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	<title>Giovanni PAISIELLO - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Giovanni PAISIELLO - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital Cecilia Bartoli et Lang Lang – Baden-Baden</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 06:24:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2008, Cecilia Bartoli avait réalisé son marathon de concerts pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Maria Malibran : Lang Lang faisait partie des interprètes qui l’avaient accompagnée. On raconte qu’un coup de foudre artistique s’était produit entre eux… Cette année, c’est tout un programme de récitals en Europe (Hambourg, Dortmund, Cologne, Paris ou encore &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2008, <strong>Cecilia Bartoli</strong> avait réalisé son marathon de concerts pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Maria Malibran : <strong>Lang Lang</strong> faisait partie des interprètes qui l’avaient accompagnée. On raconte qu’un coup de foudre artistique s’était produit entre eux… Cette année, c’est tout un programme de récitals en Europe (Hambourg, Dortmund, Cologne, Paris ou encore Amsterdam) qui réunit les deux stars. Au Festspielhaus de Baden-Baden, les 2500 places se sont rapidement arrachées, à tel point que les organisateurs ont eu une idée : rajouter des chaises directement sur la scène, de part et d’autre des artistes. Cette première pour la grande salle badoise, à savoir cumuler des spectateurs à la fois dans la salle et sur la scène semble avoir séduit et convenu à tout un chacun, à commencer par les privilégiés qui étaient au plus près. Il est vrai qu’avoir Lang Lang en face de soi et Cecilia Bartoli qui se tourne de temps à autre pour décocher une œillade à ses voisins d’un soir est une expérience inoubliable, surtout quand on est fan de la première heure. Certes, la belle romaine projette sa voix face à la salle, pas dans notre direction, mais la sensation de grande intimité qui se dégage de la proximité directe s’avère être un cadeau exceptionnel.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251031_Bartoli_LangLang_c-Marco-Borrelli-1-1-1294x600.jpg" />© Marco Borrelli</pre>
<p>Le duo d’exception propose ce soir un programme extrêmement varié, essentiellement romantique, franco-italien, allant de Scarlatti à Puccini et de Bizet à Debussy, composé de courtes pièces célébrissimes mêlées à quelques raretés. Si virtuosité il y a, ce n’est pas tant au niveau des pyrotechnies vocales ou de la dextérité rapide au clavier qu’elle se situe, les airs de bravoure étant rares, que dans l’apparente aisance et évidence qui se dégage de la performance des deux complices, visiblement à l’écoute et au diapason l’un de l’autre, quitte à enchaîner, par exemple, un <em>Impromptu </em>schubertien avec <em>Una voce poco fa</em> sans pause avec un naturel confondant. L’interprétation commune met en valeur le moindre frémissement, les plus infimes subtilités d’airs qu’on croit connaître par cœur et qui révèlent évidemment toujours de nouveaux trésors et de surprenantes émotions. L’indémodable « Lascia la spina » est ainsi à la fois totalement éthéré et d’un chatoiement coloré d’une richesse inouïe. Les doigts de Lang Lang, eux aussi, semblent ne faire qu’effleurer les touches, mais chaque note flatte l’oreille avec un mélange assez détonant de classicisme épuré et de sensualité sans égale. Les frissons obtenus nous mettent au bord des vapeurs, comme on aurait dit au xix<sup>e</sup> siècle… Les mélodies belliniennes ont droit au même traitement : la simplicité de la note et de la ligne mélodique, sans doute, mais portée par une volupté et un raffinement à se pâmer. La belle romaine, à qui <a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-cecilia-bartoli-ou-les-couleurs-dune-voix-en-francais-with-english-subtiles/">Camille De Rijck demandait cet été de qualifier sa voix</a>, la définissait comme flexible et colorée, de nature picturale, évoquant le Caravage. En effet, on se croirait avec elle dans la chapelle Contarelli de l’église Saint-Louis-des-Français à Rome décorée par Caravaggio, dans une tempête d’émotions maîtrisées servie par une palette au premier abord sombre, quoique d’une richesse qui balaie tout le spectre coloré, si on sait y regarder de plus près. Cela dit, c’est davantage au Caravage apparemment plus lumineux et serein qu’on