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	<title>Demofoonte - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<title>Demofoonte - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Demofoonte</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/demofoonte-gluck-un-talent-a-suivre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clement Demeure]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Dec 2020 05:35:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1743, Christoph Willibald Gluck n’a pas encore 29 ans lorsqu’il présente son troisième opéra en Italie, et le deuxième pour le Teatro Regio de Milan après le succès de son premier essai, Artaserse, deux saisons plus tôt. Porté par une belle distribution dominée par Carestini et les valeureuses Casarini, Stabili et Elmi, il lui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1743, <strong>Christoph Willibald Gluck</strong> n’a pas encore 29 ans lorsqu’il présente son troisième opéra en Italie, et le deuxième pour le Teatro Regio de Milan après le succès de son premier essai, <em>Artaserse</em>, deux saisons plus tôt. Porté par une belle distribution dominée par <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.quellusignolo.fr/castrats/carestini.html">Carestini</a> et les valeureuses <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.quellusignolo.fr/sopranos/casarini.html">Casarini</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.quellusignolo.fr/sopranos/stabili.html">Stabili</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.quellusignolo.fr/contraltos/elmi.html">Elmi</a>, il lui assure un beau succès qui vaudra à l’œuvre une diffusion notable à une époque où une création chasse l’autre.</p>
<p>Gluck a joué la sécurité en optant pour <em>Demofoonte</em>, un des drames les plus populaires de <strong>Pietro Metastasio</strong>*, qu’il a d’ailleurs à peine modifié.<br />
	En Thrace, on sacrifie chaque année une vierge au culte d’Apollon. Le sort désigne Dircea, mais petit souci : vierge elle n&rsquo;est point, car elle est secrètement mariée à Timante, fils du roi Demofoonte, de qui elle a un enfant. Un malheur n’arrivant jamais seul, Timante se voit promis à la princesse Creusa. Pour se tirer d’embarras, il lui demande de refuser sa main. Demofoonte devine les manœuvres de Timante et recourt au chantage : si son fils n’épouse pas Creusa, Dircea sera bien sacrifiée. La découverte du mariage secret entre Timante et Dircea n’adoucit pas le souverain, et les amants chantent un pathétique duo pour clore l’acte II. Pourtant, adoucie par Dircea, Creusa intercède en faveur du couple et Timante est absous au début du III. Les choses seraient donc réglées si Metastasio n’avait prévu de nouvelles surprises, avec l’annonce d’un terrible échange au berceau… puis l’annonce d’un second qui vient apaiser l’imbroglio familial. Ayant échangé leurs pères, Dircea et Timante se marient en paix, Creusa écopant d’un époux de son rang en Cherinto, autre fils de Demofoonte.<br />
	Difficile aujourd’hui de ne pas trouver l’acte conclusif maladroit après deux actes magistraux. Dramatiquement, Gluck, d’ailleurs plus mûr dans son écriture, trouvera mieux avec <em>La Clemenza di Tito</em> (Naples 1752), son <em>opera seria</em> métastasien le plus joué. Jeune compositeur encore bien orthodoxe, il déploie néanmoins une riche palette entre jouissance assumée d’une vocalité rutilante et tentation du dépouillement, toujours avec une parfaite sensibilité à l’égard du texte et des affects.</p>
<p>Grâce soit rendue au regretté <strong>Alan Curtis</strong>, dont l’inépuisable curiosité nous vaut encore ici une belle découverte. Avouons-le toutefois : sa modération a desservi nombre de gravures, notamment chez Haendel. Une fois encore, le style est juste (Curtis a composé lui-même les récitatifs) et les phrasés sont sensibles, mais tout sonne bien court et uniforme. On a parfois l’impression que le chef et musicologue, à la tête d’un <strong>Complesso barocco</strong> peu incisif, dirige une mesure après l’autre : manque un sens des contrastes et de l’architecture propre à enflammer le drame à l’échelle d’un air, d’une scène, d’un acte… Le résultat est donc inégal, et des airs bien enlevés alternent avec de regrettables platitudes. Le métier est pourtant indiscutable, et cet <em>opera seria</em> s’écoute sans ennui.</p>
