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	<title>Der König Kandaules - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Der König Kandaules - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Zemlinsky : Der König Kandaules (Capriccio)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/zemlinsky-der-konig-kandaules-capriccio-a-quoi-bon-reediter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Oct 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Capriccio entame une réédition des opéras de Zemlinsky. L&#8217;initiative est louable, puisque la discographie actuelle consacrée au compositeur reste trop maigre. Ce manque est-il cependant suffisant pour nous faire avaler tout et n&#8217;importe quoi ? Der König Kandaules (d&#8217;après le Roi Candaule d&#8217;André Gide) est le dernier opéra de Zemlinsky, et le seul que le compositeur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Capriccio entame une réédition des opéras de Zemlinsky. L&rsquo;initiative est louable, puisque la discographie actuelle consacrée au compositeur reste trop maigre. Ce manque est-il cependant suffisant pour nous faire avaler tout et n&rsquo;importe quoi ?</p>
<p><em>Der König Kandaules</em> (d&rsquo;après <em>le Roi Candaule</em> d&rsquo;André Gide) est le dernier opéra de Zemlinsky, et le seul que le compositeur nous ait laissé inachevé. Il a fallu le travail titanesque d&rsquo;Antony Beaumont pour reconstituer et compléter la partition d&rsquo;orchestre à partir des esquisses plus ou moins détaillées. L&rsquo;ouvrage n&rsquo;est donc créé qu&rsquo;en 1996 à l&rsquo;Opéra de Hambourg, sous la direction de Gerd Albrecht.</p>
<p>Difficile de juger la musique de <em>Kandaules</em> en regard du reste de la production du compositeur, puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail à quatre mains. Malgré une sensibilité orchestrale manifeste, et un souffle lyrique qui emporte certaines scènes, on demeure un cran en dessous des chefs-d&rsquo;œuvre que sont la <em>Symphonie lyrique</em> ou les <em>Gesänge nach Maeterlinck</em>. Engoncé dans un livret un peu maladroit et pas très #metoo, Zemlinsky peine à donner du relief à certaines scènes (l&rsquo;acte I passe sans réel éclat). On savoure tout de même un duo Kandaules/Nyssia à l&rsquo;acte II, et les quelques emportements du III.</p>
<p>C&rsquo;est une captation publique de cette création hambourgeoise que Capriccio a choisi de rééditer. On y retrouve les avantages et les inconvénients des distributions « maison ». Le Philebos chantant de <strong>Simon Yang</strong> et la noblesse du Phedros de <strong>Klaus Hager</strong> sont des heureuses surprises, tout comme la présence amusante d&rsquo;un certain <strong>Mariusz Kwiecien</strong> en Nicomedes. A l&rsquo;inverse, on se demande si d&rsquo;autres rôles secondaires ont eu accès à la partition avant de monter sur scène.</p>
<p>En Gyges, <strong>Monte Pederson</strong> défend un personnage ambigu et torturé, certainement la prestation musicale la plus intéressante de cet enregistrement. La Nyssia de <strong>Nina Warren</strong> a de l&rsquo;aigu à revendre, mais souvent au détriment de la musique et du texte. <strong>James O&rsquo;Neal</strong> possède tous les moyens vocaux pour venir à bout des difficultés d&rsquo;endurance du rôle-titre. Quel dommage que sa prestation se résume à un chant monolithique, entre le mezzo-forte et le forte, et sans aucune intention musicale.</p>
<p>Il est difficile de se prononcer sur la prestation de <strong>Gerd Albrecht</strong>. Certaines pages sonnent bien compte tenu des conditions (enregistrement live), mais il serait hasardeux d&rsquo;affirmer quoi que ce soit sur base d&rsquo;un travail d&rsquo;édition qui frise la malhonnêteté intellectuelle. Points de mixage anarchiques, (dés)équilibres utopiques, distorsion épouvantable quand il faut corriger une nuance : faire payer de naïfs mélomanes pour un tel travail est une véritable arnaque.</p>
<p>Face à une telle débâcle, à quoi bon rééditer ? Certes, l&rsquo;opéra est peu connu, mais on se consolera facilement avec la version de Nagano, qui, outre un cast de première catégorie, a le mérite de ne pas être mixée avec les pieds.</p>
<p> </p>
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		<title>VON ZEMLINSKY, Der König Kandaules — Gand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/der-konig-kandaules-gand-poisson-davril-a-la-flamande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Apr 2016 05:53:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut confier d’urgence à Andrij Zholdak une production de Dialogues des carmélites, rien que pour voir la tête des ayant-droit de Poulenc quand le metteur en scène ukrainien fera subir les derniers outrages à l’œuvre de leur cher disparu. Sans doute les descendants de Zemlinsky sont-ils trop heureux qu’on joue l’ultime opéra achevé de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut confier d’urgence à <strong>Andrij Zholdak</strong> une production de <em>Dialogues des carmélites</em>, rien que pour voir la tête des ayant-droit de Poulenc quand le metteur en scène ukrainien fera subir les derniers outrages à l’œuvre de leur cher disparu. Sans doute les descendants de Zemlinsky sont-ils trop heureux qu’on joue l’ultime opéra