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	<title>La Jacquerie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>La Jacquerie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>La Jacquerie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Sep 2016 05:01:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au jeu des résurrections, le Palazzetto Bru Zane a connu quelques réussites éclatantes, et l’on espère que le Dimitri de Victorin Joncières ou le Dante de Benjamin Godard finiront par reprendre le chemin des scènes. On reste un peu plus perplexe, en revanche, face à La Jacquerie, qui aurait dû être le troisième opéra de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au jeu des résurrections, le Palazzetto Bru Zane a connu quelques réussites éclatantes, et l’on espère que le <a href="http://www.forumopera.com/cd/le-tsar-malgre-lui"><em>Dimitri</em> de Victorin Joncières</a> ou le <a href="http://www.forumopera.com/dante-versailles-non-ne-te-rendors-pas-encore"><em>Dante</em> de Benjamin Godard</a> finiront par reprendre le chemin des scènes. On reste un peu plus perplexe, en revanche, face à <em>La Jacquerie</em>, qui aurait dû être le troisième opéra de Lalo, après <em>Fiesque </em>(jamais représenté de son vivant) et <em>Le Roi d’Ys</em>, succès tardif survenu quatre ans avant sa mort. Emballé par le sujet, mais déçu par le livret qu’en tira Edouard Blau, le compositeur n’eut réellement le temps que d’écrire le premier acte, en réemployant beaucoup de matériau venant de <em>Fiesque</em>. Pour « achever » cet opéra à peine commencé sur un livret également laissé en plan, la veuve Lalo sollicita Arthur Coquard (1846-1910). Et là, malgré <a href="http://www.forumopera.com/la-jacquerie-montpellier-festival-une-dose-de-lalo-pour-quatre-volumes-de-coquard">l’enthousiasme de notre collègue Yvan Beuvard</a>, il nous est difficile d’être captivé par la musique de Coquard. Que ce monsieur ait été un « proche disciple » de Lalo, on veut bien le croire, mais un abîme sépare le bon faiseur du génial concepteur du <em>Roi d’Ys</em>, abîme qui se matérialise dans la différence entre le premier acte et les trois suivants. Au premier acte, même si Gérard Condé n’y voit que « marqueterie », tout avance très vite, tout s’enchaîne, porté par un véritable souffle : c&rsquo;est bien simple, dans ces scènes où « le peuple » dialogue avec le Sénéchal, on croirait Lalo sur le point d&rsquo;écrire un <em>Boris Godounov </em>français. Mais aussitôt après, quand Coquard reprend les rênes en mains, le soufflé retombe, et il faut attendre l’ultime duo pour entendre quelques belles phrases un peu plus inspirées. Pour le reste, le disciple « laloïse » de son mieux, pastichant faiblement les chœurs de la ville d’Ys, entre autres, il lorgne plus ou moins discrètement du côté de Wagner, mais on reste sur sa faim et l’on ne voit pas comment ce titre pourrait aujourd’hui susciter l’intérêt du public, malgré le relatif succès que connut <em>La Jacquerie</em> en son temps.</p>
<p>Par ailleurs, les forces en présence ne correspondent peut-être pas exactement aux exigences de l’œuvre. <strong>Patrick Davin</strong> est toujours très à l’aise dans ce répertoire, il dirige régulièrement <em>Le Roi d’Ys</em>, et l’<strong>Orchestre philharmonique de Radio France</strong> lui obéit avec de fort belles sonorités, le <strong>Chœur</strong> dosant ses interventions avec plus de précision que ce n’est parfois le cas. En revanche, la distribution pêche sur quelques points. <strong>Boris Pinkhasovich </strong>est doté d’un timbre superbe et d’une ardeur admirable, il faut le reconnaître, mais même s’il a nettement progressé sur ce point depuis quelques années, la diction du baryton laisse encore à désirer, avec certaines syllabes parfaitement incompréhensibles (notamment le mot « tuons » lors de sa première intervention). C’est d’autant plus frappant que les seconds rôles, eux, brillent par un français irréprochable : <strong>Jena-Sébastien Bou</strong>, bien sûr, mais aussi l’excellent <strong>Patrick Bolleire </strong>et, pour les quelques mots qu’il a à chanter, <strong>Enguerrand de Hys. </strong>L’autre problème, et l’on a peine à la dire car il s’agit d’une artiste extrêmement attachante que l’on a applaudie dans bien d’autres œuvres, tient au choix de <strong>Nora Gubisch </strong>pour défendre le rôle de Jeanne : à la création, il fut interprété tantôt par Marie Delna, tantôt par Blanche Deschamps-Jéhin, authentiques contraltos. Dès lors, l’équilibre des voix