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	<title>Koukourgi - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Koukourgi - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Koukourgi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tigre-et-gredin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Aug 2012 18:49:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Avant de devenir un des piliers de l’Académie royale de musique, Cherubini eut une première carrière italienne, comme un disque récent nous le rappelait. Mais à partir de 1788 et jusqu’à la fin de sa vie, presque toutes ses œuvres furent créées à Paris (notamment un Ali-Baba exhumé l’an dernier). C’est à ses &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>			Avant de devenir un des piliers de l’Académie royale de musique, Cherubini eut une première carrière italienne, comme un <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3432&amp;cntnt01returnid=55">disque récent</a> nous le rappelait. Mais à partir de 1788 et jusqu’à la fin de sa vie, presque toutes ses œuvres furent créées à Paris (notamment un <em>Ali-Baba</em> exhumé <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2235&amp;cntnt01returnid=54">l’an dernier</a>). C’est à ses premières années parisiennes qu’appartient ce mystérieux <em>Koukourgi</em>, composé vers 1793 mais laissé inachevé et jamais représenté. Succédant immédiatement à <em>Lodoïska</em> (dont devrait bientôt paraître la version enregistrée par Jérémie Rhorer et le Cercle de l’Harmonie), cet opéra-comique a pour rôle-titre un anti-héros réunissant toutes les tares possibles : fils à maman, paresseux, glouton, buveur, lubrique, couard, tyrannique, etc. De là à conclure qu’il incarne l’aristocratie décadente dans un pamphlet révolutionnaire, il y a un pas qu’on ne franchira pas forcément.</p>
<p>			L’opéra de Klagenfurt a choisi de créer scéniquement cette partition lacunaire, en bouchant certains trous mais pas tous. Si l’édition critique utilisée complète <em>Koukourgi</em> en lui ajoutant l’ouverture d’<em>Ifigenia in Aulide</em> (1788), et prend pour finale du dernier acte celui que Cherubini composa pour <em>La Molinarella</em> de Paisiello (1789), les dialogues parlés, perdus, ne sont remplacés que par de très brefs échanges entre les personnages, Koukourgi lui-même faisant office de narrateur (en allemand), sans rendre toujours très explicite une action sans doute peu palpitante à l’origine. La mise en scène de <strong>Josef E. Köpplinger</strong> joue avant tout la carte du comique, et s’inspire des films d’action extrême-orientaux pour transformer la tendre Zulma en héroïne maîtrisant les arts martiaux ; il est réjouissant de la voir dégainer le sabre à la moindre occasion et effectuer des bonds la propulsant d’un bout à l’autre de la scène, même si cela ne coïncide guère avec la passivité que lui inflige le livret. Très colorés, les décors et costumes composent des images agréables à l’œil.</p>
<p>			Comme l’avouait notre confrère dans son <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1982&amp;cntnt01returnid=54">compte rendu</a> du spectacle, il faut bien reconnaître que l’intérêt musical de cette œuvre est quasiment nul. Cherubini ne semble guère avoir été inspiré par ce livret, dont la chinoiserie ne trouve guère d’échos dans la partition ; aucun air marquant, mais beaucoup de délayage. Le théâtre de Klagenfurt s’est fait remarquer par cette « première mondiale », mais n’aurait-il pas été plus judicieux de remonter une œuvre avec laquelle le compositeur avait connu un grand succès, comme <em>Eliza </em>(1794) ? D’autant que la distribution vocale, sans être indigne, n’a rien de renversant. <strong>Çiğdem Soyarslan</strong> présente, dans le médium, une assez jolie couleur de voix, un peu voilée, mais l’aigu se réduit hélas à des piaillements pas toujours très agréables. Des deux ténors en présence, <strong>Johannes Chum </strong>a le timbre le plus solidement charpenté, mais <strong>Daniel Prohaska </strong>s’exprime dans un français plus châtié et manifeste une grande aisance scénique. Les interventions des autres chanteurs sont beaucoup plus épisodiques, à l’intérieur d’ensembles un peu longuets. Voilà donc un DVD dont l’acquisition ne s’imposera qu’aux fanatiques de Cherubini.</p>
<p>			 <br />
