<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>I gioielli della Madonna - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/i-gioielli-della-madonna/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/i-gioielli-della-madonna/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>I gioielli della Madonna - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/i-gioielli-della-madonna/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>I gioeilli della Madonna</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/i-gioeilli-della-madonna-cest-toujours-tout-ou-rien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2016 07:25:48 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/i-gioeilli-della-madonna-cest-toujours-tout-ou-rien/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est toujours comme ça, avec l&#8217;industrie du disque. Après avoir longtemps laissé dans l’oubli une œuvre qui inclut une page aussi envoûtante que le magnifique intermezzo qui ouvre l’acte II, et celui du III, après n&#8217;avoir retenu de Wolf-Ferrari que son petit Secret de Suzanne, et à la rigueur ses opéras vénitiens, I gioeilli della &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/i-gioeilli-della-madonna-cest-toujours-tout-ou-rien/"> <span class="screen-reader-text">I gioeilli della Madonna</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/i-gioeilli-della-madonna-cest-toujours-tout-ou-rien/">I gioeilli della Madonna</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est toujours comme ça, avec l&rsquo;industrie du disque. Après avoir longtemps laissé dans l’oubli une œuvre qui inclut une page aussi envoûtante que le magnifique intermezzo qui ouvre l’acte II, et celui du III, après n&rsquo;avoir retenu de Wolf-Ferrari que son petit <em>Secret de Suzanne</em>, et à la rigueur ses opéras vénitiens, <em>I gioeilli della madonna </em>revient enfin en force. Sans doute l&rsquo;œuvre aura-t-elle pâti de son absence de grand air pour l’héroïne : parmi les grands chanteurs du XX<sup>e</sup> siècle, les ténors ont enregistré l’air de Gennaro « Madonna, con sospiri », parfois le duo du héros avec sa mère, « T’eri un giorno ammalato », et les barytons ont eu à cœur de défendre « Apri, o bella, la fenestrella », mais pratiquement rien pour Maliella. Et en matière d’inégrale, il fallait se contenter de la version de 1976, avec André Turp un peu à la peine en Gennaro, Peter Glossop en Rafaele, et une certaine Pauline Tinsley, à la voix parfois bien stridente en Maliella, Alberto Erede dirigeant le BBC Symphony Orchestra, avec toute une équipe de comprimari très britanniques. Mais voilà que l’on disposera bientôt de deux versions toutes nouvelles, deux lives, puisque CPO a capté la récente <a href="http://www.forumopera.com/der-schmuck-der-madonna-fribourg-en-brisgau-des-bijoux-trop-discrets">production de Fribourg</a>, tandis que Naxos publie une version en provenance de Bratislava, enregistrée dans une salle de concert avec les artistes qui participaient alors à la production donnée au Théâtre national de Slovaquie. </p>
<p>Ce nouvel enregistrement est donc une bonne nouvelle en soi, même s’il ne donne pas que des raisons de satisfaction. Grand défenseur de Wolf-Ferrari, dont il a notamment enregistré l’intégralité de l’œuvre pour orchestre, <strong>Friedrich Haider </strong>était sans doute le chef tout désigné pour cette opération, et on se réjouit que le compositeur germano-italien bénéficie aujourd’hui d’un tel avocat. Sous sa baguette, l’orchestre symphonique de la Radio slovaque livre une belle lecture de cette partition foisonnante, où alternent scènes de foule et moments plus intimes.</p>
