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	<title>Into the Woods - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Into the Woods - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>SONDHEIM, Into the Woods — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/into-the-woods-toulon-il-etait-une-fois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Nov 2019 14:48:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Malgré la réussite confirmée des entreprises de Jean-Luc Choplin en faveur de la comédie musicale (Funny Girl), on comprend mal la condescendance des responsables lyriques pour le genre. Osons l’écrire, il y a plus de richesse intellectuelle et musicale dans cette réalisation de Into the Woods que dans bien des opéras du répertoire, revisités par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Malgré la réussite confirmée des entreprises de Jean-Luc Choplin en faveur de la comédie musicale (<a href="/funny-girl-paris-marigny-fanny-les-patins">Funny Girl</a>), on comprend mal la condescendance des responsables lyriques pour le genre. Osons l’écrire, il y a plus de richesse intellectuelle et musicale dans cette réalisation de <em>Into the Woods</em> que dans bien des opéras du répertoire, revisités par tel ou tel metteur en scène. Toulon est l’une des trop rares scènes françaises à accorder toute sa place au genre. On se souvient de <em>Wonderful Town</em>, de Bernstein, réalisé ici, puis diffusé en vidéo. Après <em>Follies</em> et <em>Sweeney Todd</em>, la capitale varoise nous offre ce troisième musical de Sondheim, déjà produit à Hardelot et Massy (<a href="/into-the-woods-massy-quand-la-feerie-tourne-a-la-psychanalyse">Quand la féérie tourne à la psychanalyse</a>).</p>
<p>Le vétéran de la comédie musicale  créait à Broadway, en 1987, une œuvre ambitieuse qui tranchait avec la production du temps : <em>Into the Woods</em>, conte pour enfants (et grands enfants), où se combinent les intrigues de plusieurs, écrits par Grimm (<em>Cendrillon</em>, <em>le Petit chaperon rouge</em>, <em>Raiponce</em>) et d’un anonyme anglais (<em>Jack et le haricot magique</em>). L’œuvre a été reprise plus de 800 fois, très régulièrement à Broadway, Londres et bien d’autres lieux. Tous ces contes ont en commun de se dérouler en forêt, où tous les personnages sont appelés à vivre ensemble. Un conflit de voisinage a amorcé l’action : la sorcière, lésée dans son jardin par les parents du boulanger, a jeté un sort : Mr et Mrs Baker ne pourront avoir d’enfant, à moins de réunir cinq objets appartenant à des personnages de contes différents… Ainsi les histoires vont s’entrecroiser, les personnages interagir, pour notre plus grand bonheur, et former une œuvre originale et forte, burlesque, loufoque et onirique, où la joie se teinte parfois d’amertume : les gentils, comme les méchants ne sont pas ceux que l’on croit, on le verra au second acte. Le premier, souvent donné seul (il a connu une version « scolaire », avec grand succès), se suffit à lui-même, et on en sort réjoui. Cependant, après le second, il apparaît comme une mise en bouche, ou en oreille. En effet, c’en est à la fois la continuation, le symétrique désenchanté – où les valeurs sont inversées – malgré son caractère onirique, et le couronnement, avec une fin aussi inattendue que bienvenue, chaleureuse, optimiste, morale. Il n’y a pas lieu de s’en plaindre.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="395" src="/sites/default/files/styles/large/public/into_the_woods_4.jpg?itok=hISW3HIr" title="Cendrillon, ses soeurs et sa mère © Frédéric Iovino" width="468" /><br />
	Cendrillon, ses soeurs et sa mère © Frédéric Iovino</p>
