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	<title>Louis SPOHR - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Louis SPOHR - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Louis Spohr, Lieder ; Julia Varady, Dietrich Fischer-Dieskau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/louis-spohr-lieder-julia-varady-dietrich-fischer-dieskau-on-redemande-du-spohr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Spohr nous légua une centaine de Lieder dont la composition s’étend tout au long de sa carrière (de 1809, l’opus 25, il a 25 ans, à son opus ultime, le 154, écrit en 1856). S’il commença sa carrière comme violoniste, son intérêt pour la voix ne se démentira jamais. Ainsi dirigea-t-il des salles d’opéras à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Spohr nous légua une centaine de Lieder dont la composition s’étend tout au long de sa carrière (de 1809, l’opus 25, il a 25 ans, à son opus ultime, le 154, écrit en 1856). S’il commença sa carrière comme violoniste, son intérêt pour la voix ne se démentira jamais. Ainsi dirigea-t-il des salles d’opéras à Vienne, Francfort et Kassel, pour lesquelles il écrivit.</p>
<p>Cet enregistrement est la réédition du 3<sup>e</sup> CD publié par <em>Orfeo</em> dans son coffret consacré à <strong>Dietrich Fischer-Dieskau</strong>, et du dixième de l’intégrale de ses enregistrements chez le même éditeur (<a href="/cd/julia-varady-the-orfeo-recordings-julia-varady-voix-dor-et-de-feu">Julia Varady, voix d’or et de feu</a>). Qu’il est loin le temps où quelques courageux interprètes et éditeurs français osaient graver des Lieder de Spohr ! Si une intégrale nous est promise (par Felicitas et Judith Erb) sous le label <em>Ars Produktion</em>, nous n’avons à ce jour que des enregistrements fragmentaires signés de grands noms. Outre notre baryton et notre soprano, Hermann Prey, Eberhard Bücher, Evelyn Lear, Helen Donath, Anne Sofie von Otter ont laissé de belles réalisations. Evidemment, dans le sillage du célèbre <em>Hirt auf dem Felsen</em> de Schubert, les six Lieder de l’opus 103, avec clarinette obligée, sont disponibles dans plusieurs versions. Spohr répondait en les écrivant au vœu du dédicataire, le Comte Leopold von Lippe-Detmold.</p>
<p>Commençons donc par ces lieder confiés à <strong>Julia Varady</strong> (qui figurent à la fin du CD, dont c’est le couronnement).  L’aurait-on oublié ? La clarinette se marie à merveille au timbre de soprano. C’est un pur joyau que cet opus 103. La clarinette, qu’illustra si bien Spohr après Weber, s’y fait la compagne amie, confidente, de la voix, agile, brillante, chargée d’une égale émotion. <strong>Hans Schöneberger</strong> y rayonne avec sa virtuosité humble. Ses phrasés, son articulation et ses couleurs sont un modèle. La voix de Julia Varady est alors au sommet de ses moyens expressifs : l’émission d’une rare fraîcheur, la palette est la plus large, comme l’égalité des registres avec de solides graves de velours. Le <em>Wiegenlied</em> de Fallersleben, outre sa beauté formelle et émouvante, permet d’apprécier le miracle que réalise l’interprète : les trois pauvres notes de la mélodie prennent ici une dimension poétique quasi métaphysique. La passion enfièvrée de <em>Sei still mein Herz</em> , de  <em>Wach auf !</em>  aussi, lui permet de déployer sa voix caressante comme fougueuse dans toute sa splendeur. Une grande leçon, au travers d’une œuvre qu’il faut absolument découvrir, si ce n’est fait.</p>