paraît compromis, les deux personnages féminins étant insuffisamment différenciés : <strong>Véronique Gens</strong>, proche du Falcon, est une pudique Blanche qui ravit toujours l’auditeur, mais l’on peine trop à distinguer l’amante de la mère lorsqu’un duo les réunit. On se réjouit que, cette fois, <strong>Charles Castronovo </strong>n’ait été victime d’aucun des empêchements qui nous ont privés de sa présence lors des enregistrements de <em>Cinq-Mars</em> ou d’<em>Olympie</em> : le ténor américain sait donner toute son ampleur épique au héros, meneur de la Jacquerie. Difficile, malgré tout, de voir dans cette œuvre autre chose qu’une curiosité destinés aux admirateurs inconditionnels de Lalo.</p>
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		<title>LALO, La Jacquerie — Paris (Maison de la Radio)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-jacquerie-paris-maison-de-la-radio-quand-un-jacques-rit-dans-la-jacquerie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2016 00:23:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On ne peut pas gagner à tous les coups. Ressusciter, c’est bien, mais la résurrection ne révèle pas que des chefs-d’œuvre scandaleusement ignorés. La Jacquerie, opéra dont on ne sait trop ce qu’il doit vraiment à Lalo en dehors de son premier acte, peine à susciter l’enthousiasme qu’ont pu inspirer Herculanum de Félicien David ou &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On ne peut pas gagner à tous les coups. Ressusciter, c’est bien, mais la résurrection ne révèle pas que des chefs-d’œuvre scandaleusement ignorés. <em>La Jacquerie</em>, opéra dont on ne sait trop ce qu’il doit vraiment à Lalo en dehors de son premier acte, peine à susciter l’enthousiasme qu’ont pu inspirer <em>Herculanum</em> de Félicien David ou <em>Dante</em> de Benjamin Godard, pour se borner aux plus récentes redécouvertes qu’a permises le Palazzetto Bru Zane. Malgré tout l’intérêt qu’il avait pour ce projet, Lalo n’eut guère le temps, avant sa mort, d’avancer dans sa <em>Jacquerie</em>, et l’exercice auquel se livra Arthur Coquard, de vingt ans son cadet, ne convainc pas totalement malgré quelques beaux moments. Le troisième acte, avec sa noce médiévale, avoue une dette très nette envers le troisième acte du <em>Roi d’Ys</em>, mais le quatrième voit Coquart s’orienter dans une voie différemment wagnérienne, avec un très tristanesque duo d’amour. De manière générale, ce sont souvent les passages orchestraux qui paraissent mieux convenir à Coquard, plus embarrassé pour conduire un discours dramatique : la fin du troisième acte, assez laborieuse, donne l’impression de piétiner, alors qu’il devrait s’agir d’un moment d’intense confrontation entre les deux camps. Les chœurs sont aussi très bien traités, et l’on est frappé par le très mystérieux appel des bergers qui donne le signal du soulèvement des Jacques contre les seigneurs. Peut-être alors faudrait-il, pour juger plus sereinement du talent de Coquard, écouter un des opéras dont il avait lui-même choisi le livret, comme <em>Jahel</em> ou <em>Oméa</em>, partitions que les critiques contemporains n’hésitaient pas à comparer à celles de Richard Strauss.</p>
<p>Pourtant, comme toujours avec le Centre de musique romantique française, les meilleurs interprètes ont été réunis pour cette exhumation. Familier de ce répertoire – il a dirigé <em>Le Roi d’Ys </em>à Liège, et la dernière fois que l’on a pu entendre <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-roi-dys-a-manipuler-sans-precautions">le chef-d’œuvre de Lalo à Paris</a>, c’est également lui qui était à la tête de l’orchestre –, <strong>Patrick Davin</strong> ne cherche pas à priver cette musique d’un certain clinquant qui lui est propre, mais tire profit de toutes les occasions où la partition se révèle plus raffinée, parfaitement suivi par l’<strong>Orchestre Philharmonique de Radio France</strong> et par un <strong>Chœur de Radio France</strong> en belle forme. <strong>Nora Gubisch </strong>et <strong>Véronique Gens</strong> retrouvent les rôles qu’elles interprétaient <a href="http://www.forumopera.com/la-jacquerie-montpellier-festival-une-dose-de-lalo-pour-quatre-volumes-de-coquard">l’été dernier à Montpellier</a>. Réunies au dernier acte, la soprano et la mezzo n’ont pas ici à défendre de personnages bien passionnants : la mère du héros rebelle a bien moins d’envergure que la Fidès du <em>Prophète</em>, mais Nora Gubisch tire le meilleur parti de la confrontation de Jeanne avec son fils, au deuxième