<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Arion - label - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/label/arion/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/label/arion/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 12 Jan 2026 06:41:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Arion - label - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/label/arion/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Haendel gourmand (Rose Naggar-Tremblay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haendel-gourmand-rose-naggar-tremblay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Rouvière]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 06:41:21 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=206360</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’enregistrement d’un disque-carte de visite est une entreprise périlleuse : il doit intervenir en début de carrière (afin de la lancer) mais pas avant que la voix ne se soit épanouie ni la technique rodée ; pour mettre en valeur les atouts du soliste, le corpus choisi ne doit être ni trop uniforme, ni trop hétérogène; et les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haendel-gourmand-rose-naggar-tremblay/"> <span class="screen-reader-text">Haendel gourmand (Rose Naggar-Tremblay)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haendel-gourmand-rose-naggar-tremblay/">Haendel gourmand (Rose Naggar-Tremblay)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’enregistrement d’un disque-carte de visite est une entreprise périlleuse : il doit intervenir en début de carrière (afin de la lancer) mais pas avant que la voix ne se soit épanouie ni la technique rodée ; pour mettre en valeur les atouts du soliste, le corpus choisi ne doit être ni trop uniforme, ni trop hétérogène; et les musiciens qui l’accompagnent doivent l’aider à tenir son cap sans briller à ses dépens.</p>
<p>Dans ce domaine, <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong> n’a pas vraiment eu la main heureuse. Sans vouloir mettre en cause la musicalité ni la technique des cordes composant l’Orchestre de chambre de Toulouse, on ne peut que constater leur inadéquation au répertoire opératique, en particulier à celui de Haendel : jeu métronomique, phrasés laborieux, tempi somnolents, imprécision (<em>Theodora</em>) et surtout indifférence au texte et aux enjeux, qui change la folie de Déjanire en soufflé refroidi et la morgue de Polinesso en exercice d’aérobic. L’absence d’un véritable chef se révèle ici rédhibitoire.</p>
<p>Le contraste est grand avec le complément de programme, ce ravissant concerto d’Adison dans lequel l’ensemble toulousain se libère, laissant s’épanouir les mélodies et fleurir les couleurs. Rappelons que, contrairement à ce qu’affirme la fort brève notice, les 12 concerti grossi publiés en 1744 par Charles Avison ne sont pas des pages « anglaises » puisqu’ils empruntent leur matériau à des sonates – finement instrumentées – de Domenico Scarlatti. Si l’intégrale en a été plusieurs fois gravée (Marriner, Goodman, etc.), on encouragera surtout le curieux à se pencher sur le merveilleux disque qu’en tira le Café Zimmermann, en 2002, chez Alpha.</p>
<p>Mais revenons à notre vedette. Côté timing, cet album semble tomber à point : la contralto canadienne de 33 ans vient de se faire remarquer en Medoro, dans l’<em>Orlando</em> de Haendel donné au Châtelet, et surtout à Toulouse, où, engagée pour interpréter Cornelia, elle a finalement repris, au pied levé, le rôle-titre de <em>Giulio Cesare</em>. Le choix du compositeur abordé s’imposait donc, même si on serait curieux d’entendre la chanteuse dans d’autres répertoires où elle a brillé (en Cenerentola ou en Carmen). Car, il faut l’avouer, si la pâte de son « Haendel gourmand » est alléchante, la sauce ne prend pas vraiment.</p>
<p>La voix est là, incontestablement : un vrai timbre de contralto, profond, sombre, parfois androgyne (<em>Messiah</em>), d’autres fois d’une belle féminité ; une longueur de souffle remarquable, une souplesse appréciable bien que perfectible et un ambitus apparemment long, si l’on en croit quelques cadences aiguës. Néanmoins, pour l’heure, Rose Naggar-Tremblay est avant tout alto : le placement bas de Bradamante (<em>Alcina</em>) ou de Polinesso (<em>Ariodante</em>) lui convient mieux que celui, plus haut, d’Irene (<em>Theodora</em>) ou de Déjanire (<em>Hercules</em>). La tessiture des airs, à peu près équivalente dans tous ces cas, n’est pas en cause : c’est l’assise, le centre de gravité de l’émission et des harmoniques qui rend le registre aigu parfois plaintif (« Cease ruler of the day », « As with rosy steps »). Mais, avec le temps, parions que la voix s’ouvrira « vers le haut ».</p>