pense, devant une Cecilia Bartoli qui n’a plus vingt ans et la fougue de la prime jeunesse, mais une technique époustouflante de maestria servie par un métier mieux que solide qui transpire de la star, radieuse et superbe, dans une merveilleuse robe rouge incarnat puis déclinée, dans un modèle quasi identique vert émeraude qui met admirablement en valeurs ses formes généreuses et ultra-féminines. La diva est couronnée d’une cascade de cheveux magnifiques, rassemblés en une coiffure sophistiquée qu’on n’oserait certainement pas qualifier de queue de cheval mais qui est comme son chant : à la fois naturel et élaboré, évident et généreux, absolument pas apprêté, mais simplement splendide et si profondément humain.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251031_Bartoli_LangLang_c-Marco-Borrelli-7-1-1294x600.jpg" />© Marco Borrelli</pre>
<p>On pourrait se lancer dans une analyse de chaque pièce choisie au cours de cette soirée et s’amuser, entre autres, des liens entre les œuvres ; une <em>Arianna a Naxos</em> de Haydn admirée par Rossini, par exemple, dont on entend après un <em>Impromptu</em> de Schubert le « Una voce poco fa » dont les chausse-trape virtuoses ne posent aucun problème à l’infatigable mezzo… On préfèrera n’évoquer que l’intense poésie qui s’est dégagée et intensifiée au cours de cette belle soirée, avec des moments où l’émotion ne pouvait que déborder : comment résister à « O, mio babbino caro », délicat et sincère, profondément habité, sublimé par le <em>Clair de lune </em>de Debussy grâce à un Lang Lang en apesanteur, tout en offrant gaieté, énergie et bonheur dans la <em>Danza</em> ou la <em>Coccinelle </em>de Bizet, à grands renforts de castagnettes, tambourins et mouvements de bouche pour imiter la guitare au besoin…</p>
<p>Tout coule de source et s’équilibre harmonieusement, avec cette curieuse sensation de ne susciter aucun effort apparent aux deux artistes en fusion, à la fois idoles inatteignables et figures familières et amicales en visite. En guise de rappel, un « Non ti scordar di me » d’une qualité nostalgique rarissime, une Séguedille endiablée et un <em>O sole mio</em> craquant, récompensés par toute une collection de bouquets offerts à nos vaillants interprètes. Merveilleuse expérience que ce concert donné à 2500 personnes qu’on a vécu comme un récital de chambre entre intimes. Un souvenir déjà précieux.</p>
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		<title>La grotta di Trofonio</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-grotta-di-trofonio-il-y-a-grotte-et-grotte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2017 06:54:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En octobre 1785, La Grotta di Trofonio, opéra-comique de Salieri sur un livret de Giovanni Battista Casti, était créé au Burgtheater de Vienne. On y découvrait six personnages : deux couples de jeunes gens, le père des deux sœurs, et le magicien Trofonio ; comme dans Così fan tutte, à venir quelques années plus tard, les amoureux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En octobre 1785, <em>La Grotta di Trofonio</em>, opéra-comique de Salieri sur un livret de Giovanni Battista Casti, était créé au Burgtheater de Vienne. On y découvrait six personnages : deux couples de jeunes gens, le père des deux sœurs, et le magicien Trofonio ; comme dans <em>Così fan tutte</em>, à venir quelques années plus tard, les amoureux se livraient à l’échangisme, mais ici causé par les sortilèges de la susdite grotte. Avec une rapidité qu’on aurait crue l’apanage de notre époque, le Teatro dei Fiorentini de Naples affichait deux mois plus tard une autre <em>Grotta di Trofonio</em>, composée par Paisiello sur un livret assez différent. Pour corser les choses, le librettiste de la version napolitaine, Giuseppe Palomba, avait décidé d’ajouter deux personnages (la danseuse Madama Bartolina et l’aubergiste Rubinetta, délaissées par les deux jeunes hommes), et de modifier sensiblement le profil des amoureux : Eufelia la « femme savante » est courtisée par Artemidoro qui est en réalité épris de sa sœur Dori, celle-ci étant promise au balourd Don Gasperone.</p>