achevé de leur ancêtre pour oser protester et, de fait, proposer <em>Le Roi Candaule</em> est une excellente initiative de la part de l’Opéra des Flandres. Créé de façon très posthume en 1996 (soit plus d’un demi-siècle après la mort du compositeur) dans l’orchestration complétée par Antony Beaumont, ce <em>König Kandaules</em> n’a évidemment jamais été donné à Paris, ce serait trop beau, mais on a pu l’applaudir dans de nombreuses villes germaniques, en Argentine, à Palerme, à Liège et même <a href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/candaule_nancy06.html">à Nancy</a>. Il y avait donc de quoi se réjouir que l’œuvre soit à nouveau programmée. Pourtant, quand on découvre le spectacle créé à Anvers et présenté à Gand, on aimerait pouvoir penser qu’il s’agit d’un canular. Et si la représentation du 1<sup>er</sup> avril avait été la première et non la quatrième, on pourrait croire que c’est une énorme plaisanterie. Pas du tout, hélas. Qu’Andrij Zholdak veuille explorer les motivations inconscientes des personnages, on le comprend : cette histoire de roi qui tient à montrer son épouse nue à un pêcheur rendu invisible par une bague trouvée dans un poisson offrirait sans doute un cas passionnant aux psychiatres et psychanalystes, et certains metteurs en scène ont fait leur miel de livrets aussi riches en fantasmes (on songe à ce que Robert Carsen, Claus Guth et Krzysztof Warlikowski ont tiré de <em>La Femme sans ombre</em>). Non, le problème, ici, c’est l’ahurissante visualisation de ces prétendus désirs subconscients, qui donne un air bien compassé au plus iconoclaste des happenings surréalistes. Dans une luxueuse demeure à trois niveaux et ascenseur intérieur, aux parois en acier brossé, les enfants que Candaule et sa femme n’ont pas sont présents du début à la fin de la représentation (les deux garçons se déguisent en chevalier et en princesse, jouent à tuer tout le monde à coup de pistolet, l’un d’eux est roulé dans une pâte à tarte, et ils finissent lardés de coups de couteau). Nyssia, que le roi rêve de montrer dévoilée à ses courtisans, n’est jamais voilée, bien sûr, mais change constamment de tenue et emprunte notamment les bottes en caoutchouc de Gygès, avant que celles-ci ne soient brièvement récupérées par Trydo, la femme du pêcheur (de son côté, Candaule portera un moment les escarpins argentés de sa femme). Nyssia fait s’écrouler le contenu d’un réfrigérateur, colle des lés de papier peint dans sa cuisine, le tout aux moments les plus paroxystiques, naturellement ; elle triture des fleurs à coups de ciseaux, et passe même des tulipes au mixeur. Aux différents étages, des domestiques s’affairent constamment, à piquer des quartiers de viande avec des baguettes pour les lancer ensuite aux quatre coins de la maison, l’un se fait flageller le postérieur avec une tapette à mouches, deux d’entre eux se déguisent en rats pour se sodomiser alternativement… Certains crieront au génie, tant mieux pour l’Opera Vlaanderen, qui est coutumier du fait.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/cand7.jpg?itok=XayqdEuN" title=" © Annemie Augustijns" width="468" /><br />
	© Annemie Augustijns</p>
<p>Heureusement, il suffit de fermer les yeux pour être transporté dans un tout autre univers, puisque les oreilles ont, elles, de grandes raisons d’être satisfaites. D’abord avec la direction de <strong>Dmitri Jurowski</strong> qui caresse depuis quinze ans le rêve de diriger cette partition plus que foisonnante, qu’il compare à un volcan en éruption perpétuelle. C’est d’ailleurs peut-être dans les passages purement orchestraux que la musique de Zemlinsky se montre la plus admirable, avec une violence et une rutilance instrumentale qui n’ont rien à envier à Richard Strauss. En hors de quelques rares plages de sérénité, l’écriture vocale ne ménage pas les interprètes ; là aussi, l’Opéra des Flandres a bien fait les choses. Pour les personnages secondaires, on retrouve des habitués de la maison, comme la basse sonore <strong>Till Faveyts </strong>ou le brillant ténor <strong>Michael Scott</strong>, vu notamment en « vieillard miteux » dans <em>Lady Macbeth de Mtsensk. </em>Nyssia exige une solide voix de soprano dramatique, et <strong>Elisabet Strid</strong> correspond au profil souhaité : Freia à Bayreuth dans la production Castorf en 2014, cette chanteuse suédoise en a déjà vu d’autres en matière de mise en scène. On aurait aimé un timbre plus lumineux dans l’aigu mais, face à un tel orchestre, on ne peut pas tout avoir. Le ténor russe <strong>Dmitry Golovnin</strong> ne semble guère éprouvé par la tessiture meurtrière de Candaule (habitué aux rôles « tuants », James O’Neal, créateur en 1996, est mort deux ans après, mais l’on espère que ce n’est qu’une coïncidence). Quant à <strong>Gidon Saks</strong>, c’est presque une surprise de l’entendre dans autre chose qu’un méchant pur et dur. Certes, Gygès tue sa femme et Candaule, mais il est sans doute le personnage le plus sincère. Par la force de sa projection, le baryton sud-africain s’impose sans peine en pêcheur, seuls quelques aigus sonnant un peu plats parfois. Bravo à tous, en tout cas, d’être sortis indemnes des « couches de sens » ajoutées par Andrij Zholdak.  </p>
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