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	<title>CreateSpace (Amazon) - Editeur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>CreateSpace (Amazon) - Editeur - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Villes lyriques : l&#8217;opéra dans l&#8217;espace francophone européen (Jérôme Pesqué)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/villes-lyriques-lopera-dans-lespace-francophone-europeen-jerome-pesque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Dec 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un travail encyclopédique consacré à Régine Crespin, Jérôme Pesqué nous propose cette fois une étude particulièrement fouillée consacrée aux théâtres lyriques dans l&#8217;espace francophone européen, c&#8217;est-à-dire en France métropolitaine, mais aussi en Belgique francophone, en Suisse romande et en Principauté de Monaco. L&#8217;étude embrasse par ailleurs un intervalle de temps particulièrement large, de 1880 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après un travail encyclopédique <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/regine-crespin-la-vie-et-le-chant-dune-femme-au-peigne-fin/">consacré à Régine Crespin</a>, <strong>Jérôme Pesqué</strong> nous propose cette fois une étude particulièrement fouillée consacrée aux théâtres lyriques dans l&rsquo;espace francophone européen, c&rsquo;est-à-dire en France métropolitaine, mais aussi en Belgique francophone, en Suisse romande et en Principauté de Monaco. L&rsquo;étude embrasse par ailleurs un intervalle de temps particulièrement large, de 1880 à 2024. L&rsquo;ouvrage se compose d&rsquo;une cinquantaine de chapitres. Certains sont consacrés à un théâtre précis (par exemple, à l&rsquo;Athénée pour Paris), d&rsquo;autres à une ville (Lille, Nantes&#8230;), d&rsquo;autres à une aire géographique (Nîmes et le Gard, Dijon et la Bourgogne&#8230;). Chaque entrée comprend une présentation détaillée de l&rsquo;activité lyrique concernée, puis les grandes dates de celles-ci et une bibliographie. En cas d&rsquo;absence d&rsquo;archives en ligne, l&rsquo;ouvrage donne l&rsquo;accès à de précieuses informations non disponibles par ailleurs (que le Théâtre de Nîmes, qui a brulé, ne dispose pas d&rsquo;archives, c&rsquo;est une chose : mais le Châtelet ou le Théâtre de l&rsquo;Athénée ?). Pour Favart (par exemple), on est heureux de disposer des informations essentielles de manière claire, concentrées en un même point, ce qui dispense de risquer la dépression nerveuse en faisant des recherches sur le site Dezède (1), pour au mieux disposer de l&rsquo;information des programmes de salle&#8230; avant les éventuelles changements de distribution. Même remarque quant au Théâtre des Champs-Elysées où il semble que des boites complètes de programmes aient échappé à la numérisation : par exemple, la tournée du Mariinski en novembre 1997 (qui vit les débuts d&rsquo;une certaine Anna Netrebko dans <em>Boris Godounov</em> de Modest Moussorgski (Xenia) et dans <em>Les Fiançailles au Couvent</em> de Sergei Prokofiev (Louisa)) n&rsquo;apparait pas dans les archives du théâtre (il y a quelques années, nous avions signalé ces omissions aux administrateurs : sans que cela ne les trouble outre mesure semble-t-il, puisque les oublis n&rsquo;ont pas été comblés au moment où nous écrivons ces lignes). En revanche, cette tournée n&rsquo;a pas résisté à la vigilance de l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;étude permet à chacun de faire un certain nombre d&rsquo;observations, pour une fois basés sur des faits et non sur des impressions. A titre d&rsquo;exemple, on constate, en dehors des capitales ou des très grandes métropoles (Paris, Genève, Monaco&#8230;), une diminution rapide et importante de la diffusion du genre dans cet espace francophone. D&rsquo;un côté, le répertoire s&rsquo;internationalise (élargissement du nombre de titres, utilisation de la langue dans laquelle les ouvrages ont été écrits), le rôle du metteur en scène prend de plus en plus d&rsquo;importance, les grandes stars françaises se raréfient sans être remplacées toutefois par leurs équivalents internationaux. Le panorama donne un peu le vertige tant le déclin semble inéluctable et, malheureusement, assumé dans la mesure où l&rsquo;art lyrique dépend des subventions comme on a pu le constater lors de changements de majorité municipales (lire à ce sujet <em>70 ans d&rsquo;histoire(s) d&rsquo;Opéra</em>, entretiens avec Raymond Duffaut réalisés par Julie Daramond).</p>
<p>L&rsquo;auteur résume cette évolution dans un passionnant avant-propos évoquant entre autres, et outre les évolutions déjà évoquées, la chute constante du nombre de levers de rideaux, la féminisation des postes à responsabilité, ou encore la croissance de l&rsquo;âge moyen et la problématique de renouvellement du public. Un ouvrage indispensable pour accéder facilement à un historique dans l&rsquo;Europe francophone, mais aussi pour éclairer la situation de l&rsquo;art lyrique, et donc son devenir, en se basant sur des faits et non sur des présupposés.</p>
