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	<title>Krzysztof PENDERECKI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 13 Feb 2026 22:14:44 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Krzysztof PENDERECKI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Mort du chef d&#8217;orchestre Helmuth Rilling</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-du-chef-dorchestre-helmut-rilling/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 17:12:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous apprenons le décès à l’âge de 92 ans du chef d’orchestre allemand Helmuth Rilling qui a marqué la vie musicale de l&#8217;après-guerre, et qui est resté célèbre entre autres pour ce qui fut l’œuvre de sa vie, l&#8217;enregistrement complet des cantates de Bach, (« Pour moi, Bach est toujours un dialogue avec Dieu et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous apprenons le décès à l’âge de 92 ans du chef d’orchestre allemand<strong> Helmuth Rilling</strong> qui a marqué la vie musicale de l&rsquo;après-guerre, et qui est resté célèbre entre autres pour ce qui fut l’œuvre de sa vie, l&rsquo;enregistrement complet des cantates de Bach, (« Pour moi, Bach est toujours un dialogue avec Dieu et avec la vie. ») achevé en 1984.<br />
Toutefois son nom est également associé à la Gächinger Kantorei et à la Stuttgarter Bachakademie.<br />
Né en 1933 à Stuttgart, il a étudié l’orgue, la composition et la direction d’orchestre dans sa ville natale, mais aussi à Wurtemberg, Rome et Sienne, ainsi qu’aux Etats-Unis, et fut quelque temps le chef du chœur de l’opéra de Francfort.<br />
Rilling faisait de l’acte musical une responsabilité morale. « Je ne m&rsquo;intéresse pas à la manière dont on jouait à l&rsquo;époque, mais à la raison pour laquelle on jouait ainsi », disait-il ; ou encore : « Je veux comprendre ce que la musique signifie. Et quand je l&rsquo;ai comprise, je veux la transmettre » .<br />
Et, de fait il a compris et transmis, outre l’œuvre du Cantor, celles de Penderecki, Gubaidulina ou Pärt, qui lui doivent en partie leur notoriété ; ainsi, son engagement portait autant sur l&rsquo;œuvre de Bach que sur la musique sacrée de notre temps.</p>
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		<title>Penderecki : Passion selon saint Luc</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/penderecki-passion-selon-saint-luc-passion-selon-saint-krzysztof/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2020 17:50:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jusqu’à sa mort en mars dernier, Krzysztof Penderecki ne cessa de cultiver le paradoxe autour de sa personnalité. Fer de lance de l’avant-garde polonaise des années 1960, il s’adoucit au fur et à mesure de sa carrière, tant et si bien que ses dernières œuvres sont plus proches de Schubert que de Bartok. Personnage peu &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jusqu’à sa mort en mars dernier, Krzysztof Penderecki ne cessa de cultiver le paradoxe autour de sa personnalité. Fer de lance de l’avant-garde polonaise des années 1960, il s’adoucit au fur et à mesure de sa carrière, tant et si bien que ses dernières œuvres sont plus proches de Schubert que de Bartok. Personnage peu médiatique, il devint cependant une figure de premier plan en Pologne, présidant de nombreuses associations musicales et horticoles (son autre passion). Fervent croyant, sa musique fut utilisée dans des films tout sauf catholiques tels que <em>The Shining</em>, <em>L’exorciste</em> ou encore <em>Shutter Island</em>.</p>
<p>S’il est une œuvre qui incarne bien l’ambivalence du personnage, c’est certainement la <em>Passion selon saint Luc</em>, dont l’enregistrement de la représentation en juillet 2018 au Festival de Salzbourg vient de paraître chez BIS. Ecrite en 1966, elle est encore bien ancrée dans la première période du compositeur : sérielle, à la recherche de nouvelles sonorités orchestrales, et faisant la part belle aux techniques aléatoires déjà développées par Lutosławski. Pourtant, on sent déjà poindre les caractéristiques du second style, dans une partition parsemée de fugues rigoureuses, d’accords parfaits majeurs et de sections qui lorgnent vers la tonalité.<br />