acte, tandis que Blanche de Sainte-Croix permet à Véronique Gens (le bras en écharpe) de camper une héroïne altière mais éprise, comme d’avance vaincue, résignée à masquer son amour pour un manant, passion avouable seulement à l’heure où la mort paraît inéluctable. Face aux dames, pas un des messieurs présents à Montpellier – ou pour l’enregistrement à paraître fin août – n’est revenu : à Charles Castronovo succède <strong>Edgaras Montvidas</strong>, déjà pilier de plusieurs résurrections organisées par le PBZ, et qui impressionne par un chant tout en force, pour lequel il semble à chaque instant mobiliser la totalité de ses ressources. Le ténor est le seul non francophone de la distribution ; curieusement, ce sont dans les passages quasi parlés que cela s’entend le moins. Le jeune <strong>Rémy Mathieu</strong> n’a que quelques phrases à chanter mais s’en acquitte fort bien. Et l’on est ébloui par le trio de barytons réuni pour l’occasion : dans le petit rôle du sénéchal <strong>Julien Véronèse </strong>déploie de bien jolies couleurs dans l’aigu, <strong>Alexandre Duhamel</strong> est un comte de Sainte-Croix plein de tendresse paternelle dans son duo avec sa fille, plein de morgue dans son opposition aux paysans rebelles, et <strong>Florian Sempey</strong> s’impose admirablement dans le rôle du bûcheron révolté, donnant tout son poids au texte vindicatif que lui confie le livret.</p>
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		<title>La Jacquerie — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-jacquerie-montpellier-festival-une-dose-de-lalo-pour-quatre-volumes-de-coquard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jul 2015 05:44:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane et le Festival de Radio France Montpellier se sont unis pour rendre vie à l’opéra posthume de Lalo, La Jacquerie. L’événement réside moins dans le premier acte, qui ne vit que des emprunts à Fiesque, qu’à la révélation des suivants, de la plume d’Arthur Coquard. Travail de toute autre nature que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane et le Festival de Radio France Montpellier se sont unis pour rendre vie à l’opéra posthume de Lalo, <em>La Jacquerie</em>. L’événement réside moins dans le premier acte, qui ne vit que des emprunts à <em>Fiesque</em>, qu’à la révélation des suivants, de la plume d’Arthur Coquard. Travail de toute autre nature que celui de Guiraud pour <em>Carmen</em> (transformation des dialogues parlés en récitatifs) : bien qu’au service de la musique de Lalo, c’est une œuvre forte, originale et personnelle.</p>
<p>Le livret d’Edouard Blau, qui avait signé celui du <em>Roi d’Ys</em>, puis de <em>Werther</em>, nous plonge dans le XIVe siècle, pour un opéra historique à la Meyerbeer, d’une concision dramatique efficace. Blanche doit être mariée à un baron. Son père, le comte de Sainte-Croix, exige que ses serfs paient la dot, ce qui suscite une révolte animée par le bûcheron Guillaume. A son retour de Paris, Robert, fils de Jeanne la fermière, est choisi pour conduire le soulèvement, ce à quoi elle tente vainement de s’opposer. Lors d’une fête au château, les insurgés abattent le Comte dont l’intransigeance était absolue. Jeanne souhaite mourir avec lui. Guillaume veut la frapper, Robert s’interpose, quitte à passer pour un traître, car il a reconnu en elle une jeune fille qui l’a sauvé dans une émeute à Paris. Mais les seigneurs ont organisé la répression et les Jacques sont traqués. Blanche et Jeanne se lamentent. Robert veut revoir Blanche une dernière fois. Celle-ci lui reproche le meurtre de son père, ce dont il se défend. Guillaume accuse Robert de trahison. Blanche et Robert, conscients de leur mort prochaine, s’avouent leur amour. Les Jacques sont empêchés d’accomplir leur vengeance par les seigneurs qui délivrent Blanche. Guillaume poignarde Robert. Blanche se retirera dans un couvent.</p>
<p>L’écriture du premier acte, puissante sinon lourde, sent son Wagner. Bien qu’aucune rupture ne soit perceptible, il en ira différemment ensuite. A la brève et vigoureuse introduction du début vont se substituer pour chacun des trois actes suivants d’amples préludes symphoniques, avec d’extraordinaires<em> soli </em>(hautbois, cor, cor anglais). Réunis en suite ou joués séparément, ils méritent de sortir de la fosse pour faire enfin connaître et apprécier l’œuvre de Coquard. Le caractère français de cette musique est indéniable. Bien que la mélodie y soit continue, que l’orchestre y joue un rôle essentiel, que des motifs récurrents soient perceptibles, la clarté de la prosodie et du chant, l’usage d’un orchestre coloré à souhait, transparent, voire diaphane, mais énergique, puissant, nerveux ou rêveur, toujours ductile et souple, tout l’affirme. Ecouter un ouvrage français de cette facture élaborée, inventive, en comprendre tout le texte, y compris celui des chœurs, est un motif supplémentaire de satisfaction.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/lajacquerie-lalo-20.jpg?itok=4XiFKriU" title="La Jacquerie © Marc Ginot" width="468" /><br />