<p>On connaît l’art de Dietrich Fischer-Dieskau, sans doute le plus grand baryton de tous les temps par sa capacité à illustrer magistralement les répertoires les plus larges, notamment le Lied auquel il a imprimé sa marque. Le premier cahier qu’il nous offre, l’ultime de la riche carrière de Spohr, est passionnant par son dialogue avec le violon (<strong>Dmitry Sitkovetsky</strong>), mais aussi par une réalisation de <em>Erlkönig</em> qui prend ses distances par rapport à Schubert, tout autant que celle de Carl Loewe. Un sens aigu de la déclamation, une écriture instrumentale riche, où l’ornementation virtuose tient toute sa place. L’esprit souffle : on perçoit aisément combien il anticipe les évolutions du Lied jusque Hugo Wolf.</p>
<p>Les six Lieder qui suivent, écrits entre 1809 et 1826, sont extraits de différents cahiers et reflètent bien la vaste production de Spohr. Le piano, seul à accompagner le chant, y prend toute sa dimension, qu’il s’agisse d’illustrer avec simplicité un chant écossais, strophique, ou d’animer le <em>Zigeunerlied</em> (Goethe) dont Busoni nous donnera une version tout aussi intéressante, ou le <em>Vanitas ! Vanitatum vanitas</em>, lui aussi de Goethe, jubilatoire à souhait. Le <em>Schlaflied</em>, berceur, est délicieux, quant à <em>An Mignon</em>, il aurait certainement plu à Goethe au moins autant que celui de Zelter.</p>
<p>Les qualités de <strong>Hartmut Höll</strong>, un des très grands accompagnateurs de la fin du siècle passé, ne sont plus à démontrer. Ce CD est un modèle du genre. Regrettons simplement que Spohr n’ait pas écrit de duos pour soprano et baryton : Julia Varady et Dietrich Fischer-Dieskau y auraient certainement rayonné avec cette complicité qui leur était propre.</p>
<p>L’introduction publiée dans la plaquette n’est pas traduite dans notre langue, mais tous les textes chantés sont publiés en français et en anglais.</p>
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		<title>Carnavalet, dernier concert avant travaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/carnavalet-dernier-concert-avant-travaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 05:44:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 4 avril, une partie du Musée Carnavalet est en travaux : l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, qui abrite les collections allant de la Révolution à la Belle Epoque, est fermée jusqu’à fin 2019. Mais voici qu’à partir du 3 octobre, le reste du Musée de l’histoire de Paris, soit l’hôtel Carnavalet, va lui aussi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 4 avril, une partie du Musée Carnavalet est en travaux : l’hôtel Le Peletier de Saint-Fargeau, qui abrite les collections allant de la Révolution à la Belle Epoque, est fermée jusqu’à fin 2019. Mais voici qu’à partir du 3 octobre, le reste du Musée de l’histoire de Paris, soit l’hôtel Carnavalet, va lui aussi clore ses portes en vue d’une rénovation complète (remise aux normes, réfection de la toiture, réorganisation des salles). Il ne vous reste donc plus que quelques semaines pour le visiter, et pour profiter des concerts gratuits qui y sont régulièrement organisés. Prochain (et dernier) rendez-vous : dimanche 25 septembre pour un concert Schubert &#8211; Rossini &#8211; Spohr par la mezzo <strong>Mariam Sarkissian</strong>, le clarinettiste <strong>Julian Milkis </strong>et le pianiste <strong>Daniel Propper</strong>.</p>
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		<title>Seize opéras à célébrer en 2016</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/seize-operas-a-celebrer-en-2016/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jan 2016 01:12:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’aube de cette nouvelle année, nous ajoutons à nos meilleurs vœux de santé et de prospérité, seize opéras à célébrer particulièrement en 2016 : 1 –Angelica, vincitrice di Alcina, opéra en trois actes de Johann Joseph Fux dont 2016 marquera le tricentenaire de la première représentation à Vienne sur le bassin de la villa impérial &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’aube de cette nouvelle année, nous ajoutons à nos meilleurs vœux de santé et de prospérité, seize opéras à célébrer particulièrement en 2016 :</p>