<p>Le problème principal reste de l’ordre de l’interprétation – qui, elle aussi, pourra se raffiner au fil de la pratique, des incarnations et des rencontres ; à moins (et c’est également possible) que la chanteuse ne possède pas la personnalité extravertie qu’exige l’opéra. Car c’est la crainte qu’inspire finalement ce disque au titre mal choisi, qui ressemble davantage à un devoir sur table qu’à une fête des sens.</p>
<p>Si tous les rôles ici abordés se ressemblent c’est, on l’a dit, en partie à cause de l’accompagnement, ainsi que de l’inhibition due au studio, à l’absence de public et d’enjeu dramatique. D’autres mauvais choix pèsent sur l’incarnation : pourquoi ôter à Junon le récitatif qui précède son air, alors qu’il aurait aidé la chanteuse à en trouver la pulsation ? Pourquoi priver Cornelia de sa flûte funèbre, au risque d’en banaliser la plainte ?</p>
<p>Mais Naggar-Tremblay a sa part de responsabilité : elle ne vocalise pas mal mais avec une application décourageante et sans guère jouer de la dynamique sonore ; son sostenuto se contente de soutenir alors qu’il devrait porter (réécoutons Hamari en Cornelia) ; enfin, l’expression de la colère (Bradamante), de la vilenie (Polinesso) sans parler de l’égarement (Déjanire) lui échappent. Placidité, égalité et sens de la mesure ne font pas bon ménage avec l’ogre saxon ! Le recueillement convient davantage à notre alto et si « Ombra mai fu » cède à la tentation saint-sulpicienne, « He was despised » ne manque ni de noblesse, ni de ferveur. Pour l’instant, donc, ne saluons qu’une voix – et espérons l’artiste.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haendel-gourmand-rose-naggar-tremblay/">Haendel gourmand (Rose Naggar-Tremblay)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Donne all&#8217;opera</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donne-allopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clement Demeure]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=175619</guid>

					<description><![CDATA[<p>En décembre 1718, le compositeur et maître de chant bolonais Carlo Antonio Benati écrit à la toute jeune cantatrice Vittoria Tesi pour lui donner des nouvelles de sa santé et du mercato musical du moment, commentant l’actualité des scènes vénitiennes et les pérégrinations d’une flopée de chanteuses. Sous sa plume défilent ainsi les contraltos Lodi, Ambreville, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donne-allopera/"> <span class="screen-reader-text">Donne all&#8217;opera</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donne-allopera/">Donne all&rsquo;opera</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-175620 alignleft" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/pastiche-marcello-300x243.gif" alt="" width="300" height="243" />En décembre 1718, le compositeur et maître de chant bolonais Carlo Antonio Benati écrit à la toute jeune cantatrice <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/contraltos/tesi.html">Vittoria Tesi</a> pour lui donner des nouvelles de sa santé et du mercato musical du moment, commentant l’actualité des scènes vénitiennes et les pérégrinations d’une flopée de chanteuses. Sous sa plume défilent ainsi les contraltos <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/contraltos/lodi.html">Lodi</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/contraltos/ambreville-a.html">Ambreville</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/contraltos/mucci.html">Muzzi</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/contraltos/fabri-am.html">Bombacciari</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/contraltos/laurenti.html">Laurenti</a> ou encore les sopranos Zani, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/sopranos/bordoni.html">Bordoni</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.quellusignolo.fr/sopranos/cuzzoni.html">Cuzzoni</a>. Tout comme la mythique Tesi, ces deux dernières n’en sont alors qu’à l’orée d’une brillante carrière. Benedetto Marcello s’amuse à mettre la lettre en musique, dans une pochade certainement réservée à des proches. Elle prend la forme d’un long récitatif au parfum <em>seicento</em>, parsemé de motifs virtuoses et bourgeons d’ariettes, ironisant les plaintes de l’auteur ou pastichant le style des artistes citées (voir extrait ci-contre).</p>