<p>En 2005, Christophe Rousset dirigeait à l’Opéra de Lausanne la <em>Grotte</em> de Salieri ; pour le bicentenaire de la mort de Paisiello, passé largement inaperçu en France, le Festival di Valle d’Itria  ressuscitait la <em>Grotte</em> du compositeur natif de Tarente. Comme souvent avec le label Dynamic, l’enregistrement aujourd’hui publié est une prise de son sur le vif réalisée lors de la résurrection de l’œuvre à Martina Franca en juillet 2016. Sans doute un DVD aurait-il mieux servi une partition qui ne possède peut-être pas tous les arguments nécessaires pour s’imposer à la seule écoute, mais dont la vivacité devait permettre un spectacle agréable à suivre. Dynamic n’a pas inclus le texte du livret, et il n&rsquo;est pas toujours facile de suivre l’action avec le seul résumé qui en est fourni. Les arias sont au total peu nombreuses, mais les duos et ensembles ne manquent pas d’inventivité, et le finale du premier acte, développé sur une vingtaine de minutes et animé d’une frénésie assez irrésistible, brille par moments d’une grâce quasi mozartienne, six mois avant la création des <em>Noces de Figaro</em>.</p>
<p>Norina à Rennes en décembre 2015, Traviata à Toulon en mai 2016, <strong>Angela Nisi</strong> n’en est pas moins manifestement dépassée par les exigences du rôle d’Eufelia ; passe dans les ensembles, mais on touche le fond avec les aigus qu’elle hulule quand Paisiello lui confie une aria de fureur digne d’un opera seria. Sa sœur mezzo, <strong>Benedetta Mazzucato</strong>, récemment pensionnaire du Jardin des Voix de William Christie, manque cruellement de personnalité et passe preque inaperçue, alors qu’elle dispose d’une occasion en or de se faire valoir, avec un air où, se prétendant actrice, elle dresse le catalogue de ses rôles. Son homonyme, sans aucun lien de parenté, <strong>Daniela Mazzucato</strong>, a derrière elle une longue carrière qui lui permet d’imposer son personnage, et <strong>Caterina Di Tonno</strong> est une fraîche Rubinetta. Le ténor <strong>Matteo Mezzaro</strong> n’est pas exempt de nasalités dans le timbre et paraît parfois à la peine dans l’aigu. Le baryton <strong>Domenico Colaianni </strong>peut compter sur son solide métier et sa maîtrise du chant syllabique pour tenir son rôle de <em>basso buffo</em>, tandis que son jeune confrère<strong> Giorgio Caoduro</strong>, paradoxalement distribué dans le rôle du père fait valoir une belle noirceur de timbre. <strong>Roberto Scandiuzzi</strong> complète la distribution, mais sa voix de basse accuse maintenant le passage des années : l’aigu plafonne un peu et le son est dans l’ensemble un peu cotonneux.</p>
<p>Finalement, peut-être aurait-il été préférable de capter le spectacle à Naples en novembre, quand les deux sœurs étaient campées par Sonia Prina et Maria Grazia Schiavo, dirigées par Alessandro De Marchi, même si l’Orchestra Internazionale d’Italia est ici tout à fait habilement conduit par <strong>Giuseppe Grazioli</strong>.</p>
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		<title>Fedra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fedra-eh-bien-connais-donc-phedre-et-toute-sa-fureur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2016 09:25:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En attendant que renaisse dans quelques mois, à Caen et à Paris, la Phèdre de Jean-Baptiste Lemoyne, créé à Fontainebleau en 1786, le label Dynamic nous permet de prêter une oreille attentive à la Fedra de Paisiello, créée deux ans plus tard à Naples. Si François-Benoît Hoffmann s’était librement inspiré de Racine pour le livret &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En attendant que renaisse dans quelques mois, à Caen et à Paris, la <a href="http://www.forumopera.com/breve/apres-andromaque-de-gretry-phedre-de-lemoyne"><em>Phèdre </em>de Jean-Baptiste Lemoyne</a>, créé à Fontainebleau en 1786, le label Dynamic nous permet de prêter une oreille attentive à la <em>Fedra </em>de Paisiello, créée deux ans plus tard à Naples. Si François-Benoît Hoffmann s’était librement inspiré de Racine pour le livret fourni à Lemoyne, l’abbé Salvoni emprunta, lui, à son prédécesseur l’abbé Frugoni, librettiste en 1759 d’<em>Ippolito e Aricia</em> pour Tommaso Traetta, œuvre fortement inspirée de l’opéra de Rameau créé en 1733. A l’heure de la réforme gluckiste, la plupart des ballets furent cependant éliminés, et le drame fut réduit de cinq actes à deux. Et dans un style assez éloigné de l’aimable opéra-bouffe qu’est son <em>Barbier de Séville</em> définitivement supplanté par Rossini quelques décennies plus tard, cette <em>Phèdre</em> à l’italienne se défend fort bien, car elle bénéficie d’un réel talent de mélodiste et d’un dramatisme qui permettent de revivifier la formule de l’opera seria.</p>
