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	<title>Coviello - label - Forum Opéra</title>
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	<title>Coviello - label - Forum Opéra</title>
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		<title>Der Fall Babylons</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-fall-babylons-ca-cest-du-spohr/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2014 06:55:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Connu pour ses engagements humanistes, Spohr rencontrerait-il de nouveau le succès qui en fit l’égal de Schumann et de Mendelssohn, dont il était admiré ? Les enregistrements réalisés Outre-Rhin se multiplient. Et, à côté du Jugement dernier [Die letzten Dinge], plusieurs fois gravé, voici que nous découvrons La chute de Babylone, son ultime oratorio. C’est une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Connu pour ses engagements humanistes, Spohr rencontrerait-il de nouveau le succès qui en fit l’égal de Schumann et de Mendelssohn, dont il était admiré ? Les enregistrements réalisés Outre-Rhin se multiplient. Et, à côté du <em>Jugement dernier</em> [<em>Die letzten Dinge</em>], plusieurs fois gravé, voici que nous découvrons <em>La chute de Babylone</em>, son ultime oratorio. C’est une première mondiale.</p>
<p>Avant ceux de Mendelssohn – <em>Elias </em>viendra 5 ans après – cet oratorio connaîtra un véritable triomphe. La Malibran tomba en larmes lors de son exécution. « <em>L’œuvre la plus importante depuis Haendel</em> » lisait-on dans <em>The Morning Chronicle</em> au lendemain de la création anglaise. La partition influença Brahms dont le <em>Requiem allemand</em> traduit plus d’un écho.</p>
<p>Hélène Cao, signataire du seul ouvrage en français consacré à Spohr, assassine <em>Der Fall Babylons</em> en une dizaine de lignes. L’a-t-elle lu ou écouté ? Bien que la BNF en conserve le manuscrit de la version chant et piano, datée du 15 octobre 1840, rien n’est moins sûr. Avec le recul, débarrassé de tout préjugé, on peut affirmer qu’il s’agit d’un authentique chef d’œuvre.</p>
<p>Le sujet, emprunté à la Bible (Daniel, 5), avait été traité par Haendel, et sera repris par William Walton. C’est en quelque sorte la suite du <em>Nabucco</em> de Verdi. L’histoire de la captivité des Juifs à Babylone, sous le règne de Nabuchodonosor est connue. Lorsque, au cours d’un festin, Belshazzar, son successeur, ordonne l’utilisation de la vaisselle d’or et d’argent dérobée par son père au temple de Jérusalem, une main inconnue trace des mots incompréhensibles sur la muraille (tableau de Rembrandt). Daniel prédit la chute de Babylone, la mort du roi et le partage de l’empire entre les Mèdes et les Perses, conduits par Cyrus (Darius dans la Bible) qui permettra le retour des Juifs en Judée et la reconstruction du Temple.</p>
<p>L’action est partagée entre Belshazzar, Nicotris, sa mère, Cyrus, Daniel, un devin et des personnages secondaires (femmes juives, soldats). Le chœur participe pleinement au drame, tout à tour juifs, courtisans, prêtres de Bel, soldats perses, soldats babyloniens, femmes juives, femmes de Babylone, avec des combinaisons variées qui se renouvellent en permanence. La qualité de l’écriture, la maîtrise formelle et l’expression concourent à faire de l’ouverture, seule connue au disque jusqu’alors (Hyperion, 2009) une page remarquable. Le premier chœur, plainte tourmentée des Juifs sur leur sort, est empreint d’un romantisme convaincant, sans concession, savant et raffiné, puissant aussi. Aucun des trente-et-un numéros de la partition ne laisse indifférent. Comme il se doit, les finales de chacune des deux parties sont des sommets. Les ensembles, duo, trio et quatuor, sont aussi réussis que les arias et les récitatifs.</p>
<p>On pouvait redouter un enregistrement quelque peu provincial, saturé de bonnes intentions, puisque réalisé par des interprètes basés à Braunschweig, ville natale de Spohr, qui s’attache à lui rendre sa gloire passée. Le chef ? un inconnu, qui préside la Société Spohr et dirige le KonzertChor, <strong>Matthias Stanze</strong>, est une révélation, autant que l’ouvrage qu’il défend avec bonheur. Son chœur est remarquable par son homogénéité et son sens des couleurs. La réputation des solistes, jeunes et prometteurs, n’a pas encore franchi les frontières. Pour autant, la réalisation est particulièrement soignée, très professionnelle, animée par la conviction de chacun qu’il participe à la résurrection d’un chef d’œuvre, ce qui est le cas. Daniel est confié à <strong>Matthias Stier</strong>, un ténor qui devrait faire son chemin : l’émission est claire, aisée, égale dans tous les registres, et son chant convaincant. <strong>Dirk Schmidt</strong>, baryton, nous offre , entre autres, un air avec choeur (« Uber Babylon soll flammen ») de toute beauté. La femme juive,<strong> Ekaterina Kudryavtseva</strong>, chante 2 airs et un duo. La voix de soprano est pleine, longue et séduisante. <strong>Anne Schuldt</strong>, mezzo,  remplit fort bien son contrat. La basse bulgare <strong>Rossen Krastev</strong> donne une vie singulière à Belshazzar.</p>
