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	<title>Frauenliebe und Leben - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<title>Frauenliebe und Leben - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>SCHUMANN/FAURÉ &#8211; Saṁsāra</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pierre Venissac]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Saṁsāra : concept présent dans plusieurs religions orientales (hindouisme, bouddhisme…) qui désigne le cycle des renaissances, des réincarnations qui se succèdent sans que l’individu atteigne l’éveil et puisse ainsi se détacher de la souffrance. C’est aussi le nom de cet album de <strong>Kate Lindsey</strong> et <strong>Éric Le Sage</strong>. Le programme est de fait construit autour de deux grands cycles qui retracent des vies de personnages féminins, jusqu’à l’appel de la mort : <em>Frauenliebe und Leben</em>, de Schumann/von Chamisso, et <em>La Chanson</em> <em>d’Ève</em>, de Fauré/Van Lerberghe. Le rassemblement des deux œuvres est assez intéressant, notamment en confrontant les deux images très différentes que les auteurs se font de la femme au sens universel. On apprend également en lisant le livret que la conception de l’album a correspondu à un moment très particulier de la vie de la chanteuse : la disparition de son père en même temps que la naissance de sa fille. Cela suffit à justifier ce titre, les mélodies isolées choisies n’ayant que très peu à voir avec le concept précédemment évoqué. Cet enregistrement a heureusement bien d’autres atouts que sa présentation, à savoir un duo d’artistes prestigieux mais reconnus pour leur intégrité. Les amateurs d’opéra connaissent bien Kate Lindsey pour ses incarnations baroques et ses rôles en pantalon, tandis qu’Éric Le Sage est un chambriste incontournable, et a largement servi Schumann et Fauré au disque. De quoi déjà justifier l’écoute, d’autant plus que <em>La Chanson d’Ève</em> n’est pas l’œuvre la mieux connue de son compositeur. C’est d’ailleurs cette partie du programme qui nous convainc le plus, nous y reviendrons plus tard.</p>
<p>L’album s’ouvre avec « Der Nussbaum », extrait des <em>Myrthen</em> de Schumann, sur un texte de Mosen. S’il expose d’emblée certaines des qualités que l’on appréciera tout au long de l’album (la qualité des piani, la sensation de frémissement, le jeu sur les couleurs), c’est hélas celui qui nous paraît le moins abouti. Le duo est un peu bancal, le piano paraissant toujours en avance par rapport à la voix (notamment du fait de basses désynchronisées de la main droite), créant un léger effet d’agitation. Même si l’on sent Lindsey attentive au mot et au sens, son allemand est un peu lisse. On s’étonne surtout d’une grosse erreur avec un « nächstem » prononcé (et accentué) « nachstem ». C’est peu, mais c’est dommage pour une entrée en matière. Heureusement, on ne retrouve pas ce genre d’approximation par la suite, même si la partie germanique n’est pas celle que nous préférons.</p>
<h3>Vivre pour lui</h3>
<p>Avec les <em>Frauenliebe und Leben</em>, sur des textes de Chamisso, on comprend davantage le projet musical du duo, souvent très juste vis-à-vis de l’esprit du texte. On apprécie l’immense douceur dont tous les deux sont capables, aussi bien que les éclats de joie. Néanmoins, on continue par moments d’être dérangés par des problèmes de cohésion. Le piano semble ainsi avoir une approche très instrumentale du répertoire, pas forcément toujours accordée au rythme de la langue allemande, et se retrouve parfois comme freiné par certains mots que Kate Lindsey cherche à valoriser. C’est cependant une version originale, souvent émouvante et très investie.<br />
