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	<title>Musiques à la Chabotterie - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Musiques à la Chabotterie - label - Forum Opéra</title>
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		<title>Les Indes galantes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/on-na-pas-tous-les-jours-la-grace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Jun 2014 09:41:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En juillet dernier, au milieu des orages, Hugo Reyne livrait près de sa chère Chabotterie une mémorable interprétation des Indes galantes. Nous avions notamment été ébloui par une distribution comptant quelques belles personnalités vocales, comme François-Nicolas Geslot, Marc Labonnette ou Chantal Santon, alors que ces deux derniers artistes avaient rejoint l’équipe en dernière minute, remplaçant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	En juillet dernier, au milieu des orages, <strong>Hugo Reyne</strong> livrait près de sa chère Chabotterie une <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5441&amp;cntnt01returnid=54">mémorable interprétation </a>des <em>Indes galantes</em>. Nous avions notamment été ébloui par une distribution comptant quelques belles personnalités vocales, comme François-Nicolas Geslot, Marc Labonnette ou Chantal Santon, alors que ces deux derniers artistes avaient rejoint l’équipe en dernière minute, remplaçant leurs collègues qui avaient participé au concert donné à Vienne en janvier et enregistré en direct, avec les aléas que cela suppose. Hélas, il semble que les chaleurs estivales vendéennes aient été particulièrement favorables à Rameau, car le disque ne suscite pas tout à fait la même euphorie.</p>
<p>
	Entendons-nous bien : ce ne sont nullement les grandes compétences d’Hugo Reyne qui sont ici en cause, ni celle des choristes et instrumentistes du <strong>Choeur </strong>et de la <strong>Simfonie du Marais</strong>. Le chœur chante avec une belle franchise, l’orchestre fait preuve d’une vivacité bien appréciable, avec un son à la fois clair et ferme qui réjouit l’oreille. Les danses, en particulier, sont interprétées par toute l’ardeur qui convient. Le Grand Calumet bénéficie d’une percussion très belliqueuse, qui jurerait presque avec l’éloge des forêts <em>paisibles</em> qu’on chante par-dessus sa célébrissime musique. Dans tout ce qui relève du brillant (c’est-à-dire la majeure partie de la partition), ces musiciens convainquent et séduisent ; seuls emportent moins l’adhésion les quelques passages où l’on voudrait un soleil un rien moins éclatant, une ambiance plus automnale.</p>
<p>
	Non, si cette version viennoise ne ravit pas comme le concert vendéen, c’est avant tout à cause des différences de distribution, ou de certains défauts que le disque expose davantage. <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> chante bien, mais son français doit encore progresser dans la prononciation des voyelles ouvertes ou fermées, et gagner plus de naturel dans l’élocution : pour l’heure, c’est dans le rôle du ridicule Damon qu’on l’apprécie le plus. <strong>François-Nicolas Geslot</strong>, au contraire, donnerait des leçons de diction à plus d’un, on l’avait remarqué cet été. Sa prestation est à peine moins impressionnante au disque : il est parfait en Valère et en Tacmas, et l’on aimerait le réentendre très vite dans d’autres rôles ramistes, car il serait dommage que cet excellent artiste se limite au répertoire religieux. Du moins le verra-t-on la saison prochaine dans le <em>Don Quichotte</em> de Boismortier, dirigé par Hervé Niquet à Metz et à Versailles. Les quatre rôles graves avaient en juillet pour titulaire Marc Labonnette, chez qui tout n’était peut-être pas parfaitement en place, faute de temps, mais qui présentait l’avantage de bien maîtriser tout le bas de la tessiture. <strong>Aimery Lefèvre</strong> paraît insuffisamment basse pour Bellone ou Osman, et pas tout à fait assez baryton, voire ténor, pour Adario ; c’est surtout gênant chez Huascar, dont on attend une autre ampleur vocale pour rendre le grand prêtre du soleil aussi redoutable qu’il doit l’être. L’absence la plus regrettable dans ce disque, c’est pourtant celle de Chantal Santon : bien qu’encore abonnée aux rôles de petit garçon (Yniold, Jano dans <em>Jenůfa</em>), la voix de <strong>Valérie Gabail</strong> s’est élargie depuis ses débuts, mais au détriment de la qualité du timbre et de la délicatesse du phrasé, et au prix d’un certain débraillé dans l’aigu. Quant à <strong>Stéphanie Révidat</strong>, pour elle aussi, l’été eut du bon, en la dépouillant de la froideur qu’on entend au disque : son Hébé paraît terriblement pompeuse, sans tendresse, mais Emilie s’accommode mieux de cette relative raideur. Réduit à sa seule voix, l’Alvar de <strong>Sydney Fierro</strong> a moins de relief que le souvenir qu’il nous avait laissé. Autrement dit, et c’est dommage pour ses qualités orchestrales, cette version ne détrônera pas l’enregistrement de William Christie où débutaient il y a un quart de siècle quelques-uns des plus grands baroqueux actuels.</p>
