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	<title>Louis VARNEY - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Louis VARNEY - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>VARNEY, Les Mousquetaires au couvent — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-mousquetaires-au-couvent-paris-pour-faire-un-brave-mousquetaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Feb 2019 06:59:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Curieuse histoire que celle de cette opérette très populaire jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, puis perdue dans la routine et les distributions de second ordre, avant que de réapparaître récemment à l’Opéra Comique dans la mise en scène à la fois déjantée et un peu guindée de Jérôme Deschamps. Rien dans cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Curieuse histoire que celle de cette opérette très populaire jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale, puis perdue dans la routine et les distributions de second ordre, avant que de réapparaître récemment à l’Opéra Comique <a href="https://www.forumopera.com/les-mousquetaires-au-couvent-paris-favart-jesus-revient-deschamps-sen-va">dans la mise en scène à la fois déjantée et un peu guindée de Jérôme Deschamps</a>. Rien dans cette œuvre ne nous concerne vraiment aujourd’hui, pas de réflexion existentielle, les ressorts théâtraux sont des plus communs et bien datés qui se déroulent dans le monde des couvents et des pensionnats de jeunes filles. Tout au plus peut-on y voir un brin d’anticléricalisme gentiment subversif. Bref, rien de bien nouveau ni de bien affriolant, ne serait la musique de Varney qui a gardé son entrain communicatif, avec notamment deux « tubes », « Eh ! oui, c’est moi l’abbé Bridaine », et « Pour faire un brave mousquetaire ».</p>
<p>	Alors, n’était-ce pas mission impossible que d’essayer de ressusciter cette opérette dans sa forme traditionnelle ? Pari pourtant gagné haut la main par la troupe <strong>Divinopéra</strong>, qui met en œuvre des recettes simples mais efficaces. D’abord une distribution sans failles et bien équilibrée de chanteurs-acteurs-danseurs qui se donnent à fond pour la plus grande joie des spectateurs, ensuite une adaptation du texte parlé en alexandrins façon Edmond Rostand, qui en corrige paradoxalement le côté suranné en lui apportant un second degré humoristique. Car pour le reste, pas de transposition, hormis les demoiselles du pensionnat qui sortent toutes leur portable pendant les cours, et l’inénarrable Be-Bop mené à la fin du deuxième acte par  Narcisse de Brissac avec la mère supérieure. Le respect de l’œuvre originale est donc total, illuminé par les très jolis costumes de <strong>Madeleine Nicollas</strong>.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="312" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/11_n49a0863bd.jpg?itok=PanFr9p1" width="468" /><br />
	© Photo Alain Argaud</p>
<p>Le personnage de Narcisse de Brissac est évidemment un rôle en or, que <strong>Cédric Le Barbier</strong> s’approprie avec autant de gourmandise que de talent. Il est vif, drôle et toujours en situation, dépensant sans compter une énorme énergie sans que cela affecte en rien les qualités vocales d’une belle voix de baryton. Sa compagne en devenir, Louise de Pontcourlay, est jouée fort drôlement par <strong>Virginie Marry</strong>, élève dissipée façon Mam’zelle Nitouche, qui chante également fort bien. Les tourtereaux Marie de Pontcourlay (<strong>Marie Cordier</strong>) et Gontran de Solanges (<strong>Olivier Montmory</strong>) ont évidemment des rôles d’amoureux plus convenus, qu’ils interprètent joliment, faisant ressortir de charmants moments d’émotion en chantant parfaitement bien leurs romances « Mon Dieu, que mon âme incertaine » et « Il serai vrai ! ce fut un songe », qui font indéniablement penser à Gilbert et Sullivan.</p>
<p>	On retrouve avec plaisir <strong>Marie Saadi</strong>, qui outre son action pour la redécouverte de ce répertoire trop oublié, campe une truculente Simone menant son monde à la baguette. L’abbé Bridaine d’<strong>Hugues Blunat</strong> est particulièrement atypique, et lui aussi, comme tous les autres, a la voix idéale du rôle. Une mère supérieure fort drôle (<strong>Marie-Caroline Husson</strong>), qui serre parfois d’un peu près son abbé, une sœur Opportune (<strong>Caroline Duliège</strong>) bien dans la tradition, et un gouverneur de Touraine (<strong>Jean-Philippe Poujoulat</strong>) plutôt original, parachèvent cette belle distribution, que complètent de très bons comparses.</p>
<p>	L’orchestre, composé d’une dizaine d’excellents musiciens, est mené avec finesse par <strong>Romain Dumas</strong> qui sait être attentif au plateau tout en conservant des tempi soutenus. Le chœur est d’une grande clarté, en même temps que d’un grand naturel, là où tant d’autres paraissent empruntés. L’ensemble, frais, dynamique et drôle, doit beaucoup à la direction d’acteurs et à la mise en scène d’une grande efficacité d’<strong>Emmanuel Gardeil</strong>. On passe vraiment une excellente soirée.</p>