<p>Françoise Masset s’était intéressée à cette page dans un récital sur le thème épistolaire paru en 2019. La lettre de Benati est ici prétexte à tout un disque : outre la cantate de Marcello, le programme donne à entendre des airs du répertoire des artistes évoquées sous sa plume. C’est donc une sorte « photo de groupe musicale » qui vient enrichir ce que la lettre peut avoir d’anecdotique, pour un album capturant <em>grosso modo</em> le panorama lyrique des années 1710 et 1720 à Venise mais aussi Parme, Naples, Londres&#8230;</p>
<p>D’un groupe de musiciennes à l’autre : <em>Donne all’opera</em> est aussi un projet exclusivement féminin. Des artistes qui ont déjà collaboré notamment pour interpréter le charmant <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/enea-in-caonia-hasse-a-napoli/"><em>Enea in Caonia</em></a> de Hasse. Cette fois dirigé par <strong>Valeria Montanari</strong>, dont le frère Stefano était à la baguette pour le Hasse, l’<strong>Enea Barock Orchestra</strong> qui ne compte que des musiciennes, et quatre chanteuses donnent voix à leurs prédécesseures.</p>
<p><strong>Francesca Ascioti </strong>est cofondatrice de l’ensemble. Outre une page de Fago, elle affronte deux airs écrits pour le castrat Bernacchi ensuite repris par la Tesi. Et par d’autres encore : rythme entêté, motif entêtant, « Leon feroce » fut intégré dans divers pasticcios de Londres à Hambourg. La contralto, elle, laisse partagé : voix grave bien timbrée, chant souvent empesé.<strong> </strong></p>
<p><strong>Eleonora Bellocci</strong> charme dans « Apre il seno alle rugiade » (air pour Strada repris par Cuzzoni à Londres), sans négliger les trilles dont Porpora est toujours prodigue. Elle ne démérite pas dans les extraits de <em>Polifemo</em> et <em>Riccardo primo</em>, même si sa fraîcheur rime parfois avec verdeur.</p>
<p><strong>Paola Valentina Molinari</strong> possède un soprano svelte et expressif : ses interventions sont les plus franchement théâtrales. C’est surtout vrai de « Ti scorgo amante » de Giovanni Porta, veiné d’amertume, témoignage de l’art subtil d’un des derniers piliers de l’école vénitienne face à la vague napolitaine. Porta a été peu enregistré, mais <span class="mw-page-title-main">Cenčić </span><span style="font-size: revert;">comme DiDonato l’ont fort bellement défendu (« Mormorando quelle fronde », « Madre abbracciami »). Dommage que Molinari ne chante que deux airs, là où ses camarades en ont trois !*</span></p>
<p>On ne boude certes pas le plaisir d’entendre <strong>Vivica Genaux</strong> dans son répertoire d’élection. L’Américaine grave ici trois superbes airs composés pour sa chère Faustina. Les impétueuses notes martelées d’Orlandini comme l’<em>aria di tempesta</em> de Vinci attestent une haute virtuosité dont la flamboyance est à peine émoussée par trente ans de carrière – Genaux les chantait déjà en concert il y a une douzaine d’années. Son métier lui permet de donner vie aux huit minutes de tendresse du « Vengo a darti » de Giacomelli.</p>
<p>Dans un programme essentiellement allant et vif, l’<strong>Enea Barock Orchestra</strong> et sa cheffe claveciniste se montrent largement à la hauteur, avec vigueur rythmique, nuances, justesse, et un style adapté, de Haendel aux Napolitains. Reste à pousser certaines idées avec plus de franchise, car l’accompagnement donne parfois l’impression de ne pas vouloir faire de l’ombre aux vocalistes.</p>
<p>La cantate de Marcello clôt le programme. C’est <strong>Nicholas Tamagna</strong> qui prête son fausset de caractère aux mots de Benati. Il soutient une tessiture grave – après tout la lettre est adressée à « Vittorina » Tesi – et sopranise sans faillir à l’évocation de l’« amie » (Margherita Zani) ou la Cuzzoni. Tantôt geignard, tantôt emphatique, enrhumé, langue de vipère, pathétique ou guilleret, Tamagna dose parfaitement ses effets et restitue tout le sel de cette facétie musicale, qu’il sera plus facile de goûter avec le texte : dommage que le livret ne comporte qu’une présentation de ce joli projet**.</p>
<pre>* Un troisième air est en fait disponible en version numérique : il s'agit du « Falsa immagine » de Lotti, créé par Santa Stella à Dresde au même titre qu'<em>Ascanio</em> du même auteur, dont l'ouverture constitue un autre bonus numérique.</pre>
<pre>** Le texte complet de la lettre est consultable en italien <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.museibologna.it/musica/gaspari/scheda/&amp;id=8372">ici</a>.</pre>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donne-allopera/">Donne all&rsquo;opera</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
