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	<title>Jan Dismas ZELENKA - Compositeur - Forum Opéra</title>
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	<title>Jan Dismas ZELENKA - Compositeur - Forum Opéra</title>
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		<title>Motets</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/zelenka-so-british/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Nov 2012 15:24:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Programme magnifique que ce récital entièrement composé de motets et de (deux) pièces instrumentales de Jan Dismas Zelenka. Souvent considéré (à l’emporte-pièce) comme le Bach tchèque – et admiré par le Kantor de Leipzig lui-même – l’artiste n’a jamais connu la même gloire, que son talent aurait pourtant largement justifiée. La cour de Dresde, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Programme magnifique que ce récital entièrement composé de motets et de (deux) pièces instrumentales de Jan Dismas Zelenka. Souvent considéré (à l’emporte-pièce) comme le Bach tchèque – et admiré par le <em>Kantor </em>de Leipzig lui-même – l’artiste n’a jamais connu la même gloire, que son talent aurait pourtant largement justifiée. La cour de Dresde, qui l’emploie dès 1715 (comme contrebassiste, d’abord), n’a d’ailleurs jamais fait grand cas de son génie. Le temps est venu de le replacer sur le devant de la scène baroque, ce que l’actualité discographique semble enfin vouloir faire.</p>
<p>
			Le contre-ténor anglais  <strong>Alex Potter</strong> connaît bien Zelenka pour l’avoir souvent abordé au concert et participé à l’enregistrement de l’oratorio <em>Il serpente di Bronzo</em> ZWV 61 sous la direction d’Adam Viktora (Nibiru). Il construit le présent récital avec goût, l’entamant par le long et brillant <em>Barbara, dira effera !</em> ZWV 164 dont l’interprétation appelle toutefois quelques réserves. Le bât blesse surtout dans la première des trois parties,<em> Allegro assai e sempre fiero</em>, où l’unité d’ensemble se trouve parfois mise à mal au profit d’effets ponctuels de théâtralisation – ce qui ne garantit pas pour autant la puissance dramatique.</p>
<p>
			La suite propose de belles qualités musicales mais est uniformisée par un certain flegme qui ne va pas à toutes les (sections de ces) partitions. Ainsi, là où la première partie du motet <em>Alma Redemptoris Mater</em> ZWV 126 séduit, le reste de l’œuvre (à partir de « <em>succurre cadenti</em> ») manque de fermeté et de volontarisme de la part du soliste – le miserere final tombe quant à lui dans le larmoyant. En revanche, on se laissera emporter par la tendresse du <em>O magnum mysterium</em> ZWV 171, alternative crédible à la récente gravure de l’alto Markéta Cukrova (Supraphon). Fleuron de l’album, la <em>Lamentatio </em>ZWV 53/6 fait montre d’une expressivité tout en retenue émue. Cette sublime partition est néanmoins loin d’être inédite au disque et a récemment été superbement gravée (également isolément) par Damien Guillon que les talents de « diseur » imposent de peu (Passacaille). Cependant, la pièce prouve que malgré son manque presque permanent d’engagement, le contre-ténor n’est jamais pris en défaut de sensibilité.</p>
<p>			La direction de <strong>Dominik Kiefer</strong> est pleine de belles intentions rhétoriques (le basson presque « concertant » de<em> Barbara, dira effira</em> est malheureusement laissé trop en retrait) et le <strong>Capriccio Barockorchester </strong>de bonne tenue. La nonchalance omniprésente de Potter empêche probablement ce disque de se poser comme un récital incontournable ou d’envisager ne serait-ce que l’une de ces pièces comme une version « de référence ». Qu’à cela ne tienne, rien ici n’est raté ni indigne et le plaisir procuré par les perles enfilées par le soliste nous laisse même, malgré plus de 80 minutes de musique, un goût de trop peu. On ne lasse décidément jamais de Zelenka…</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Music from Eighteenth-Century Prague  &#8211; Messe et motets</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/prague-fete-noel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Nov 