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	<title>Serafino RAZZI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<title>Serafino RAZZI - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>VIVALDI, Nisi Dominus &#8211; Sablé-sur-Sarthe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-nisi-dominus-sable-sur-sarthe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le soin exceptionnel que met Vincent Dumestre dans ses réalisations musicales comme dans leur présentation est connu, à juste titre. Le programme de ce soir, déjà largement diffusé par le concert et le disque, en sera la plus pertinente illustration, une sorte d’aboutissement. Toutes les pièces seront enchainées harmonieusement (1). La vaste nef de l’église &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le soin exceptionnel que met <strong>Vincent Dumestre</strong> dans ses réalisations musicales comme dans leur présentation est connu, à juste titre. Le programme de ce soir, déjà largement diffusé par le concert et le disque, en sera la plus pertinente illustration, une sorte d’aboutissement. Toutes les pièces seront enchainées harmonieusement (1). La vaste nef de l’église néo-gothique de Sablé, comble, lui offre un cadre acoustique et spatial remarquable. Le large chœur autorisera un placement idéal de chacun, le continuo surélevé, comme le trio de chanteurs, ce dernier placé en arrière, violons et altos (2) jouant debout.</p>
<p>C’est du porche que les voix d’hommes font entendre le plain-chant de <em>Nisi Dominus</em>, bientôt élargi à une polyphonie en faux-bourdon où les trois voix masculines, bien timbrées, équilibrées, font merveille. S’enchainera une déambulation rythmée par les percussions, conduite par le chef, à la guitare baroque, suivie par tous les musiciens se rendant dans le chœur, fondée sur la première des laudes de ce soir (<em>Giesù diletto sposo</em>, de Soto). La jubilation collective est communicative, que nous retrouverons en bis, pour la sortie des artistes. Les éclairages, subtils et efficaces, souligneront opportunément l’originalité de chacune des pièces, voire des mouvements, et participeront à l’émotion de l’auditeur. Appartenant au même genre, mais d’un caractère foncièrement différent, <em>O Vergin Santa</em>, de Serafino Razzi. Avec Francesco Soto, castrat espagnol engagé à la Chapelle Sixtine, celui-ci s’illustra par la production de laudes, particulièrement liées à la dévotion populaire de l’Italie baroque. Moment de grâce et d’émotion que celui où les voix de <strong>Marie Théoleyre</strong> et d’<strong>Eva Zaïcik </strong>vont se répondre, puis se conjuguer, dans l’entrelac des diminutions virtuoses et discrètes des deux violons placés à leur côté. Le caractère répétitif, voire obsessionnel, de ces musiques populaires constitue la face cachée de ce baroque foisonnant qu’illustrent ensuite Locatelli et Vivaldi, de toute autre manière.</p>
<p>Locatelli écrit sa <em>Sinfonia funebre</em> à la disparition de son épouse. Sombre, dramatique, contrasté, le <em>largo</em> initial est suivi d’un <em>alla breve</em> fugué, puis d’un <em>grave</em> avant le finale, <em>non presto</em>. La direction de Vincent Dumestre, retenue comme animée, sculpte les phrasés, accuse les contrastes et construit le discours. On ne présente plus Eva Zaïcik, ni ses qualités bien connues, d’émission, de longueur de voix et de phrasé, d’articulation comme de vélocité. De Vivaldi, le motet guerrier <em>Invicti Bellate</em>, où un ample récitatif sépare les deux arie (presto, et larghetto), est propre à lui permettre de faire valoir toutes les facettes de son art. Admirable de bout en bout, l’alleluia conclusif, virtuose, nous éblouit par son aisance. De Razzi, <em>O dolcezza</em>, confié aux trois voix d’hommes, auxquelles répond l’angélique soprano, renoue avec les laudes. La <em>Sinfonia al Santo sepolcro</em> de Vivaldi, commencée dans l’obscurité, va se poursuivre dans la pénombre. Le programme s’ouvrait sur le <em>Nisi Dominus</em> de plain-chant. Il s’achève opportunément par le même psaume, magistralement illustré par <em>Il prete rosso</em>. Bien connu des amateurs de musique baroque, souvent illustré, par les plus grandes voix, on le retrouve ce soir servi par des interprètes hors du commun, qu’il s’agisse du Poème harmonique ou de notre grande mezzo. Tout est juste et l’émotion ne se démentit jamais. Le <em>Cum dederit</em>, berceur, confiant, produit toujours son effet. On retiendra aussi le <em>Gloria Patri</em>, où la viole d’amour de <strong>Fiona Poupard</strong> se marie à la voix d’exception de notre soliste.</p>
<p>Si on pouvait redouter d’une formule dont le succès ne se dément pas depuis quatre ans à la fois une forme de routine, comme l’affirmation de certaines tournures interprétatives, le renouvellement de l’ordre des pièces, la qualité exceptionnelle de la spatialisation, des éclairages, et – surtout – d’interprètes aussi investis que s’il s’agissait d’une première ont ravi un public enthousiaste. Celui-ci, qui a retenu ses applaudissements tout au long du concert, acclame longuement les artistes, et se voit récompensé par la reprise de <em>Giesù diletto sposo</em> (Soto), qui va conduire chanteurs et instrumentistes du chœur à la nef, pour une sortie appréciée.</p>
<pre>(1) Y compris lorsque les musiciens doivent se réaccorder, avant le <em>Nisi Dominus</em>, c’est toujours de la musique.
