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	<title>Le Chevalier avare - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Le Chevalier avare - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>La Monnaie : mini festival numérique de fin d&#8217;année</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-monnaie-mini-festival-numerique-de-fin-dannee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Dec 2020 09:51:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion des fêtes de fin d&#8217;année, La Monnaie met gratuitement à disposition jusqu&#8217;au 3 janvier 2021 inclus trois nouveaux opéras en streaming sur son site internet : Don Pasquale, Rachmaninov Troika et Jenůfa. (voir communiqué ci-dessous).  L’ensemble du personnel de la Monnaie vous souhaite d’excellentes fêtes ainsi qu’une heureuse et saine année 2021. En cadeau à placer sous &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;occasion des fêtes de fin d&rsquo;année, La Monnaie met gratuitement à disposition jusqu&rsquo;au 3 janvier 2021 inclus trois nouveaux opéras en streaming sur <a href="https://www.lamonnaie.be/fr">son site internet</a> : <a href="https://www.lamonnaie.be/fr/streaming/1183-don-pasquale?utm_source=newsletter&amp;utm_campaign=comm-newsletter-dec2020&amp;utm_medium=email"><em style="font-size: 14px;">Don Pasquale</em></a>, <em style="font-size: 14px;"><a href="https://www.lamonnaie.be/fr/streaming/1837-rachmaninov-troika">Rachmaninov Troika</a> </em>et<a href="https://www.lamonnaie.be/fr/streaming/1836-jenufa?utm_source=newsletter&amp;utm_campaign=comm-newsletter-dec2020&amp;utm_medium=email"><em style="font-size: 14px;"> Jenůfa</em></a>. (voir communiqué ci-dessous). </p>
<hr />
<p>L’ensemble du personnel de la Monnaie vous souhaite d’excellentes fêtes ainsi qu’une heureuse et saine année 2021. En cadeau à placer sous votre sapin virtuel, quoi de mieux que le retour de la musique dans notre Grande Salle ?  Nous vous offrons ce classique revisité par nos Chœurs et notre Orchestre symphonique qui vous envoient leurs meilleurs vœux depuis notre scène enneigée.<br />
	 <br />
	Nous sommes impatients de pouvoir vous proposer à nouveau l’expérience inimitable de la musique en direct.   </p>
<p><strong>Mini festival numérique de fin d’année</strong></p>
<p>Avec les restrictions imposées à l’ensemble de la Belgique pour les fêtes de fin d’année, la Monnaie vous propose d’occuper au mieux ces longues soirées hivernales avec trois productions exceptionnelles de notre histoire récente : <em>Don Pasquale</em>, <em>Rachmaninov Troika </em>et<em> Jenůfa</em>. Les trois opéras sont disponibles gratuitement sur notre site Internet et jusqu’au 3 janvier 2021 inclus.</p>
<ul>
<li><em>Rachmaninov Troika</em>  (Sergueï Rachmaninov)<br />
		En 2015, nous réalisions l’exploit inédit de réunir en une même production, les trois opéras en un acte du célèbre compositeur russe Sergueï Rachmaninov (<em>Aleko</em>, <em>Skupoj Rytsar</em>&lsquo;, <em>Francesca Da Rimini</em>), le tout dans une mise en scène chatoyante et sous la direction de Mikhail Tatarnikov.</li>
<li><em>Don Pasquale</em> (Gaetano Donizetti)<br />
		Succès public considérable aujourd’hui comme hier, Don Pasquale est une comédie empreinte de virtuosité et d’énergie. Qui de mieux pour en extraire les délices et le rêve que le duo formé par notre Directeur musical Alain Altinoglu et le metteur en scène Laurent Pelly ?</li>
<li><em>Jenůfa </em>(Leoš Janáček)<br />
		Triomphe public et critique, cette production d’Alvis Hermanis, qui signait là sa première mise en scène d’opéra, bénéficie de décors et de costumes plus beaux les uns que les autres. À la tête des forces musicales, Ludovic Morlot et une distribution d’habitués de la Monnaie font éclore toute la richesse de la partition.</li>
