle rapidement être un habillage musical dispensateur d’atmosphères (angoisse, suspens, happy end) étouffe rapidement les rires des enfants, des spectateurs pourtant tout acquis au début de l’œuvre. Les belles idées de la metteuse en scène <strong>Inne Goris</strong> ne suffiront pas à ranimer l’attention. Bref c’est raté et c’est dommage.<br />
Tout semblait avoir bien commencé avec ces quatre musiciens en fond de scène : une clarinette ou un saxo, un violoncelle, une guitare électrique et un dispositif impressionnant de percussions (vibraphone, roto toms, et idiophones en tous genres). Devant eux, une énorme jardinière figure la nature où les deux sopranos (deux chasseurs) guettent le loup (à la tête postiche magnifique) interprété par le contre-ténor <strong>Fernando Escalona</strong> (dont la voix de fausset est tout sauf suave, plus qu’inconfortable à l’oreille : la réhabilitation sera décidément pour une autre fois). Notons tout de même qu’il délivre de superbes « Hou hou hou » quand le Loup souffre, un « chant » et non un « hurlement », qu’on se le dise.<br />
C’est amusant.<br />
Ce loup traqué n’est pas méchant nous chante ensuite Rosa alias le petit Chaperon rouge, il est victime des « préjugés » (sic) des hommes. C’est donc le point de vue de la bête qui sera adopté pour nous raconter ses aventures.<br />
Afin d’enseigner à nos enfants le riche prix de l’altérité et de l’inclusion des victimes de rumeurs mensongères et de mauvais procès en méchanceté, les Trois Petits Cochons de nos contes ne sont plus que deux ici et tentent de nous persuader qu’ils se trompent sur les intentions du Loup, de même que la Mère-Grand dévorée s’en sort au troisième acte et n’est finalement qu’un vilain chasseur déguisé. Soit. Il est gentil Monsieur le Loup, mais il est méchant Monsieur l’Homme (air connu).</p>
<p>Entre-temps Rosa (la fine <strong>Pauline Texier</strong> très investie, capable d’un chant à l’agilité très tendue, une nécessité pour ce rôle) en routarde dégourdie aura tenté d’envoyer le Loup sur la lune puis le sauvera carrément des griffes d’un méchant chasseur (la grand-mère donc, vous suivez toujours ? C’est la talentueuse <strong>Lise Nougier</strong>).<br />
La scénographie et les lumières de <strong>Stef Stessel</strong> ont beau joliment habiller les scènes nocturnes en diable, les duos et solos des chanteurs nous laissent de marbre. Malheureusement la musique révèle davantage son potentiel hypnotique (celui du somnifère) que sa capacité à nous faire entrer dans les âmes des personnages. Le chasseur peut nous expliquer qu’il veut tuer le loup car il lui « fait peur » et qu’il est lui-même environné « par ses propres ténèbres », ce prêchi-prêcha mystique ne nous empêche pas de trouver le temps long &#8211; et accessoirement de nous faire la remarque qu’il est plutôt rare désormais de découvrir une mise en scène sans recours à la vidéo (et oui, cela nous manque un peu ici), tandis que la mélopée monotone et le minimalisme timbrique de la partition (malgré l’usage de la puissance percussive) ne nous exaltent guère. Si l&rsquo;on veut transmettre à nos jeunes la passion de l’opéra, et façonner le public de demain, il faudra faire mieux en ne se privant peut-être plus de la mélodie, de l’émotion et de la tonalité.</p>
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		<title>MENDONÇA, The House Taken Over — Aix-en-Provence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/huis-clos-angoisse-sous-les-platanes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2013 23:33:27 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			C&rsquo;est dans le cadre idyllique du Domaine du Grand Saint-Jean, vieux bâtiment du XVIIe siècle, bâti au milieu de plusieurs centaines d&rsquo;hectares plantés de platanes centenaires et reconverti en lieu culturel depuis une douzaine d&rsquo;années, que le jeune compositeur portugais <strong>Vasco Mendonça</strong> présente à Aix son premier opéra. Ce fait même est en soi une consécration, pour un si jeune compositeur (il est n&rsquo;a pas quarante ans), ancien musicien de l&rsquo;Académie Européenne de Musique, qu&rsquo;on avait jusqu&rsquo;ici plutôt associé à la musique instrumentale. L&rsquo;œuvre a pour point de départ une nouvelle de Julio Cortázar intitulée <em>Casa Tomada</em> (littéralement : la maison envahie), dont la