<p>1 –<em>Angelica, vincitrice di Alcina</em>, opéra en trois actes de Johann Joseph Fux dont 2016 marquera le tricentenaire de la première représentation à Vienne sur le bassin de la villa impérial « la Favorite » (rien à voir évidemment avec l’opéra de Donizetti).</p>
<p>2, 3, 4 et 5 – <em>Il barbiere du Siviglia</em> et <em>Otello</em> de Gioachino Rossini, <em>Undine</em> de Ernst Theodor Amadeus Hoffmann ainsi que <em>Faust</em> de Louis Spohr qui, eux, souffleront leur 200 bougies.</p>
<p>6 – <em>Goyescas</em>, le dernier opéra d’Enrique Granados, et aussi le plus célèbre, qui aurait dû être monté à Paris mais, à cause de la guerre, fut créé à New York il y aura un siècle le 28 janvier. Son succès triomphal valut au compositeur une invitation à la Maison Blanche. Granados périt dans le naufrage du paquebot qui le ramenait en Espagne, coulé par un sous sous-marin allemand.   </p>
<p>7 – <em>Ariadne auf Naxos</em>, opéra de Richard Strauss, dont la création date de 1912 mais dont la version révisée, qui aujourd’hui prévaut sur les scènes, de 1916.</p>
<p>8 – <em>La Ginevra, infanta di Scozia</em>, un des onze opéras de Giovanni Battista Bassani dont on célèbrera en 2016 le bicentenaire de la mort</p>
<p>9 – <em>La Juive</em> de Fromental Halevy, qui occupera le haut de l’affiche au moins <a href="http://www.forumopera.com/breve/2016-annee-de-la-juive">quatre fois</a> dans les mois à venir, et notamment ce printemps à Lyon mis en scène par <strong>Olivier Py</strong> et cet été à Munich avec <strong>Roberto Alagna</strong> dans le rôle d’Eléazar.</p>
<p>10 – <em>Lohengrin </em>qui verra <strong>Anna Netrebko</strong>, du 19 au 29 mai à Dresde, interpréter pour la première fois un opéra de Richard Wagner.</p>
<p>11 – <em>Il trovatore</em> de Giuseppe Verdi qui, au cours du premier semestre 2016, sera représenté sur au moins 16 scènes différentes dont 13 fois à l’Opéra de Paris du 31 janvier au 15 mars.</p>
<p>12 – <em>La senna festeggiante</em> qui, à ce jour, est le seul opéra d’Antonio Vivaldi annoncé au programme en 2016, à Londres au Wigmore Hall le 3 mai.</p>
<p>13 – <em>La Wally</em> de Catalani universellement connu depuis que le grand air de son héroïne, « Ebben? Ne andró lontana » a servi de musique au film <em>Diva</em>, mais rarement représenté sauf à Monte-Carlo du 21 au 30 janvier.</p>
<p>14, 15, 16 – <em>Manon Lescaut</em> et <em>Tosca</em> de Giacomo Puccini ainsi que <em>Die Meistersinger von Nürnberg</em> de Richard Wagner parce que tout opéra dans lequel chante <strong>Jonas Kaufmann</strong> sera, cette année comme la précédente, incontournable (<a href="http://www.jonaskaufmann.com/en/5/schedule.html">plus d’informations</a>).</p>
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		<title>Die Letzte Dinge</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-letzte-dinge-un-grand-oratorio-magnifie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2015 07:52:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé à Cassel en 1826, Die Letzte Dinge, oratorio magistral de Spohr sur le thème du jugement dernier fut considéré à l’époque comme une œuvre de tout premier plan. Il faut dire que le compositeur jouissait déjà d’une réputation exceptionnelle en tant que violoniste virtuose, et était tenu en grande estime non seulement dans les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créé à Cassel en 1826, <em>Die Letzte Dinge</em>, oratorio magistral de Spohr sur le thème du jugement dernier fut considéré à l’époque comme une œuvre de tout premier plan. Il faut dire que le compositeur jouissait déjà d’une réputation exceptionnelle en tant que violoniste virtuose, et était tenu en grande estime non seulement dans les villes où il avait été en poste, Gotha, Vienne et Frankfurt, mais aussi dans le reste de l’Europe et même en Angleterre. Spohr s’essaya au genre de l’oratorio à différentes reprises au cours de sa carrière, et pour la première fois en 1812 avec <em>Das Jüngste Gericht</em>, sur un thème très similaire. Plus tard, il livrera encore une passion (<em>Des Heilands letzte Stunden</em>) et <em>Der Falls Babylons</em>, respectivement en 1835 et 1842.</p>