</ul>
<p>Trois autres de nos productions vous tiendront également chaud dans les mois à venir puisque <em>Die tote Stadt</em> est toujours en ligne sur notre site Internet, tandis que <em>Les Contes d’Hoffmann </em>sera diffusé du 27 décembre au 2 février 2021 sur Arte TV, où notre opéra virtuel I<em>s this the end?</em> est encore disponible jusqu’au 25 mars 2021.</p>
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		<title>Rachmaninov Troika</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rachmaninov-troika-tableaux-dune-exposition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Hossein-Pour]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jul 2016 06:49:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Exhumés d’obscurs tiroirs, les rarissimes opéras de Rachmaninov avaient été donnés en 2015 à l’Opéra national de Lorraine avec Aleko et Francesca da Rimini, puis au théâtre national de Bruxelles quelques mois plus tard, sous le titre « Rachmaninov Troika », ajoutant aux deux œuvres précitées Le chevalier avare, toutes trois opéras achevés de la prime jeunesse &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Exhumés d’obscurs tiroirs, les rarissimes opéras de <strong style="line-height: 1.5;">Rachmaninov</strong> avaient été donnés en 2015 à <a href="http://www.forumopera.com/aleko-francesca-da-rimini-nancy-le-temps-de-dante-et-le-temps-des-gitans">l’Opéra national de Lorraine</a> avec <em style="line-height: 1.5;">Aleko</em> et <em style="line-height: 1.5;">Francesca da Rimini</em>, puis au <a href="http://www.forumopera.com/aleko-le-chevalier-avare-francesca-da-rimini-bruxelles-la-monnaie-sur-lescalier-du-valhalla">théâtre national de Bruxelles</a> quelques mois plus tard, sous le titre « Rachmaninov Troika », ajoutant aux deux œuvres précitées <em style="line-height: 1.5;">Le chevalier avare</em>, toutes trois opéras achevés de la prime jeunesse du compositeur. Inexplicable rareté cependant, tant la musique, d’une exceptionnelle maturité, possède de lyrisme, de couleurs et d’onirisme, teintée d’une force dramatique qui ne se retrouve d’ailleurs peut-être pas avec autant de génie dans des livrets à la dramaturgie assez linéaire et dépouillée.</p>
<p class="rtejustify">Une des difficultés réside alors dans la mise en scène de ces histoires monochromes. <strong style="line-height: 1.5;">Kirsten Dehlholm</strong> et <strong style="line-height: 1.5;">Jon R. Skulberg</strong>, avec la collaboration de la compagnie <strong style="line-height: 1.5;">Hotel Pro Forma</strong>, en proposent ici une illustration, au sens littéral du terme. Chaque opéra est un tableau où les superbes costumes dessinés par <strong style="line-height: 1.5;">Manon Kündig</strong> constellent l’espace de couleurs vives et de courbes graphiques. Et dans cette épure, les personnages sont comme les conteurs nostalgiques d’un passé dont ils demeurent les tristes rebuts. Mais leur expressivité primitive, leurs gestes minimalistes et figés, dictés par le fantôme d’un Robert Wilson peut-être, donnent une impression de froideur et de profonde lassitude. Et malgré la réussite de certains effets, comme ce nuage de brume inquiétant au début de <em style="line-height: 1.5;">Francesca da Rimini</em> plongeant l’orchestre dans un Enfer tarkovskien, ce théâtre figuratif et hiératique prend souvent l’aspect d’un tableau mort plus que vivant.</p>