<p>Pour écouter cette <em>Fedra</em>, on disposait déjà d<a href="http://www.forumopera.com/cd/une-curiosite-dun-compositeur-a-redecouvrir">’un enregistrement</a>, mais il suffira de dire qu’il date de 1958 pour en deviner d’emblée les avantages et les inconvénients, qu’on retrouve quasiment inversés dans le présent enregistrement. En résumé : grandes voix mais choix musicologiques aberrants pour la version la plus ancienne, interprétation nettement plus conforme aux conditions de la création mais voix globalement insuffisantes pour la nouvelle.</p>
<p>En 1788, la distribution incluait plusieurs castrats : le rôle d’Hippolyte était confié à Girolamo Crescentini, créateur du <em>Giulietta e Romeo </em>de Zingarelli, récemment <a href="http://www.forumopera.com/giulietta-e-romeo-niccolo-antonio-zingarelli-schwetzingen-kangmin-justin-kim-un-romeo-visceral">remis à l’honneur à Schwetzingen</a>, et deux de ses confrères héritaient de personnages secondaires comme Learco (confident de Phèdre) et Mercure. Evidemment, en 1958, tous trois deviennent ténors, moyennant une transposition à l’octave inférieure. La version 2016, captée en directe au Teatro Bellini de Catane, opte pour deux sopranos et pour un ténor. Il en résulte une prolifération de voix féminines pas toujours assez différenciées, et l’absence du texte dans le livret d’accompagnement n’aide pas repérer les différents personnages. <strong>Caterina Poggini</strong> possède une voix assez légère, et les vocalises d’Hippolyte la mettent parfois à rude épreuve.</p>
<p>Thésée fut créé par Giacomo David, père du grand ténor rossinien Giovanni David. <strong>Artavazd Sargsyan </strong>s&rsquo;en tire plutôt bien, avec un timbre clair mais délié. Troisième grand rôle de l’œuvre, Aricie, où l’on retrouve une <strong>Anna Maria Dell’Oste</strong> dont les aigus sont assez pénibles à entendre, par leur stridence et par leur vibrato. Le meilleur élément s’avère sans doute être <strong>Raffaela Milanesi</strong>, qui campe une Phèdre théâtralement monstrueuse, comme il sied, mais vocalement tout à fait maîtrisée.</p>
<p>Dommage, car l’orchestre et les chœurs de Teatro Bellini livrent une belle prestation, dirigés d’une main attentive et sûre par notre compatriote <strong>Jérôme Corréas</strong> qui impose un véritable respect de cette musique, loin des nombreuses coupes de la version 1958. Le label Dynamic a déjà publié bon nombre de <em>lives </em>qui ont permis de mieux connaître la production lyrique de Paisiello (<em>I Giuochi d’Agrigento, Proserpine</em>, etc.) ; peut-être, en l’occurrence, un DVD aurait-il mieux servi l’œuvre, les qualités théâtrales des uns et des autres incitant à plus d’indulgence envers leurs difficultés à interpréter une partition redoutable.</p>
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		<item>
		<title>PAISIELLO, Il barbiere di Siviglia — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-ovvero-la-precauzione-inutile-bruxelles-la-monnaie-un-barbier-decoiffant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2015 06:49:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Telle est la force de certains livrets qu’ils stimulent la veine créatrice de plusieurs compositeurs successivement et engendrent ainsi plusieurs opéras à travers les siècles, pour le plus grand bonheur des amateurs. Ainsi, ce Barbier de Séville de Giovanni Paisiello, écrit près de 33 ans avant celui de Rossini, d’après la même pièce de Beaumarchais, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Telle est la force de certains livrets qu’ils stimulent la veine créatrice de plusieurs compositeurs successivement et engendrent ainsi plusieurs opéras à travers les siècles, pour le plus grand bonheur des amateurs. Ainsi, ce <em>Barbier de Séville</em> de Giovanni Paisiello, écrit près de 33 ans avant celui de Rossini, d’après la même pièce de Beaumarchais, mais adaptée différemment, sans doute avec moins de subtilité. Si on retrouve bien les principaux personnages de l’intrigue tous campés dans leur position un peu caricaturale, certains aspects de la pièce initiale sont ici affadis : plus de trace de critique sociale dans le personnage de Figaro, réduit au simple rôle de valet qui garde désormais ses réflexions pour lui ! Pour le reste, l’intrigue et l’esprit de Beaumarchais sont assez fidèlement maintenus, ainsi que le caractère bouffe un peu débridé de la pièce.</p>
