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	<title>Fin de partie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Fin de partie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Entrée au répertoire à Vienne (Staatsoper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/entree-au-repertoire-a-vienne-staatsoper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Oct 2024 04:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il a été créé le 15 novembre 2018 au Teatro alla Scala dans une mise en scène de Pierre Audi. Il a ensuite été présenté à Amsterdam en 2019 et est entré au répertoire de l’Opéra de Paris (Garnier) en avril 2022, dans la même mise en scène et sous la direction de Markus Stenz &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il a été créé le 15 novembre 2018 au <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fin-de-partie-streaming-milan-il-faut-vivre-avec-son-temps-streaming/">Teatro alla Scala</a> dans une mise en scène de <strong>Pierre Audi</strong>. Il a ensuite été présenté à Amsterdam en 2019 et est entré au répertoire de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/fin-de-partie-paris-garnier-meme-joueur-joue-encore/">l’Opéra de Paris (Garnier) en avril 2022</a>, dans la même mise en scène et sous la direction de <strong>Markus Stenz</strong> . <em>Fin de partie</em>, opéra en un acte et à quatre personnages, musique et livret de György Kurtág, fait maintenant son entrée au répertoire de l’Opéra de Vienne. L&rsquo;ouvrage est aussi donné pour la première fois en Autriche.<br />
Quatre dates seulement sont programmées ; la première a lieu samedi 19 octobre 2024. C’est <strong>Simone Young</strong> qui dirige l’orchestre du Wiener Staatsoper, la mise en scène, les décors et les costumes étant assurés par <strong>Herbert Fritsch</strong>. Plus de renseignements sur <a href="https://kalender.wiener-staatsoper.at/kalender/detail/fin-de-partie/?mtm_campaign=mailing_findepartie">le site de l’Opéra de Vienne</a>.</p>
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		<title>KURTÁG, Fin de partie — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fin-de-partie-paris-garnier-meme-joueur-joue-encore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 May 2022 14:10:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sortir d’une création et se dire qu’on veut y retourner ! Quel gage de cette réussite pour cette œuvre qui a tout le potentiel pour s’installer au répertoire de nos maisons d’opéra, au-delà de Milan où elle a vu le jour en 2018, de Valence et d’Amsterdam qui l’ont accueillie par la suite, avant sa &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sortir d’une création et se dire qu’on veut y retourner ! Quel gage de cette réussite pour cette œuvre qui a tout le potentiel pour s’installer au répertoire de nos maisons d’opéra, au-delà de Milan où elle a vu le jour en 2018, de Valence et d’Amsterdam qui l’ont accueillie par la suite, avant sa dernière station dans l’écrin du Palais Garnier. <a href="https://www.forumopera.com/fin-de-partie-streaming-milan-il-faut-vivre-avec-son-temps-streaming">Thomas Niel rappelait dans ces colonnes</a> la longue gestation d’une création sans cesse reportée, que <strong>György Kurtág</strong> entendait réviser mais dont il ne fit rien, sur les conseils avisés de <strong>Pierre Audi</strong>. Il faut dire que tous les choix opérés eu égard à sa source théâtrale ont été les bons. Près des deux tiers du texte de Beckett sont adaptés. Le compositeur délaisse les « jeux » du théâtre de l’absurde où l’on ne sait jamais vraiment si Clov et Hamm jouent à se torturer, ou s&rsquo;ils y vont franchement. Il en va de même pour les palabres autour du réveil matin (sensé indiquer le départ ou la mort du boiteux) et ceux autour du chien en peluche, que le metteur en scène réintroduit en objet de scène fortuit et comique. Subsistent les monologues et dialogues qui assemblent ces personnages de bric et de broc, leur rapport ténu, leur tendresse maladroite. L’écriture orchestrale et vocale du compositeur hongrois s’inscrit dans la droite ligne de pièces comme les <em>Kafka Fragments</em>, un geste morcelé qui épouse les silences voulus par les didascalies tout en conférant tension, gravité ou le comique ambivalent contenu dans le chef-d’œuvre de Beckett. Les bâillements et onomatopées sont par exemple désopilants portés par les « vocalises » des chanteurs et les cuivres dégoulinants de l’orchestre.</p>