&nbsp;(2) Choix délibéré de Vincent Dumestre ? Les violons et altos sont – à l’exception d’un altiste – exclusivement de jeunes femmes, huit, comme celles que dirigeait Vivaldi à l’<em>Ospedale della Pietà</em>.</pre>
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		<title>Nisi Dominus</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/nisi-dominus-un-avant-gout-deternite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Sep 2022 06:37:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ajouter un nouvel enregistrement aux innombrables versions du Nisi Dominus de Vivaldi intéresse aujourd’hui autant par le choix éditorial que par la prestation musicale. Vincent Dumestre et son équipe ont mis un soin tout particulier à articuler le programme de ce nouvel opus, de telle sorte que la pièce maîtresse (la seule du reste indiquée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ajouter un nouvel enregistrement aux innombrables versions du <em>Nisi Dominus</em> de Vivaldi intéresse aujourd’hui autant par le choix éditorial que par la prestation musicale.</p>
<p><strong>Vincent Dumestre</strong> et son équipe ont mis un soin tout particulier à articuler le programme de ce nouvel opus, de telle sorte que la pièce maîtresse (la seule du reste indiquée en couverture du CD, et c’est bien elle qui attirera l’amateur) apparaisse comme le point culminant d’un cheminement autant spirituel que musical. Si les pièces choisies et présentées en amont du <em>Nisi Dominus</em> ne présentent certes pas toutes le même intérêt (le <em>Giesù diletto sposo</em> de Francisco Soto de Langa rompt quelque peu l’ambiance méditative qui prévaut par ailleurs, sans présenter un intérêt musical fondamental), on admirera le bel ordonnancement des morceaux qui nous conduisent assez naturellement jusqu’à la méditation finale autour du Psaume 127 (126).</p>
<p>Cette pièce virtuose, datant vraisemblablement de 1716, est l’occasion pour Vivaldi, <em>maestro dei concerti</em> à l’hôpital de la Pietà à Venise, de briller certes en tant que compositeur, mais aussi et surtout de faire briller les élèves exceptionnelles qui sont les siennes dans cette institution. Compositeur de génie dirigeant lui-même un orchestre au sommet de sa gloire, solistes virtuoses remarquées par les nombreux voyageurs étrangers qui affluent à l’occasion des concerts, nous sommes là dans un contexte totalement singulier et certainement unique en son genre.</p>
<p>Les huit pièces de l’enregistrement sont centrées sur la louange divine. Les compositeurs rassemblés dans ce disque ont comme point commun d’avoir exercé à une époque de renouveau de la foi catholique, après les difficiles années qui ont suivi la Réforme luthérienne. Dans les nouvelles confréries de dévotion se développe une conception originale de la spiritualité, axée davantage sur les œuvres de miséricorde et sur la louange que sur la mortification, qui rappelait trop les sombres moments de la Réforme. De plus, l’usage se développant de la langue « vulgaire » ( la<em> vulgate</em> étant ici l’italien en lieu et place du latin), devait permettre aux auditeurs, par une meilleure compréhension des textes proposés, de s’associer davantage et de se rassembler dans l’action de grâce.</p>
<p>L’autre fil rouge de l’enregistrement, ce sont les figures féminines, qu’elles soient interprètes, sujets ou destinataires de l’œuvre (ainsi, la <em>Sinfonia funebre</em> de Pietro Antonio Locatelli a-t-elle été composée pour les funérailles de son épouse). La nouvelle spiritualité de dévotion, que nous évoquions et qui est directement issue de la Contre-Réforme, met aussi en avant la figure de Marie (<em>O vergin santa</em> , louange méditative qui ouvre le programme avec les deux voix d’Eva Zaïcik et Déborah Cachet se rejoignant dans un chant qui introduit l’auditeur dans l’ambiance de recueillement, et <em>O dolcezza</em> de Serafino Razzi).</p>
<p>Nous retrouvons <strong>Eva Zaïcik</strong> avec bonheur. Dans un registre bien différent de <a href="https://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-toulouse-rossini-cest-de-la-dentelle">celui</a> dans lequel nous l’avions découverte, elle convainc à nouveau par la sûreté du timbre. La chaleur, la ferveur même de la voix nous accompagnent dans l’invocation au Christ invincible (motet <em>Invicti Bellate</em>) même si les coloratures de l’Alleluia manquent encore d’assurance.</p>
<p>Le <em>Nisi Dominus</em> et le <em>Sicut sagittae</em> sont pris sur un tempo allègre. La voix est bien placée, les graves ressortent parfaitement, les ornements sont maitrisés. Le <em>Vanum est vobis</em> est admirable de sérénité, tout comme le <em>Cum dederit</em> , apaisé où est proposé un avant-goût de l’éternité (le <em>somnum</em> étiré à n’en plus finir)</p>
<p>Vincent Dumestre et les vingt musiciens de son Poème Harmonique, sur terres connues, bénéficient d’une prise de son qui met en avant une belle réverbération et qui profite de l’excellente acoustique de la Chapelle Corneille à Rouen. On lui saura gré d’avoir placé dans son programme des pièces moins connues mais qui, à l’instar de la <em>Sinfonia funebre</em> de Pietro Antonio Locatelli évoquée plus haut, complètent harmonieusement un programme intéressant, mais un peu chiche avec une toute petite heure de musique au total.</p>
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