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	<title>Christus - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Christus - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Fanny et Felix MENDELSSOHN, Musique sacrée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/fanny-et-felix-mendelssohn-musique-sacree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Dec 2025 07:23:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Harmonia Mundi semble se lancer dans une intégrale de la musique religieuse écrite par Felix et Fanny Mendelssohn. L&#8217;initiative est une première. Si la musique sacrée de Felix est déjà gâtée au disque, il n&#8217;en est pas de même pour celle de sa soeur, ce qui nous promet quelques découvertes. Le disque commence avec ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Harmonia Mundi semble se lancer dans une intégrale de la musique religieuse écrite par Felix et Fanny Mendelssohn. L&rsquo;initiative est une première. Si la musique sacrée de Felix est déjà gâtée au disque, il n&rsquo;en est pas de même pour celle de sa soeur, ce qui nous promet quelques découvertes.</p>
<p>Le disque commence avec ce que Felix a eu le temps d&rsquo;écrire pour son grand projet d&rsquo;oratorio intitulé <em>Christus</em>. Après avoir illustré une grande figure du Nouveau Testament (Paul) et un personnage majeur de l&rsquo;ancienne alliance (Elie), Felix voulait aboutir à une forme de synthèse incarnée dans la figure de Jésus. Si la genèse de l&rsquo;oeuvre reste largement énigmatique, on sait que le compositeur y a travaillé près d&rsquo;une décennie, et qu&rsquo;il semblait y tenir beaucoup. L&rsquo;oeuvre adopte une structure beaucoup plus semblable aux passions de Bach que les deux oratorios achevés, avec des récitatifs très courts déclamés par le ténor, une abondance de choeurs proches de l&rsquo;esprit des « turbae  » et une écriture volontiers contrapuntique. C&rsquo;est un hommage évident, qui ne vire cependant jamais au pastiche : Felix est malgré tout un enfant de son temps, et l&rsquo;émotion romantique gagne à plusieurs moments. Il suffit de comparer la mise en musique des « Kreuzige ihn ! » pour mesurer l&rsquo;écart qui sépare les deux époques. Fort à son affaire, le ténor<strong> Martin Mitterrutzner</strong> affiche une santé vocale éclatante, un timbre séduisant et une vraie éloquence. Il sait jusqu&rsquo;où ne pas aller trop loin, et alléger ce que son art peut avoir de sensuel dans les moments dramatiques. Le <strong>RIAS Kammerchor</strong> reste fidèle à sa réputation : d&rsquo;une cohésion implacable, parfaitement équilibré, transparent jusqu&rsquo;au diaphane. Rarement un ensemble aura autant mérité le qualificatif « de chambre », au meilleur sens du terme, en ce que chacun de ses membres est à l&rsquo;écoute des autres.</p>
<p>On poursuit le périple mendelssohnien avec une petite cantate écrite par Fanny en 1831 : <em>Lobgesang</em> (à ne pas confondre avec la <em>Deuxième Symphonie</em> de son frère). C&rsquo;est à nouveau l&rsquo;influence de Bach qui semble ouvrir l&rsquo;oeuvre, avec une « Pastorale » qui ne déparerait pas dans l&rsquo;Oratorio de Noël. Mais Fanny a un autre tropisme que son frère, et elle penche assez vite vers un style où la mélodie prend le dessus, dans un esprit plus proche des messes salzbourgeoises de Mozart. L&rsquo;oeuvre n&rsquo;est pas inoubliable mais s&rsquo;écoute avec plaisir, surtout que le choeur y est à son affaire, et que <strong>Justin Doyle</strong> trouve la pulsation exacte que requiert cette musique, qui doit s&rsquo;écouler avec naturel, sans trop chercher à creuser ; la verdeur des timbres de la <strong>Kammerakademie Potsdam</strong> est idéale.</p>
<p>L&rsquo;album se termine sur une oeuvre plus connue, le Psaume 42 mis en musique par Felix : « Wie der Hirch schreit nach frischem Wasser », « Comme le cerf languit après l&rsquo;eau fraîche ». C&rsquo;est à notre humble avis le chef-d&rsquo;oeuvre sacré de Mendelssohn, là où sa foi très fervente trouve son expression la plus touchante. Voilà une  musique qui va droit au coeur. La soprano <strong>Christina Landshamer</strong> sait retrouver ce ton de l&rsquo;enfant extasié devant les mystères de la foi, et son chant est l&rsquo;expression de la confiance la plus absolue de la créature envers son créateur. Dans la fugue finale, le RIAS explose tous les plafonds en termes d&rsquo;excellence chorale, et l&rsquo;on est véritablement transporté sur les ailes de la musique. Espérons de tout coeur que la série sera menée à son terme, et qu&rsquo;elle sera la plus complète possible.</p>
