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	<title>Der Schatzgräber - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Der Schatzgräber - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>SCHREKER, Der Schatzgräber — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/der-schatzgraber-strasbourg-le-tresor-retrouve/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2022 00:48:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment imaginer qu’une œuvre qui fut un tel triomphe en Allemagne à l’époque de sa création, comptabilisant pas moins de 350 représentations de 1920 à 1925, n’ait pu être créée en France qu’en 2022 ? La postérité de l’œuvre de Franz Schreker est une chose malheureuse et cruelle. Dénoncée de son vivant par les avant-gardes comme &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment imaginer qu’une œuvre qui fut un tel triomphe en Allemagne à l’époque de sa création, comptabilisant pas moins de 350 représentations de 1920 à 1925, n’ait pu être créée en France qu’en 2022 ? La postérité de l’œuvre de Franz Schreker est une chose malheureuse et cruelle. Dénoncée de son vivant par les avant-gardes comme démodée, puis interdite par le régime nazi qui la qualifiait de « dégénérée », sa musique a progressivement sombré dans l’oubli, jusqu’à sa redécouverte à la fin du XX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Grâce éternelle soit ainsi rendue à l’Opéra national du Rhin, qui prolonge, dix ans après la création française de <em>Der ferne Klang</em> (<em>Le Son lointain</em>) entre ses murs, ce mouvement de redécouverte de l’œuvre du compositeur allemand en France et en Europe. On est émerveillé de découvrir en salle l&rsquo;impact saisissant de cette musique foisonnante et sensuelle, qui s&rsquo;appuie, comme l&rsquo;opéra wagnérien, sur un système de leitmotivs dans une musique <em>durchkomponiert</em> et, comme l&rsquo;opéra straussien, sur une mobilité dramatique de type conversationnel, mais dont les élans mélodiques romantiques et lyriques, la puissance exaltée d’une orchestration pleine de finesse et de vigueur, la présence de formes fermées qui sont de véritables airs intégrés dans l’action comme morceaux musicaux intradiégétiques, forment un style singulier que certains des contemporains de Schreker, comme le fameux critique Paul Bekker, voyaient comme une « promesse d&rsquo;avenir ».</p>
<p>Comme Wagner, et contrairement à Strauss, Schreker écrivait lui-même ses livrets. Celui de <em>Der</em> <em>Schatzgräber</em>, tout tramé de merveilleux qu’il soit, prend sa source dans une situation réelle, un souvenir que Schreker rapporte dans son essai <em>À propos de la création de mes livrets d&rsquo;opéra</em> : dans une auberge, il entend bouleversé le chant d&rsquo;une jeune luthiste vêtue d&rsquo;un costume folklorique. Cette jeune femme devient Els dans l&rsquo;opéra, fille d’un aubergiste qui fait assassiner ses riches prétendants après leur avoir demandé de lui rapporter certains bijoux ayant été volés à la Reine. Cependant, le Roi qui voit sa femme souffrir de l&rsquo;absence de ses joyaux demande à son Fou de les retrouver. Ce dernier fait appel à un troubadour du nom d’Elis, connu pour avoir en sa possession un luth qui le mène magiquement jusqu’à de l’or ou des trésors. Le drame ne manque pas de péripéties et de rebondissements et met en scène des personnages dont les désirs et les manques s’expriment avec violence, dans des situations qui interrogent le rapport de l’art et de l’artiste au monde qui l’entoure. Fait assez rare pour être remarqué, la qualité intrinsèque du poème est indéniable, alignant des types d’expressions variés suivant les personnages et des images poétiques d’une sensualité affolante. </p>