Le cycle commence avec la description d’un coup de foudre, « Seit ich ihn gesehen », ici interprété avec une simplicité assez touchante, grâce notamment à un tempo suffisamment allant. Le suivant, « Er, der Herrlichste von allen », probablement l’un des plus beaux du cycle, est aussi l’un des plus réussis de cette interprétation. Alors que les rythmes pointés peuvent parfois lui donner un caractère martial, il n’en est rien ici : l’esprit est noble, mais aussi profondément doux. Tout au plus peut-on trouver que les ornementations, assez élargies, s’y font un peu redondantes. « Ich kann’s nicht fassen » est enthousiasmant par la joie sautillante de son début, très adolescente, et par le temps accordé au texte. Grâce à cette liberté agogique, il n’en est que plus intelligible. Après un « Du Ring an meinem Finger » assez alangui, voici le moment du mariage avec « Helft mir, ihr Schwestern ». Contrairement à beaucoup de versions qui font le choix de faire de la marche nuptiale finale un élément presque comique et séparé, les artistes choisissent ici  de tout prendre avec le caractère solennel et la définition sonore de la fin. C’est très convaincant pour Éric Le Sage, d’autant plus que le rythme est impeccable, mais avec ce tempo il aurait fallu compenser avec un peu plus d’urgence de la part de Kate Lindsey, le lied manquant alors son effet à nos oreilles. « Süßer Freund », moment d’abandon et de sensualité du cycle, bénéficie de pianissimi impalpables et d’une belle écoute harmonique, dans une version remarquable une fois encore de douceur et de délicatesse, notamment avec le soin porté à des mots comme « gut » ou « geliebter ». La montée en puissance lors de l’étreinte est assez saisissante, grâce notamment au soutien du piano, qui crée une animation sans nervosité, quand bien même la transition avec la partie suivante est plus maladroite. Par rapport à d’autres enregistrements, l’évocation du berceau à la fin apparaît moins comme une révélation, le début étant déjà dans une nuance extrême, mais c’est un choix musical qui fonctionne. « An meinem Herzen », est très animé, extraverti, mais nous paraît manquer un peu de tendresse pour une mère qui s’adresse à son enfant, toute euphorique qu’elle puisse être. Le cycle se conclut avec un très beau « Nun hast du mir den ersten Schmerz getan », dont l’expressivité se construit par le jeu sur les consonnes, et l’appui bienvenu de certaines dissonances (« leer », « schleier »). Un postlude de piano un peu trop en avant à notre goût ne suffit pas à dissiper cette dernière bonne impression.</p>
<h3>Le Premier Matin du monde</h3>
<p><em>La Chanson d’Ève</em>, sur des textes de Charles van Lerberghe, est un cycle un peu moins donné, même s’il en existe plusieurs versions très intéressantes (Connolly/Martineau, Deshayes/Lucas, Bunel/Ristorcelli). Aussi peut-on d’abord le présenter brièvement. L’œuvre de Lerberghe, publiée en 1904, est un long poème symboliste, divisé en un prélude et 4 parties : Premières paroles, La Tentation, La Faute et Crépuscule. Là où les parties se rapprochent du déroulé biblique, le poète s’en détache en assumant un manque de continuité et de cohérence (« Ève a pêché ici, et a retrouvé son innocence là-bas », écrit-il en préface). Ainsi Ève n’apparait-elle pas maudite dans les dernières pages, mais toujours apaisée, lumineuse, et encline à l’émerveillement, même à l’approche de sa fin. Plutôt que d’adopter un point de vue moraliste comme cela a pu être fait sur le personnage, Lerberghe en donne sa vision subjective, rêvée : « l’Ève enfant de la nature, l’Ève symbole de toute la grâce féminine ».<br />