<p>Le librettiste a parlé d’un « fourre-tout symbolique ». Convenons qu’il est d’une richesse singulière. Grimm, Freud et Ionesco s’y retrouvent. La littérature psychanalytique relative aux contes de fées est riche. Deux ouvrages en français ont connu la plus large diffusion (Jack Zipes : <em>les contes de fées et l’art de la subversion</em>, 1986 ; Bruno Bettelheim : <em>Psychanalyse des contes de fées</em>, 1976, devenu un classique). On ajoutera une référence externe, inattendue. Malgré son immense culture, il est peu vraisemblable qu’Umberto Eco ait connu le musical de Sondheim. Cependant, le spectacle invite particulièrement à la relecture des <em>Six promenades dans les bois du roman et d’ailleurs</em>, où l’interaction entre la fiction et le réel sont analysés, du conte de fées jusqu’à l’élaboration du sinistre <em>Protocole des sages de Sion</em>.</p>
<p>Le premier acte s’ouvre sur un divan-méridienne, assorti de l’incontournable psychanalyste-narrateur, <strong>Scott Emerson</strong>, dont les talents de conteur, d’acteur et de chanteur sont indéniables, colorés d’un zeste savoureux d’accent anglais. L’immense drap immaculé qui tapisse le fond de scène tombera pour nous dévoiler un décor singulier. Des éléments rectangulaires mobiles, à usages multiples (fenêtres, vitrines-placards, sas) recomposent en permanence les images à la faveur d’éclairages virtuoses. Les costumes de <strong>Frédéric Olivier</strong>, très caractérisés, colorés à souhait, fidèles aux clichés (les Princes, le Loup, Cendrillon princesse, le Petit chaperon rouge…) ou décalés (les sœurs de Cendrillon, irrésistibles de drôlerie en drag-queens, perruques assorties aux tuniques jaune et pivoine, frappées de cécité dans la seconde partie,) sont un régal. <strong>Olivier Bénézech</strong>, auquel on est redevable de tant de mises en scène lyriques, a illustré fréquemment la comédie musicale (il signera <em>South Pacific</em>, de Rodgers et Hammerstein, en mars prochain, ici même). Il paraît impossible de mieux servir l’ouvrage, avec une réelle économie de moyens, sans paillettes. La direction d’acteur est millimétrée, comme les belles chorégraphies collectives qui rythment chaque acte. Cela pétille d’intelligence, de fantaisie et de sensibilité. Chacun y trouve son miel, de l’enfant, avide de merveilleux et de cocasserie, à l’adulte cultivé, qu’il interroge. Les vérités et le mensonge, la vie et la mort, le bien et le mal, la solitude, la propriété, la transmission, la responsabilité individuelle et la solidarité… on n’en finirait pas d’énumérer les thèmes abordés par ces paraboles, sans en avoir l’air, dans la légèreté, l’humour et la poésie. Toujours le propos est divertissant, mené tambour battant, avec fraîcheur.</p>
<p>Tout est chanté en anglais, avec certains dialogues en français (signés de <strong>Sinan Bertrand</strong>). L’intelligibilité est idéale et l’angliciste moyen pourrait se passer des sur-titrages. Une trentaine de musiciens, en fosse, suffisent à notre bonheur. La partition originale, inventive à souhait fait appel à tous les styles pour animer ou soutenir l’action. Le jazz, la ballade, le rock et la pop, mais aussi des traits ravéliens, sont unifiés, avec une bande son (les oiseaux, le géant). L’invention n’est pas moindre que chez Bernstein (Sondheim écrivit les textes des songs de <em>West Side Story</em>). La direction de <strong>Samuel Sené</strong>, efficace, toujours attentive à chacun et aux intentions des auteurs, excelle à créer ces atmosphères changeantes, en ciselant les détails, en valorisant les contrechants, en animant les éléments rythmiques. Même si certaines mélodies s’inscrivent dans la mémoire à la faveur de leur retour, on ne compte pas vraiment de standard.</p>
<p>Tous les chanteurs sont comédiens et danseurs, rompus aux exigences du genre. Aucun rôle dominant, la distribution permettant à chacun-e de participer aux dialogues comme au chant. Le genre l’impose, toutes les voix sont amplifiées. Derrière cette manipulation, aisément compréhensible, on en identifie certaines d’une rare qualité. Aucune faiblesse dans la distribution, tout est toujours juste, caractérisé à souhait. L’esprit de troupe, au meilleur sens, la complicité, sont manifestes. Unique changement par rapport à Massy, Mr Baker, est ici <strong>Jérôme Pardon</strong>. Voix saine et jeu convaincant, il nous réserve de fort beaux moments d’émotion, au second acte particulièrement. Le