<p>Visuellement assez sombre, la mise en scène de <strong>Christof Loy</strong> manque parfois un peu de clarté dans ses parti-pris – on ne sait pas très bien si on assiste aux événements en eux-mêmes ou à leur représentation fictive par des personnages – mais ces indécisions créent du mystère, là où cette transposition dans l’unique salle d’un palais du XX<sup>e</sup> siècle, traversée de personnages en costumes cravates, ôte un peu de merveilleux au conte médiéval. La direction d’acteur est cependant soignée et le spectacle ne manque pas de tableaux esthétiquement très réussis, comme cette étreinte entre les deux amants, dont les silhouettes se découpent dans l’embrasure d’une grande porte, faisant songer à un plan de film noir hollywoodien. De même, la dimension sociale du livret est adroitement rendue par les changements de costumes d’Els, qui passe de serveuse en tablier à grande dame en robe luxueuse, avant de finalement retourner dans le dépouillement vestimentaire quand les bijoux de la Reine ne sont plus en sa possession. </p>
<p>Dans le rôle d&rsquo;Els, <strong>Helena Juntunen</strong> rappelle à quel point elle possède tout ce qui fait les immenses artistes et combien on peut être une chanteuse exceptionnelle, sans avoir obtenu, pour des raisons aussi insaisissables qu’injustes, le statut de star. Elle fait montre d’une présence et d’une aisance scéniques qui subjugent : ne quittant que très rarement le plateau, elle y rayonne continument avec souplesse et sensualité. La voix est aussi tendre que puissante et le texte de Schreker résonne entre ses lèvres avec saveurs et mordant. Rien que pour admirer la plénitude artistique d’une telle chanteuse, il faut se précipiter voir cette production. </p>
<p>Face à elle, <strong>Thomas Blondelle</strong> propose un Elis frémissant, adolescent rêveur et fervent amoureux. La voix est sonore et souple, solidement projetée, mais le registre aigu a malheureusement tendance à être détimbré. Le portrait du jeune troubadour n&rsquo;en reste pas moins hypnotique et bouleversant. L&rsquo;autre rôle masculin essentiel est celui du Fou/Bouffon du Roi, incarné avec beaucoup de sensibilité et de poésie par <strong>Paul Schweinester</strong>. Il étend son emploi de ténor de caractère à un grand lyrisme, avec de belles qualité de musicien et de conteur, et fait de son personnage un clown triste poignant.  </p>
<p>Tous les seconds rôles sont tenus avec finesse et passion. <strong>Thomas Johannes Mayer</strong>, venu remplacer le titulaire atteint du Covid-19 et dépêché d&rsquo;Hambourg où il chantait le Hollandais la veille au soir, est un Bailli autoritaire et charismatique. Mentionnons également le très prometteur<strong> James Newby </strong>en Gentilhomme aussi séduisant que crapuleux, à la voix fermement ancrée et le Roi captivant de <strong>Derek Welton</strong>. Enfin, dans le rôle muet de la Reine, la danseuse <strong>Doke Pauwels</strong>, masquée car fiévreuse, est d’une gracieuse intensité.</p>
<p>Désavantagés par une sonorisation trop présente, les artistes du <strong>Chœur de l&rsquo;Opéra national du Rhin</strong> ne peuvent montrer leurs incontestables qualités qu&rsquo;à l&rsquo;acte IV.</p>
<p>À la tête d’un <strong>Orchestre philharmonique de Strasbourg</strong> en belle forme, <strong>Marko Letonja</strong> exalte la musique de Schreker avec une finesse étonnante. Veillant à la clarté des différents plans sonores, dans une partition chatoyante et foisonnante, il en rehausse presque l’aspect chambriste, révélant les couleurs finement impressionnistes de l’orchestration. Il débride certes avec bonheur les masses sonores lors de certains passages, comme pendant l’interlude sidérant d’érotisme de l’acte III, mais l’impression générale est celle d’un équilibre et d’une clarté qui servent autant la réception de l’écriture orchestrale, entre enchevêtrement des motifs et foisonnement des timbres, que tout simplement les chanteurs, offrant l’écrin sonore idéal pour ne pas avoir à tonitruer comme des pétoires pour se faire entendre. </p>