<pre>(1) Le nom <em>Dezède</em> vient probablement de celui du compositeur français Nicolas Dezède, né de parents inconnus (il faut donc comprendre : « de Z... ») ; le nom était aussi orthographié <span style="font-size: revert;">De Zède, Dezèdes, Desaide, Dezaides, Desaides, Des Aides, De Zaides, D’hézeide, voire D.Z. Ça n'a pas grand chose à voir avec notre sujet, je vous le concède.</span></pre>
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		<title>Nancy Storace, muse de Mozart et de Haydn</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/nancy-storace-muse-de-mozart-et-de-haydn-nancy-for-ever/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2017 05:14:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle ne se prénommait pas Nancy, mais Ann, signait A.S,  se faisait appeler la « Signora », mais le surnom amical que lui donna Michael Kelly, le prodige anglais du piano-forte, prit le dessus, qu’importe. On réduit souvent la Storace à la Susanna des Noces de Figaro, ou à la dédicataire et créatrice de « Ch’io mi scordi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle ne se prénommait pas Nancy, mais Ann, signait A.S,  se faisait appeler la « Signora », mais le surnom amical que lui donna Michael Kelly, le prodige anglais du piano-forte, prit le dessus, qu’importe. On réduit souvent la Storace à la Susanna des <em>Noces de Figaro</em>, ou à la dédicataire et créatrice de « Ch’io mi scordi di te » de Mozart. C’est oublier que ces épisodes, si importants soient-ils, ne représentent que quelques mois d’une riche carrière.</p>
<p>Cet ouvrage comble une énorme lacune de notre bibliographie. On comprend mal pourquoi une figure essentielle du chant, interprète comme il en est peu, ayant suscité tant de créations, n’ait pas fait l’objet de publications plus nombreuses, en français tout particulièrement. Relativement abondantes en anglais, y compris celles relevant de la fiction romanesque, il aura fallu attendre l’étude d’Emmanuelle Pesqué pour disposer enfin d’une référence qui fera date.</p>
<p>Construit de manière chronologique, de manière à pouvoir être lu par tout un chacun, il propose néanmoins une démarche qui s’accorde pleinement avec les exigences musicologiques. Cette biographie nous permet d’accompagner la Storace, et son frère Stephen, depuis ses débuts, à sept ans et demi (où elle chante accompagnée de Johann Christian Bach), jusqu’au terme d’une existence bien remplie. Ainsi, à travers de nombreux documents, souvent inédits, des correspondances, des critiques publiées, des témoignages et mémoires, visitons-nous toute l’Italie du chant, de Naples à Florence, Livourne, Venise, et enfin Vienne avant de retrouver Londres. Ce n’est qu’en 1797 qu’elle reprendra la route de l’Italie, avant un retour définitif en Angleterre, en 1801.  </p>
<p>L’opera buffa, qui présida à son éclosion et qu’elle n’abandonna jamais, l’opera seria dont elle sut épouser les codes, l’oratorio, le récital, elle illustra avec autant de bonheur tous les répertoires, prima donna ou concertiste. Outre les qualités spécifiques d’une voix souple, agile, sonore, longue et expressive, de ses talents d’actrice (est-il meilleure formation que l’opera buffa ?), on découvre une femme intelligente, d’une énergie inépuisable, d’une liberté surprenante pour son temps. Sa vie maritale fut brève et elle connut de nombreuses liaisons. L’un des mérites de cet ouvrage réside dans l’explicitation du statut  singulier de l’artiste adulée, illustré de multiples informations, croisées, voire contradictoires, les « belles » légendes – ainsi, une idylle avec Mozart – dussent-elles en souffrir. Les jeux de pouvoir, les fonctionnements des scènes lyriques y sont décrits avec un luxe de détails qui accréditent la satire qu&rsquo;en feront Salieri (<em>Prima la musica e poi le parole</em>), puis Donizetti quelques décennies plus tard (<em>Le convenienze ed inconvenienze  teatrali</em> , ou <em>Viva la Mamma</em>). Les librettistes (dont Casti et Da Ponte) comme les compositeurs (son frère, Stephen, mais aussi  Sacchini, Salieri, Paisiello, Martin y Soler, Mozart, Haydn) y sont peints dans leur vie quotidienne, avec une incontestable  vérité. Nous sommes plongés dans cet univers complexe et fascinant qui vit naître tant de chefs d&rsquo;oeuvres.</p>
<p>C&rsquo;est une véritable mine, généreuse en informations : ainsi, les antagonismes entre musique et musiciens italiens et germaniques ou anglais ; ainsi les revenus des chanteurs, mis en rapport avec ceux de la population ; ainsi la gestation des<em> Nozze di Figaro</em>, éclairée de nombreux témoignages, parfois contradictoires, qui en renouvellent l’approche&#8230; L&rsquo;ouvrage est passionnant du début à la fin.</p>
<p>Un dossier iconographique, la chronologie détaillée de sa carrière, la liste des opéras anglais qu’elle créa, les sources documentaires et une bibliographie quasi exhaustive, la discographie des ouvrages lyriques qu’elle chanta, un index, bref, tout ce qui distingue un ouvrage universitaire d’une publication de vulgarisation participent à la réussite de cette une contribution majeure à la connaissance de la cantatrice, mais aussi de la vie musicale de la fin du XVIIIe siècle.</p>
<p> </p>
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