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	<title>Das Paradies und die Peri - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 May 2025 08:32:51 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Das Paradies und die Peri - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>SCHUMANN, Das Paradies und die Peri &#8211; Boulogne-Billancourt (La Seine Musicale)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/schumann-das-paradies-und-die-peri-boulogne-billancourt-la-seine-musicale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 May 2025 08:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La rareté était mise en avant par la Seine Musicale à l’occasion de ces représentations&#160;: «&#160;pour la première fois à Paris, découvrez Le Paradis et la Péri, chef-d’œuvre romantique de Robert Schumann, mis en scène…&#160;». Cette dernière précision avait son importance car, si l’on s’en tient à des représentations utilisant le format d’un concert traditionnel, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La rareté était mise en avant par la Seine Musicale à l’occasion de ces représentations&nbsp;: «&nbsp;pour la première fois à Paris, découvrez <em>Le Paradis et la Péri</em>, chef-d’œuvre romantique de Robert Schumann, mis en scène…&nbsp;». Cette dernière précision avait son importance car, si l’on s’en tient à des représentations utilisant le format d’un concert traditionnel, force est de constater que cet oratorio longtemps négligé connaît, depuis maintenant plusieurs années, une popularité grandissante. A la Philharmonie, Daniel Harding, pour son intronisation à la tête de l’Orchestre de Paris, et Jordi Savall il y a quelques semaines encore, l’ont dirigé&nbsp;; si l’on remonte un peu dans le temps, on retrouve des soirées dirigées, au Châtelet par Marek Janowski, au Théâtre des Champs-Elysées par Simon, à la Cité de la Musique par Emmanuel Krivine et, déjà, par <strong>Laurence Equilbey</strong>. En somme, <em>Le Paradis et la Péri </em>figure parmi ces raretés qui tendent à être de moins rares, réalisant un parcours opposé à celui de ces tubes qui frôlent la disparition. Un regain de popularité justifié&nbsp;: dans cette pièce, qu’il considérait comme une de ses plus grandes réussites, Robert Schumann multiplie les audaces harmoniques, forge des alliages instrumentaux d’une grande richesse (le chœur «&nbsp;Doch seine Ströme sind jetzt roth&nbsp;!&nbsp;»), trouve, tout au long de cette heure et demie, un chemin où la variété de climats ne provoque rien de disparate mais engendre, assez miraculeusement, une réelle harmonie. Harmonie bien compréhensible, là où la diversité des numéros constitue au fond la matière dramaturgique même de l’œuvre puisqu’elle est la traduction des voyages et des découvertes effectués par la Peri. Harmonie indispensable à la réussite des ces «&nbsp;oratorios-monde&nbsp;», où un souffle démiurgique doit tout important. Mais harmonie presque impossible à réaliser en pratique, sauf à s’appeler Haydn, Haendel, Mendelssohn, Berlioz… ou Schumann.</p>
<p>Cette partition si ambitieuse trouve un héraut idéal avec l’<strong>Insula Orchestra</strong>.&nbsp;Certaines sonorités peuvent sembler un peu vertes dans le prélude, les cuivres accusent, de loin en loin, quelques intonations rebelles, mais l’énergie qui se dégage de chaque pupitre donne son impulsion à la soirée. La battue de Laurence Equilbey y est pour beaucoup, qui favorise toujours une grande fluidité de tempi, et dévoile une impressionnante palette de nuances expressives. Placée très bas, la fosse ne masque aucun détail de ce travail, sans pour autant gêner les chanteurs. Remplaçant Johanni van Oostrum, <strong>Mandy Fredrich</strong> n’a presque pas de personnage à camper&nbsp;: la Peri est davantage une quête, celle de la vérité, de la justice et de l’humanité. Cette idée, la soprano allemande sait cependant lui donner corps, cheminant lentement d’une angoisse tournée vers elle-même et son entrée au Paradis à une conscience universelle, qui culmine dans un très émouvant «&nbsp;Schlaf’ nun und ruhe&nbsp;». Claire sans être blanche, la voix révèle un beau medium corsé, et ne montre ses limites que dans le haut de la tessiture. Omniprésent sur scène, où on lui fait jouer un double de Robert Schumann, <strong>Sebastian Kohlhepp</strong> est de ces ténors au timbre lumineux