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	<title>Winter &amp; Winter - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Winter &amp; Winter - label - Forum Opéra</title>
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		<title>SATIE, Socrate et autres mélodies &#8211; Barbara Hannigan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/satie-socrate-et-autres-melodies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La récente &nbsp;publication du <em>Erik Satie</em> de par <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/erik-satie-christian-wasselin/">Christian Wasselin</a> a été l’occasion de l’écoute de nombreux enregistrements, de son œuvre vocale tout particulièrement. Etrangement, nous avions oublié celui réalisé par <a href="https://www.forumopera.com/barbara-hannigan-prima-donna-et-plus-que-ca/"><strong>Barbara Hannigan</strong></a>. On sait que si la soprano et cheffe canadienne chante le plus large répertoire depuis le baroque, c’est aux deux siècles passés et à notre temps qu’elle emprunte ses œuvres de prédilection. Aussi, comme l’enregistrement était toujours disponible, il nous a paru intéressant d’en rendre compte, bien que publié en 2016. Le regretté <strong>Reinbert De Leeuw</strong>, un merveilleux pianiste, amoureux de Satie (1), que le chef a quelque peu éclipsé, participe à la réussite de cette réalisation.</p>
<p>Le programme en est éclectique, réservé exclusivement au Maître d’Arcueil. Une belle progression, qui évacue les chansons de caf’conc’ (de <em>Je te veux</em> à <em>Allons-y chochotte</em>), l’autre face de ce Satie-Janus, pour couvrir plus de trente ans de création. Il s’ouvre sur trois mélodies écrites en 1886, alors qu’il sort du Conservatoire les mains vides. Courtisant des modistes, le musicien de vingt ans avait fait la connaissance de Contamine de Latour (pseudonyme d’un poète, écrivain et journaliste espagnol quelque peu oublié). Leur compagnonnage sera riche en œuvres. C’est le symbolisme qui imprègne ces trois premières pièces, toutes adoptant des tempi lents ou très lents, contemporaines de la <em>Symphonie en ré mineur</em> de César Franck. Prosodie syllabique, souple, pour des harmonies riches qui ponctuent le chant, c’est déjà du Satie. Font suite, <em>Trois autres mélodies</em> où deux sur des textes de Condamine de Latour (1886, 1887) encadrent une <em>Chanson médiévale</em>, de 1906, signée Catulle Mendès.</p>
<p>Les deux premières, qui adoptent la même structure (3 parties identiques que seul le texte renouvelle), tous premiers essais, attestent les limites du jeune compositeur. Elles ne laissent pas indifférent, la clarté de l’émission, l’absence d’effet ou de surlignement traduisent déjà le dépouillement, l’ascèse qui marqueront l’art de Satie. La mélancolie de <em>Sylvie</em>, dont la mélodie se renouvelle<em>, </em>est bien traduite par la voix, inexorablement ponctuée au piano. Désabusée, la <em>Chanson</em> qui ouvre le second recueil, use du même procédé d’écriture que les deux premières de la précédente livraison. La <em>Chanson médiévale</em>, d’une extrême simplicité, marque une évolution. <em>Les Fleurs</em>, sur un beau poème, au sourire ému, ont également séduit <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">Melody Louledjian</a>, dont on préfère ici la fraîcheur naïve. La fascination exercée par Péladan fut de brève durée, mais nous vaut quelques pièces singulières, dont cette « <em>Hymne pour le «&nbsp;Salut drapeau&nbsp;» </em>du<em> «&nbsp;Prince de Byzance</em>&nbsp;», de 1891. En rien martiale, empreinte de mysticisme éthéré, la mélodie, d’une fluidité constante, avec une métrique changeante, mais à peine perceptible, confirme la pureté de l’émission comme la complicité constante du piano. A peine discerne-t-on ici ou là quelques intonations forcées, liées au caractère des chansons.</p>
<p>« Acte de piété, rêverie d’artiste, humble hommage » ainsi le compositeur présentait-il ce qui allait constituer son chef-d’œuvre, créé par Jeanne Bathori. A tort,<em> Socrate</em> paraît mal aimé des producteurs comme des programmateurs de concert. Depuis 1952 (René Leibowitz accompagnant Violette Journeaux), on dénombre seulement douze ou treize intégrales (2), dont peu de disponibles, très inégales, d’autant que trois versions s’en partagent la réalisation&nbsp;: avec piano, avec orchestre ou ensemble, enfin dans une singulière réduction, sans la voix, pour deux pianos de John Cage. Il faut ajouter <em>La mort de Socrate</em>, dernier volet de la trilogie, qui a fait l’objet de quelques gravures indépendantes. C’est fort peu, pour cette Passion de philosophe, lumineuse et d’autant plus émouvante que son récit bannit toute effusion. Socrate, « œuvre maîtresse » de Satie, déroute celui qui en attend ce mélange de facétie et d’ascèse qui caractérise son œuvre pour piano. Aux antipodes du cabaret et de la gouaille, ce n’est pas pour rien si Milhaud, Sauguet, et quelques autres s’en sont fait les avocats engagés. « Blanche et pure comme l’antique », la lecture que nous en donnent nos deux complices n’appelle qu’admiration. Comment résister à l’émotion, au charme fascinant de cette prose déclamée en musique, à peine postérieure au <em>Pierrot lunaire</em>&nbsp;? Même si la partition est écrite pour quatre voix (féminines), «&nbsp;Satie au fond, ne voulait qu’un seul personnage&nbsp;: un volume des <em>Dialogues</em> de Platon (&#8230;) entre les mains&nbsp;» (Anne Rey). C’est chose faite, admirablement. Evidemment, le récit de la mort de Socrate, débarrassé de tout pathos, sur la progression inexorable du temps marqué par la basse, atteint à la transfiguration, spirituelle. Avec gravité et simplicité, la cantatrice touche. <em>Le portait de Socrate</em>, qui introduit l’ouvrage, fait intervenir Alcibiade, puis Socrate, ici confiés à sa seule voix. <em>Les Bords de l’Illissus</em>, où Socrate et Phèdre s’entretiennent, sous leur prosaïsme apparent, chantent une nature souriante, à la sensualité fraîche. <em>La Mort de Socrate</em>, rapportée par Phédon, nous conte avec une sérénité tranquille, les derniers moments du « plus sage et du plus juste de tous les hommes ». Graves, sans la moindre emphase, le chant et le piano nous font partager l’émotion vraie, naturelle que porte une musique à nulle autre pareille. Est-il besoin de signaler que le français que nous écoutons avec ferveur n’a rien à envier à celui d’interprètes natifs ? Un enregistrement rare, essentiel.</p>
<ul>
<li>
<pre>(1) Reinbert de Leeuw fut un ardent défenseur de Satie, en même temps qu’Aldo Ciccolini, dont le témoignage discographique a éclipsé les autres interprètes, même d’égal talent.