<p>Au plan musical, Paisiello n’a ni la verve ni le génie de Mozart (dont il est l’ainé d’une demi génération), mais se montre un très digne héritier de Pergolèse. La partition est d’un bout à l’autre d’excellente facture, assurant maints rebondissements, ménageant quelques beaux moments mélodiques, sans trop de force dramatique cependant.</p>
<p>C’est donc à une version de concert de cet autre<em> Barbier</em> que  nous conviaient René Jacobs et ses troupes ce vendredi, dans une salle comble, à l’initiative conjointe du Klara festival (Klara est la radio classique publique d’expression néerlandophone en Belgique), du Palais des Beaux Arts et le de la Monnaie. La même production avait déjà été montée pour six représentations le mois dernier à Vienne au Theater an der Wien, dans une mise en scène de Moshe Leiser &amp; Patrice Caurier.</p>
<p>Qui dit version concert ne dit pas nécessairement que les chanteurs quittent leur personnage et chantent face au public, les bras le long du corps. Tous ici connaissent leur rôle par cœur, jouent autant qu’ils chantent, se déplacent sur tout le plateau autour de l’orchestre, même s’ils ont pour tout décor un fauteuil de velours rouge devant les premiers violons. Le spectacle est vivant, plein d’entrain et d’esprit, on se laisse d’autant plus facilement emporter par l’intrigue qu’on la connait bien, et on rit de bon cœur aux facéties et stratagèmes des deux amoureux pour gruger l’affreux Bartolo. La difficulté pour le critique est plutôt d’oublier Rossini, de faire abstraction de ce qu’il connait pour se concentrer sur ce qu’il voit et entend.</p>
<p>La distribution est idéale : chaque personnage semble avoir l’âge du rôle, la troupe est très soudée et les voix sont de très bonnes qualités. Le Figaro du jeune <strong>Andrè Schuen</strong> fait forte impression, tant par la qualité de la voix que la présence scénique. Né en 1986, ce baryton autrichien a reçu sa formation au Mozarteum de Salzbourg, et a déjà réussi, malgré son jeune âge, à figurer dans des productions dirigées par Rattle, Muti ou Harnoncourt ! A peine plus âgée, la soprano norvégienne <strong>Mari Eriksmoen</strong> campe une Rosine au charme un peu coquin, avec beaucoup de caractère dans la voix. <strong>Topi Lehtipuu</strong> est excellent scéniquement, mais accuse quelques faiblesses vocales : le timbre est chaud et les couleurs sont belles mais tout le registre aigu est affecté d’un vibrato serré qui nuit à l’épanouissement de la voix. Dans cette jeune distribution, <strong>Pietro Spagnoli </strong>(Bartolo) et<strong> Fulvio Bettini</strong> (don Basilio) font figure de vieux routiers. Ils sont excellents l’un et l’autre, subtilement drôle sans exagération, les voix magnifiquement timbrées, absolument parfaits dans leurs rôles.</p>
<p>L’interprétation de <strong>René Jacobs </strong>à la tête de l’excellent Feiburger Barockorchester met particulièrement bien en relief les qualités de la partition et assure la cohésion musicale du spectacle sans faiblir. Très imaginatif dans les récitatifs, auxquels il incorpore subtilement quelques citations subreptices, plein d’entrain et d’énergie communicative, Jacobs parvient, par un petit rappel du thème initial de l’ouverture des <em>Noces de Figaro</em> dans la dernière intervention du clavier, à suggérer une continuité entre ce<em> Barbier </em>de 1783 et l’opéra de Mozart, basée sur le deuxième volet de la trilogie de Beaumarchais, écrit moins de trois années plus tard.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fedra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/une-curiosite-dun-compositeur-a-redecouvrir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yonel Buldrini]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Oct 2008 14:52:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Giovanni Paisiello connut une belle carrière allant de 1764 à 1808 et cette Fedra date du dernier tiers de sa longue liste riche de près de cent opéras. Infatigable (re)découvreuse d’opéras en tous genres, la RAI reproposait en 1958, cette environ soixante-dixième œuvre théâtrale du Maître de Tarente avec une distribution honorable, à commencer par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Giovanni Paisiello connut une belle carrière allant de 1764 à 1808 et cette <em>Fedra</em> date du dernier tiers de sa longue liste riche de près de cent