<p class="rtejustify">Musicalement, pourtant, c&rsquo;est un véritable feu d&rsquo;artifice. Avec une direction aussi vivace que précise, le chef russe <strong style="line-height: 1.5;">Mikhaïl Tatarnikov</strong> déploie des ailes de géant pour rendre palpable et sublimer la texture orchestrale extrêmement riche de ces oeuvres en ondes sonores, en particulier dans le flamboyant <em style="line-height: 1.5;">Francesca da Rimini</em>, où les sonorités de l’orchestre symphonique de La Monnaie sont tout simplement étourdissantes. Cet envoûtement, d’aucun pourra le ressentir à l’écoute des chœurs, notamment dans <em style="line-height: 1.5;">Aleko</em>, qui s’élèvent tel un chant des Sirènes irrésistible et angoissant, et ce, malgré le manque de justesse et de rondeur des pupitres féminins des Chœurs de La Monnaie.</p>
<p class="rtejustify">Loin d’exprimer par le corps la théâtralité musicale de ces trois opéras, c’est essentiellement par le verbe que les chanteurs la révèlent. La soprano <strong style="line-height: 1.5;">Anna Nechaeva</strong>, dont la carrière se déroule essentiellement en Russie, est une superbe Zemfira et Francesca, au timbre rond et à la voix puissante, dotée d’une tessiture centrale particulièrement solide. Très impressionnant, l’Aleko du baryton-basse <strong style="line-height: 1.5;">Kostas Smoriginas</strong> est d’une éloquente noblesse et sa voix feutrée résonne moins avec autorité qu’avec un charme assez irrésistible, en particulier face au jeune gitan de <strong style="line-height: 1.5;">Sergey Semishkur</strong> qui lui oppose l’innocence et la fraîche verdeur. Dans <em style="line-height: 1.5;">Le chevalier avare</em>, où règne un plateau exclusivement masculin au jeu tout à fait convainquant, il faut souligner la très grande présence scénique de <strong style="line-height: 1.5;">Sergei Leiferkus</strong> qui interprète le personnage du Baron, héritier d’un long monologue, ainsi que le Duc du baryton <strong style="line-height: 1.5;">Ilya Silchukov</strong> d’une remarquable prestance. Qu’il se glisse dans la peau du Vieux gitan ou de l’Ombre de Virgile, <strong style="line-height: 1.5;">Alexander Vassiliev</strong> possède la voix idéale du vieux conteur, observateur tapi dans l’ombre et plein de sagesse. <strong style="line-height: 1.5;">Dmitry Golovnin </strong>est tout à fait honorable dans les rôles d&rsquo;Albert et de Dante, et bien que le timbre particulier de <strong style="line-height: 1.5;">Dimitris Tiliakos</strong> ne nous séduise pas beaucoup, la brutalité jalouse de son Lanceotto Malatesta inspire étrangement autant de répulsion qu&rsquo;une tendresse compatissante.</p>
<p class="rtejustify">Ainsi, malgré un choix artistique audacieux pour lequel une maison telle que La Monnaie mérite d&rsquo;infinies louanges, la mise en scène ne nous semble pas à la hauteur de la partition. C’était sans doute là un risque à prendre que de suivre la logique d’un livret à la tension dramatique quasi inexistante plutôt que celle d’une musique si éloquente, et dont le romantisme prend parfois même des accents wagnériens.</p>
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		<title>RACHMANINOV, Aleko&#124;Le Chevalier avare&#124;Francesca da Rimini — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/aleko-le-chevalier-avare-francesca-da-rimini-bruxelles-la-monnaie-sur-lescalier-du-valhalla/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Melanie Defize]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2015 06:18:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prélude à sa saison extra-muros, la Monnaie vibre au succès de sa nouvelle production, Rachmaninov Troïka, actuellement au Théâtre National de Bruxelles. Triptyque des opéras achevés du compositeur russe que sont Aleko, Le Chevalier avare et Francesca da Rimini, Rachmaninov