Cette idée est renforcée par la mise en musique de Fauré qui, pour ses dix mélodies, choisit 7 extraits des Premières Paroles, et aucun de La Faute. À la seule exception de la 9e mélodie, la douleur ou l’idée de culpabilité se trouvent donc évacuées, au profit d’une esthétique très sensorielle qui fait la part belle aux splendeurs du jardin d’Éden. L’un des écueils faciles dans cette musique est de tomber dans l’hédonisme, et de ne pas réussir à renouveler le discours (comme souvent avec le Fauré tardif). Ce n’est pas le cas de cette version, toujours riche de sens (et de mystère) tout en restant très séduisante plastiquement. Contrairement aux réserves qu’on pouvait avoir avec Schumann, le duo est ici complètement fusionnel, que ce soit en terme de couleurs ou de phrasés. Évacuons donc rapidement le seul élément qui peut nous poser problème : le français de Kate Lindsey est globalement compréhensible, grâce à la justesse des intentions, mais ses voyelles manquent régulièrement de définition (les nasales, comme souvent avec les chanteurs étrangers, mais aussi les [ɘ] qui se transforment parfois en [a]). Ce n’est pas dramatique, mais avec des textes aussi riches en images et symboles, l’auditeur peut parfois avoir besoin de se référer à un support écrit pour tout saisir.<br />
La première mélodie « Paradis », qui annonce le projet du cycle, fait immédiatement bonne impression. La naissance d’Ève, le « premier matin du monde » est évoqué d’abord avec une nudité qui rappelle le plain-chant, grâce aussi à la prise de son légèrement réverbérante. La conduite harmonique, le son de duo, sont très aboutis, mais on apprécie encore davantage la structuration du texte. La progression musicale suit complètement le sens du poème, loin d’une contemplation immobile, créant une superbe ouverture à ce qui va suivre. Ces qualités esthétiques et rhétoriques se retrouvent tout au long du cycle, que nous n’allons donc pas chercher à détailler. Si certains nous séduisent moins, en nous paraissant manquer de souplesse (« Dans un parfum de roses blanches »), on retient surtout de vraies réussites, comme « Eau vivante », exemplairement fluide, et surtout les deux derniers. Avec « Crépuscule », on retrouve ainsi dans un premier temps l’impression de néant originel que nous avait procurée le premier, avant de se diriger vers une violence, pas éclatante, mais déchirante, dans la dernière strophe. Enfin, « O mort, poussière d’étoiles », nous séduit totalement. Le duo y est complètement fusionnel, dans un tempo très juste, calme mais déterminé, toujours phrasé sur le long terme. Cette fin apaisée conclut en douceur une lecture sensible et juste.</p>
<h3><span style="color: #750202; font-size: 1.666667rem;">Florilège final</span></h3>
<p>Le geste aurait été plus signifiant pour nous de terminer le disque sur ces dernières notes, plutôt qu’avec les quelques mélodies rajoutées à la suite, sans trop de liant, même si l’on y entend quelques très belles choses. Plutôt qu’un « Lotosblume » un peu trop allant et concret à notre goût, on retient ainsi un très beau « Clair de lune ». On a beau avoir l’impression de connaître le poème de Verlaine et la musique de Fauré par cœur à force de l’entendre, la mélodie nous touche quand elle est interprétée avec cette justesse-là. Que ce soit par le chant du piano, le choix de tempo ou de phrasé, le duo confère à la musique une monotonie mélancolique tout à fait adéquate, avant la légère éclaircie de la dernière strophe. Une version humble et émouvante. Enfin, l’album se clôture avec un dernier extrait des Myrthen, « Du bist wie eine Blume », fidèle à toutes les qualités plastiques qu’on a pu trouver à l’album.</p>
<figure id="attachment_187180" aria-describedby="caption-attachment-187180" style="width: 785px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-187180" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/IMG_8859.jpeg" alt="" width="785" height="600" /><figcaption id="caption-attachment-187180" class="wp-caption-text">©️Gianni Rizzotti</figcaption></figure>