et à la diction irréprochable qui trouvent dans le moindre récitatif des trésors d’éloquence. Sous-employé ici,<strong> Samuel Hasselhorn&nbsp;</strong>accuse une projection plus modeste, et ne dévoile vraiment la richesse de ses harmoniques et sa maîtrise du verbe dans la dernière partie, où il phrase le mystérieux «&nbsp;Jetzt sank des Abends gold’ner Schein&nbsp;» comme ces Lieder qu’il excelle à ciseler. Du reste d’une distribution sans faille, on retiendra les jeunes amoureux de <strong>Clara Guillon</strong> et <strong>Lancelot Lamotte</strong>, et l’excellence du Chœur qui est presque, ici, le personnage principal. A chaque intervention d’<strong>Accentus</strong> fascinent la clarté des plans sonores, le clair-obscur des nuances, la précision de la diction, la ductilité des timbres. On était septiques de voir insérés, avant le prélude et à la fin de la première partie, deux pièces pour chœur a cappella&nbsp;; on en ressort chargé d’une émotion qui balaye tous les doutes que le procédé pouvait soulever sur un plan dramaturgique.</p>
<p>Car <strong>Daniela Kerck</strong> ne parvient certes pas à démontrer clairement l’utilité de mettre en scène <em>Le Paradis et la Péri</em>. Son travail, volontiers littéral, n’apporte pas d’éclairage inédit sur l’œuvre. Les différentes parties solistes ne deviennent pas des personnages à part entière (sauf peut-être le ténor-Robert Schumann, qui tente de déterrer un piano et cherche à diriger les chœurs). Ce qu’elle fait est plus modeste&nbsp;: déployer une cohérence esthétique, organiser une direction d’acteurs précise et volontiers majestueuse. Dans un espace délimité par un rais de lumière, les protagonistes, vêtus de blanc ou de noir selon leur appartenance céleste ou terrienne, restent toujours disponibles pour le chant. Que ce livre d’images ne contienne rien qui fasse obstacle à la musique n’est pas son moindre mérite&nbsp;; et si son hiératisme percute étrangement la vitalité qui sourd des chanteurs et de la fosse, il la laisse s’exprimer dans toute sa force.</p>
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		<title>SCHUMANN, Das Paradies und die Peri — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/das-paradies-und-die-peri-paris-philharmonie-un-noel-paradisiaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2016 05:48:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début de cette saison, Daniel Harding avait choisi les Scènes de Faust pour inaugurer son mandat de directeur musical de l&#8217;Orchestre de Paris. Avec Le Paradis et la Péri, il offre pour les fêtes un oratorio de Schumann encore plus méconnu et, à première vue, encore plus aride. Un cadeau empoisonné ? Légèrement postérieur aux Dichterliebe, contemporain des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Au début de cette saison, <strong>Daniel Harding</strong> avait choisi les <a href="http://www.forumopera.com/szenen-aus-goethes-faust-schumann-paris-philharmonie-faust-avoue"><em>Scènes de Faust</em></a> pour inaugurer son mandat de directeur musical de l&rsquo;Orchestre de Paris. Avec <em>Le Paradis et la Péri</em>, il offre pour les fêtes un oratorio de Schumann encore plus méconnu et, à première vue, encore plus aride. Un cadeau empoisonné ? Légèrement postérieur aux <em>Dichterliebe</em>, contemporain des deux premières symphonies, cet oratorio profane s&rsquo;inspire de Thomas Moore mais ne retient des parfums orientalistes de <em>Lalla-Rookh </em>que les cadres de son canevas d&rsquo;action. Pas d&rsquo;exotisme musical à attendre, sauf peut-être dans le choeur « Doch seine Ströme sind jetzt rot », aux percussions très présentes, et dans la croisière sur le Nil du début de la deuxième partie. </p>
<p class="rtejustify">Mais si Robert Schumann renonce au pittoresque, c&rsquo;est pour mieux exprimer l&rsquo;universalité du chemin de croix de cette Péri, soucieuse de mettre tous ses efforts dans la recherche du salut. La sobriété du discours musical épouse alors l&rsquo;ascétisme qui marque la quête de cette héroïne, et aboutit, <em>in fine</em>, à une fantastique jubilation orchestrale et vocale.</p>