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		<title>VARNEY, Les Mousquetaires au couvent — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-mousquetaires-au-couvent-paris-opera-comique-jesus-revient-deschamps-sen-va/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2015 06:05:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Jésus descendu de sa croix relevant la mère supérieure tombée à la renverse, voilà un gag que n’avait pas prévu Jérôme Deschamps dans sa mise en scène des Mousquetaires au couvent. Pourtant, c’est à cette scène qu’un public enthousiaste a eu droit lors des saluts, quand la titulaire du rôle se prit les pieds dans &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Jésus descendu de sa croix relevant la mère supérieure tombée à la renverse, voilà un gag que n’avait pas prévu <strong>Jérôme Deschamps</strong> dans sa mise en scène des <em>Mousquetaires au couvent</em>. Pourtant, c’est à cette scène qu’un public enthousiaste a eu droit lors des saluts, quand la titulaire du rôle se prit les pieds dans les plis de son ample robe. On ne dévoilera pas comment un tel miracle a été possible, ce serait gâter un des effets comiques d’un spectacle qui en est riche, et qui voit la verve deschampêtre s’appliquer à une œuvre idoine. Rien de tel qu’un traitement <em>alla Deschiens</em> pour faire s’envoler la poussière accumulée sur une œuvre, comique de préférence. Au soupçon d’anticléricalisme d’une opérette créée sous la IIIe République, le metteur en scène répond par quelques judicieux anachronismes et une aimable irrévérence, allant jusqu’à ajouter à la partition une citation du célèbre « Jésus revient » de <em>La Vie est un long fleuve tranquille</em>. Après un premier acte dont le décor évoque les fermes-jouets pour enfants, le couvent présente l’aspect d’un bâtiment d’aujourd’hui, avec ses pupitres modernes, son matériel anti-incendie et son défibrillateur, mais les costumes, où brille la fantaisie propre à <strong>Vanessa Sannino</strong>, situent l’action dans un XVII<sup>e</sup> siècle aux couleurs de bonbons acidulés. Avec cette reprise parisienne d’une production créée à Lausanne, Jérôme Deschamps tire superbement sa révérence, et la fermeture prolongée de la Salle Favart n’en paraîtra que plus longue.</p>
<p>Non content d’offrir au public cet ultime cadeau, Jérôme Deschamps s’accorde aussi le plaisir de jouer un rôle, comme dans <em>Ciboulette</em>, mais le Gouverneur est ici nettement plus présent, et en plus il chante. Le personnage devient un délicieux demeuré, un sympathique crétin, et en voyant les mimiques et les accents de la mère supérieure campée par <strong>Nicole Monestier</strong>, on songe qu’à défaut de pouvoir s’arroger ce rôle-là aussi, le metteur en scène aura réussi à faire d’elle son quasi-clône. Jérôme Deschamps sait heureusement avoir la main légère quand il le faut, et il est rare qu’un gag arrive à un moment mal choisi. Ainsi, lorsque Gontran chante sa Romance au deuxième acte, on pourrait s’offusquer de l’arrivée de pompiers qui font pouffer le public, mais vu ce que fait <strong>Sébastien Guèze</strong>, ce n’est peut-être pas plus mal : débit haché, aigus tirés, cette si belle page est plus sacrifiée par le chanteur que par la mise en scène. S’il est assez réjouissant que le ténor endosse un rôle comique à l’encontre de son image de Tom Cruise lyrique, sa voix reste assez dénuée de séduction, à nos oreilles du moins. Déception aussi avec <strong>Marc Canturri</strong> qui, pour avoir déjà interprété Brissac à Lausanne, n’en est pas moins fort limité aux deux extrêmes de la tessiture ; sa prestance ne suffit pas à faire pardonner sa manière de briser la moindre ligne vocale un peu ornée. Dans le rôle très bref de Rigobert, <strong>Ronan Debois</strong> semble avoir perdu sa voix, car il peine à se faire entendre. Tout le contraire de <strong>Franck Leguérinel</strong>, toujours aussi sonore malgré une certaine usure du timbre, acteur bien-disant et toujours aussi impayable, même si un peu plus de précision rythmique serait parfois bienvenu.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="293" src="/sites/default/files/styles/large/public/11_les_mousquetaires_au_couvent_dr_pierre_grosbois.jpg?itok=lRNl6g_m" title="© Pierre Grosbois" width="468" /><br /><font color="#000000">© Pierre Grosbois</font></p>
<p>Avec les dames, en revanche, le satisfecit est total. Dans un emploi de servante coquine, <strong>Anne-Catherine Gillet </strong>montre qu’elle a tout l’abattage d’une meneuse de revue, rompant définitivement avec les « nunuches » qu’elle aime tant à défendre : depuis quelques années, la voix a pris une ampleur qui lui permet d’aborder un tout autre répertoire. Membre de l’Académie de l’Opéra-Comique, <strong>Anne-Marine Suire </strong>est une très tendre Marie, dont elle a toute la fraîcheur rêveuse, tandis que sa sœur Louise bénéficie de la verve et du chien d’une <strong>Antoinette Dennefeld</strong> qu’on a hâte d’entendre dans des personnages de premier plan. <strong>Doris Lamprecht</strong> est scéniquement divine en religieuse moustachue, et l’on distinguera spécialement parmi ces demoiselles de l’Académie la truculente Agathe de <strong>Valentine Martinez</strong>.</p>
<p>Aussi à l’aise dans cette bouffonnerie que dans la musique d’église, le chœur <strong>Les Cris de Paris </strong>prête ses voix franches aux mousquetaires comme aux pensionnaires du couvent. A la tête d’un <strong>Orchestre symphonique de l’Opéra de Toulon</strong> qui sonne fort bien dans la fosse de la Salle Favart, <strong>Laurent Campellone</strong> déploie son énergie coutumière : son amour du répertoire français ne ferait-il pas de lui le chef idéal dans cette maison ? Espérons que la réouverture de la salle en janvier 2017 apportera son lot de nouveautés aussi enthousiasmantes que l’auront été les huit saisons du mandat Deschamps…</p>
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