<p>Il y a un mois, l’œuvre était donnée en Suisse, à Zürich (Neumünster) pour la première fois, et y a fait forte impression. Puisse cet enregistrement susciter une large diffusion de ce magnifique oratorio.</p>
<p>Un notice riche, en allemand et en anglais, remarquablement documentée, comportant le livret, accompagne les CD.</p>
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		<title>Les Paladins</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-mamamouchis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 May 2014 10:41:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  « Mamamouchi; c&#8217;est-à-dire, en notre langue, paladin. Paladin, ce sont de ces anciens… Paladin enfin. Il n&#8217;y a rien de plus noble que cela dans le monde, et vous irez de pair avec les plus grands seigneurs de la terre », explique le rusé valet Covielle à Monsieur Jourdain. Dans l’enregistrement des Paladins de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			« Mamamouchi; c&rsquo;est-à-dire, en notre langue, paladin. Paladin, ce sont de ces anciens… Paladin enfin. Il n&rsquo;y a rien de plus noble que cela dans le monde, et vous irez de pair avec les plus grands seigneurs de la terre », explique le rusé valet Covielle à Monsieur Jourdain. Dans l’enregistrement des <em>Paladins </em>de Rameau que publie Coviello Classics, les chanteurs ne s’expriment pas tout à fait dans le sabir inventé par Molière pour <em>Le Bourgeois gentilhomme</em>, mais il va de soi que, pour le mélomane francophone, l’articulation de l’équipe réunie pour les représentations données à Duisbourg en mars 2010 pâtit d’une moindre familiarité avec notre langue. Par rapport au DVD Opus Arte, la situation est presque exactement inversée : dans la production donnée au Châtelet par les Arts Florissants en 2004, Topi Lehtipuu en Atis était le seul artiste dont le français soit attaquable (on a déjà signalé ailleurs son incapacité à prononcer le son [ʒ]), mais le titulaire d’Atis est ici le seul dont on pourrait croire que le français est la langue maternelle, tant il la prononce bien. Mais comme la perfection n’est pas de ce monde, même ce nouvel Atis prononce le mot « pèlerinage » comme si le premier e portait un accent aigu et non grave. <strong>Anders Dahlin</strong> n’en est pas moins la perle qui brille de l’éclat le plus vif dans cet enregistrement. On a dit tout le bien que l’on pensait de lui lors de la reprise bordelaise des Indes galantes dirigées par Christophe Rousset, et l’on retrouve ici intactes toutes ses qualités, notamment une virtuosité jamais prise en défaut.<br />
			<br />
			Autour de lui, tout le monde chante bien, s’efforce d’être intelligible et y parvient le plus souvent. Seul manque le naturel que permet une longue fréquentation d’une langue étrangère. Après Dahlin, la palme du meilleur français revient à la fée Manto de <strong>Thomas Michael Allen</strong>, collaborateur régulier de l’ensemble Opera Lafayette, et donc habitué à chanter en français. <strong>Adrian Sâmpetrean</strong> est un Anselme bien disant et à la belle voix grave ; <strong>Laimonas Pautienius</strong> tâche d’être comique en Orcan, mais il lui serait difficile de rivaliser sur ce plan avec Laurent Naouri, irrésistible en bougon saisi par le démon de midi. Chez les dames, <strong>Anna Virovlansky</strong> se défend peut-être un peu mieux que <strong>Iulia Elena Surdu</strong> sur le plan strictement linguistique ; on regrette simplement que leurs voix ne soient pas assez nettement distinctes, là où le choix de Stéphanie d’Oustrac pour le rôle d’Argie conférait à l’héroïne un timbre bien différent de celui de sa suivante. Le chœur tire lui aussi son épingle du jeu, cependant que <strong>Konrad Junghänel</strong>, bien connu pour ses interprétations de musique religieuse, offre une direction subtile mais pas toujours aussi théâtrale qu’on pourrait le souhaiter : peut-être un chef plus habitué à diriger en fosse aurait-il mieux accentué la vigueur et les contrastes de la musique de Rameau.</p>
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			<em><em> </em></em></p>
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