<p>Si la partie germanique a pu nous frustrer au début du disque, notamment pour des problématiques de duo, ce n’est pas ce que l’on retient à l’issue de la dernière piste. On a surtout envie de recommander cet album pour ce qu’il comporte de délicatesse, de finesse d’interprétation poétique, et pour une version de <em>La Chanson d’Ève</em> aussi séduisante qu’intéressante. Non seulement ce sont deux artistes passionnants individuellement (les pianissimi de Kate Lindsey justifient à eux seuls l’écoute), mais leur collaboration aboutit ici à une proposition singulière, humble et touchante. A conseiller aux fans des artistes et de Fauré. Dommage que, comme souvent, l’aspect visuel de l’album mette l’accent sur une chanteuse star, plutôt que sur le duo, dans un répertoire purement chambriste…ce qui fait encore moins sens au vu de la notoriété de ce pianiste.</p>
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		<title>Clara et Robert Schumann &#8211; Bruxelles (Flagey)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/clara-et-robert-schumann-bruxelles-flagey/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Feb 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les concerts du dimanche matin, outre qu’ils ont le mérite de pousser à sortir de chez soi, sont souvent l’occasion de découvrir de nouveaux talents, ou de nouveaux répertoires. Dans le cadre des Flagey piano days, une série qui revient chaque année, était proposé ce dimanche un concert où le piano dialoguait avec le violoncelle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les concerts du dimanche matin, outre qu’ils ont le mérite de pousser à sortir de chez soi, sont souvent l’occasion de découvrir de nouveaux talents, ou de nouveaux répertoires. Dans le cadre des <em>Flagey piano days</em>, une série qui revient chaque année, était proposé ce dimanche un concert où le piano dialoguait avec le violoncelle ou avec la voix, dans un florilège d’œuvres du couple Schumann ; confronter les Lieder de Clara avec ceux de Robert, voilà une bien bonne idée !</p>
<p>Nous passerons rapidement sur les deux œuvres pour violoncelle et piano, superbement interprétées par le violoncelliste ukrainien Aleksey Shadrin, sonorité impressionnante, musicalité sincère et émouvante, et sur les variations de Clara sur un thème de Robert, partition virtuose et un peu démonstrative, pour nous concentrer sur les deux cycles de Lieder au programme, interprétés par la soprano <strong>Ilse Eerens</strong> et le pianiste <strong>Liebrecht Vanbeckevoort</strong>, deux artistes bien connus du public belge.</p>
<p>Les Lieder de Clara Schumann, composés entre 1840 et 1843, au début de son mariage avec Robert, donc, sont plus personnels qu’on ne pourrait le croire. Certes, ils appartiennent à la même veine d’inspiration que ceux de son époux, mais les mélodies sont très originales, et le traitement de la voix, sans doute influencé par le fait que Clara avait aussi étudié le chant, contrairement à son époux, part d’un élan naturel et spontané, sans aucune surcharge ornementale, avec une fraîcheur incomparable. Ils font d’ailleurs d’avantage penser aux Lieder de Mendelssohn qu’à ceux de Robert, précisément en raison de cette spontanéité. On y entend aussi quelques audaces d’écriture, comme par exemple la fin complètement ouverte de la dernière mélodie du cycle opus 13, en forme de point d’interrogation.</p>
<p>Ilse Eerens a fait de nombreuses apparitions dans des programme d’oratorio ou de cantates, plus rarement dans des programmes de Lieder, discipline pour laquelle sa voix est idéale : la diction est très soignée, le timbre est agréable, un peu acidulé, et si la palette de couleurs n’est pas très variée, la chanteuse possède un sens parfait du modelé de la phrase, qu’elle rend avec beaucoup de musicalité et d’expression. Le piano extrêmement précis et investi de Liebrecht Vanbeckevoort, le soin qu’il met à faire chanter l’instrument, sa vision très claire du texte et le travail abouti de musique de chambre que les deux artistes ont élaboré ensemble contribuent pour beaucoup à la grande réussite de ce premier cycle.</p>