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		<title>Der Schatzgräber / Der Ferne Klang</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/heureux-retour-des-incunables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Sep 2013 14:32:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  L’Allemagne n’a jamais vraiment oublié Schreker. Après la Deuxième Guerre mondiale, les concerts radiophoniques présentaient ses œuvres, de loin en loin. En 1964, l’opéra de Kassel osa monter Der Ferne Klang ; en 1979, l’opéra de Francfort présenta Die Gezeichneten. Puis à partir des années 1980, tout s’accéléra : Der Schmied von Gent à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			L’Allemagne n’a jamais vraiment oublié Schreker. Après la Deuxième Guerre mondiale, les concerts radiophoniques présentaient ses œuvres, de loin en loin. En 1964, l’opéra de Kassel osa monter <em>Der Ferne Klang</em> ; en 1979, l’opéra de Francfort présenta <em>Die Gezeichneten</em>. Puis à partir des années 1980, tout s’accéléra : <em>Der Schmied von Gent</em> à Berlin, Irrelohe à Bielefeld, <em>Die Gezeichneten</em> à Düsseldorf, bien sûr, mais surtout, pour le public non-germanophone, <em>Der Ferne Klang</em> à Venise en 1984 et à Bruxelles en 1988. Depuis lors, la « Schreker Renaissance » se poursuit, lentement mais sûrement. La saison 2012-2013 fut une saison faste, avec <em>Der Schatzgräber</em> en ouverture de saison à Amsterdam (voir <a href="void(0);/*1377186574254*/">compte rendu</a>) et <em>Der Ferne Klang</em> à Strasbourg (voir <a href="void(0);/*1377186585715*/">compte rendu</a>). Néanmoins, il fallait un certain courage pour oser enregistrer les œuvres de Schreker comme le fit le label Capriccio : tout commença avec un live de <em>Der Schatzgräber</em>, capté à l’opéra de Hambourg, aussitôt suivi, honneur suprême, d’une version studio de <em>Der Ferne Klang</em>, pour laquelle la firme allemande fit appel à la même Gabriele Schnaut, la seule apparemment alors capable ou désireuse de chanter cette musique. Depuis, d’autres captations en direct ont vu le jour, et le 1er septembre vient de paraître un live de <em>Der Schatzgräber</em> venu d’Amsterdam. Capriccio est donc bien inspiré de ressortir ces deux enregistrements pionniers, incunables de la reconnaissance de Schreker au disque.</p>
<p>
			Présente en héroïne des deux opéras, <strong>Gabriele Schnaut</strong> apparaît comme un pilier de l’entreprise, ce qui ne signifie pourtant pas qu’elle soit sans reproche. Dans les années 1980, cette chanteuse allemande se produisait régulièrement à Bayreuth (elle avait été Waltraute et la deuxième Norne dans la <em>Tétralogie </em>montée par Chéreau), en Sieglinde ou en Ortrude. Paris l’entendrait au Châtelet en Brünnhilde en 1994, à l’opéra Bastille en Elektra en 1992 et en Isolde en 1998. A cheval sur les répertoires de mezzo et de soprano (et depuis reconvertie dans les rôles graves), Gabriele Schnaut avait une voix solide et sonore, mais son timbre sombre et épais convenait-il vraiment aux personnages de Schreker ? Passe encore pour la très perverse Els de <em>Der Schatzgräber</em>, mais pour la Grete de <em>Der Ferne Klang</em>, qui est encore une pure jeune fille durant tout le premier acte ? En dehors du problème de vraisemblance psychologique, il devient même difficile de faire la différence, à la fin de ce même acte, entre Schnaut et la mezzo <strong>Julia Juon</strong> (la vieille femme), et la jeune fille sonne singulièrement peu juvénile, impression que ne suffisent pas à démentir des aigus souvent acides.</p>
<p>			Heureusement, il y aussi les ténors. Alors à l’apogée de sa carrière, le mozartien devenu straussien <strong>Thomas Moser</strong> est un Fritz magnifique, dont on regrette que Schreker lui ait donné si peu à chanter ; <strong>Josef Protschka</strong> offre un timbre moins suave, moins immédiatement séduisant, mais a la vaillance toute wagnérienne qui convient pour que le poète Elis échappe à la mièvrerie. Dans le bref rôle d’Albi, on entend <strong>Heinz Kruse</strong>, qui serait en 1996 le Siegfried de Gabriele Schnaut au Châtelet. <strong>Peter Haage</strong>, habitué de Mime, incarne dans <em>Der Schatzgräber</em> le personnage essentiel du Bouffon. Le baryton <strong>Hans Helm</strong> est, comme Gabriele Schnaut, présent dans les deux intégrales, et parmi les voix graves, on retrouve dans des petits rôles quelques gloires alors en fin de piste, comme <strong>Siegmund Nimsgern</strong>, ou quelques noms qui n’allaient pas tarder à se faire connaître, comme <strong>Gidon Saks</strong>.</p>