<p class="rtejustify">Les parties solistes, si elles sont rarement longues, exigent des instruments solides et à l&rsquo;aise sur un large ambitus. La grâce naturelle de <strong>Christiane Karg</strong>, la sensualité juvénile de sa voix, la légère acidité de son timbre, dessinent une Peri proche de l&rsquo;idéal. Lui répond le soprano plus corsé et plus mature de<strong> Kate Royal</strong>, dans un parfait contrepoint musical. Si <strong>Andrew Staples</strong>, qui doit assumer seul toutes les parties de ténor, montre parfois des difficultés d&rsquo;intonation, la profondeur tremblée de <strong>Matthias Goerne</strong> et la belle aisance de <strong>Gerhild Romberger</strong> complètent un magnifique plateau</p>
<p class="rtejustify">De sa battue unique, à la fois créative et précise, Daniel Harding ne perd jamais une occasion de souligner la vitalité de l&rsquo;architecture, d&rsquo;encourager la mobilité des phrasés, d&rsquo;assouplir les textures, d&rsquo;exalter une profusion de timbres et de couleurs. L&rsquo;Orchestre de Paris et les choeurs, auxquels échoient les temps forts de l&rsquo;œuvre, lui répondent comme un seul homme : en un trimestre, leur collaboration artistique a atteint une maturité qui donne envie d&rsquo;entendre la suite&#8230; </p>
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		<title>SCHUMANN, Das Paradies und die Peri — Saint-Denis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-paradis-et-la-peri-saint-denis-fanfare-pour-la-peri/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2015 21:34:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On mesure mal aujourd’hui quelle fut la popularité du Lalla Rookh de Thomas Moore, œuvre littéraire qui fut longtemps aussi célèbre que les contes orientaux de Lord Byron, sinon davantage, comme en témoignent ses nombreuses rééditions et traductions, ainsi que toute la production visuelle et musicale qu’elle inspira (voir à ce sujet notre compte rendu &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On mesure mal aujourd’hui quelle fut la popularité du <em>Lalla Rookh</em> de Thomas Moore, œuvre littéraire qui fut longtemps aussi célèbre que les contes orientaux de Lord Byron, sinon davantage, comme en témoignent ses nombreuses rééditions et traductions, ainsi que toute la production visuelle et musicale qu’elle inspira (voir à ce sujet notre compte rendu du <em>Lalla-Roukh</em> de Félicien David <a href="http://www.forumopera.com/cd/une-perle-repechee">récemment enregistré</a>). Pour être aujourd’hui la plus connue, la partition due à Schumann n’en est pas moins la plus proche du texte original, par ailleurs : au lieu de tirer un livret plus ou moins dramatique de l’un des quatre récits en vers enchâssés par Moore dans son récit-cadre en prose (c’est ce dernier seul que mit en musique Félicien David), Schumann travailla directement sur une adaptation allemande du texte. Evidemment le sujet peut paraître un peu mièvre – une fée, pour être admise au paradis, doit y rapporter « le bien le plus cher au Ciel » –, mais cette forme musicale, à peu près aussi hybride que son texte-source, semble avoir permis au compositeur de s’épanouir bien mieux que dans la forme opératique traditionnelle, de sorte que <em>Le Paradis et la péri</em> reste une de ses meilleures créations pour solistes, chœur et orchestre, et que son inscription au programme, en ouverture du Festival de Saint-Denis, était en soi une raison de se réjouir.</p>
<p>Comme d’autres chefs baroqueux avant lui, Jérémie Rhorer suit un parcours dont ne peut qu’admirer la cohérence chronologique : après avoir brillé dans Mozart, il aborde peu à peu les compositeurs postérieurs, son dernier passage par Saint-Denis ayant été consacré à Beethoven avec <em>Le Christ au Mont des oliviers</em> en 2013. Après quelques incursions dans le XX<sup>e</sup> (<em>Dialogues des carmélites</em>), voire le XXI<sup>e</sup> siècle (<em>Claude</em>), le voilà qui s’avance toujours plus dans le XIX<sup>e</sup> siècle – il doit s&#8217;emparer de <em>Stiffelio</em> en février 2016 à Francfort –, mais sans se départir de cette finesse qui caractérisait ses interprétations dix-huitiémistes : mieux vaut sans doute diriger Schumann en post-mozartien qu’en pré-wagnérien. Finesse toute nécessaire pour composer avec l’acoustique de la basilique, où les détails d’orchestration ont souvent tendance à se perdre : plutôt que de s’attarder sur certains passages dont le clinquant orientaliste fait écho à l’exotisme kitsch de Moore, Jérémie Rhorer exploite au mieux les moments de grâce suspendue, comme le dernier des quatuors vocaux dont l’œuvre est émaillée. Emmenés par sa baguette précise, l’Orchestre National de France et le Chœur de Radio-France rendent justice à Schumann à travers la diversité des climats qui se succèdent dans cet oratorio profane.</p>