<p>Celui-ci trouve le juste rythme sous la direction acérée de <strong>Markus Stenz</strong>. Il commente autant qu’il scande l’avancée de cette absence d’histoire, de ces réminiscences qui ne vont nulle part. Pierre Audi propose une scène au cordeau, caractérise simplement chaque personnage comme il se doit et maintient une direction d’acteur vive pendant les près de deux heures que dure l’opéra. Il suit à la lettre les didascalies, notamment pendant la première pantomime de Clov avec cette échelle qu’il déplace, oublie avant de lancer des ricanements incongrus. La scène avec Nell et Nagg est un modèle de justesse comique : elle, ravie de la crèche et déjà absente de ce monde qu’elle va quitter, lui anxieux (le jeu sur le déplacement de ses doigts sur le rebord de la poubelle est jubilatoire) et tendre, se rejoignent dans une scène élégiaque qui contraste fortement avec la mine butée de Hamm et les piques acerbes qu’il balance à Clov à chaque coup de sifflet.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/sebastien_mathe_opera_national_de_paris-fin-de-partie-21-22-sebastien-mathe-onp-3-.jpg?itok=iqm9__Nk" title="© Sébastien Mathé / Opéra National de Paris" width="468" /><br />
	© Sébastien Mathé / Opéra National de Paris</p>
<p>Ce sont les quatre même chanteurs qui accompagnent cette pièce depuis sa création milanaise. Leur prononciation du français est désormais irréprochable. <strong>Hilary Summers</strong> enchante chacune des interventions de Nell de son timbre rond qu’elle sait moduler pour trouver la juste intonation de ses répliques. <strong>Leonardo Costellazzi</strong> double ses talents d’acteur d’une science toute belcantiste du chant qui lui permet d’habiter un Nagg tant amoureux benêt, comique raté que père en manque d’autorité. <strong>Leigh Melrose</strong> hérite peut-être du rôle le plus complexe. Souvent son chant se réduit au murmure ou à l’éructation. Il les enchaine avec brio et tient en haleine pendant le monologue tendu dans sa dernière scène. Silhouette immobile et voix de plomb ou bien gueulard agité, <strong>Frode Olsen</strong> enfin inquiète tout du long et achève pour de bon de remporter cette partie sans fin !</p>
<p> </p>
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		<title>KURTÁG, Fin de partie — Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fin-de-partie-streaming-milan-il-faut-vivre-avec-son-temps-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Niel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 02:59:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fin de partie : l’opéra d’un des derniers représentants de la génération Boulez, quelle promesse ! Les spectateurs ont été  plongés dans l&#8217;attente pendant près de huit ans. D’abord prévu au Festival de Salzbourg pour l’année 2013 dans une mise en scène de Luc Bondy, sa réalisation n’a cessé d’être repoussée d’année en année, jusqu’à sa &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Fin de partie</em> : l’opéra d’un des derniers représentants de la génération Boulez, quelle promesse ! Les spectateurs ont été  plongés dans l&rsquo;attente pendant près de huit ans. D’abord prévu au Festival de Salzbourg pour l’année 2013 dans une mise en scène de Luc Bondy, sa réalisation n’a cessé d’être repoussée d’année en année, jusqu’à sa création effective au mois de novembre 2018, au Teatro della Scala, dans une mise en scène de Pierre Audi.</p>
<p>	Le compositeur <strong>György Kurtág</strong> s’est emparé lui-même de la pièce de <strong>Samuel Beckett</strong>, dont il affirme avoir repris 56% du texte. (19)56 et non (19)57, date à laquelle il assiste aux premières représentations à Paris. L’auteur-librettiste s’est simplement permis l’écart judicieux d’ajouter un prélude à la pièce : le poème Roundelay, signé également Beckett, avant que Clov ne clame son propos introductif : « Fini, c’est fini, ça va finir, ça va peut-être finir ».</p>
<p>Nous retrouvons les mêmes personnages : Hamm, le tyran paraplégique et aveugle ; son valet Clov, souffrant des jambes ; ses parents Nagg et Nell, vivant dans une poubelle, handicapés suite à un accident de tandem dans les Ardennes.</p>
<p>La parfaite fidélité à l&rsquo;œuvre initiale ne limite pas la musique à une simple illustration. Car adapter en musique cette pièce de théâtre, c’est savoir jouer avec le temps et les silences, jeu dont le compositeur hongrois est maître. Dans sa musique, tout semble être une ponctuation suspendue à un silence sans réponse. Les traits s’étirent très progressivement, transformant les notes tombantes initiales, comme les gouttes dans la tête de Hamm, en des cris d’angoisse. Paralysante, celle-ci est particulièrement concentrée dans une écriture minimaliste, qui ne déborde jamais, mais qui progresse toujours. Là où le jeu est statique, la musique de Kurtag s’écoule et donne une texture instrumentale colorée, étonnante et expressive à cette pièce où il ne se passe rien, où tout est fragmenté. C’est par fragments également, des accordéons nostalgiques, du cymbalum fantastique, ou des quelques lignes mélodiques traditionnelles, que la musique de Kurtag sait rendre vibrants les personnages dépérissant de leurs souvenirs.<br />