<p>			Mais plus que tel ou tel protagoniste, c’est à chaque fois l’ensemble réuni autour du couple de héros qui frappe par sa cohérence, effet de la troupe pour le Staatsoper de Hambourg, effet d’un choix judicieux pour la gravure en studio. Surtout, grand défendeur d’œuvres oubliées, <strong>Gerd Albrecht</strong> fut le maître d’œuvre de ces deux intégrales précieuses, avec évidemment la plus-value qu’apporte le confort du studio dans le cas de Der Ferne Klang. Il sut dompter ces partitions-fleuves d’un immense raffinement (le troisième acte de<em> Der Schatzgräber</em>, long duo d’amour entre Elis et Els), où Schreker jouait avec la tonalité et avec les effets de spatialisation, notamment au deuxième acte de <em>Der Ferne Klang</em> où une partie du chœur est en coulisses, au milieu d’allées et venues constantes.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>SCHREKER, Der Schatzgräber — Amsterdam</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/der-schatzgraber-amsterdam-les-diamants-chez-lui-sont-innombrables/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Sep 2012 13:36:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Alors que l’Opéra de Paris se borne à programmer quelques-uns de ses lieder en concert au printemps prochain, Schreker est un compositeur dont la reconnaissance semble enfin s’amorcer un peu partout ailleurs. Sa musique est un immense trésor où l’Opéra de Strasbourg a eu la riche idée de plonger les mains, en programmant Der &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Alors que l’Opéra de Paris se borne à programmer quelques-uns de ses lieder en concert au printemps prochain, Schreker est un compositeur dont la reconnaissance semble enfin s’amorcer un peu partout ailleurs. Sa musique est un immense trésor où l’Opéra de Strasbourg a eu la riche idée de plonger les mains, en programmant <em>Der Ferne Klang</em> le mois prochain. Et après avoir monté <em>Die Gezeichneten</em> en 2007, Amsterdam ouvre le bal cette saison avec <em>Der Schatzgräber</em>, celui de ses opéras qui valut à Schreker le plus grand succès (plus de 350 représentations en cinq ans). La reprise à Hambourg 1989, sous la direction de Gerd Albrecht (aucune parenté avec Marc, qui dirige les représentations amstellodamoises), avait débouché sur le live commercialisé par Capriccio. Depuis, l’œuvre a été revue en terres germaniques (notamment à Francfort en 2004, dans une mise en scène de David Alden), mais elle est loin de s’être réinscrite au répertoire des théâtres. Et même si les dix opéras de Schreker ne sont pas tous d’un intérêt égal, il reste largement de quoi découvrir.<br />
			<br />
			Comme Wagner, Schreker écrivait ses propres livrets, où se glissent toutes sortes d’ingrédients dont certains ont mieux survécu que d’autres au passage des ans. Un siècle après, ses héroïnes perverses et ses anti-héros parias continuent à fasciner ; en revanche, l’emballage symboliste qui sert de cadre à leur psychologie complexe et torturée a moins bien vieilli. Comment représenter, par exemple, ce Moyen Age à tout faire où Maeterlinck et D’Annunzio situaient leurs drames ? <strong>Ivo van Hove</strong> a opté pour une actualisation radicale, en transposant l’intrigue de nos jours, mais dans l’Amérique profonde du <em>white trash</em>. De femme fatale vénéneuse, croqueuse d’hommes et de diamants, Els devient une blondasse paumée dans sa gargote aux banquettes en skaï peuplée de beaufs barbus-chevelus et de travestis. Et comme les vestes en peau de serpent sont très tendance sur les scènes d’opéra en ce moment, après en avoir vu une sur les épaules du Trouvère rhabillé par Dmitri Tcherniakov à Bruxelles, on en retrouve une autre sur cet autre troubadour qu’est Elis, allusion au <em>Sailor et Lula</em> de David Lynch, réalisateur que