	Dire que cette passion reflète le conflit intérieur de son compositeur serait certainement pousser la psychanalyse un peu loin, mais le parallèle mérite d’être tenté. Tiraillé entre son et note, entre fonctionnalité et clusters, Penderecki expose d’emblée le dilemme qui l’habite, et utilise les faiblesses de l’ambivalence pour produire une œuvre forte.</p>
<p>Pour servir cette double musique, le compositeur peut compter sur l’Orchestre symphonique de Montréal, et sur la baguette ultra-efficace de <strong>Kent Nagano</strong>. Celle-ci restitue tout aussi bien les masses sonores aléatoires des passages les plus dramatiques que la résignation qui colore toute l’œuvre. On salue vivement la présence de deux phalanges chorales polonaises (le Krakow Philharmonic Choir et le Warsaw Boys’ Choir), tant leur prestation est irréprochable. Le premier surprend par sa sonorité droite, pure, mais puissante, très éloignée du symphonisme lyrique des chœurs allemands ou autrichiens. Lors de ses rares interventions, le chœur d’enfants brille aussi par sa maîtrise impeccable de la partition.</p>
<p>Des trois solistes (quatre si l’on compte le narrateur investi qu’est <strong>Sławomir Holland</strong>), on retient avant tout le timbre amer du baryton <strong>Lucas Meachem</strong>. L’émission se veut parfois dure, mais demeure toujours en adéquation avec la partition.</p>
<p>La <em>Passion</em> jouit déjà d’une discographie confortable, dont une version par le compositeur lui-même. Cet enregistrement n’est peut-être pas le plus poignant (on pense à la version de référence par Antoni Wit), mais la grande qualité des phalanges réunies lui garantit une petite postérité.</p>
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		<title>Décès de Krzysztof Penderecki</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/deces-de-krzysztof-penderecki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2020 11:33:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’association Ludwig van Beethoven, fondée par l’épouse du compositeur, vient d’annoncer la mort du compositeur Krzysztof Penderecki ce dimanche 29 mars 2020, à l’âge de 86 ans dans sa ville natale de Cracovie. Pétri de la musique de son compatriote et ainé Witold Lutosławski, Penderecki s’intéresse très tôt à l’utilisation de modes de jeu inhabituels, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’association <em>Ludwig van Beethoven</em>, fondée par l’épouse du compositeur, vient d’annoncer la mort du compositeur <strong>Krzysztof Penderecki</strong> ce dimanche 29 mars 2020, à l’âge de 86 ans dans sa ville natale de Cracovie.</p>
<p>Pétri de la musique de son compatriote et ainé Witold Lutosławski, Penderecki s’intéresse très tôt à l’utilisation de modes de jeu inhabituels, et à une organisation aléatoire de certaines plages musicales. En 1961, il présente son <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Dp3BlFZWJNA"><em>Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima</em></a>, qui lui vaut une reconnaissance internationale immédiate. Avec cet évènement, le compositeur se place très rapidement en chef de file de l’école d’avant-garde polonaise, représentée par Tadeusz Baird, Kaziemierz Sierocki ou Henryk Górecki.</p>
<p>Durant une vingtaine d’année, il accumule les grands projets symphoniques et vocaux, tels que la <a href="https://www.youtube.com/watch?v=0G41KmDsN5s"><em>Passion selon Saint Luc</em></a> (1965), <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VVD7hRWdUVM"><em>Le Songe de Jacob</em></a> (1971) ou son opéra <a href="https://www.youtube.com/watch?v=N-zPEq48Sxg"><em>Les Diables de Loudun</em></a> (1969). Alors à la pointe de la modernité, ces œuvres sont récupérées par de nombreux cinéastes, à l’instar de Stanley Kubrick (<em>The Shining</em> utilise pas moins de six pièces du compositeur), William Friedkin (<em>L’Exorciste</em>), David Linch (<em>Twin Peaks</em>), Martin Scorsese (<em>Shutter Island</em>). Penderecki s’essaiera plus tard directement à la composition pour l’image, puisqu’il signe en 2007 la bande-son de <em>Katyń</em>, par Andrzej Wajda.</p>