	Son travail de la prosodie est par ailleurs remarquable, et sans doute a-t-il su tirer le meilleur des enseignements de Messiaen. C’est bien la voix qui emmène l’orchestre, de ses exclamations grossières ou de ses lamentations, des bâillements distendus aux rires stridents qui phrasent la musique.</p>
<p>Les quatre chanteurs proposent une interprétation remarquable. Aux airs d’imbéciles heureux auréolés du couvercle de leur poubelle, le duo Nell &amp; Nagg apporte la juste dissonance comique au duo Hamm &amp; Clov, marqué par une pernicieuse domination. La basse<strong> Frode Olsen</strong> permet à son personnage déchu d’empâter tragiquement la scène grâce à son timbre épais. La contralto <strong>Hilary Summers</strong> habite à merveille de sa voix laineuse son rôle aux intonations multiples. La diction de chacun laisse entendre un français (presque) totalement intelligible et leur jeu scénique, bien que nécessairement limité, apporte une réelle intensité à la pièce. A noter par ailleurs que la direction de <strong>Markus Stenz</strong> fait honneur à l’obsession de la justesse connue du compositeur.</p>
<p>La mise en scène de<strong> Pierre Audi</strong> reste elle aussi très fidèle, sans toutefois manquer de caractère. L’atmosphère est lugubre, la scène dénudée. Seuls brillent les corps laids et hâves dont la seule issue offerte est l’abîme.  Il ne s’agit pas de réinventer la pièce initiale, il s’agit d’en faire émerger le tragique par la musique.</p>
<p>Revoir cet opéra dans notre actualité provoque une émotion sans doute redoublée. Les parallèles sont innombrables, la résonance violente. Et pourtant, c’est sans doute là que le théâtre fait œuvre.</p>
<p>Le compositeur a déclaré que cette première version de son opéra n’était pas la définitive. Sommes-nous donc, après l&rsquo;achèvement de cette pièce, à nouveau plongé dans l&rsquo;expectative ?</p>
<p>&gt;&gt; <a href="https://www.raiplay.it/video/2020/03/Fin-de-Partie-38321d07-afeb-4498-8e7d-e645e80f46d5.html" style="font-size: 14px">voir la vidéo</a></p>
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		<item>
		<title>Kurtag n&#8217;a toujours pas fini « Fin de partie »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/kurtag-na-toujours-pas-fini-fin-de-partie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2014 15:38:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ayant dû soigner son épouse, Gyorgy Kurtag n’a pas eu le temps de consacrer à la musique autant de temps qu’il le souhaitait : son tout premier opéra, d’après Fin de partie de Samuel Beckett, ne sera donc pas prêt à la date espérée (voir notre brève). La création, initialement prévue pour les éditions 2013, puis &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ayant dû soigner son épouse, <strong>Gyorgy Kurtag </strong>n’a pas eu le temps de consacrer à la musique autant de temps qu’il le souhaitait : son tout premier opéra, d’après <em>Fin de partie </em>de Samuel Beckett, ne sera donc pas prêt à la date espérée (voir <a href="http://www.forumopera.com/breve/en-2014-15-des-creations-partout-sauf-a-paris">notre brève</a>). La création, initialement prévue pour les éditions 2013, puis 2014 du festival de Salzbourg, avait été repoussée à l’automne 2015, et cette fois à Milan. Luc Bondy aura plus de temps pour peaufiner sa mise en scène, puisque la première n’interviendra finalement qu’au cours de la saison 2015-2016. Ceux qui chercheraient « Fin de partie – Kurtag » sur Internet seront directement renvoyés au spectacle appelé à remplacer ces représentations à Milan, soit un <em>Wozzeck</em> mis en scène par Jurgen Flimm, mais dirigé par le même Ingo Metzmacher, censé diriger <em>Fin de partie</em>. Kurtag ayant retenu la version originale du texte, la distribution aurait dû compter quelques fleurons du chant francophone, comme Jean-Sébastien Bou et Marie-Ange Todorovitch. Celle-ci pourra du moins se consoler en interprétant Margaret dans <em>Wozzeck</em>, mais apparemment, pas de lot de consolation chez Berg pour Jean-Sébastien Bou&#8230;</p>
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