<p>La tête d’affiche initialement annoncée aurait dû être Genia Kühmeier, dont on se rappelle l’exquise Micaela à Bastille en 2012. La soprano allemande ayant déclaré forfait, le festival a su trouver ce qu’on n’oserait appeler une remplaçante, tant la Suédoise <strong>Marita Sølberg</strong> impose le profil idéal pour la Péri : mozartienne – elle fut notamment Zerline à Glyndebourne en 2011 –, son répertoire inclut aussi Mimi, et elle possède donc l’énergie nécessaire dans la dernière partie, quand la fée se rebiffe, tout en ayant la pureté d’émission propre à cette créature surnaturelle. A ses côtés, <strong>Karine Deshayes</strong> endosse le costume de l’Ange, chante les quelques passages narratifs confiés à la voix de mezzo et participe au quatuor vocal, avec tout l’art qu’on lui connaît, d’une voix pleine et égale. <strong>Frédéric Antoun</strong>, dont les interprétations mozartiennes sont bien connues, règne en maître sur le rôle du narrateur : même si la partition ne lui confie aucun véritable air, il déclame son texte avec une aisance et une autorité qui ne laissent pas d’impressionner.</p>
<p>Dans le quatuor, c’est à <strong>Edwin Crossley-Mercer</strong> que revient la part la plus notable, avec le grand monologue de l’Homme dans la troisième partie, pris à un tempo très étiré, qu’il chante avec émotion et retenue. <strong>Marta Boberska</strong>, appelée in extremis pour remplacer Elin Rombo initialement prévue, n’a qu’une intervention soliste ; si son timbre sonne un peu pointu parfois, cela distingue la jeune vierge du personnage de la fée, plus consistant. Le jeune ténor britannique <strong>Ben Johnson</strong> n’a que quelques phrases en solistes : malgré quelques notes légèrement nasales, on remarque le dramatisme de la voix dans le défi du jeune héros (première partie) et les suppliques de l’amant mourant (deuxième partie).</p>
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		<item>
		<title>SCHUMANN, Das Paradies und die Peri — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-difficulte-detre-schumanien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 22:32:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les œuvres dramatiques et chorales de Schumann, même les plus connues, comme les Scènes de Faust ou Manfred, sont des œuvres secrètes, particulièrement difficiles à décrypter. Leur réalisation, en particulier au niveau dramatique, n’est jamais une mince affaire et Le Paradis et la Péri n’échappe pas à la règle. Grâce soit donc rendue à Accentus &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Les œuvres dramatiques et chorales de Schumann, même les plus connues, comme les <em>Scènes de Faust</em> ou <em>Manfred</em>, sont des œuvres secrètes, particulièrement difficiles à décrypter. Leur réalisation, en particulier au niveau dramatique, n’est jamais une mince affaire et <em>Le Paradis et la Péri </em>n’échappe pas à la règle. Grâce soit donc rendue à <em>Accentus </em>de nous la faire entendre à Paris. Schumann la composa en 1849, soit six ans avant les œuvres citées plus haut. Il en écrivit lui-même une grande partie du livret d’après le roman <em>Lallah Roukh</em> de Thomas Moore, poète irlandais ami de Byron. La Cité de la Musique l’a inscrite dans le cycle <em>Orientalismes</em> (du 30 janvier au 9 février) où Rimsky Korsakov côtoie Debussy, Ravel, Takemitsu et des œuvres de musique ancienne. Mais, comme l’écrit Hervé Lacombe dans le programme, Schumann n’a « aucun engouement pour la couleur locale ». Le romantisme tardif a inspiré un <em>Lallah Roukh</em> autrement « oriental » à Félicien David en 1862 à la suite d’un voyage en Orient avec des Saint-simoniens. Schumann, lui, tout en évoquant l’Inde, l’Egypte et la Syrie et tout en cédant à l’orientalisme à la mode, ne tente pas d’écrire une musique « orientalisante ». Sa Péri tient plus d’une walkyrie que d’une fée persane, et même le chœur des houris, dans l’épisode syrien, où plusieurs musicologues ont cru déceler une turquerie héritée de Weber, ressemble davantage à un chœur de fileuses bien germaniques !</p>