opéras. Infatigable (re)découvreuse d’opéras en tous genres, la RAI reproposait en 1958, cette environ soixante-dixième œuvre théâtrale du Maître de Tarente avec une distribution honorable, à commencer par le soprano <strong>Lucille Udovich</strong> chargé du rôle-titre. Il faut savoir en effet que l’artiste est passée à la postérité comme compagne de Franco Corelli non seulement dans une vibrante <em>Agnese di Hohenstaufen</em> enflammée par Vittorio Gui, mais aussi dans la Leonora d’<em>Il Trovatore</em> et rien moins que dans le rôle terrifiant de la Principessa Turandot ! En matière de chanteur d’opéra, le dicton « Qui peut le plus, peut le moins n’est pas valide » et pourtant, la cantatrice parvient à plier son timbre consistant et sa projection impressionnante aux dentelles de Paisiello… qui, il est vrai, pour ce personnage hors du commun, écrit des morceaux plus investis d’une particulière charge dramatique.<br />
Si <strong>Renata Mattioli</strong> peine à séduire par son timbre criard, ce n’est pas le cas d’<strong>Angelica Tuccari </strong>que l’on retrouve dans bon nombre d’enregistrements de l’époque, une voix plus assurée, plus ronde et un chant plus en souplesse. Elle fait du reste face avec honneur aux ornements de la ligne vocale dans son deuxième air « Mille perigli insieme ». Evidemment, son timbre présente la minceur des voix-années-cinquante mais que rachètent une délicatesse, un soin dans l’émission et une grâce naturelle. On apprécie particulièrement son chant délicat et gracieux dans le duo avec Ippolito à l’acte II.<br />
Ce dernier est précisément le ténor<strong> Agostino Lazzari</strong>, au beau timbre « plein » et chaleureux comme sa manière de chanter. On apprécie également la belle basse au timbre uni de <strong>Renato Cesari</strong>, mesuré et élégant dans la véhémence autant que sensible dans les moments de douleur. Les <em>comprimari</em> sont, comme toujours, des interprètes impeccables.<br /><strong>Angelo Questa</strong> fut l’infatigable conducteur de tant d’intégrales d’opéras avec les orchestres de la RAI et des chanteurs estimés tels Ferruccio Tagliavini, Gianni Raimondi, Giuseppe Taddei, Lina Pagliughi, Fedora Barbieri mais aussi les moins fêtés et tout aussi valeureux Clara Petrella, Giacinto Prandelli, Giuseppe Valdengo, Pia Tassinari, Giulio Neri… Il se montre ici avec la verve adéquate, ou prêt à faire sourdre la poésie de tel ou tel instrument voulue par Paisiello, et accompagne fort efficacement son équipe.</p>
<p>Bien sûr, un tel sujet délicat semblera traité avec une linéarité décevante (voire désespérante) à nos oreilles habituées à que « cela bouge », selon le rythme infernal que certains chefs d’aujourd’hui insufflent à des œuvres baroques croulant sous les perruques… mais reflètent-ils la conception du compositeur, lui-même bien emperruqué ? car enfin, le XVIIIe toujours de bon ton, dans la folie comme dans la passion amoureuse ou la tristesse, n’était pas le Romantisme libérateur de l’expression de la passion ! Il n’y a qu’à découvrir ce qu’un Donizetti faisait d’un tel sujet dans sa <em>Fausta</em>, quel frémissement il met sous la déclaration d’amour de la belle-mère à son beau-fils et quelle horreur mesurée mais vibrante contient la réponse de celui-ci.<br />
L’écoute de cette <em>Fedra</em> est néanmoins agréable, l’œuvre étant évidemment garante de ce mélodisme chaleureux à l’italienne, qui la fera accepter avec joie par les anti-mozartiens (oui, cela existe), ouvrant leurs bras à Antonio Salieri, Domenico Cimarosa, Antonio Sacchini… et Giovanni Paisiello.<br />
On remarque le prélude symphonique avant l’entrée de Teseo, d’autre part doté d’un air impressionnant mêlant intensité dramatique et sensibilité dans l’expression de la douleur. Il y a aussi un traitement intéressant des chœurs, dans les rares numéros qui leur sont consacrés, les faisant participer à l’action à la manière de Gluck. On note d’autre part un soin et un choix sensibles des instruments solistes se détachant de la masse orchestrale.</p>
<p>Le mérite d’Andromeda est avant tout de reproposer le document mais, si l’on peut se passer de notes, l’absence du livret –surtout pour un tel sujet- nous fait défaut, d’autant qu’il ne « court pas les rues » d’Internet, si l’on peut dire… et que le XVIIIe siècle est bien capable de faire se terminer une telle histoire de manière heureuse !</p>
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