couple qu’il forme avec <strong>Jasmine Roy</strong> (Mrs Baker) est une absolue réussite. On se souvient de son chant et de son jeu dans <em>Les parapluies de Cherbourg</em> (<a href="/les-parapluies-de-cherbourg-metz-douceur-et-amertume">Douceur et amertume</a>). Les facettes inattendues qu’on lui découvre au fil de la narration sont autant d’occasions de déployer ses talents. Cendrillon, <strong>Dalia Constantin</strong>, parle la langue des oiseaux dont elle fera ses alliés pour vaincre le géant tyrannique. Sa fraîcheur d’émission s’accorde parfaitement au rôle. Un petit Chaperon rouge, qui n’a pas froid aux yeux, est chanté par <strong>Charlotte Ruby</strong>, également Raiponce (fille de la sorcière). Celle-ci (Meryl Streep dans le film produit par les studios de Disney) est chantée et jouée avec verve, truculence et sensibilité par <strong>Alyssa Landry</strong>. Son air « The last midnight, the last wish » est chargé d’émotion, comme le tendre chant dédié à sa fille recluse. Sinan Bertrand est aussi séduisant en Loup qu’en Prince de Cendrillon. Avec son frère, Prince de Raiponce, ils forment un duo extraordinaire (« Agony »). Jack, <strong>Grégory Garell</strong>, et Blanche-lait, sa vache que tous convoitent, ne sont pas moins attachants.</p>
<p>Tout concourt à la réussite d’un spectacle abouti, à l’humour déjanté, captivant, impertinent et profond, intelligent, sous son apparente légèreté. Le public est enthousiaste et applaudit chaleureusement cet hymne à la vie et à l’amour.</p>
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		<title>SONDHEIM, Into the Woods — Massy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/into-the-woods-massy-quand-la-feerie-tourne-a-la-psychanalyse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne Heijboer]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jan 2019 05:02:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en catimini que la soirée a commencé. Les retardataires ont pris place, les portes se sont fermées : le début de la représentation est imminent. Les conversations cessent et les spectateurs tournent les yeux vers la scène. Mais rien ne se passe et la salle est toujours illuminée. Après quelques minutes d’attente, des rumeurs de conversation &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en catimini que la soirée a commencé. Les retardataires ont pris place, les portes se sont fermées : le début de la représentation est imminent. Les conversations cessent et les spectateurs tournent les yeux vers la scène. Mais rien ne se passe et la salle est toujours illuminée. Après quelques minutes d’attente, des rumeurs de conversation s’élèvent à nouveau. Attentons-nous d’autres spectateurs ? Y a-t-il un problème en coulisses ? Alors que chacun s’interroge, une femme habillée en domestique apparaît sur scène armée d’un chiffon et entreprend de dépoussiérer le magnifique divan blanc trônant au centre du plateau. Un rapide coup d’œil en direction de la fosse d’orchestre nous confirme que la soirée a bel et bien débuté : le chef d’orchestre <strong>Samuel Sené</strong>, devant son pupitre, fait signe aux musiciens de s’accorder. La domestique (qui ne peut être que Cendrillon) est rapidement rejointe par ses comparses. Ensemble, ils mettent en place sous nos yeux le décor d’une salle d’attente. Quand soudain retentit le fameux « il était une fois ». Les lumières s’éteignent brusquement, la musique s’élève, le show commence.</p>
