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	<title>J.S.Bach-Stiftung St.Gallen - label - Forum Opéra</title>
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		<title>Bach Kantaten N°34 [BWV 46, 87 et 92]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jul 2021 04:30:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’édition intégrale des cantates, que réalise patiemment la J.S.Bach-Stiftung de Saint-Gall (canton oriental de Suisse), emprunte des chemins originaux. A raison d’une cantate produite chaque mois, l’entreprise initiée en 2006 devrait s’achever dans cinq ans. Les concerts publics donnent lieu à un enregistrement commercial – le présent CD – mais aussi à une prise vidéo &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’édition intégrale des cantates, que réalise patiemment la <em>J.S.Bach-Stiftung</em> de Saint-Gall (canton oriental de Suisse), emprunte des chemins originaux. A raison d’une cantate produite chaque mois, l’entreprise initiée en 2006 devrait s’achever dans cinq ans. Les concerts publics donnent lieu à un enregistrement commercial – le présent CD – mais aussi à une prise vidéo tout aussi professionnelle, diffusée gratuitement sur YouTube. L’objet de la fondation est d’éclairer l’écoute par l’appropriation du texte et du message dont il est porteur. Ainsi, chaque exécution est précédée de la lecture des textes chantés, de leurs sources bibliques en relation avec le jour, qui donnent lieu à une méditation propre à en éclairer la dimension spirituelle. La notice du CD reproduit ainsi des textes introductifs de chaque cantate (en allemand et en anglais). Anselm Hartiger nous livre par ailleurs sa réflexion sur un sujet douloureux aux églises réformées sous le troisième Reich, qui s’efforça de valoriser le legs antisémite de Luther, et, par voie de conséquence, de Bach. La visite des musées d’Eisenach et des villes où résida Bach est très instructive à cet aspect, méconnu en France. Son article « Bach, Luther et l’anti-judaïsme de la musique d’église protestante », suivi d’un entretien avec <strong>Rudolf Lutz</strong>, est d’un intérêt majeur.</p>
<p>Pas de concordance du calendrier liturgique pour ces trois œuvres (10<sup>ème</sup> dimanche après la Trinité, dimanche avant l’Ascension, Septuagésime), mais une approche de même nature. La gravité de « Schauet doch und sehet, ob irgendein Schmerz sei » est perceptible dès son ample chœur d’ouverture (repris par Bach dan le <em>Qui tollis</em> de la <em>Messe en si</em>), qui atteint une plénitude admirable. La fugue à 5 voix qui succède à la première partie, toujours lisible, aux couleurs affirmées, est aussi un sommet. Le récitatif du ténor avec les flûtes à bec, puis l’aria de basse (<strong>Matthias Helm</strong>) avec la trompette « da tirsa » sont magistralement conduits, les vocalises sont stupéfiantes, comme la longueur de souffle. L’alto, <strong>Markus Forster</strong>, chante la confiance avec une rare élégance. Les couleurs des bois sont délicieuses. Le choral conclusif, enchaîné avec les répliques jubilatoires des flûtes suffisent pour nous convaincre que l’esprit est là, ouvert sur l’infini par sa demi-cadence conclusive. « Bisher habt ihr nichts gebeten in meinem Namen », de structure originale, fait s’enchaîner les récitatifs arioso et un ample air d’alto (<strong>Michaela Selinger</strong>), dont le propos est poursuivi par le ténor puis la basse, particulièrement expressive, dramatique et puissante avec des cordes comme on ne les a jamais entendues, avant le choral final, qui emprunte son timbre à « Jesu meine Freude ».</p>
<p>Les cinq stances du Lied de Paul Gerhard qui sont au cœur de la dernière cantate (« Ich hab in Gottes Herz und Sinn ») ont été également traitées dans la cantate BWV 111. Celle que nous écoutons, ouvrant le Carême, revêt un caractère à la fois ample et pénitentiel, en rapport avec la solennité du moment. Son caractère concertant, avec deux hautbois d’amour y participe, mais surtout son écriture polyphonique particulièrement soignée. Le timbre des chorals est emprunté à Sermizy, ce que Bach devait ignorer. Le caractère dramatique du récitatif arioso de la basse, d’une souplesse exemplaire, est un modèle du genre. L’abandon dans les mains de Dieu, la confiance confèrent à chacune des parties une portée sensible. L’aria de ténor, animé, illustre à merveille le texte, mieux qu’un sermon. Les numéros suivants s’inscrivent dans cette démarche. Aucune démonstration ni piété empesée, un propos naturel, sincère, d’une fraîcheur et d’une force incroyables.</p>
<p>En dehors de <strong>Peter Harvey</strong>, admirable basse, qui participe aux deux dernières cantates, l’équipe de chanteurs se renouvelle pour chacune. Tous mériteraient d’être cités, comme le chœur, comme chacun des instrumentistes. Rudolf Lutz, qui dirige la fondation et les œuvres, s’attache à rendre toute leur vie aux cantates, en partageant son appropriation de leur dimension spirituelle, au travers d’une interprétation historiquement informée, mais moderne, dépourvue de dogmatisme. Tous les musiciens réunis à cette occasion sont des professionnels renommés, rompus au jeu des instruments anciens, originaires de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche. Il anime chacun de cet esprit, qui nous fait oublier toutes les références. Les interprètes, humbles, se situent au plus haut niveau et leur engagement, leur écoute mutuelle relèvent d’une forme de sacralité. Le continuo inventif, basé sur l’improvisation, contribue à l’animation de l’ensemble.</p>