<p>Du côté des voix, en revanche, tout n’est pas pour le mieux. Le timbre de soprano dramatique de <strong>Natalia Ushakova</strong> n’est malheureusement pas particulièrement phonogénique : diction sacrifiée, couleur assez uniforme, et manque de jeunesse du personnage. Certes, les exigences du rôle sont lourdes, et peut-être la prestance scénique de l’interprète rendait-elle le résultat plus acceptable, mais au disque le compte n’y est pas tout à fait, et l’on rêve d’une Maliella plus nuancée, moins mûre, qui donnerait une réplique plus adéquate au Gennaro de <strong>Kyungho Kim</strong> qui a, lui, ce caractère juvénile dans la voix. Après avoir accumulé les troisièmes rôles au Staatsoper de Berlin, cet artiste coréen est devenu le ténor à tout faire de l’opéra de Bratislava (Duc de Mantoue, Rodolfo, Roméo), avant de revenir plus récemment en Allemagne pour être régulièrement Tamino ou Rodolfo à Leipzig. Il sait en tout cas rendre immédiatement émouvant le drame de son personnage, sans donner l’impression de devoir forcer pour se faire entendre. Dernier pilier du trio central, <strong>Daniel Čapkovič</strong> n’est pas un Rafaele très raffiné, mais peut-être ce personnage de chef mafieux serait-il mal servi par des intonations trop élégantes. On s’étonne d’apprendre que <strong>Susanne Bernhard</strong>, qui devrait être une mezzo pour incarner Carmela, la mère de Gennaro, a notamment chanté Violetta à l’Opéra de Francfort : de fait, son timbre est simplement celui d’un soprano, certes bien différent de celui de Natalia Ushakova, mais ce n’est peut-être tout à fait ce que souhaitait le compositeur.</p>
<p>Un enregistrement bienvenu dans l’absolu, qui n’empêchera pas les amateurs de Wolf-Ferrari de guetter la parution prévue chez CPO.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/i-gioeilli-della-madonna-cest-toujours-tout-ou-rien/">I gioeilli della Madonna</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WOLF, I gioielli della Madonna — Fribourg-en-Brisgau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/der-schmuck-der-madonna-fribourg-en-brisgau-des-bijoux-trop-discrets/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Mar 2016 06:28:16 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/des-bijoux-trop-discrets/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi un grand opéra d’un compositeur pas totalement inconnu reste-t-il obstinément dans l’ombre depuis près d&#8217;un siècle ? Que l’Italie ait longtemps boudé I gioielli della Madonna s’explique par le côté blasphématoire d’une intrigue où un honnête forgeron dérobe les bijoux qui ornent une statue de la Vierge afin de posséder charnellement sa sœur adoptive. Mais &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/der-schmuck-der-madonna-fribourg-en-brisgau-des-bijoux-trop-discrets/"> <span class="screen-reader-text">WOLF, I gioielli della Madonna — Fribourg-en-Brisgau</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/der-schmuck-der-madonna-fribourg-en-brisgau-des-bijoux-trop-discrets/">WOLF, I gioielli della Madonna — Fribourg-en-Brisgau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pourquoi un grand opéra d’un compositeur pas totalement inconnu reste-t-il obstinément dans l’ombre depuis près d&rsquo;un siècle ? Que l’Italie ait longtemps boudé <em>I gioielli della Madonna</em> s’explique par le côté blasphématoire d’une intrigue où un honnête forgeron dérobe les bijoux qui ornent une statue de la Vierge afin de posséder charnellement sa sœur adoptive. Mais cette unique incursion de Wolf-Ferrari dans le vérisme connut un grand succès à Berlin au cours de la saison 1911-1912, et fut très applaudie en Amérique, défendue par des artistes du calibre de Claudia Muzio ou Maria Jeritza. La notion de vérisme est d’ailleurs peut-être contestable, car cette histoire de vol de bijoux par désespoir amoureux se rattache aussi à un certain décadentisme, <em>Aphrodite </em>d’Erlanger d’après Pierre Louÿs, ou <em>Der Schatzgräber </em>de Schreker. La Première Guerre mondiale aurait-elle rogné les ailes à un opéra que tout promettait à un bel avenir ? Non, car il conserva un peu de sa popularité dans les années 1920. En tout cas, <em>I gioielli della Madonna </em>reste une œuvre étonnamment peu représentée (et enregistrée), alors que des titres de la même époque et de la même école connaisse des reprises ici et là (on pense à <em>Francesca da Rimini</em> ou à <em>L’amore dei tre re</em>). Grâces soient donc rendues au Théâtre de Fribourg-en-Brisgau de l’avoir inscrite dans sa programmation lyrique 2015-2016, après Bratislava qui l’a présentée en juin dernier.</p>