<p>Pour ne pas tomber dans les travers d’une œuvre difficilement compréhensible (comme <em>Il Trovatore</em> de Verdi), <strong>Stephen Sondheim</strong> et <strong>James Lapine</strong> ont utilisé deux ressorts théâtraux efficaces. Le premier consiste à insérer un fil conducteur qui justifierait la réunion des quatre contes en un seul et même livret. Ils inventent alors l’histoire du voyage initiatique entrepris par le boulanger et sa femme pour lever la malédiction dont ils sont victimes et enfin devenir parents. Le second concerne l’insertion de la figure d’un narrateur à qui ils confient la mission de rappeler l’histoire des quatre contes racontés (Raiponce, Cendrillon, Jack et le haricot magique, le Petit Chaperon Rouge) et de mettre en exergue les liens entre les différentes aventures. Si le premier acte se termine comme un conte de fées, le deuxième acte nous plonge dans le drame et les méandres de la psychanalyse. En effet, comment peut-on par exemple croire une seule seconde que Raiponce, séquestrée par sa mère pendant quatorze années peut être saine d’esprit ? Lapine et Sondheim imaginent une nouvelle lecture des contes et de leur enseignement : les personnages les plus antipathiques, tels que la sorcière, martèlent des vérités dures à entendre et les « gentils » sont les moins honnêtes (« je suis Prince Charmant, pas Sincère », acte 2). Le sujet n’est plus l’éducation des enfants, mais plutôt la difficulté d’être parent et les drames de la vie.</p>
<p>En accentuant cette lecture psychanalytique (notamment par l’évocation du « divan »), <strong>Olivier Bénézech</strong> et <strong>Grégory Leteneur</strong> apportent à leur scénographie une vision plus contemporaine. A l’exception de Cendrillon, aucun personnage ne porte ses « véritables » habits de conte : la cape du Petit Chaperon Rouge est devenue un manteau, Raiponce porte une robe moderne… De plus, les clins d’œil à notre temps deviennent des rouages comiques à l’instar du selfie pris par les deux Princes après avoir chanté leur désespoir de ne pas avoir encore trouvé leur princesse (« Agony », acte 1).</p>
<p>Toujours dans l’optique de guider le public dans les méandres de l’histoire, Olivier Bénézech et Grégory Leteneur optent pour une collaboration très étroite entre la mise en scène et la scénographie. La lumière (<strong>Jean-Baptiste Cousin</strong>) ne participe pas seulement à l’ambiance générale (le vert évoquant la forêt, etc.), mais devient un moyen efficace de focaliser l’attention des spectateurs sur une partie des actions jouées sur scène. Quant à la direction des acteurs sur le plateau elle est entièrement dévouée à l’explicitation des cheminements intérieurs de chacun des personnages : les gestes, les mouvements, les déplacements ne sont jamais gratuits, toujours incarnés. Et si la carte de la comédie décalée prend régulièrement le dessus (Mr Baker qui chante en voix de tête après avoir pris un coup entre les deux jambes par le Petit Chaperon Rouge au premier acte), le désespoir des personnages alors que la mort frappe aveuglément est également très convaincant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="310" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/intothewoods9cfrederic_iovino.jpg?itok=mWSUw1W2" style="background-color: transparent;border-bottom-style: none;border-bottom-width: 0px;border-left-style: none;border-left-width: 0px;border-right-style: none;border-right-width: 0px;border-top-style: none;border-top-width: 0px;quot;quot;quot;quot;,sans-serif;font-size: 11.93px;font-style: normal;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;margin-bottom: 0px;margin-left: 0px;margin-right: 0px;margin-top: 0px;padding-bottom: 0px;padding-left: 0px;padding-right: 0px;padding-top: 0px;text-align: left;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none;vertical-align: baseline" width="468" /><br />
	© Frédéric Iovino</p>
<p>Pour interpréter une comédie musicale, il ne suffit pas d’avoir de bons comédiens, il faut également de bons chanteurs. Sous la baguette d’un Samuel Sené efficace et toujours attentif et d’un orchestre de l’Opéra de Reims à la hauteur de la partition, les prestations des comédiens-chanteurs de cette production ont été très convaincantes. Armée de voix typées<em> musical</em> et le plus souvent d&rsquo;une impeccable diction, la joyeuse troupe a fait passer le public massicois des rires aux larmes avec une facilité déconcertante.</p>
<p>Les interprètes ont ainsi particulièrement brillamment révélé les états d&rsquo;âme de leurs personnages. <strong>Jasmine Roy</strong> (Mrs Baker) dévoile peu à peu les contours d’une femme facile, <strong>Dalia Constantin</strong> incarne une Cendrillon éternellement insatisfaite, quand <strong>Grégory Garell</strong> se glisse dans la peau d’un Jack rattrapé par la dureté de la vie.</p>