le metteur en scène invoque parmi ses nombreuses références cinématographiques, aux côtés de Terence Malick ou Lars von Trier. Comme souvent avec Ivo van Hove, la vidéo est très présente, et les images ainsi proposées n’ont rien d’illustratif ni de redondant, ce qui laisse pourtant parfois un peu perplexe : cette fillette, cette adolescente errant dans une forêt et cette jeune femme, qui ne font qu’une, ces amants qui s’étreignent, ce fœtus, ce bébé, tout cela correspondent-ils aux souvenirs d’Els ou aux fantasmes de quelque autre personnage ? La question se pose, puisque c’est surtout quand le troubadour chante qu’on les voit apparaître, projetées sur l’ensemble du décor. Le résultat est particulièrement frappant pour le troisième acte, et se hisse ainsi à la hauteur de la musique de Schreker, qui plane sur les sommets pendant ce qui n’est en fait qu’un long duo des deux protagonistes principaux. On comprend moins pourquoi, au quatrième acte, tous les personnages ont vieilli d’au moins trente ans, la fête au palais du roi se transformant en réjouissances à l’hospice, avec ballet de cannes et de déambulateurs. En tout cas, le spectacle est cohérent, fort et mystérieux, comme l’œuvre elle-même.</p>
<p>			Le grand vainqueur de la soirée, c’est bien Schreker, dont la validité des opéras en scène trouve une nouvelle et éclatante confirmation. Le chant est ici porteur d’émotion, l’oreille est constamment flattée et intriguée par la beauté de sonorités à peine moins hédonistes que celles de Richard Strauss. Reste à trouver la distribution capable d’endosser les deux rôles très lourds autour desquels se pressent quantité de figures plus ou moins secondaires. <strong>Manuela Uhl</strong> n’a aucun mal à se faire entendre, même quand l’orchestre se déchaîne (<strong>Marc Albrechts</strong> veille scrupuleusement à l’équilibre entre scène et fosse), et le manque de séduction intrinsèque de son timbre n’est pas un obstacle pour une héroïne qui est loin de ne devoir susciter que la sympathie. Remarqué dans <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2921&amp;cntnt01returnid=54"><em>L’Affaire Makropoulos</em></a> à <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3761&amp;cntnt01returnid=55">Salzbourg</a>, le ténor américain <strong>Raymond Very</strong> a pour sa part une fort belle voix, qui charme particulièrement dans les quatre grands airs que lui confie la partition, mais ce sont parfois les décibels qui font un peu défaut. On retrouve dans le rôle du Bouffon <strong>Graham Clark</strong>, qu’on a beaucoup entendu au Châtelet sous Stéphane Lissner : les années semblent ne pas avoir de prise sur ce ténor « de caractère », qui trouve ici un personnage sans doute plus important par sa fonction dans l’intrigue qu’en nombre notes à chanter. <strong>Kay Stiefermann</strong> prête une solide voix de baryton au Bailli, tandis que<strong> Gordon Gietz</strong> est un peu sacrifié dans le rôle de l’homme de main de l’héroïne. Parmi les petits rôles, on a la surprise d’entendre <strong>André Morsch</strong>, mieux connu en France pour sa prestation dans <em>Cadmus et Hermione</em>. Si l’on ajoute à cela la très belle prestation de l’Orchestre philharmonique néerlandais, et les impeccables interventions du choeur du Nederlandse Opera, on comprend qu&rsquo;il y avait de quoi satisfaire les oreilles exigeantes. Et comme on nous annonce que ces représentations donneront lieu à un enregistrement commercialisé par Challenge Records, les Schrekeriens peuvent d’ores et déjà se réjouir à la perspective de disposer bientôt de plusieurs versions de ce <em>Chercheur de trésor</em>.</p>
<p><strong>Version recommandée (la seule au catalogue !) :</strong><br />
			<a href="http://www.qobuz.com/album/franz-schreker-der-schatzgraber/4006408600107" target="_blank" rel="noopener">Der Schatzgräber | Franz Schreker par Gerd Albrecht</a></p>
<p>			<strong> </strong></p>
<p>			 </p>
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<p>			 </p>
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