<p> </p>
<p>L’exotisme de Schumann se conjugue, en réalité, sur le même mode que l’univers de l’enfance : un monde où tout est encore possible, neuf et innocent, à la manière d’un de ces paradis perdus dont les romantiques ont tenté la quête impossible. Il n’est pas étonnant du reste que ce soit l’épisode de l’enfant syrien que Schumann a le plus développé, quand, à la fin, l’innocence seule parvient à vaincre la violence et ouvre à la Péri les portes du Paradis. La musique y est au sommet et l’œuvre devient, alors, particulièrement émouvante. Les choeurs y sont plus présents et c’est bien là aussi qu’excelle <strong>Laurence Equilbey</strong> qui dirige ici son chœur <em>Accentus</em> associé au <em>Vlams Radio Chor</em>. Schumann y rayonne, le texte est ciselé et ces ensembles ont des couleurs et des accents qui donnent de beaux reliefs aux phrasés qu’elle dessine avec une réelle passion.</p>
<p> </p>
<p>C’est moins le cas avec l’orchestre qui manque de cohésion, surtout dans la première partie. Il peine à trouver ses marques, comme laissé à lui-même. Dès le début, après ce premier thème qui annonce déjà <em>Manfred</em>, l’ouverture trop monochrome manque des contrastes, des dynamiques et des nuances qui font toute la richesse de cette musique dont le tissu orchestral est particulièrement dense. Beaucoup d’exégètes ont accusé Schumann d’être un mauvais orchestrateur. Rémy Stricker a raison quand il affirme que cela « tient du non-sens. Il orchestre très bien, il suffit de savoir le jouer ». C’est le cas, par exemple, d’un familier de Schumann comme Michael Schonwandt, qui va au plus intime de l’émotion schumanienne, en gardant au long des œuvres ce frémissement inquiet qui parcourt l’entrelacs de thèmes et de leitmotivs, en profonde complicité avec le poème. Laurence Equilbey y parvient surtout dans la seconde partie, portée par le lyrisme des chœurs (dont les solistes ont des voix lumineuses). Et l’émotion gagne enfin le public.</p>
<p> </p>
<p>L’œuvre est avant tout un rituel profondément spirituel et intérieur où le pittoresque n’a guère de place. On peut comprendre qu’il ait été fait appel aux talentueux <strong>André Wilms</strong> (mise en espace) et <strong>Hervé Audibert</strong> (lumières)  pour créer un environnement visuel qui mette l’auditeur en condition pour mieux accéder à cette fable. Mais le fallait-il ? Rien n’est moins sûr. Dans l’épure de la mise en espace, le moindre regard, le moindre geste et le moindre déplacement prennent beaucoup d’importance, au risque de parasiter l’exécution musicale au lieu de la soutenir. D’autant plus que, dans cette œuvre, les récits narratifs sont largement développés. </p>
<p> </p>
<p>Il suffit, pour s’en convaincre, d’écouter le ténor <strong>Pavol Breslik</strong>. Seul devant l’orchestre, il parvient, par sa seule présence et son art du chant, à dégager une émotion intense jusque dans son évocation des paysages orientaux où Schumann a su garder la splendeur du texte de Thomas Moore. Un très beau timbre lié à une ligne de chant exemplaire (avec des aigus vaillants et ensoleillés), une prononciation et un art de la déclamation souverains, parviennent, seuls, à tenir le public en haleine. <strong>Shadi Torbey</strong>, lui aussi, a cette autorité naturelle alliée à un timbre profond et chaleureux. Tous deux dominent, avec la mezzo <strong>Maria Riccarda Wesseling</strong>, la belle distribution qu’a réunie Laurence Equilbey. Quant au rôle-titre, il faut reconnaître que Schumann ne facilite pas la tâche de la soprano. La tessiture est souvent bien grave ou alors très tendue dans l’aigu, comme à la fin de l’ouvrage. La chanteuse doit allier l’élégie à la vaillance, la suavité au dramatisme. <strong>Solveig Kringelborn</strong> y parvient, mais il est permis de se demander si une voix bien projetée, plus légère et plus veloutée, comme celle d’une Rachel Harnisch, par exemple, n’aurait pas été davantage à son affaire dans un tel emploi.</p>
<p> </p>
<p>Le public, avec raison, a accueilli les artistes avec beaucoup d’enthousiasme et c’est tout à l’honneur d’<em>Accentus</em> d’avoir permis cette réalisation à Paris d’une œuvre de Schumann qu’on entend si rarement et qui avait connu un triomphe lors de sa création à Leipzig.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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