<p>Suivant les canons de la comédie musicale, les chanteurs modifient constamment le timbre de leur voix pour transmettre le plus efficacement possible l’émotion de leurs personnages. Ainsi <strong>Alyssa Landry</strong> (la Sorcière) n’hésite pas à glisser vers le slam quand son personnage s’emballe voire le rap quand elle s’énerve pour de bon (acte 1). <strong>Charlotte Ruby</strong> (le Petit Chaperon Rouge) pousse à l’extrême la caricature de son personnage en adoptant un timbre nasillard, même si cela signifie sacrifier la justesse de son exécution vocale. Le ténor <strong>Sinan Bertrand</strong> réussit quant à lui à travestir sa voix pour incarner différents personnages : timbre rock’n’roll sombre digne d’un baryton quand il incarne le Loup ; voix de fausset et minauderies insupportables quand il se glisse dans le personnage de Florinda ; et un timbre clair de jeune premier quand il endosse le rôle du prince Charmant.</p>
<p>Mais de tous, c’est <strong>Scott Emerson</strong> qui livre l’interprétation théâtrale et vocale la plus impressionnante. Passant sans aucune difficulté de sa voix parlée à sa voix chantée, il oscille avec une facilité étonnante entre un timbre lyrique (l’Homme Mystérieux) et un de variété (le Narrateur), mais aussi entre la voix parlée éraillée d’une vieille femme (la Mère de Jack) et celle très maniérée de la Marâtre. De plus, sa très bonne diction française et son séduisant groove lui permettent de véhiculer sur chacune de ses phrases une intention musicale convaincante.</p>
<p>Commencée sur la pointe des pieds, la soirée se termine en beauté dans les rires et les applaudissements. Bravo !</p>
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		<title>Into the woods, si vous avez aimé au Châtelet, vous l&#8217;aimerez au cinéma</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/into-the-woods-si-vous-avez-aime-au-chatelet-vous-laimerez-au-cinema/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jan 2015 11:27:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 28 janvier, soit un peu plus d’un mois après sa sortie américaine, arrivera dans les cinémas de France et de Navarre le film Promenons-nous dans les bois, que les studios Disney ont tiré de la comédie musicale de Stephen Sondheim Into the Woods. Dans la version pour grand écran de ce musical créé en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 janvier, soit un peu plus d’un mois après sa sortie américaine, arrivera dans les cinémas de France et de Navarre le film <em>Promenons-nous dans les bois</em>, que les studios Disney ont tiré de la comédie musicale de Stephen Sondheim <em>Into the Woods</em>. Dans la version pour grand écran de ce <em>musical</em> créé en 1986, qui revisite les plus célèbres contes de fées, et qui avait enchanté les spectateurs du Châtelet au printemps 2014, on pourra notamment voir Meryl Streep en sorcière, Johnny Depp en loup… Apparemment, l’intrigue a été modifiée, avec l’accord du compositeur, afin de la rendre plus « familiale » : fini les meurtres et les coucheries, mais en compensation, Sondheim a ajouté deux nouvelles chansons. Et en tout cas, l’American Film Institute a déjà classé <em>Into the Woods</em> parmi les dix meilleurs films de l’année 2014. Alors si vous avez aimé le <em>musical</em>, vous aimerez le film…</p>
<p><iframe frameborder="0" src="http://www.allocine.fr/_video/iblogvision.aspx?cmedia=19549310" style="width: 480px; height: 270px;"></iframe></p>
<p>
	<a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=201517.html" target="_blank" rel="noopener">Into the Woods, Promenons-nous dans les bois</a><br /><a href="http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19549310&amp;cfilm=201517.html"><strong>Into the Woods, Promenons-nous dans les bois</strong> Bande-annonce VO</a></p>
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