<p>L’enregistrement que nous en livre ici <strong>Frieder Bernius</strong> et ses équipes est remarquable à plus d’un titre. Outre le mérite de tirer de l’ombre une partition un peu négligée (il existe cependant quelques enregistrements concurrents), il lui accorde un soin très attentif dans l’interprétation, des solistes de qualité, une direction inspirée, tous éléments qui ne font que souligner la qualité de la partition. Spohr interprété de la sorte rivalise sans rougir avec Beethoven. Il n’en a certes pas les audaces de forme, mais son inspiration mélodique et la rigueur de son écriture portent la partition très haut. L&rsquo;œuvre n’est pas sans évoquer aussi, par ses élans lyriques, les grands oratorios de Mendelssohn, composés quelques années plus tard.</p>
<p>Mais venons-en à l’interprétation. Ce qui frappe tout d’abord, c’est l’exceptionnelle qualité du chœur : homogénéité des pupitres, unité d’intention, couleurs particulièrement soignées, très grande précision dans les détails, des attaques parfaites, on a là affaire à un phalange particulièrement en forme et à un chef remarquablement inspiré. Dans l’équipe des solistes, c’est le ténor qui se distingue le plus. <strong>Andreas Weller</strong> a un timbre sonore dans tous les registres, une grande aisance, et de la vaillance tant qu’il en faut, au point qu’il évoque, à certains accents héroïques, le Florestan de <em>Fidélio</em>. Nos commentaires sont un peu moins enthousiastes au sujet de la basse <strong>Konstantin Wolff</strong> dont la voix n’a peut-être pas toute la profondeur requise, malgré un beau timbre dans le medium. Les deux rôles féminins complètent heureusement cette distribution, dont on soulignera aussi l’engagement et la rigueur. L’impression d’ensemble est largement positive, Bernius signe ici, une fois de plus, une très belle et très nécessaire réalisation.</p>
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		<item>
		<title>Der Fall Babylons</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-fall-babylons-ca-cest-du-spohr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 06:55:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Connu pour ses engagements humanistes, Spohr rencontrerait-il de nouveau le succès qui en fit l’égal de Schumann et de Mendelssohn, dont il était admiré ? Les enregistrements réalisés Outre-Rhin se multiplient. Et, à côté du Jugement dernier [Die letzten Dinge], plusieurs fois gravé, voici que nous découvrons La chute de Babylone, son ultime oratorio. C’est une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Connu pour ses engagements humanistes, Spohr rencontrerait-il de nouveau le succès qui en fit l’égal de Schumann et de Mendelssohn, dont il était admiré ? Les enregistrements réalisés Outre-Rhin se multiplient. Et, à côté du <em>Jugement dernier</em> [<em>Die letzten Dinge</em>], plusieurs fois gravé, voici que nous découvrons <em>La chute de Babylone</em>, son ultime oratorio. C’est une première mondiale.</p>
<p>Avant ceux de Mendelssohn – <em>Elias </em>viendra 5 ans après – cet oratorio connaîtra un véritable triomphe. La Malibran tomba en larmes lors de son exécution. « <em>L’œuvre la plus importante depuis Haendel</em> » lisait-on dans <em>The Morning Chronicle</em> au lendemain de la création anglaise. La partition influença Brahms dont le <em>Requiem allemand</em> traduit plus d’un écho.</p>