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		<title>Christus</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/trop-beau-pour-etre-honnete-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Dec 2011 22:32:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  On n&#8217;a que de (trop) rares occasions d’entendre les oratorios de Félix Mendelssohn. Après les deux chefs-d’œuvre que sont Paulus (que George Bernard Shaw décrivait comme une « machine à fugues ») et Elias, le compositeur entreprit Christus, dont il ne put achever que deux fragments. Si plusieurs chefs s’y sont attelés avec plus ou de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			On n&rsquo;a que de (trop) rares occasions d’entendre les oratorios de Félix Mendelssohn. Après les deux chefs-d’œuvre que sont <em>Paulus </em>(que George Bernard Shaw décrivait comme une « machine à fugues ») et <em>Elias</em>, le compositeur entreprit <em>Christus</em>, dont il ne put achever que deux fragments. Si plusieurs chefs s’y sont attelés avec plus ou de succès, Philippe Herreweghe semble avoir signé la plus belle vision de cette « trilogie » inachevée (Harmonia Mundi), fortement aidé par « son » Collegium Vocale d’une beauté inouïe (<em>Paulus</em> !). <strong>Laurence Equilbey </strong>s’attaque aujourd’hui aux morceaux <em>Geburt Christi</em> [Naissance du Christ] et <em>Leiden Christi </em>[Souffrances du Christ] qui, dans le lacunaire oratorio, témoignent de deux épisodes importants de la vie de Jésus. Ces vingt minutes de musique sont agrémentées de trois petites cantates chorales (avec solistes) du compositeur de la <em>Symphonie « italienne »</em> pour former un disque au programme aussi superbe qu’original.</p>
<p>			 </p>
<p>			L’ensemble <strong>Accentus</strong> fait une loyale concurrence à l’effectif gantois d’Herreweghe. La beauté plastique de la formation est extraordinaire et l’on ne reprochera certainement pas à Equilbey de ne pas connaître son (délicat) métier de chef de chœur. Cependant, on est en droit de se demander si cette lecture extrêmement soignée vocalement est véritablement si « idéale » qu’elle ne le paraît à la première audition. Certes, on se laisse bercer et cajoler par la douceur et la tendresse des pages les plus sereines (<em>Verleih uns Frieden gnädiglich </em>dont l’architecture est idéalement mise en valeur) mais on arrive très vite au constat que personne parmi les interprètes (ni la chef, ni les excellents solistes que sont <strong>Sandrine Piau, Robert Getchell </strong>et <strong>Markus Butter</strong>) ne se sent investi d’une quelconque mission d’exégèse. Les récitatifs de <em>Christus </em>ou les arias des cantates sont mieux racontés qu’ils ne sont vécus. L’option se défend mais il n’est pas certain que le résultat emporte l’adhésion de tous (dont la nôtre). Où se trouve « l’angoisse » que Mendelssohn réclame dans l’air pour baryton de la cantate <em>O Haupt voll Blut und Wunden </em>? Pourquoi la rhétorique musicale d’inspiration baroque (cf. les célèbres traités de Johann Mattheson, par exemple) n’est-elle pas mieux exploitée dès lors que l’on sait (et entend) tout ce que Mendelssohn doit à Bach ? Enfin, l’acoustique (et/ou la prise de son) ne permettant pas de définir au mieux les sonorités particulières des basses instrumentales, une intervention n’eut-elle pas possible en post-production pour « écrémer » le tout ?</p>
<p>			 </p>
<p>			D’aucuns se laisseront séduire par la beauté globale de l’ensemble. Nous écrirons pour notre part que cette gravure est « juste » superbe ce qui, dans le cas d’un premier disque, nous aurait beaucoup enthousiasmé. Au quinzième album, on attend forcément plus*…</p>
<p>			 </p>
<p>			* Plus aussi que 48 minutes de musique au goût de trop peu !</p>
<p>			 </p>
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