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	<title>Frühlings Erwachen - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Frühlings Erwachen - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Frühlings Erwachen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/miracle-du-printemps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2008 15:46:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Crée en grandes pompes médiatiques le 9 mars 2007 au Théâtre Royal de la Monnaie, Frühlings Erwachen, premier opéra du compositeur belge Benoît Mernier, nous avait alors semblé pouvoir s’imposer comme un chef d’œuvre. Enthousiasme d’un soir ? Certes non. L’enregistrement qui paraît aujourd’hui avec, dans le même coffret, la version audio sur CD et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Crée en grandes pompes médiatiques le 9 mars 2007 au Théâtre Royal de la Monnaie, Frühlings Erwachen, premier opéra du compositeur belge Benoît Mernier, nous avait alors semblé pouvoir s’imposer comme un chef d’œuvre. Enthousiasme d’un soir ? Certes non. L’enregistrement qui paraît aujourd’hui avec, dans le même coffret, la version audio sur CD et vidéo sur DVD, ne laisse plus planer aucun doute sur l’importance de cet opéra.</p>
<p>
Même si l’œuvre comporte peut-être quelques petites faiblesses dramatiques (la tension a tendance à se relâcher un peu au milieu du deuxième acte), la musique est somptueuse et tant l’origine du livret (une pièce de Wedekind) que l’esthétique de l’ensemble rappellent Alban Berg et sa redoutable Lulu. Autre influence patente, celle du maître de Mernier et figure de proue de l’opéra belge contemporain, Philippe Boesmans -d’ailleurs dédicataire de l’œuvre- dont l’atmosphère de l’excellent Reigen ou de la récente Julie, se rappelle à notre bon souvenir . Les trois actes sont composés de courtes scènes souvent reliées par de magnifiques interludes orchestraux (pour permettre les changements de décor) qui montrent un Mernier tirant les leçons de Wozzeck ou encore de Pelléas et Melisande et ne se préoccupant pas outre mesure des stériles questions esthétiques qui hantent –et paralysent parfois- les compositeurs de notre temps. Mernier, d’une intégrité artistique irréprochable, écrit une musique intense, très riche (trop ?), sublime… avec sa tête et ses tripes. Plus de deux heures trente de bonheur presque parfait.</p>
<p>La pièce de Wedekind -qui fit scandale à l’époque- aborde le sujet de la découverte de la sexualité par des adolescents du début du siècle (le XXe s’entend…) et met en scène quelques émois qui n’ont plus de raisons d’être à une époque où la télévision et internet s’occupent de l’éducation sexuelle des enfants dès leur plus jeune âge et ce, de manière plus « directe » et plus crue que le texte de Wedekind… Même si la pièce originelle s’en trouve largement vidée de son message et de son importance historique, le contenu dramatique de l’opéra n’en pâtit guère. L’esthétique du compositeur –qui assimile celle de Berg- participe largement à compenser ce décalage entre les mœurs très différentes de deux époques.</p>
<p>Si les metteurs en scène sont habituellement investis d’une tâche exégétique face au texte et à la musique d’auteurs morts, la collaboration entre Jacques De Decker (adaptateur du texte) Vincent Boussard (metteur en scène) et Benoît Mernier fut étroite et cela se sent. Une Gesamtkunstwerk comme on en fait plus depuis l’époque du « trio » R. Strauss- Hofmannsthal- Reinhardt… Le spectacle n’en est que plus abouti, musicalement et visuellement.</p>
<p>Que dire de l’interprétation sinon qu’elle est parfaite ? Les rôles principaux sont magnifiquement tenus par Kerstin Averno, Thomas Blondelle, Nikolay Borchev et Gaële Le Roi, qui illumine ce plateau vocal de haut vol. On notera également les rôles secondaires qui, à quelques rares exceptions près, sont également irréprochables, pour ne pas dire irremplaçables. L’orchestre de La Monnaie, capable du meilleur comme du pire, se montre parfaitement à la hauteur de l’événement, idéalement dirigé pas Jonas Alber, chef ayant l’expérience de ce genre de musique- il a entre autres assuré la création allemande de plusieurs opéras de Boesmans.</p>
