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	<title>La Doriclea - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<title>La Doriclea - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Il Canto della Nutrice &#8211; Nurse tenor arias in Italian baroque Opera&#034;</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2020 04:05:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Passé par le Centre de musique baroque de Versailles ou encore l’Académie de Royaumont, le jeune ténor italien Marco Angioloni nous propose d’explorer avec son ensemble de musique baroque Il Groviglio quelques ouvrages (très) peu courus du répertoire baroque italien, avec comme fil rouge des airs de nourrices. Si l’on est familier de l’impayable Arnalta, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Passé par le Centre de musique baroque de Versailles ou encore l’Académie de Royaumont, le jeune ténor italien <strong>Marco Angioloni</strong> nous propose d’explorer avec son ensemble de musique baroque <strong>Il Groviglio</strong> quelques ouvrages (très) peu courus du répertoire baroque italien, avec comme fil rouge des airs de nourrices. Si l’on est familier de l’impayable Arnalta, la vieille nourrice de Poppée dans<em> L’Incoronazione</em> de Monteverdi, la nourrice était un personnage souvent clé dans les ouvrages des xviie et xviiie siècles : confidentes, manipulatrices, elles pouvaient aussi se faire coquettes et se lancer elles-mêmes dans une aventure amoureuse, ou bien pleurer leur jeunesse perdue… C’est toute cette diversité d’inspiration qui nous est ici proposée.</p>
<p>Avec un chant volontairement allégé, s’imposant tantôt une émission <em>recto tono</em>, tantôt osant laisser vibrer sa voix plus naturellement lyrique, Marco Angioloni explore ces pages avec un vrai souci du bien dire. Chaque mot, chaque phrase, sont ici ciselées avec une précision rare. Le timbre, sans chercher à se faire toujours séduisant, tente de se colorer au gré des situations, suivi en cela par un ensemble instrumental remarquable d’inventivité, de couleurs et de souplesse. Le disque nous fait en outre entendre quelques pages purement instrumentales, comme la très martiale Sinfonia du <em>Muzio Scevola</em> de Cavalli, celle tour à tour rêveuse et guillerette du <em>Tito</em> de Cesti, ou encore celle du <em>Girello</em> d’Alessandro Melani (qui fut maître de chapelle à Saint-Louis-des-Français de Rome sous Louis XIV)…</p>
<p>C’est d’ailleurs là le principal intérêt de cette publication : la découverte de pages encore inconnues du grand public. La plupart des pages enregistrées sont en effet des premières discographiques, et donc autant de découvertes absolues : de Francesco Cavalli, si les amateurs connaissaient l’<em>Erismena</em> ou encore <em>Eliogabale</em>, ils entendront avec plaisir ces pages de <em>Doriclea</em>, <em>Ericlea</em>, <em>Orimonte</em> et <em>Egisto</em>. De même que l’<em>Ottavia restituta al trono</em> (Octavie rendue au trône), tout premier opéra d’un jeune Domenico Scarlatti de 18 ans, créé à Naples à l’automne 1703, qui nous est ici proposé dans une reconstitution d’Alessandro Ciccolini – occasion de découvrir un drôlissime duo entre une nourrice qui tente de séduire le jeune Dorillo, un peu effrayé par cette rencontre…</p>
<p> </p>
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		<title>La Doriclea</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-doriclea-stradella-prend-des-couleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2018 09:06:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Branle-bas-de-combat dans The Stradella Project : avec le cinquième volume de cette série courageusement entreprise par le label Arcana, voici, premièrement, que l’on délaisse tout à coup le répertoire religieux au profit du profane, et que, deuxièmement, même si le maître d’œuvre reste le chef Andrea De Carlo, c’est sans son ensemble Mare Nostrum, ici remplacé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Branle-bas-de-combat dans The Stradella Project : avec le cinquième volume de cette série courageusement entreprise par le label Arcana, voici, premièrement, que l’on délaisse tout à coup le répertoire religieux au profit du profane, et que, deuxièmement, même si le maître d’œuvre reste le chef <strong>Andrea De Carlo</strong>, c’est sans son ensemble Mare Nostrum, ici remplacé par l’orchestre <strong>Il Pomo d’Oro</strong>, et l’on remarque aussi que la distribution réunit quelques-uns des plus médiatiques parmi les spécialistes actuels du répertoire baroque. Est-ce à tous ces changements qu’il faut attribuer les couleurs nouvelles dont se pare ici Stradella ?</p>
