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	<title>Johann PACHELBEL - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Johann PACHELBEL - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Sonya Yoncheva chante Noël &#8211; Versailles (Chapelle Royale)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sonya-yoncheva-chante-noel-versailles-chapelle-royale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sacrifier au récital d’airs de Noël relève presque du passage obligé, pour tout chanteur d’opéra ayant acquis une certaine renommée. Avec des résultats divers : il y a ceux qui agrémentent les grands classiques du genre d’une touche de couleur locale, comme Anne Sofie von Otter dans le très réussi « Home for Christmas », &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sacrifier au récital d’airs de Noël relève presque du passage obligé, pour tout chanteur d’opéra ayant acquis une certaine renommée. Avec des résultats divers : il y a ceux qui agrémentent les grands classiques du genre d’une touche de couleur locale, comme Anne Sofie von Otter dans le très réussi « Home for Christmas », ceux qui, comme Roberto Alagna ou Juan Diego Flórez, ajoutent à leurs programmes quelques compositions personnelles, et ceux, comme la très jazzy Renée Fleming, qui goûtent sans arrière-pensées aux délices du <em>cross-over. </em>Pour une soirée versaillaise captée par France Télévisions, <strong>Sonya Yoncheva</strong> trouve d’emblée, entre toutes ces propositions, un équilibre plutôt heureux. Solennité des lieux oblige, la première partie du concert fait honneur à des œuvres qui ne jurent pas sous la grande voûte de la Chapelle Royale. Un <em>Messie </em>de Haendel était encore donné en ces lieux la veille&nbsp;; «&nbsp;I Know that my Redeemer Liveth&nbsp;» offre à la soprano bulgare l’occasion d’une entrée en matière à la sobriété recueillie, et rappelle fort à propos que ses premières amours musicales, au tout début de sa carrière, furent baroques. L’opulence capiteuse du timbre, la puissance de la projection l’ont naturellement orientée vers les héroïnes romantiques, mais ce torrent vocal est d’emblée à sa place dans le langage haendelien, comme un grand voyageur retrouve avec plaisir sa terre natale. On change de monde, avec les parfums néo-gothiques du «&nbsp;Repentir&nbsp;» extrait de la <em>Messe solennelle de Sainte-Cécile </em>de Gounod, mais la ferveur de l’interprète reste la même, et c’est avec un lyrisme à peine plus débridé que se termine la première partie, sur deux notes véristes&nbsp;: le rare «&nbsp;Sogno d’or&nbsp;», mélodie écrite par Puccini en 1912 et qu’il reprendra, quelques années plus tard, dans <em>La Rondine</em>, et l’&nbsp;«&nbsp;Ave Maria&nbsp;» de <em>Cavalleria Rusticana</em> qui sonne, en cette soirée, plus recueilli qu’opératique. Auparavant, le très fameux «&nbsp;Intermezzo&nbsp;» issu de la même œuvre donnait le ton d’une interprétation éloignée de toute emphase, <strong>Stefan Plewniak</strong> choisissant d’embarquer ses musiciens de de l’Opéra Royal dans une lecture nerveuse, aux tempi vifs, aux nuances ciselées.</p>
<p>Après l’entracte, place à des pièces plus légères, encore que ce soit de nouveau une œuvre d’inspiration religieuse, certes signée par le compositeur de <em>musicals </em>Andrew Lloyd Webber, qui ouvre le bal. Pour ce <em>Pie Jesu</em> faisant dialoguer une soprano et une soprano enfant, Sonya Yoncheva est rejointe sur scène par<strong> Isaure Brunner</strong>, fille du directeur des lieux, qui montre déjà une maîtrise vocale et une projection prometteuses. On retrouve sans surprise, mais avec plaisir, le «&nbsp;White Christmas&nbsp;» d’Irving Berlin, dans une orchestration quelque peu sirupeuse, et le «&nbsp;Minuit Chrétien&nbsp;» d’Adam, où Yoncheva, en français et en anglais, s’éloigne habilement de toute tentation kitsch, préférant miser sans excès sur les diaprures naturelles de sa voix fauve. Un air du Honduras fait attendre encore un peu l’inévitable «&nbsp;Stille