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		<title>CHERUBINI, Koukourgi — Klagenfurt</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-chine-de-monsieur-k/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Hondermarck]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 21:05:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ambiance des grands soirs au Stadttheater de Klagenfurt : culottes de peau, robes de soirées et caméras de l’ORF de sortie ! A l’occasion du centenaire de l’inauguration de ce superbe théâtre jugendstil par l’Empereur François-Joseph, la capitale de la Carinthie présentait pour la première fois un opéra que l’on croyait jusqu’à présent perdu, d’un compositeur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Ambiance des grands soirs au Stadttheater de Klagenfurt : culottes de peau, robes de soirées et caméras de l’ORF de sortie ! A l’occasion du centenaire de l’inauguration de ce superbe théâtre <em>jugendstil</em> par l’Empereur François-Joseph, la capitale de la Carinthie présentait pour la première fois un opéra que l’on croyait jusqu’à présent perdu, d’un compositeur presque autant oublié : <em>Koukourgi</em>, de <strong>Luigi Cherubini</strong>.</p>
<p> </p>
<p>Retrouvé il y a quelques années dans la bibliothèque de Cracovie, la partition de cet opéra inachevé (seule manque la scène finale) a été recomposée par le dramaturge du Stadttheater, <strong>Heiko Cullmann</strong>, et son équipe. Il faut louer ce travail musicologique précieux, qui nous permet – comme ici, à Klagenfurt – d’assister à de beaux moments : la création d’une œuvre oubliée par le temps et l’histoire. Car ce sont les évènements révolutionnaires en France qui ont interrompu le travail d’écriture de Cherubini, à l’époque directeur du Théâtre de Monsieur. Cela ne l’empêchera pas de poursuivre plus tard une carrière plutôt fameuse, reprenant sa place de compositeur des rois sous la Restauration, mettant en musique la messe de couronnement de Charles X et ses plus « célèbres » opus : <em>Medée</em>, <em>Ali Baba</em>…</p>
<p> </p>
<p>Composé en 1793, alors que la monarchie s’effondre, <em>Koukourgi, une </em>chinoiserie dans l’esprit de l’époque, met en scène la jeune Zulma, amoureuse du brave orphelin Amazan ; amour évidemment mis en péril par le goujat de service : Koukourgi, dont les vues sur Zulma et la présence réjouissante de son tuteur Sécuro nourrissent l’œuvre de quelques gags plutôt plaisants. Mais avouons-le : l’ouvrage n’est pas d’un intérêt majeur. Musicalement, c’est même plutôt plat : structure empesée, airs et ensemble particulièrement répétitifs (le sommet étant atteint par le dialogue façon ping-pong : « Vous m’aimerez ! Non, non, jamais ! » ressassé à l’infini…). Le Cherubini de <em>Koukourgi</em> n’a manifestement pas le talent de Grétry, son contemporain que l’on redécouvre ces temps-ci avec ravissement (<em>Andromaque</em> par Niquet, <em>L’amant jaloux</em> et <em>Zémire et Azor </em>à l’Opéra-Comique). </p>
<p> </p>
<p>Pourtant, grâce à un formidable travail d’équipe, la soirée s’est révélée plus agréable que la partition aurait pu le laisser penser ! Les chanteurs, bien que ne faisant pas partie d’une troupe, composent un groupe soudé dont le plaisir de se produire sur scène est manifeste. Au premier rang se place le Koukourgi malicieux et maladroit de <strong>Daniel Prohaska</strong>, au français impeccable, et qui brille dans une « Etoile du midi » quelque peu anachronique dans l’Empire du Milieu. Son rival, Amazan (<strong>Johannes Chum</strong>) est de la même trempe, avec une superbe tessiture de ténor baroque particulièrement habile. Enfin, la jeune soprano turque <strong>Cigdem Soyarslan</strong><em>,</em> semble être dans le rôle de Zulma un léger cran en dessous de ses deux prétendants : la voix est là, bien placée, mais trop en retrait pour camper la jeune fille combattive et indépendante que nous propose le livret. Le reste de la distribution est à l’unisson, et si parfois, quelques faiblesses vocales se font jour (notamment celles de <strong>Daniel Belcher</strong> en Sécuro, engorgé sur toute la tessiture), elles sont immédiatement rattrapées par l’efficacité comique de l’ensemble du plateau : on a souvent ri de bon cœur dans les rangs du Stadttheater.</p>
<p> </p>
<p>Pour cela (et pour le reste), il faut louer la mise en scène terriblement efficace de <strong>Josef E. Köpplinger</strong>, qui ne cherche ni à faire du vieux avec du neuf, ni à perdre le spectateur dans quelque transposition hasardeuse. Des jeux de néon multicolores structurent la scène, sur laquelle trône une gigantesque tête de Janus, montrant tantôt une figure guerrière, tantôt un paisible visage féminin. Autour d’elle se noue l’intrigue, alternant les dialogues, les passages comiques et les ensembles : à chaque fois de belles images, rendues possibles par les admirables costumes de Marie Luise Walek. Ou comment rendre avec perfection cette image si européenne de chinoiserie du XVIIIe siècle. Charmant !</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><em> </em></p>
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