<p>Tout d’abord, signalons un bond quantitatif flagrant : alors que jusqu’ici, les œuvres enregistrées tenaient largement sur un unique CD et dépassaient rarement les soixante minutes, voici venir un coffret de trois disques et plus de trois heures de musique ! De la brièveté de l’oratorio, on passe au temps dilaté de l’opéra, et même avec seulement six personnages, les rebondissements propres au genre permettent de durer trois actes. Faut-il pour autant penser que l’auditeur est tenu en haleine ? Ce serait beaucoup dire, car le livret possiblement dû à Flavio Orsini est des plus minces. Si la belle Doriclea se travestit en homme pour mieux examiner le comportement de son amant Fidalbo qu’elle croit perfide, et si elle suscite au passage de tendres sentiments dans le cœur de Lucinda (qui se croit elle aussi trompée), cela ne suffit pas tout à fait à conférer un relief shakespearien à la chose, car ces amours contrariées s’entrelacent de manière assez artificielle, ponctuée par les dialogues comiques de la vieille Delfina et du valet Giraldo qu’elle poursuit de ses assiduités. Heureusement, Stradella y trouve le prétexte à toute une succession d’airs où chacun exhale ses griefs, sa musique se révélant d’une plasticité suffisante pour prendre sans cesse des formes nouvelles : <em>arie con ritornello</em>, <em>arie con strumenti</em> et <em>duetti</em> interrompent à intervalles réguliers le déroulement du récitatif. Sans atteindre les sommets de son aîné Monteverdi, Stradella se montre plus qu’habile à exprimer une large palette d’affects.</p>
<p>Ensuite, et c’est un peu la nouveauté, le cercle des chanteurs convoqués pour cette résurrection dépasse nettement le cercle des baroqueux italiens. Même si la péninsule compte quelques grands noms, qui ont d’ailleurs participé à certains des volumes précédents (Filippo Mineccia dans <em>San Giovanni Crisostomo</em>, Roberta Mameli dans <em>Santa Pelagia</em>), le recours à des artistes internationaux renommés ne peut que contribuer à renforcer l’attention accordée à cette musique. Se rangent dans cette catégorie <strong>Emöke Bar</strong><strong>áth</strong> et <strong>Xavier Sabata</strong>. La première, qui a accédé à la célébrité grâce à l’<em>Elena</em> de Cavalli, ravit l’auditeur par la ductilité de sa voix mise au service du rôle-titre, tandis que le second prête aux lamentations du malheureux Fidalbo toute la délicatesse dont il est capable. Nouvelle venue dans le Stradella Project, <strong>Giuseppina Bridelli</strong> est bien italienne mais s’est récemment imposée en France avec son Aristée dans l’<em>Orfeo </em>de Rossi porté par Raphaël Pichon : même ici, dans le rôle plus conventionnel de Lucinda, on retrouve les qualités d&rsquo;engagement qui la distinguaient dans ce spectacle. Très souvent à l’affiche en France, <strong>Riccardo Novaro</strong> excelle dans le rôle bouffe de Giraldo et exploite au maximum chacune de ses interventions. On ne saurait hélas en dire autant de <strong>Gabriella Martellacci </strong>: si le timbre de la contralto impressionne par la densité de ses graves, l’incarnation est absente et l’interprète ne semble guère chercher à faire vivre un personnage (l’oreille serait moins flattée, mais on imagine ce qu’un Dominique Visse aurait tiré de ce personnage de vieille femme amoureuse). Bonne surprise, en revanche, avec un autre habitué de ces disques Stradella : le ténor <strong>Luca Cervoni</strong> paraît s’être débarrassé de ses nasalités et offre une prestation bien supérieure à ses précédentes participations.</p>
<p>L’ensemble <strong>Il Pomo d’Oro </strong>semble désormais l’indispensable soutien orchestral d’artistes comme Franco Fabioli, Ann Hallenberg ou Max Emanuel Cenčić. Sous la direction d’Andrea De Carlo, les neuf instrumentistes s’emploient activement à raviver les couleurs d’une partition qui n’attend plus désormais que sa résurrection scénique pour convaincre les mélomanes que Stradella mérite d’être connu pour autre chose que son <em>San Giovanni Battista</em>.</p>
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