2012 14:37:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Ecrite très rapidement – du 13 au 20 décembre 1726 – pour être donnée à Prague le lendemain de Noël, la Missa Nativitatis Domini de Jan Dismas Zelenka n’a, sauf erreur, été enregistrée qu’une seule fois jusqu’ici – en mars 2011, sous la direction de Nicolo Sokoli, qui prenait l’option discutable d’un chœur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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			Ecrite très rapidement – du 13 au 20 décembre 1726 – pour être donnée à Prague le lendemain de Noël, la <em>Missa Nativitatis Domini</em> de Jan Dismas Zelenka n’a, sauf erreur, été enregistrée qu’une seule fois jusqu’ici – en mars 2011, sous la direction de Nicolo Sokoli, qui prenait l’option discutable d’un chœur à une seule voix par partie (Genuin). Le présent enregistrement fait le choix inverse de tirer les solistes d’un ensemble vocal de douze personnes et s’impose par la qualité (non-démonstrative) de ses exécutants.</p>
<p>			Si le compositeur respecte bien évidemment la structure en 5 parties de la messe (<em>Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei</em>), la subdivision des mouvements « internes » (<em>Gloria, Credo, Sanctus</em>) est faite de petites sections – de une à trois minutes – qui rythment cette œuvre magnifique de manière on ne peut plus efficace. On ne trouve pas ici d’aria solo mais des chœurs, duos et trio d’autant plus variés que <strong>Marek Štryncl</strong> en modifie chaque fois les protagonistes : en lieu et place d’un quatuor vocal, dix des chanteurs du chœur se relayent pour assurer les parties solistes. Et chacun de réussir la partie qui lui est dévolue et de travailler en bonne intelligence avec son (ou ses) partenaire(s) pour aboutir à un résultat qui privilégie l’équilibre collégial à la mise en avant personnelle. On regrette juste qu’une fois réunis en chœur, les voix féminines dominent des basses parfois trop discrètes. La faute en incombe probablement plus au chef qu’à la prise de son mais cela n’empêche pas pour autant de goûter aux sublimes entrelacs polyphoniques proposés par Zelenka.</p>
<p>			Si Štryncl délaisse peut-être un rien les cordes dans la messe (il semble ne leur confier de véritables intentions expressives qu’à partir du Credo), sa direction n’en est pas moins exquise dans le <em>O magnum mysterium</em> ZWV 171, motet pour la nativité remarquablement interprété par l’alto <strong>Markéta Cukrova</strong>. <strong>Barbora Sojková</strong> assure la partie de soprano du <em>Magnificat</em> ZWV 107 avec aisance (et un registre médium particulièrement séduisant) tandis que <strong>Tomaš Král</strong> fait également preuve d’une belle ferveur dans l’autre motet du programme – en langue tchèque, celui-là – <em>Chvalte Boha silného</em> ZWV 165. Chaque enregistrement d’œuvre rare de Zelenka constituant un événement en soi, celui-ci s’avère passionnant pour la musique, (presque) idéal dans l’interprétation et s’impose comme le maître achat pour la messe. Au vu de la qualité de cette réalisation, on espère que Supraphon poursuive au plus vite l’exploration soignée du catalogue de ce compositeur majeur de l’époque baroque.<br />
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		<item>
		<title>Melodrama de Sancto Wenceslao</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pomp-and-circumstance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Oct 2012 14:13:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Le règne de Charles VI sur l’empire des Habsbourg n’a pas la même aura politique que celui de son père, Léopold Ier, ni de sa fille, Marie-Thèrèse – l’Histoire le retient surtout en mélomane accompli et musicien assez avancé pour se permettre d’accompagner le célèbre Farinelli au clavecin. L’estime (réciproque) que lui porte Vivladi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Le règne de Charles VI sur l’empire des Habsbourg n’a pas la même aura politique que celui de son père, Léopold Ier, ni de sa fille, Marie-Thèrèse – l’Histoire le retient surtout en mélomane accompli et musicien assez avancé pour se permettre d’accompagner le célèbre Farinelli au clavecin. L’estime (réciproque) que lui porte Vivladi est d’ailleurs la raison indirecte pour laquelle le Prêtre Roux (qui lui dédie <em>La Cetra </em>op.9 en 1728) meurt à Vienne quelques mois après le monarque, en 1740.</p>