(2) Suzanne Danco l’avait enregistré avec Darius Milhaud à la baguette, à Rome en 1954 (INA)&nbsp;; Henri Sauguet accompagna au moins deux chanteurs (Anne Laloë, pour Chant du Monde&nbsp;; et, auparavant, Paul Derenne, dans la seule <em>Mort de Socrate</em>).</pre>
</li>
</ul>
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		<title>Hannigan &#8211; De Leeuw &#8211; Satie</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/hannigan-de-leeuw-satie-la-vestale-a-arcueil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Jun 2016 08:21:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sérieusement, vous imaginez Barbara Hannigan en train de chanter « Je te veux » ? S’encanailler dans « La Diva de l’empire » ? Impossible ! Comment celle qui s’est dévouée corps et âme aux partitions les plus exigeantes des XXe et XXIe siècles pourrait-elle s’abaisser à interpréter ces chansons de cabaret que Satie lui-même qualifiait de « rudes saloperies » ? A d’autres ! Si &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sérieusement, vous imaginez <strong>Barbara Hannigan</strong> en train de chanter « Je te veux » ? S’encanailler dans « La Diva de l’empire » ? Impossible ! Comment celle qui s’est dévouée corps et âme aux partitions les plus exigeantes des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles pourrait-elle s’abaisser à interpréter ces chansons de cabaret que Satie lui-même qualifiait de « rudes saloperies » ? A d’autres !</p>
<p>Si la vestale du contemporain sacrifie aux célébrations du 150<sup>e</sup> anniversaire du reclus d’Arcueil et met sur le marché un disque de mélodies d’Erik Satie, ce n’est évidemment pas pour y inclure ces pages-là, ni même « Le Chapelier » ou « La Grenouille américaine ». Seule concession aux rythmes ternaires, la « Chanson [à Mademoiselle Valentine de Bret] », qui valse bien un peu tout de même. A part cette plage, tout ce disque est consacré au Satie pur et dur, au Satie de jeunesse, d’obédience Rose+Croix, disciple de Joséphin Péladan, ou au Satie de vieillesse, complice de l’avant-garde des années 1920. C’est en 1886, le redoutable compositeur des <em>Trois Mélodies</em> à l’accompagnement impitoyablement répétitif, sur des paroles de José-Maria Patricio Contamine de Latour, son presque exact contemporain (cet écrivain d’origine espagnole est né et mort un an après Satie). C’est en 1891 l’auteur de l’<em>Hymne</em> mystico-gothique, conçu sur ses paroles de Satie lui-même pour accompagner le « Salut Drapeau » dans <em>Le Prince de Byzance</em>, drame romanesque en cinq actes, situé « à l’époque abstraite de la Renaissance » par le Sâr en personne. C’est en 1918 le musicien cubiste qui livre <em>Socrate</em>, œuvre « blanche et pure comme l’Antique » créée par Jane Bathori dans les salons de la princesse de Polignac.</p>
<p>Autrement dit, de l’austère, qui a tout pour plaire à Barbara Hannigan et à ce grand-prêtre de la musique contemporaine qu’est le chef néerlandais <strong>Reinbert de Leeuw</strong>, souvent entendu dirigeant des œuvres du XX<sup>e</sup> siècle et qu’on découvre ici en pianiste accompagnateur. Le français chanté de Barbara Hannigan est bon, et serait généralement assez intelligible à défaut d’être totalement idiomatique, si la soprano n’avait le fâcheux travers de laisser passer beaucoup trop d’air dans sa voix, de souffler souvent les notes plus qu’elle ne les chante, surtout dans la première partie du programme : il s’agit certes de « Chansons », mais ce n’est pas une raison pour imiter certaines vedettes de variété. Quand elle se dispense de ce maniérisme, Barbara Hannigan redevient infiniment plus compréhensible, et sa voix flexible retrouve toute sa chair. Au passage, regrettons qu’il n’existe toujours pas d’enregistrement moderne de la version pour petit orchestre, pour laquelle Satie prévoyait quatre voix de femme correspondant à chacun des personnages (Alcibiade, Socrate, Phèdre, Phédon).</p>
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