<p>Le second cycle du programme, le célèbrissime <em>Frauen Lieben und Leben</em> de Robert Schumann est donné dans la même veine, et avec le même soin. On sent la chanteuse un peu plus à son aise dans ce cycle-ci, même si elle conservera tout au long du programme sa partition sous les yeux, y compris pour le bis ! Le pianiste fait à nouveau preuve de beaucoup de personnalité, rendant justice à la merveilleuse partie de piano de ce cycle, comme un personnage à part entière, qu’il investit pleinement.</p>
<p>Petit blâme pour le service des publications de Flagey, à qui on rappellera qu’un Lied, c’est aussi (d’abord) un poème, dont il n’est pas superflu de mentionner l’auteur… Certaines maisons vont même jusqu’à en publier le texte, voire même une traduction pour les plus courageuses !</p>
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		<title>SCHUMANN, Frauenliebe und Leben — Verbier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sous-le-regard-aimant-de-quasthoff/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 14:28:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a quatre ans, Sylvia Schwartz participait à la Verbier Academy où elle assistait aux materclasses de Thomas Quasthoff qui est aujourd’hui encore son professeur à Berlin. Elle revient aujourd’hui en terres valaisannes où, quatre jours après avoir triomphé en Zerlina sur le scène de la salle Médran, elle remplace au pied levé Matthew &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Il y a quatre ans, Sylvia Schwartz participait à la <em>Verbier Academy</em> où elle assistait aux materclasses de Thomas Quasthoff qui est aujourd’hui encore son professeur à Berlin. Elle revient aujourd’hui en terres valaisannes où, quatre jours après avoir triomphé en Zerlina sur le scène de la salle Médran, elle remplace au pied levé Matthew Polenzani, déjà excusé en début de semaine pour un Don Ottavio qui était finalement revenu à Michael Schade. </p>
<p>
La jeune soprano, d’origine espagnole, encore relativement inconnue chez nous (même si elle a chanté à Paris avec… Sting !) appartient à la troupe de la Staatsoper de Berlin, a chanté Zerlina à la Scala, Sophie du Rosenkavalier avec Kozena en Oktavian et a des projets avec la Staatsoper de Vienne ou encore Jean-Christophe Spinosi. Une carrière qui commence sous les meilleurs auspices pour une chanteuse à la tête bien faite. Le concert qu’elle donne dans le cadre intimiste de l’église de Verbier est un récital de haut vol pour celle qui a également été l&rsquo;élève de Julia Varady. </p>
<p>C’est Schumann qui occupe la première partie. Schwartz choisit d’abord 6 Lieder sur des textes de Rückert dont elle met la poésie parfaitement en valeur. La délicieuse Zerline qui était dans nos cœurs depuis trois jours se mue en femme sophistiquée (juste ce qu’il faut !) dont la maturité étonnante, pour son âge (elle n’a que 29 ans), laisse bouche bée. On pense redécouvrir le cycle <em>Frauenliebe und Leben </em>que l’on connait pourtant par cœur tant il est chanté avec sincérité. Schwartz irradie dans l’amour et touche dans la mort. Le dernier Lied semble même lui arracher quelques larmes… L’émotion n’est pas feinte et conquiert absolument tout le monde. A l’entracte, Thomas Quasthoff résume à un ami la prestation de son élève en ces termes : « Daβ ist groβe Kunst ! » Comme il a raison…</p>
<p>La seconde partie est moins chargée en émotion. Passons rapidement sur les mélodies de Guridi qui ne valent pas celles de Schumann même si le bonheur qu’éprouve Schwartz à chanter ce répertoire est communicatif. <em>La courte Paille</em> de Francis Poulenc, qu’elle avoue ne pas avoir chanté depuis 5 ans, nous montre à quel point son français est parfait. Précisons que tout cela est magnifiquement accompagné par Malcolm Martineau, au sommet de son art, qui collabore pour la première fois avec une chanteuse qui ne tarit pas d’éloge sur ce musicien exceptionnel – dans Schumann, il parvient à « rattraper » un trou de mémoire de Schwartz en improvisant une transition vers le Lied suivant. La classe !<br />
 </p>
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