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		<title>Atys</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rien-nest-plus-aimable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Hondermarck]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Oct 2010 14:27:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En 1987, William Christie avait inauguré avec les représentations et l’enregistrement d’Atys un renouveau baroque, dans lequel prenaient déjà part Christophe Rousset et Hugo Reyne, l’un au clavecin, l’autre à la flûte. Le premier a exhumé cet été à Beaune la dernière tragédie de Lully encore en sommeil : Bellérophon. Le second livre aujourd’hui un &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>En 1987, William Christie avait inauguré avec les représentations et l’enregistrement d’<em>Atys</em> un renouveau baroque, dans lequel prenaient déjà part Christophe Rousset et <strong>Hugo Reyne</strong>, l’un au clavecin, l’autre à la flûte. Le premier a exhumé cet été à Beaune la dernière tragédie de Lully encore en sommeil : <em>Bellérophon</em>. Le second livre aujourd’hui un nouvel enregistrement de « l’opéra du Roy ». Sans renier l’entreprise historique de William Christie et des Arts Florissants, Hugo Reyne semble vouloir ici s’en émanciper et offrir, à la lumière de ses recherches musicologiques récentes, un « nouvel » <em>Atys</em>. « <em>Mon ambition était de redonner une nouvelle jeunesse à cette œuvre, en enlevant plutôt qu’en rajoutant, en revenant à la source, à la musique comme elle est écrite, à la pureté du texte, au naturel </em>», explique-t-il dans l’instructif livret joint au coffret.</p>
<p> </p>
<p>Dans le viseur du chef de La Simphonie du Marais, les différents ornements superflus greffés aujourd’hui à la plupart des partitions baroques : maniérismes vocaux, trilles aléatoires, vibrato des instruments à vent ou bien même une prononciation prétendument d’époque. Déjà en son temps, Lully s’emportait contre des chanteuses tentées par un peu de fantaisie : « <em>Morbleu, mesdemoiselles, il n’y a pas comme cela dans votre papier, et ventrebleu, point de broderie ; mon récitatif n’est fait que pour parler…</em> ».</p>
<p> </p>
<p>Le résultat est une ascèse musicale étonnante, mais salvatrice. Profitant en outre d’un enregistrement et d’un montage superbes, le parti pris de Hugo Reyne révèle la pureté et la limpidité d’une œuvre et d’un répertoire que le simple mot de baroque avait précipité aux yeux du public dans la préciosité et l’ostensible. Mais ascèse ne veut dire ni austérité, ni ennui. Le long travail qui a permis d’aboutir à cet enregistrement (d’ailleurs expliqué par Hugo Reyne à la manière d’un <em>making-of </em>dans le livret) permet de mesurer la beauté des lenteurs, des silences, de l’échappée d’un violon ou d’une flûte, de la subtilité de la basse continue, à l’heure où les enregistrements baroques sont plus tonitruants les uns que les autres.</p>
<p> </p>
<p>La prestation des instrumentistes de <strong>La Simphonie du Marais</strong> est sur ce point irréprochable : rarement aura-t-on entendu une telle symbiose avec les chanteurs, un tel respect de la phrase. Bien sûr, un enregistrement est toujours à l’avantage des instrumentistes, et il faudrait juger de leur égale sensibilité en concert. Au disque en tout cas, c’est brillant.</p>
<p> </p>
<p>Les chanteurs convoqués par Hugo Reyne sont tous excellents, s’exprimant dans un français parfaitement intelligible, à la fois délicat mais peu maniéré, si bien que la lecture du livret est à peine nécessaire. Se détachent la rayonnante <strong>Bénédicte Tauran</strong>, certainement la révélation de cet enregistrement : que ce soit en Flore dans le prologue ou en Sangaride dans le reste de l’œuvre, la soprano instille dans ce type de rôle une chaleur et une profondeur inhabituelle. L’Atys de <strong>Romain Champion </strong>porte en lui toute la tragédie de l’œuvre, même si l’on regrette une voix assez uniforme.</p>
<p> </p>
<p>Le reste de la distribution est à l’unisson : notons notamment la belle et grave ligne de l’Idas de <strong>Matthieu Heim</strong> ou la subtile retenue du Morphée de <strong>Vincent Lièvre-Picard</strong>, très loin d’être soporifique. La scène du Sommeil de l’acte III est grâce à lui – et à tous les autres – l’un des sommets sensibles de l’enregistrement.</p>
<p> </p>
<p>Atys est vraiment trop heureux…</p>
<p> </p>
<p><strong>Maximilien Hondermarck</strong></p>
<p> </p>
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