<p>			 </p>
<p>			A l’occasion de son intronisation en tant que roi de Bohême (1723), Prague devient pour quelques jours le centre du monde musical européen. Spécialement écrit pour le couronnement, l’opéra <em>Constanza e Fortenza </em>de Fux est créé sous la direction de Caldara. Giuseppe Tartini, Johann Joachim Quantz, Silvius Leopold Weiss et Jan Dismas Zelenka font partie de l’orchestre. Le château de Prague voit également monter une autre œuvre dans la tradition des <em>náboženské školní hry</em> [littéralement « pièces des écoles latines », spectacles contenant arias, interludes instrumentaux et ballets joués par les prêtres et étudiants des établissements scolaires jésuites de Bohême au XVIIIe siècle*] : le <em>Melodrama de Santo Wenceslao sub olea pacis et palma virtutis conspicua orbi regina Bohemiae Corona </em>[Mélodrame de Saint Wenceslas ou la resplendissance de la Couronne Royale tchèque sous les branches de l’Olivier pacifique et de la Palme de la Vertu] du même Zelenka.</p>
<p>			 </p>
<p>			Fils du <em>Kantor </em>de Louňovice, en Bohême, le compositeur a en effet probablement reçu sa formation musicale au collège Saint-Clément des jésuites de Prague. Ce « mélodrame » apparaît dès lors comme un « retour aux sources » alors que le musicien est employé à la cour (catholique) de Dresde depuis 1710 – sans y recevoir les égards qu’il mérite. Trop souvent décrit (à l’emporte-pièce) comme le « Bach tchèque », Zelenka possède une personnalité musicale propre qui doit être appréhendée comme singulière qu’elle est. Sans être la partition la plus subtile de son génial auteur – la pompe exigée est plus efficace qu’inventive et le <em>libretto </em>allégorico-patriotique plutôt lâche et improbable – l’oratorio n’est pas sans contenir quelques arias sublimes recyclées dans plusieurs œuvres ultérieures. De l’ensemble de la représentation, qui avec ses dialogues parlées et autres tableaux vivants, durait à l’origine près de trois heures, seule la musique de Zelenka est reprise sur ce double album.</p>
<p>			 </p>
<p>			L’interprétation proposée ici – déjà publiée en 2001 mais augmentée cette fois d’un magnifique <em>facsimile </em>digital du livret en latin et en allemand – compense en enthousiasme et en spontanéité les insuffisances techniques des chanteurs. Si le panorama d’ensemble reste acceptable, on trouvera chez chacun des carences qui rendent leurs prestations individuelles parfois brouillonnes et décevantes (vocalises floues, imprécisions d’intonation, manque quasi général de charisme, etc.) et qu’il ne serait pas particulièrement constructif de détailler ici par le menu – les conditions de la création de l’œuvre laissent penser que les solistes recrutés à l’époque étaient également passablement moyens. Heureusement, la direction de <strong>Marek Štryncl </strong>comble bien des lacunes par son énergie, sa théâtralité et son caractère grandiose. La prise de son flatte un ensemble instrumental que dominent des timbales et trompettes de circonstance mais au milieu desquelles l’usage raffiné des bois ressort comme la signature d’un Zelenka chérissant les sonorités de hautbois et bassons. Objectivement, la réédition de ce double album vaut surtout pour le bonus qu’elle propose et pour la (re)découverte d’une pièce singulière ne pouvant être biffée du catalogue de son auteur sous prétexte qu’elle n’atteint pas les mêmes sommets que ses plus grands chefs-d’œuvre (dont certains ont été écrites durant ce séjour praguois !). Cela dit, l’automne discographique verra la publication de nouvelles gravures de pages majeures du compositeur. La « <em>Zelenka revival</em> » serait-elle (enfin !) en marche ?</p>
<p>			 </p>
<p>			* Lire J. Bužga, M. Zemanová, « The Vocal Works of Jan Dismas Zelenka », <em>Early Music</em>, vol.9 n°2 (1981), p. 177-183 ; 178</p>
<p>			 </p>
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