	© Marc Ginot</p>
<p>La direction de <strong>Patrick Davin</strong> traduit bien son attachement à défendre cette musique injustement oubliée. Il construit les progressions, dessine chaque phrase, insuffle à l’orchestre et aux chœurs une énergie rare, toujours attentif aux équilibres. L’Orchestre Philharmonique, au grand complet, joue parfaitement le jeu et sonne magnifiquement. Chaque pupitre est valorisé, et la dynamique de l’ensemble, les contrastes ménagés par l’écriture sont soulignés par la direction. Loin des flons-flons (on se souvient de ceux de <em>La Vivandière</em>), cette musique a un parfum nouveau. <strong>Véronique Gens</strong> donne à Blanche une vie singulière. Elle nous émeut par la qualité et la vérité dramatique de son chant. Les épreuves qu’elle traverse vont transformer la jeune fille sage soumise à un père attentionné en une héroïne passionnée, prête à sacrifier sa vie avec Robert. La voix est fraîche, remarquablement conduite avec un médium riche, des aigus aisés et souples. « L’oiselet du joli bocage » (acte III), rêveur, nous fait oublier Lalo, et préférer Coquard. « Dieu, comme cette odeur est douce et printanière », très soutenu, bien timbré, est d’une émotion retenue. Les mots font défaut pour décrire l’exaltation pathétique atteinte au finale.Son duo avec Jeanne,  précédé du solo de cor anglais du 4e acte, est poignant. Chacune trouve les accents les plus justes pour en faire un point culminant de l’ouvrage. <strong>Nora Gubisch</strong> malgré d’indéniables qualités d’émission, semble parfois fatiguée. L’effort est perceptible, particulièrement au début. Le 2e acte lui accorde de nombreuses et  belles interventions « Ô mon enfant, quel sacrifice, quel dévouement veux-tu de moi ? » (acte II) avec la petite harmonie, est empreint d’une émotion sincère, sa prière à la Vierge (« Vierge, madame et maîtresse ») accompagnée par le chœur atteint à une beauté rare. La force expressive la plus intense est atteinte dans le duo signalé ci-dessus. <strong>Boris Pinkhasovich</strong> est un splendide Guillaume, le révolté.  Son émission claire, forte, son aisance naturelle et son engagement dramatique forcent l’admiration. Dès sa première intervention (la chanson de Jacques Bonhomme), nous sommes emportés. Le Robert de <strong>Charles Castronovo</strong> est héroïque, et l’on parlerait d’un <em>heldentenor</em> s’il s’exprimait en allemand. Son retour auprès de sa mère (au premier acte), l’affrontement avec Guillaume (acte II), puis avec le Comte (acte III), et pour terminer cette transfiguration de la mort par l’amour en font un, sinon le, personnage central.  <b style="font-size: 14px;line-height: 19.0909080505371px">Jean Sébastien Bou</b> qui remplace un soliste défaillant<strong> </strong>incarne le Comte avec l’autorité qui convient. La voix est puissante, sensible, bien articulée. Son dialogue avec Blanche est empreint d’une rare humanité. Ainsi est campé un personnage dont la vérité psychologique est réelle. Le Sénéchal de <strong>Patrick Bolleire</strong>, sonoreet bien timbré, particulièrement intelligible, est pleinement convaincant.</p>
<p>L’excellent chœur de Radio France, préparé par <strong>Michel Tranchant</strong>, est très sollicité : Les paysans sont au cœur de l’action et Lalo, Coquard davantage encore, lui confient un rôle essentiel. Interjections, chœurs développés, de femmes, d’hommes, bouche fermée, a cappella… toutes les possibilités sont exploitées avec à propos. Retenons le beau <em>Stabat mater</em>, puis, au début du 3ème acte, <em>le Mai</em>. Arthur Coquard savait écrire pour le chœur beaucoup mieux que la plupart de ses contemporains français. Gageons que l’intérêt et l’excellente surprise suscités par cette production ne s’arrêteront pas à ces trois actes.</p>
<p><em>La Jacquerie</em> sera reprise le 11 mars 2016 à l’Auditorium de la Maison de la Radio, et le livre disque devrait sortir fin février.</p>
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