<p>Encore fallait-il se donner les moyens de la monter comme elle le mérite. Pour réunir les effectifs vocaux pléthoriques que requiert la partition, il a fallu réunir plusieurs chœurs, d’enfants et d’adultes, qui mêlent leurs voix au cours d’un premier acte qui semble mélanger l’acte du café Momus de <em>La Bohème</em> et le final du premier acte de <em>Tosca</em>, dans sa confusion savamment orchestrée entre rythmes de danse (des tarentelles, surtout) et musique religieuse (cantiques, hymne à la Vierge…). Le chef français <strong>Fabrice Bollon</strong> dirige avec rigueur tout ce petit monde, dans une partition clairement italienne d’esprit, et qui ne dédaigne pas le collage, convoquant mandolines et autres musiques populaires, mais qui laisse entrevoir à intervalles réguliers que Wolf-Ferrari était très au fait de ce qui se composait en Allemagne à la même époque : certains éclats orchestraux rappellent notamment que les grands succès de Strauss ne datent que de quelques années auparavant.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/m.korbel2016c2929.jpg?itok=u1KjFKW-" title=" © M. Korbel" width="468" /><br />
	© M. Korbel</p>
<p>Et bien, sûr, il faut pour de grandes voix pour incarner les personnages principaux. Le rôle de Maliella est assez écrasant et exige une interprète à toute épreuve. Lauréate de l’édition 2014 de la Competizione dell’Opera, la soprano russe <strong>Elena Stikhina</strong> est encore inconnue du grand public mais ne devrait pas le rester longtemps, à en juger d’après l’engagement total dont elle fait preuve en tant qu’actrice et par le déferlement de décibels dont elle est capable, n’hésitant pas à sacrifier parfois la beauté du son au profit de l’investissement dramatique. Même si une articulation plus incisive de l&rsquo;italien ne serait pas malvenue, le spectacle repose en grande partie sur ses épaules, mais elle trouve à qui parler avec <strong>Hector Lopez-Mendoza</strong>, grand habitué des rôles verdiens et pucciniens les plus lourds, dont la carrière s’est surtout déroulée en Roumanie et en Hongrie. Doté d’une voix de stentor, le ténor mexicain est extrêmement convaincant en Gennaro, ce <em>loser</em> dont Maliella rejette l’amour et qui vole pour elle les bijoux de la Vierge. Le baryton turc <strong>Kartal Karagedik</strong> a la prestance et le timbre qui conviennent au mafioso Rafaele, mais manque un peu de projection pour passer par-dessus l’orchestre. Quant à la mezzo <strong>Anja Jung</strong>, si son timbre est somptueux, il lui manque également un peu de puissance, et la diction laisse à désirer.</p>
<p>Parmi les rôles secondaires, on saluera la performance des trois « danseuses » qu’interprètent <strong>Amelia Petrich</strong>,<strong> Susana Schnell</strong> et <strong>Silvia Regazzo</strong>, qui réussissent à chanter leur air tout en jouant les entraîneuses, s’arrosant de champagne la poitrine et le postérieur tout en mimant une chorégraphique érotique et acrobatique.</p>
<p>Dans le décor extrêmement dépouillé de <strong>Bernd Damovsky</strong> (quelques médailles géantes et ex-votos suspendus au-dessus d’un plateau nu au premier acte) et sous les éclairages violemment colorés de <strong>Dorothee Hoff</strong>, la mise en scène de <strong>Kirsten Harms </strong>parvient à dépouiller l’œuvre de tout réalisme anecdotique pour se concentrer sur la représentation de la piété populaire et sur le drame passionnel. L’orgie du troisième acte est fort bien mise en place, renforçant la dimension blasphématoire par la Cène de Vinci que composent Rafaele et ses douze hommes de main, autour d’une table où évolue la danseuse Grazia, ici confiée à une authentique strip-teaseuse. Ainsi monté et défendu, l’opéra de Wolf-Ferrari a toutes les chances de revivre et de mener le parcours qu’il mérite.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/der-schmuck-der-madonna-fribourg-en-brisgau-des-bijoux-trop-discrets/">WOLF, I gioielli della Madonna — Fribourg-en-Brisgau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