<p>Amorcées par le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=EEAv2OGGHtc"><em>Requiem Polonais</em></a> (1980-84), les années 1980 marquent cependant un retour progressif à un mode d’expression plus traditionnel. La tonalité est peu à peu réintroduite, tandis que la foi catholique du compositeur s’exprime plus que jamais, comme le montrent les nombreuses œuvres chorales d’inspiration religieuse qui fleurissent à partir des années 1990.</p>
<p>Egalement chef d’orchestre et professeur de composition, Krzysztof Penderecki œuvra beaucoup pour la promotion de la musique contemporaine dans son pays. Grand passionné d’horticulture et de botanique, il a fondé le plus grand arboretum de Pologne dans le village de Lusławice, où se trouvait sa seconde résidence.</p>
<p>En 2006, alors que le festival Présences avait choisi de se consacrer au compositeur, Forum Opéra avait publié <a href="https://www.forumopera.com/v1/penderecki/penderecki.html">un article sur l&rsquo;ensemble du parcours de Penderecki</a>.</p>
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		<title>Penderecki conducts Penderecki &#8211; Choral Music (Warner)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/penderecki-conducts-penderecki-choral-music-warner-krzysztof-par-penderecki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Mar 2018 05:55:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La discographie on ne peut plus abondante consacrée à Krystof Penderecki montre qu’à 84 ans, le compositeur a encore de beaux jours devant lui. En effet, nombreux sont les chefs polonais et internationaux défendant sa musique : du révérend Antoni Wit au jeune lion Krzysztof Urbanski, en passant par de grands noms tels que celui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">La discographie on ne peut plus abondante consacrée à <strong>Krystof Penderecki</strong> montre qu’à 84 ans, le compositeur a encore de beaux jours devant lui. En effet, nombreux sont les chefs polonais et internationaux défendant sa musique : du révérend Antoni Wit au jeune lion Krzysztof Urbanski, en passant par de grands noms tels que celui d’un Gergiev ou d’un Dutoit. Cette quantité d’interprètes ne masque pas pour autant les activités de Penderecki en tant que chef de sa propre musique, et c’est par un triple album que Warner souhaite en célébrer l’œuvre pour chœur.</p>
<p class="rtejustify">On connait brièvement le parcours esthétique du compositeur : à la pointe de l’avant-garde polonaise des années 1960, aux côtés de Tadeusz Baird et de Witold Lutoslawski, celui-ci s’est peu à peu assagi avec le temps, pour finir en chef de file de ceux que l’on qualifie souvent mesquinement de « néo-tonaux ». L’avantage de ces trois CDs, est qu’il permet de découvrir les différentes facettes de ce compositeur à l’œuvre bien plus vaste que l’on ne le croirait. Dans cette discographie-portrait, Penderecki bénéficie de tous les honneurs nationaux qui lui sont dûs. En effet, la qualité du Chœur de la Philharmonie de Varsovie<strong> </strong>n’est plus à démontrer. Capable de contrastes dramatiques impressionnants, du <em>fortissimo</em> le plus brillant au <em>piano</em> éthéré semblant venir d’ailleurs, la phalange polonaise peut se vanter d’une intonation impeccable, qualité tout sauf acquise en musique contemporaine. L’orchestre de la même Philharmonie est lui aussi irréprochable dans son interprétation précise mais engagée, sous la surveillance du maestro Penderecki à la baguette.</p>