<p>En parlant de musique contemporaine, Albert Gavoty définissait le mot « création » en ces termes : « dernière interprétation de l’œuvre la plus récente d’un compositeur ». Strasbourg fut récemment l’hôte de cette production, légèrement modifiée pour l’occasion, et on est en droit d’espérer que ce Frühlings Erwachen connaîtra le même destin international que les meilleurs Boesmans. Il sera pourtant difficile de faire mieux que ces représentations bruxelloises, heureusement immortalisés par Cyprès…</p>
<p><strong>Nicolas Derny </strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>MERNIER, Frühlings Erwachen — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-ouvrage-magnifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre-Emmanuel Lephay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2008 16:48:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Strasbourg, Opéra, 19 septembre 2008 Benoît Mernier FRÜHLINGS ERWACHEN Opéra en 3 actes d’après la pièce éponyme de Frank Wedekind Livret de Jacques De Decker Créé le 9 mars 2007 au Théâtre de La Monnaie, Bruxelles Direction musicale : Daniel Klajner Mise en scène : Vincent Boussard Décors : Vincent Lemaire Costumes : Cathy Pill &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Strasbourg, Opéra, 19 septembre 2008 </p>
<p>Benoît Mernier </p>
<p>FRÜHLINGS ERWACHEN </p>
<p>Opéra en 3 actes </p>
<p>d’après la pièce éponyme de Frank Wedekind </p>
<p>Livret de Jacques De Decker </p>
<p>Créé le 9 mars 2007 au Théâtre de La Monnaie, Bruxelles</p>
<p>Direction musicale : Daniel Klajner </p>
<p>Mise en scène : Vincent Boussard </p>
<p>Décors : Vincent Lemaire </p>
<p>Costumes : Cathy Pill </p>
<p>Lumières : Alain Poisson </p>
<p>Maquillages et coiffures : Catherine Nicolas </p>
<p>Wendla Bergmann : Kerstin Avemo </p>
<p>Melchior Gabor : Thomas Blondelle </p>
<p>Moritz Stiefel : Stephan Loges </p>
<p>Ilse : Liesbeth Devos </p>
<p>Martha : Diana Axentii </p>
<p>Thea : Angélique Noldus </p>
<p>Hänschen : Jeroen de Vaal </p>
<p>Ernst : Lars Piselé </p>
<p>Georg : Sabine Garrone </p>
<p>Otto : Patrick Schramm </p>
<p>Frau Bergmann / Frau Gabor : Anna Pierard </p>
<p>Herr Gabor / Der vermummte Herr : Konstantin Wolff </p>
<p>Comédiens figurants : Hélène Catsaras, Nejm Halla </p>
<p>Les Petits Chanteurs de Strasbourg </p>
<p>Dir. Philippe Uttard </p>
<p>Orchestre Symphonique de Mulhouse </p>
<p>Création française </p>
<p>Reprise de la production du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles </p>
<p> </p>
<p><strong>Un ouvrage magnifique <br /></strong></p>
<p>« D’enfants de dix ans, nous devînmes peu à peu des jeunes gens pubères de seize, dix-sept, dix-huit ans, et la nature commença à réclamer ses droits » (Stefan Zweig). C’est sur ce thème intemporel et universel (qui n’a vécu ces tourments de l’adolescence ?) que se fonde le premier opéra de Benoît Mernier dont l’écriture magnifie le livret (de Jacques de Decker) fondé sur la pièce de Frank Wedekind. Tout comme on le fut pour le premier opéra de Bruno Mantovani, L’Autre côté, ici même il y a 2 ans, on reste confondu devant la réussite tant musicale que dramatique du compositeur : sachant doser tensions et détentes, sublimer certains scènes au climat éthéré, étreindre sous la pression psychologique ou l’émotion, offrir une palette orchestrale d’une prodigieuse richesse, Benoît Mernier nous offre là une œuvre magnifique et bouleversante. On reste également confondu devant la réussite de la production qui concoure à laisser le spectateur profondément marqué, si ce n’est remué, à l’issue du spectacle, surtout après un troisième et dernier acte absolument exceptionnel sur tous les plans. </p>