<p>La distribution est solide, au point de susciter quelques hiatus avec l’accompagnement. En Matusio, second père de l’histoire, <strong>Vittorio</strong> <strong>Prato</strong> a du relief et une parfaite maîtrise des agilités et de la tessiture – il a déjà interprété des parties de baryténors chez Haendel et Pergolesi. Mêmes qualités chez le ténor <strong>Colin Balzer</strong> dans le rôle-titre. Interprète sobre, <strong>Sylvia Schwartz</strong>, se tire habilement d’une partie grave qui lui donne peu d’occasions de libérer son aigu. On voudrait néanmoins entendre Dircea plus habitée, et Creusa a bien plus de caractère ; <strong>Ann Hallenberg</strong> électrise particulièrement ses reprises et rend toutes les ambivalences de la <em>seconda donna</em>. Comme toujours, <strong>Romina Basso</strong> tend à en faire beaucoup dans les récitatifs, mais elle parvient indéniablement à animer Cherinto, d’habitude pâlichon. Dans son seul air, la mezzo <strong>Nerea Berraondo</strong> a de la présence, mais le médium dans les joues. Le principal bémol concerne <strong>Aryeh Nussbaum Cohen</strong>, dont le <em>falsetto</em> moelleux dénué de la moindre stridence est pourtant un atout qui séduit dans l’adagio. Hélas, le contre-ténor ne se départit presque jamais d’une affectation suave et tiède, et semble murmurer la moitié du rôle. Malgré un micro au fond du gosier, son grave est trop discret : Carestini était alors un contralto, et Prina comme Jaroussky ont mieux rendu « Sperai vicino il lido ». Ajoutons à cela une vocalisation pleine d’air, qui finit de désosser ce <em>primo uomo</em> à la joliesse vaine.</p>
<p>Le Gluck italien reste largement à découvrir. De la période viennoise, il serait judicieux de s’intéresser à <em>Alceste</em> et surtout à <em>Telemaco</em>. En offrant ce qui constitue certainement le témoignage le plus précoce de l’art du compositeur, le présent album rejoint <em>Ezio</em>, <em>Le Feste d’Apollo</em>, <em>Il Trionfo di Clelia</em> et <em>La Clemenza di Tito</em> pour retracer la carrière italienne du Chevalier Gluck. Même s’ils ne restituent pas tous les enjeux de <em>Demofoonte</em>, ces trois disques y contribuent très honorablement.</p>
<p> </p>
<p><sup>*</sup> Dossier sur ce fameux dramaturge à (re)découvrir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/pietro-metastasio-ou-lopera-seria">ici sur Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>JOMMELLI, Demofoonte — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/muti-imperatore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francois Lesueur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 16:05:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>        Pour marquer les grands débuts de Riccardo Muti à l&#8217;Opéra National de Paris, Gérard Mortier a laissé carte blanche au maestrissimo, ce qui explique la présence quelque peu surprenante de Demofoonte de Niccolo Jommelli juste avant Le Roi Roger de Karol Szymanovski. Connu pour son attachement au patrimoine musical baroque et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Pour marquer les grands débuts de Riccardo Muti à l&rsquo;Opéra National de Paris, Gérard Mortier a laissé carte blanche au <em>maestrissimo</em>, ce qui explique la présence quelque peu surprenante de <em>Demofoonte</em> de Niccolo Jommelli juste avant <em>Le Roi Roger</em> de Karol Szymanovski. Connu pour son attachement au patrimoine musical baroque et aux compositeurs italiens du XVIIIe siècle (Salieri, Cimarosa, Paisiello&#8230;), Muti a donc choisi de redonner vie à Jommelli, célèbre compositeur issu de l&rsquo;école napolitaine, considéré comme l&rsquo;un des fondateurs du style classique. Auteur d&rsquo;un important corpus vocal, on lui doit entre autres <em>Ezio</em> (Milan 1741), <em>Semiramide riconosciuta</em> (Turin 1741), <em>Ciro riconosciuto</em> (Ferrare 1744), <em>Artaserse</em> (Rome 1749), ou <em>Achille in Sciro</em> (Vienne 1749) et pas moins de quatre versions de <em>Demofoonte,</em> ouvrage créé à Padoue en 1743 et repris enfin à Naples en 1770. Sa rencontre avec Pietro Metastasio, le grand poète et réformateur est déterminante, puisque ce dernier &#8211; que ses contemporains Caldara, Traetta, Haendel, Gluck, Galuppi, Piccini et Sacchini s&rsquo;arrachent &#8211; lui compose la quasi totalité de ses livrets.</p>
<p> </p>
<p>Inspirée par la tragédie antique, l&rsquo;histoire de Demofoonte roi du Chersonèse de Thrace qui doit chaque année sacrifier une jeune vierge de son peuple, comprend comme cela se devait dans l&rsquo;<em>opera seria</em> une fin heureuse et une morale qui glorifie la justice des souverains. Elle connut un succès tel qu&rsquo;elle fut utilisée par Vivaldi, Leo, Caldara, Gluck et Mozart qui, dans un courrier adressé de Naples à sa soeur, disait de Jommelli : « son style est beau mais trop élaboré et démodé pour le théâtre ». </p>
<p> </p>
<p>Pour raconter cette intrigue sur fond d&rsquo;oracle, de sacrifice humain, d&rsquo;amour caché et de fausses identités, jusqu&rsquo;à cette <em>lieta fine</em> attendue, Jommelli invente une partition exigeante au style sûr et très personnel. Si la forme où alternent récitatif accompagné et aria s&rsquo;avère parfois contraignante, la spécificité de chaque morceau longuement développé et redoutablement écrit, dépeint avec acuité la psychologie des personnages, sans que les vocalises n&rsquo;apparaissent artificielles ou décoratives. </p>