<p class="rtejustify"><em>Les Psaumes de David</em>, pour chœur mixte et percussions (comptez également deux pianos et une contrebasse) sont dans la veine du <em>Thrène</em> ou du <em>Concerto pour violon</em>, encore très peu donnés. Les textures grouillantes, sombres et fourmillantes instaurent à coup sûr l’atmosphère cauchemardesque caractéristique des premières œuvres du compositeur. Pourtant, derrière l’austérité de la pièce se cachent des effets dramatiques biens sentis (la fin du Psaume 143) annonçant les chefs-d’œuvre tardifs à venir. Poussant le mélange d’influences encore plus loin, le  <em>Stabat Mater</em>, mais aussi les autres extraits de la <em>Passion selon Saint Luc</em> intègrent le chant grégorien à une méditation tendue faite de collages et de superpositions modales, et comptent certainement parmi les pièces les plus réussies de l’album. </p>
<p class="rtejustify">C’est lors de la bascule vers un post-romantisme aveugle que nous nous avouons cependant moins convaincus. Avec un langage harmonique réduit à sa plus simple expression et une recherche rythmique qui semble s’être essoufflée, le <em>Dies Illa</em> (datant de 2014) ne se définit plus que par la pompe grandiloquente qui l’habite. Les sempiternelles septièmes diminuées plaquées au chœur et à l’orchestre empâté rappellent les heures les plus sinistrement ennuyeuses d’un 19e siècle que l’on pensait avoir laissé à juste titre derrière nous (le « Rex tremendae » ferait volontiers rire si tout cela n’était pas à prendre avec le plus grand des sérieux). A cet effet, les voix choisies par le compositeur arrivent à propos : les timbres opulents de la soprano <strong>Johanna Rusanen</strong> et d’<strong>Agnieszka Rehlis</strong> s’insèrent volontiers dans cette écriture qui privilégie le son large. Il en va de même pour la basse chaleureuse et grasse de <strong>Nikolay Didenko</strong>, mais ce n’est probablement pas suffisant pour faire avaler à l’auditeur les imprécations misérabilistes de la musique. Dans cette dernière phase compositionnelle, ce sont donc avant tout les pages <em>a cappella</em> – le « Recordare » ou la <em>Missa brevis</em>, plus humble dans l’expression – qui sont à privilégier. Les œuvres de plus grande envergure telles que les deux hymnes à Saint Daniel et Saint Adalbert valent elles aussi une écoute plus attentive, bien qu’elles ne se défassent pas encore pleinement de leurs facilités d’écriture et de décibels gratuits. Regrettons enfin le deuxième volume, qui n&rsquo;est qu&rsquo;une compilation de pièces chorales <em>a cappella</em> tirées des œuvres symphoniques du compositeur, sans lien apparent puisque nous réentendons certaines pièces déjà publiées dans le premier volume.</p>
<p class="rtejustify">Si Krzysztof Penderecki reste à coup sûr bien plus que le compositeur du <em>Thrène</em> mondialement joué, il n’est pas certain que les dernières œuvres de celui-ci se frayent un chemin jusque dans les salles de concert françaises.</p>
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		<item>
		<title>Retour sur les 80 ans de Krzysztof Penderecki</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/retour-sur-les-80-ans-de-krzysztof-penderecki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2014 10:00:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Né le 23 novembre 1933, le compositeur Krzysztof Penderecki a eu droit l’année dernière à un hommage national en Pologne. Le 23 novembre 2013, dans la salle Moniuszko du Théâtre Wielki de Varsovie, un concert de prestige réunissait quelques interprètes de haute volée : Anne Sofie Mutter jouait une pièce de 2010, le Duo concertant pour &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Né le 23 novembre 1933, le compositeur <strong>Krzysztof Penderecki </strong>a eu droit l’année dernière à un hommage national en Pologne. Le 23 novembre 2013, dans la salle Moniuszko du Théâtre Wielki de Varsovie, un concert de prestige réunissait quelques interprètes de haute volée : Anne Sofie Mutter jouait une pièce de 2010, le <em>Duo concertant pour violon et