<p>Il s’agit ici d’une reprise de la production de la création à Bruxelles en mars 2007 mais avec quelques modifications dans la distribution et un nouveau chef. Le petit jeu des différences (que l’on peut faire grâce au CD/DVD qui vient de sortir chez Cypres) n’est pas en défaveur de cette reprise qui bénéficie en premier lieu d’un chef remarquable, que nous connaissons bien ici et dont nous avons vanté les mérites dans Œdipus Rex de Stravinsky ou Elektra de Richard Strauss : Daniel Klajner excelle dans le répertoire du XXe siècle, notamment dans les œuvres dramatiques et puissantes dont il sait exalter le souffle mais aussi la complexité d’écriture. Il est donc à son affaire dans cet opéra dont l’écriture orchestrale est d’une richesse extrême, écrite « à la pointe de la plume », d’un raffinement extraordinaire, économe mais sachant réserver quelques fulgurances très efficaces. Klajner réussit également à baigner certaines scènes dans un climat d’une poésie infinie. Certes, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse n’est pas l’orchestre du Théâtre de la Monnaie et la formation alsacienne a paru parfois bien timide &#8211; si ce n’est trop juste &#8211; mais s’en sort avec les honneurs : une partition exposant tellement l’orchestre, où chaque instrumentiste est pratiquement un soliste et où la nuance dominante est le piano si ce n’est le pianissimo, n’est pas une mince affaire. </p>
<p>La distribution réunissant de jeunes chanteurs (chose indispensable pour camper des adolescents) frappe par son homogénéité. Tous ont participé à la création à Bruxelles (dans l’une ou l’autre des deux distributions) sauf Stephan Loges qui reprend avec brio le rôle de Moritz. Il forme avec le Melchior de Thomas Blondelle un couple d’amis idéal. Côté filles, Kerstin Avemo est une Wendla radieuse tandis que Liesbeth Devos assure vaillamment un rôle qui rappelle la Lulu de Berg. On retiendra aussi le couple des amis homosexuels (le seul qui semble connaître la félicité dans cette histoire sombre) magnifiquement chanté par les remarquables Jeroen de Vaal et Lars Piselé. Tant l’intervention du premier au début du deuxième acte (scène magistrale) que leur duo (vraiment sublime) au troisième constituent des moments inoubliables (dommage que le CD et le DVD ne les y voient pas, nous les trouvons meilleurs encore que leurs collègues !). </p>
<p>Excellents également les autres adolescents qui entourent tous ces personnages ainsi que les adultes et l’ « Homme masqué » de Konstantin Wolff. Remarquable enfin le chœur d’enfants des Petits Chanteurs de Strasbourg dirigé par Philippe Utard. Leurs interventions au troisième acte sont absolument impeccables (et quelle superbe musique leur a écrit Benoît Mernier !). </p>
<p>Quant à la mise en scène de Vincent Boussard, que dire pour commencer sinon qu’elle participe pleinement au succès de l’opéra de Benoît Mernier ? Elle réussit magnifiquement à camper l’univers étouffant, complexe mais aussi parfois léger ou violent de l’adolescence. C’est une succession d’instantanés que nous offre la scénographie : le rideau s’ouvre sur des bouts de décor, ici en bas à gauche, là en haut à droite, dont les perspectives faussées traduisent à merveille l’absence de repères de ces adolescents. Parfois, la scène, plus large, montre de hauts murs qui semblent se défiler ou bien le fond de scène présente des branches d’arbre sombres (très expressionnistes) qui barrent l’horizon. A cette scénographie très variée, il faut ajouter une direction d’acteurs extrêmement réussie : les chanteurs parviennent à retrouver la spontanéité et la fraîcheur de l’adolescence avec grand naturel. Les rôles des adultes quant à eux sont intelligemment écartés de la scène : ils n’interviennent que des coulisses, renforçant ainsi la sensation de solitude et de désarroi des adolescents. </p>
<p>Bref, une très grande réussite que ce spectacle qui permet dans des conditions idéales la révélation d’une partition majeure et passionnante. On peut s’étonner que le Festival de musique contemporaine Musica, qui commence ce même week-end, ne se soit pas associé à l’Opéra National du Rhin pour cette production comme il le fait habituellement pour chaque opéra contemporain qui débute la saison. Cet ouvrage de Benoît Mernier nous semble en effet bien plus captivant et marquant que certains spectacles lyriques qui nous furent, en leur temps, présentés comme des jalons de la musique contemporaine. </p>
<p><strong>Pierre-Emmanuel Lephay</strong> </p>
<p>Prochaine représentation : 3 octobre 20 h. à Mulhouse </p>
<p>Renseignements : operanationaldurhin.fr </p>
<p>Le coffret de 2 CD et 1 DVD est disponible chez <a href="http://www.cypres-records.com">www.cypres-records.com</a> </p>
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