<p> </p>
<p>A la fois serein et concentré, <strong>Riccardo Muti</strong> sait utiliser le potentiel des jeunes musiciens de l&rsquo;Orchestre Luigi Cherubini (qu&rsquo;il a fondé en 2004) réunis sur ce projet : on admire le geste constamment fluide et précis, la pâte, la technique grâce à laquelle le maestro imprime à ses pages ses intentions et sa forte personnalité, soutient chaque interprète et éclaire la musique de sa lumineuse intelligence. <strong>Dmitry Korchak</strong>, entendu en septembre 2007 à la Bastille dans Nemorino, s&#8217;empare ici du rôle-titre avec beaucoup de courage et affronte sa partie avec une voix à l&rsquo;émission franche et une vocalisation adroite. Aussi honorable scéniquement que son ennemi, le Matusio du contre-ténor <strong>Antonio Giovannini</strong> se joue avec habilité des difficultés dont hérite ce personnage, à la différence de <strong>Valer Barna-Sabadus</strong> (Adrasto) dont l&rsquo;instrument aigrelet et la technique précaire frisent l&rsquo;amateurisme. Sans être exceptionnelle, la distribution féminine tient dignement son rang. <strong>Maria Grazia Schiavo</strong> ne possède pas un timbre unique, mais cette jeune artiste parfaitement préparée, défend avec assez d&rsquo;émotion et de sang-froid Dircea, la jeune épouse secrète de Timante, confié à la fougeuse mezzo-soprano <strong>José Maria Lo Monaco</strong> qui peut compter tout au long de la soirée sur la générosité et le soutien sans faille du chef napolitain. La Creusa d&rsquo;<strong>Eleonora Buratto</strong> parait souvent acide dans l&rsquo;aigu mais malgré quelques incertitudes vient au bout de sa prestation, tout comme le valeureux Cherinto de <strong>Valentina Coladonato</strong> à l&rsquo;expressivité parfois hésitante. </p>
<p> </p>
<p>Classique et d&rsquo;une grande élégance, la production de <strong>Cesare Lievi</strong>, proche dans son esthétique et son raffinement des spectacles de Pier-Luigi Pizzi et du couple Herrmann, avec ses colonnades et ses portiques blancs inversés, ses lumières somptueusement tamisées (Luigi Saccomodi), ses feuillages venus des cintres, offre un admirable contrepoint visuel à cette pièce majeure dont on se plait à suivre chaque rebondissement &#8211; jusqu&rsquo;aux plus improbables &#8211; et que l&rsquo;on quitte plus que satisfait : conquis.</p>
<p> </p>
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		<title>Demofoonte</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/vous-avez-dit-mozart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Francois Lesueur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Nov 2008 12:50:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Antonio Caldara en 1733 et Niccolo Jommelli dix ans plus tard, ont été les premiers à mettre en musique Demofoonte, 13e des 27 drames écrits par le poète et librettiste Pietro Metastasio. A deux reprises Mozart sembla intéressé par le sujet, sans pour autant y consacrer suffisamment de temps pour aboutir à un opéra, même &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Antonio Caldara en 1733 et Niccolo Jommelli dix ans plus tard, ont été les premiers à mettre en musique <em>Demofoonte</em>, 13e des 27 drames écrits par le poète et librettiste Pietro Metastasio. A deux reprises Mozart sembla intéressé par le sujet, sans pour autant y consacrer suffisamment de temps pour aboutir à un opéra, même miniature. La dramaturge Sabine Radermacher a pourtant décidé de rassembler tout le matériel existant pour donner vie à une oeuvre fragmentaire, donnée en concert en mai 2007 à Düsseldorf. Si la démarche musicologique est louable, l&rsquo;idée de capter cette exécution s&rsquo;avère en revanche contestable. Bruno Weil dirige froidement les parties orchestrales, mouvements symphoniques pour la plupart, sans grand intérêt, censés faire le lien entre des airs de concerts, comme toujours chez Mozart, virtuoses, confiés ici à des chanteuses totalement dépassées par les difficultés. Technique approximative pour Sunhae Im (Dircea), timbre inexpressif chez Eleonore Marguerre qui tient le « rôle » de Timante (l&rsquo;ombre d&rsquo;Edda Moser plane toujours sur le célèbre « Ma che vi fece o stelle »&#8230;), chant lacunaire et pincé pour Netta Or (Creusa), sont autant d&rsquo;éléments qui discréditent cette résurrection ; et ce ne sont pas les gutturales interventions du comédien Matthias Habich, Demofoonte à la voix granuleuse, qui peuvent nous faire oublier cette scabreuse proposition musicale.</p>
<p><strong>François Lesueur</strong></p>
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