contrebasse</em>, tandis que Charles Dutoit dirigeait le <em>Concerto grosso pour trois violoncelles et orchestre</em>. La soirée s’était ouvert sur le célèbre <em>Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima</em>, œuvre du début de carrière de Penderecki, bien représentative d’une esthétique atonale à laquelle le compositeur devait par la suite tourner de plus en plus nettement le dos. Père de quatre opéras, le plus récent étant un <em>Ubu roi</em>  créé en 1991 à Munich, Penderecki a aussi beaucoup écrit pour la voix, surtout d’amples pièces religieuses comme sa <em>Passion selon saint Luc</em> de 1965. Le morceau de résistance du concert-hommage de 2013, long d’une cinquantaine de minutes, était un <em>Credo </em>datant de 1997/98, avec le Sinfonia Varsovia dirigé par Valery Gergiev : s’il n’y remonte pas jusqu’à Mahler ou Richard Strauss, comme pour son grand cycle de mélodies pour solistes, chœur et orchestre <em>Powiało na mnie morze snów </em>(<a href="http://www.forumopera.com/breve/monsieur-penderecki-sest-bien-assagi">voir compte rendu</a>), Penderecki se situe cette fois quelque part entre Honegger et Carl Orff, dans ce qui était une certaine modernité à l’époque de sa naissance. Quelques belles pages chorales ne suffisent pas à véritablement éveiller durablement l’intérêt, qui retombe lors des passages pour solistes. Et si un jour l’on rendait hommage uniquement au Penderecki des années 1960 ?</p>
<p><em>A Tribute to Krzysztof Penderecki</em>, 1 DVD Accentus Music, ACC 20276, 106 minutes + 15 minutes de bonus (entretien avec le compositeur)</p>
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		<item>
		<title>Monsieur Penderecki s&#8217;est bien assagi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/monsieur-penderecki-sest-bien-assagi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2014 15:00:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Toute une promotion de bacheliers a été traumatisée par l’écoute imposée de son Thrène pour les victimes d’Hiroshima (1961). Bien des mélomanes ont grincé des dents en regardant le DVD de son opéra Les Diables de Loudun, monté au Staatsoper de Hambourg en 1969, du temps de Rolf Liebermann. Depuis, le compositeur Krzysztof Penderecki (né &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Toute une promotion de bacheliers a été traumatisée par l’écoute imposée de son <em>Thrène pour les victimes d’Hiroshima</em> (1961). Bien des mélomanes ont grincé des dents en regardant le DVD de son opéra <em>Les Diables de Loudun</em>, monté au Staatsoper de Hambourg en 1969, du temps de Rolf Liebermann. Depuis, le compositeur Krzysztof Penderecki (né en 1933) est revenu de ce modernisme radical pour adopter un style beaucoup plus consensuel, dont témoigne <em>Powiało na mnie morze snów </em>(« Une mer de rêves a soufflé sur moi »), œuvre pour trois solistes, chœur et orchestre, commande de l’Institut Chopin créée en 2010 pour la clôture des festivités marquant le bicentenaire de la naissance du compositeur franco-polonais. Penderecki confie à une soprano, une mezzo et un baryton l’interprétation d’une vingtaine de poèmes dus à divers auteurs, Adam Mickiewicz étant sans doute le seul nom connu du grand public hors Pologne. Ce poème symphonique avec voix s’écoute fort agréablement, les voix y sont traitées avec respect, et le chœur ajoute une touche de ferveur à ces « Chants de méditation et de nostalgie ». Seul hic : on croirait entendre une composition datant d’un siècle auparavant, un mélange de Zemlinsky, de Richard Strauss et de Janacek. Penderecki aurait-il poussé un peu trop loin le retour à la tonalité ?</p>
<p>	Krzysztof Penderecki,<em> Powiało na mnie morze snów</em>, Izabela Matuła, soprano, Agnieszka Rehlis, mezzo, Leszek Skrla, baryton, Orchestre et chœur de l’opéra de Bialystok, direction : Wojciech Rajski. Enregistrement réalisé en avril 2013, 1 CD Dux DUX O963, 52’28</p>
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