Nacht, heilige Nacht&nbsp;», avant des bis aussi attendus que jubilatoires&nbsp;: «&nbsp;l’Ave Maria&nbsp;» de Schubert, puis un «&nbsp;Petit Papa Noël&nbsp;» d’une candeur qui ferait pâlir Tino Rossi lui-même, avec reprise en chœur du refrain par le public. Incontestablement réussie, la soirée doit autant au charisme naturel de Sonya Yoncheva qu’à l’énergie de son accompagnateur&nbsp;: dès le «&nbsp;Joy to the World&nbsp;» introductif, Stefan Plewniak embarque avec énergie <strong>l’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra Royal</strong>, d’une parfaite intégrité musicale dans «&nbsp;For unto us a child is born&nbsp;», et rappelle, dans un brillant concerto de Corelli en duo avec son premier violon, quel soliste il est. En sortant de la Chapelle, le public a le sourire aux lèvres et ne se sent même pas gavé de sucrerie avant de partir à l’assaut des réveillons&nbsp;: le pari est tenu&nbsp;!</p>
<p>Programme à revoir sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-musique-classique/6757999-sonya-yoncheva-un-noel-a-versailles.html">le site de France Télévision</a></p>
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		<title>Un orage d&#039;avril</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-orage-davril-pour-un-plaisir-rafraichissant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 14:31:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si le canon – galvaudé – lui a rendu sa célébrité, Pachelbel demeure largement méconnu en dehors de son œuvre pour clavier. Mêlant les influences française, italienne et allemande, son art fait de douceur et d’élégance, sa science aboutie n’ont pas été sans influencer le fils de son ami Ambrosius Bach. Son catalogue, trop délaissé, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le canon – galvaudé – lui a rendu sa célébrité, Pachelbel demeure largement méconnu en dehors de son œuvre pour clavier. Mêlant les influences française, italienne et allemande, son art fait de douceur et d’élégance, sa science aboutie n’ont pas été sans influencer le fils de son ami Ambrosius Bach. Son catalogue, trop délaissé, abonde en pièces vocales, les oeuvres pour clavecin ou orgue ayant éclipsé le reste de son abondante production. </p>
<p>L’enregistrement que vient de réaliser <strong>Amandine Beyer</strong>, dirigeant ses <em>Gli incogniti </em>de l’archet, avec le ténor <strong>Hans Jörg Mammel</strong>, revisite un répertoire oublié depuis plus de vingt ans par le disque (Seifert et son London Baroque chez Harmonia mundi, déjà), et nous permet de découvrir cinq pièces vocales  sans ambition autre que le plaisir partagé.</p>
<p>Les parties instrumentales, des suites pour deux violons et basse continue (extraites du recueil <em>Musikalische Ergötzung</em>, soit Divertissement musical), dépourvues de hardiesse, atteignent parfaitement leur objectif. Servies avec virtuosité, mais aussi humilité et engagement, par les cordes d’Amadine Beyer, elles prennent des couleurs ravissantes, sur des rythmes renouvelés. L’incontournable canon complète l’enregistrement, d’une liberté et d’une dynamique rares.</p>
<p>Les chants confiés à Hans Jörg Mammel apportent une note originale à ce programme et permettent d’éviter la lassitude. Ils sont simples, strophiques et de circonstance. La voix est égale, claire, les phrases sont bien conduites. L’intelligibilité du texte dispense les germanistes de recourir au livret.</p>
<p>La prise de son, fine, avec une restitution fidèle dans ses couleurs mais aussi une spatialisation réelle, n’appelle que des éloges. Le livret, riche et bien documenté, comportant les textes chantés et leur traduction, se signale en outre par une introduction pertinente. Amandine Beyer et Baldomero Barciela y soulignent le foisonnement de ces miniatures musicales, comme dans la Kermesse héroïque (le film de Feyder) ou dans les tableaux des Brueghel. Un rafraîchissement tonique, sain, à consommer sans modération.</p>
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