<p>Il faut écouter cet enregistrement (et les autres !) pour s’en convaincre. Seul (tout petit) regret : les non germanistes devront rechercher sur le net la traduction des textes, ceux-ci n&rsquo;étant publiés qu&rsquo;en allemand et en anglais.</p>
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		<title>Bach Kantaten N°28</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-kantaten-ndeg28-la-plus-patiente-des-integrales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Sep 2019 04:00:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un peu comme ce que réalisaient pour la radio de Leipzig Günther Ramin, puis Hans-Joachim Rotzsch avec le Thomanenchor, depuis 2006,  la Fondation Bach de Saint-Gall produit régulièrement une cantate nouvelle, ce qui conduira à une intégrale étalée sur 25 ans. Nous en découvrons le 28ème volume… A quoi bon, s’interroge-t-on au premier abord ? &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un peu comme ce que réalisaient pour la radio de Leipzig Günther Ramin, puis Hans-Joachim Rotzsch avec le Thomanenchor, depuis 2006,  la Fondation Bach de Saint-Gall produit régulièrement une cantate nouvelle, ce qui conduira à une intégrale étalée sur 25 ans. Nous en découvrons le 28ème volume… A quoi bon, s’interroge-t-on au premier abord ? Les intégrales se sont multipliées, et, en dehors d’elles, les enregistrements de cantates isolées. Le programme surprend : ce que l’on connaît sous le nom de motet (« Jesu, meine Freude »), ici appelé cantate (à l’inverse de la cantate 118, qui relève du motet allemand), est encadré de deux d’entre elles, qui ne sont pas parmi les plus jouées.</p>
<p>La première cantate enregistrée, « Wo soll ich fiehen hin », est une méditation sur le péché et sa rémission. Depuis le grand chœur d’ouverture, avec <em>cantus firmus</em> aux sopranos doublées par la trompette, jusqu’au choral final, nous sommes sous le charme : récitatifs au continuo inventif, léger et clair, arias de ténor et de basse d’une aisance et d’une expression rares, toujours ça avance, avec une vie intérieure manifeste, et une illustration magistrale du texte chanté. Les solistes sont remarquables. <strong>Raphael Höhn</strong> est un ténor lumineux. La voix est longue, égale, à l’émission fluide, toujours intelligible. <strong>Manuel Valser</strong>, la basse, nous vaut une aria brillante, avec trompette. L’orchestre et ses solistes (celle-ci, l’alto, qui illustre parfaitement la « göttliche Quelle », intarissable ; le hautbois) n’appellent que des éloges.</p>
<p>« Jesu, meine Freude », le plus connu des motets, dans l’esprit de la variation chorale, est redoutable par son exigence. Sans surprise, l’interprétation que nous offrent le chœur de la Fondation Bach et son continuo ne dérogent pas à la tradition. Les tempi sont cohérents, les équilibres constants, la fugue conduite avec exigence. Les deux trios, confiés à des solistes du chœur apportent la fraîcheur attendue. Quant à la berceuse paisible du « Gute Nacht o Wesen », privée des basses, elle trouve les couleurs les plus justes. Un travail soigné, consciencieux, qui, sans ambitionner de rivaliser avec les réalisations de référence, n’en mérite pas moins le détour.</p>
<p>La cantate 157 « Ich lasse dich nicht, du segnest mich denn » fut écrite pour un service funèbre avant d’être intégrée au calendrier liturgique (fête de la purification). Sans relation avec le motet à double chœur longtemps attribué à Johann Sebastian avant d’être restitué à Johann Christoph, elle s’ouvre, de façon insolite par un duo canonique entre ténor et basse, accompagnés par trois instruments (flûte, hautbois et violon). Deux arias, pour chacune de ces voix, avec un récitatif intercalé, et un choral final suffisent à Bach pour développer un programme extrêmement riche. Le premier air, où le hautbois d’amour dialogue avec le ténor, est très imagé, riche en figuralismes. La seconde, pour basse, flûte, violon et continuo est d’une forme singulière, avec récitatif et arioso. <strong>Georg Poplutz</strong> et <strong>Stephan MacLeod</strong>, aguerris à ce répertoire, en donnent une version exemplaire. Les brèves improvisations de l’orgue ponctuent les phrases du choral final.</p>
<p>La réussite de ce CD doit être attribuée à <strong>Rudolf Lutz</strong>, directeur artistique de la Fondation Bach de Saint-Gall depuis 2006, initiateur de cette intégrale. Fils de pasteur, il a certainement baigné dans l’hymnologie de la Réforme dès son plus jeune âge. La compréhension intime des textes qui sous-tendent leur illustration est manifeste : chaque mot, chaque expression a son poids, son phrasé le plus juste. Le continuo, toujours clair, léger, tranche avec certaines lectures connues. L’équipe constituée en remontrerait souvent à des formations prestigieuses : d’un parfait équilibre, avec une écoute mutuelle et une intimité à l’œuvre du Cantor, chanteurs et instrumentistes forment un ensemble remarquable.</p>
<p>Le livret d’accompagnement, en allemand et en anglais, particulièrement riche, est exemplaire, comportant, outre les textes chantés, une introduction spécifique à chaque oeuvre.</p>
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