dramaturge anglaise Sam Holcroft, jeune auteur de nombreuses pièces à succès outre-manche, a tiré un livret simple et efficace. Malgré les sources clairement latino-américaines du livret, le compositeur et elle ont choisi la langue de Shakespeare, sans doute pour donner un caractère plus universel à leur propos. Un frère et une sœur célibataires, plus tout à fait jeunes, vivent ensemble dans la maison que leur ont laissée leurs parents, qu&rsquo;ils entretiennent de façon rituelle et compulsive. Une menace mal identifiée &#8211; cambrioleurs, révolutionnaires, phénomènes para-normaux ou ennemi imaginaire, on ne sait &#8211; plane sur cette vie bien organisée, qui les pousse à restreindre progressivement leur cadre de vie jusqu&rsquo;à le quitter la mort dans l&rsquo;âme, vers une nouvelle vie d&rsquo;angoisses. Cette trame excellente &#8211; elle comprend à la fois une tension dramatique croissante, des éléments surnaturels ou oniriques et d&rsquo;intéressants aspects psychologiques &#8211; mais assez mince, peine une peu, hélas, à faire tout un opéra. La présence de deux personnages seulement, le petit nombre de rebondissements &#8211; le choix se limite à partir ou résister &#8211; et les abondantes répétitions, étonnantes vu la très courte durée de la pièce, laissent le spectateur sur sa faim. La composition musicale, très élaborée dans sa partie instrumentale qui joue principalement sur la variété des timbres, sollicitant chacun des 13 musiciens &#8211; dont certains jouent plusieurs instruments &#8211; aux limites de leurs possibilités, semble nettement moins imaginative pour les parties vocales : deux timbres médians (une mezzo et un baryton), utilisés presque exclusivement dans le médium, peu de relief, peu de lyrisme et surtout pas assez de volume pour passer au dessus de l&rsquo;ensemble instrumental, quant à lui particulièrement fourni et sonore. Le texte est ainsi relégué au second plan, ce qui est regrettable pour une pièce qui est essentiellement une conversation mise en musique et dont la vocalité se rapproche souvent d&rsquo;un texte parlé. Le kaléidoscope musical qui traverse toute l&rsquo;œuvre manque aussi sans doute de diversité pour stimuler l&rsquo;imaginaire de l&rsquo;auditeur; et si la trame de l&rsquo;écriture tente d&rsquo;épouser, par un rythme de plus en plus soutenu et une structure de plus en plus serrée, l&rsquo;intensité dramatique du livret, l&rsquo;effet global reçu par le spectateur n&rsquo;est pas entièrement convainquant.</p>
<p>			 <br />
			C&rsquo;est donc à la mise en scène qu&rsquo;on doit l&rsquo;essentiel du relief du spectacle : <strong>Katie Mitchell</strong>, dont nous avions déjà apprécié le talent l&rsquo;an dernier dans l&rsquo;exceptionnel <em>Written on Skin</em> de George Benjamin, a beaucoup travaillé la relation entre les deux protagonistes et l&rsquo;ambiguïté de la menace qui pèse sur eux, comme une peur enfantine ressurgie à l&rsquo;âge adulte. Elle réussit parfaitement à rendre l&rsquo;atmosphère d&rsquo;un huis clos pesant et pourtant familier, tout à coup mystérieusement menacé, et l&rsquo;angoisse des deux personnages confrontés tant à leur imaginaire qu&rsquo;à cette menace. Le très beau décor d&rsquo;<strong>Alex Eales</strong> contribue lui aussi à donner sens à la partition, campant à la fois le milieu et l&rsquo;époque du drame par quelques touches simples, évoquant un univers à la Edward Hopper sur lequel le temps n&rsquo;aurait pas prise.</p>
<p>
			Si on doit souligner l&rsquo;énorme travail accompli par le chef <strong>Etienne Siebens</strong> et ses musiciens, très familier des partitions contemporaines, et le beau résultat instrumental obtenu, on regrettera que les voix n&rsquo;aient pas mieux trouvé leur place dans l&rsquo;ensemble. Tant <strong>Oliver Dunn</strong> que <strong>Kitty Whately</strong>, malgré une excellente diction anglaise, peinent à passer au dessus de l&rsquo;orchestre (est-ce un effet du plein air ?) de sorte qu&rsquo;un effort permanent est demandé au spectateur qui veut suivre le texte. La partition leur donne peu l&rsquo;occasion de briller vocalement, ni séparément ni ensemble. Leur talent de comédien, bien réel, est lui largement sollicité avec un excellent résultat.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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