<p>Hélène Cao, signataire du seul ouvrage en français consacré à Spohr, assassine <em>Der Fall Babylons</em> en une dizaine de lignes. L’a-t-elle lu ou écouté ? Bien que la BNF en conserve le manuscrit de la version chant et piano, datée du 15 octobre 1840, rien n’est moins sûr. Avec le recul, débarrassé de tout préjugé, on peut affirmer qu’il s’agit d’un authentique chef d’œuvre.</p>
<p>Le sujet, emprunté à la Bible (Daniel, 5), avait été traité par Haendel, et sera repris par William Walton. C’est en quelque sorte la suite du <em>Nabucco</em> de Verdi. L’histoire de la captivité des Juifs à Babylone, sous le règne de Nabuchodonosor est connue. Lorsque, au cours d’un festin, Belshazzar, son successeur, ordonne l’utilisation de la vaisselle d’or et d’argent dérobée par son père au temple de Jérusalem, une main inconnue trace des mots incompréhensibles sur la muraille (tableau de Rembrandt). Daniel prédit la chute de Babylone, la mort du roi et le partage de l’empire entre les Mèdes et les Perses, conduits par Cyrus (Darius dans la Bible) qui permettra le retour des Juifs en Judée et la reconstruction du Temple.</p>
<p>L’action est partagée entre Belshazzar, Nicotris, sa mère, Cyrus, Daniel, un devin et des personnages secondaires (femmes juives, soldats). Le chœur participe pleinement au drame, tout à tour juifs, courtisans, prêtres de Bel, soldats perses, soldats babyloniens, femmes juives, femmes de Babylone, avec des combinaisons variées qui se renouvellent en permanence. La qualité de l’écriture, la maîtrise formelle et l’expression concourent à faire de l’ouverture, seule connue au disque jusqu’alors (Hyperion, 2009) une page remarquable. Le premier chœur, plainte tourmentée des Juifs sur leur sort, est empreint d’un romantisme convaincant, sans concession, savant et raffiné, puissant aussi. Aucun des trente-et-un numéros de la partition ne laisse indifférent. Comme il se doit, les finales de chacune des deux parties sont des sommets. Les ensembles, duo, trio et quatuor, sont aussi réussis que les arias et les récitatifs.</p>
<p>On pouvait redouter un enregistrement quelque peu provincial, saturé de bonnes intentions, puisque réalisé par des interprètes basés à Braunschweig, ville natale de Spohr, qui s’attache à lui rendre sa gloire passée. Le chef ? un inconnu, qui préside la Société Spohr et dirige le KonzertChor, <strong>Matthias Stanze</strong>, est une révélation, autant que l’ouvrage qu’il défend avec bonheur. Son chœur est remarquable par son homogénéité et son sens des couleurs. La réputation des solistes, jeunes et prometteurs, n’a pas encore franchi les frontières. Pour autant, la réalisation est particulièrement soignée, très professionnelle, animée par la conviction de chacun qu’il participe à la résurrection d’un chef d’œuvre, ce qui est le cas. Daniel est confié à <strong>Matthias Stier</strong>, un ténor qui devrait faire son chemin : l’émission est claire, aisée, égale dans tous les registres, et son chant convaincant. <strong>Dirk Schmidt</strong>, baryton, nous offre , entre autres, un air avec choeur (« Uber Babylon soll flammen ») de toute beauté. La femme juive,<strong> Ekaterina Kudryavtseva</strong>, chante 2 airs et un duo. La voix de soprano est pleine, longue et séduisante. <strong>Anne Schuldt</strong>, mezzo,  remplit fort bien son contrat. La basse bulgare <strong>Rossen Krastev</strong> donne une vie singulière à Belshazzar.</p>
<p>Il y a un mois, l’œuvre était donnée en Suisse, à Zürich (Neumünster) pour la première fois, et y a fait forte impression. Puisse cet enregistrement susciter une large diffusion de ce magnifique oratorio.</p>
<p>Un notice riche, en allemand et en anglais, remarquablement documentée, comportant le livret, accompagne les CD.</p>
<p> </p>
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