Troïka transcende en scène d&#8217;opéra, de ses couleurs enchanteresses, ce lieu dédié aux arts de la parole originellement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Prélude à sa saison extra-muros, la Monnaie vibre au succès de sa nouvelle production, <em>Rachmaninov</em> <em>Troïka</em>, actuellement au Théâtre National de Bruxelles. Triptyque des opéras achevés du compositeur russe que sont <em>Aleko, Le Chevalier avare </em>et <em>Francesca da Rimini</em>, <em>Rachmaninov Troïka</em> transcende en scène d&rsquo;opéra, de ses couleurs enchanteresses, ce lieu dédié aux arts de la parole originellement tout de noir vêtu. </p>
<p>Le premier coup d&rsquo;oeil du spectateur se pose naturellement sur cet endroit atypique accueillant une mise en scène propice à un grand nombre d&rsquo;effectifs, orchestre symphonique inclu (en raison de l&rsquo;absence de fosse d&rsquo;orchestre). Dès la levée de rideau, les musiciens règnent à l&rsquo;avant-scène, aux pieds d&rsquo;un monumental escalier englobant l&rsquo;ensemble du plateau. De là, née d&rsquo;une riche palette musico-dramatique puisée dans l&rsquo;antre de cette trilogie de haut vol, la mise en scène de <em>Troïka</em> – extraordinaire fantasmagorie de <strong>Kirsten Dehlholm</strong> – ressemble à s&rsquo;y méprendre aux ailes chamarrées d’un papillon vivant autant de jour que de nuit. Le spectateur s&rsquo;engouffre alors dans le ventre de cette envolée d’escaliers dantesques menant au sommet de l’Enfer des passions.</p>
<p><em>Rachmaninov</em> <em>Troïka </em>débute avec <em>Aleko</em> – œuvre-diplôme du compositeur âgé de dix-neuf ans – faisant planer dans un camp tzigane l’ombre de la mort et la silhouette errante de <em>Peer Gynt</em> de Grieg. Place ensuite au <em>Chevalier avare</em> où les voix solistes et isolées retentissent dans le tréfonds de caves emplies de coffres forts invisibles, ces caves insalubres de cupidité (presque « lacustres » tant elles sont inondées de solitude) avec pour seule issue une lampe allumée, des graffitis et un cœur perdu, rutilant et assoiffé. Finalement, <em>Francesca da Rimini</em> rejoint le sommet du triptyque depuis la densité nébuleuse de l’Enfer de Dante jusque dans l’harmonie mystique des chœurs de la Monnaie. Les couleurs lyriques de <em>Troïka</em> transparaissent dans les costumes chatoyants que l&rsquo;on croirait venus tout droit de Laponie, défiant dans les moindres détails l’omniscience du très haut <em>Valhalla</em>. Viennent alors se greffer l’art vidéo de <strong>Magnus Pind Bjerre</strong> et les lumières de <strong>Jesper Kongshaug </strong>plongeant dans l’univers multidimensionnel des jeux vidéos (<em>Le chevalier avare</em>) et focalisant <em>Troïka</em> sous l’instabilité de néons infernaux aux mouvances frénétiques et ondoyantes (<em>Francesca da Rimini</em>).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/francesca_da_rimini_2_c_sebastien_forthomme.jpg?itok=UN22MBy_" title="Francesca da Rimini © Sébastien Forthomme" width="468" /><br /><em>Rachmaninov Troïka </em>&#8211; Francesca da Rimini (La Monnaie) © Sébastien Forthomme</p>
<p><em>Troïka </em>n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;occasion inespérée de découvrir les opéras de Rachmaninov. Elle est aussi ce triptyque exaltant la verve d&rsquo;une kyrielle de voix slaves à la fois puissantes, intimes et toutes très équilibrées les unes par rapport aux autres. De cette harmonie parfaite entre chanteurs et Orchestre de la Monnaie, émerge la main de Rachmaninov soucieuse des couleurs lyriques. Les mélodies sont sensationnelles et naviguent entre voix et instruments tandis que les duos sont souvent dotés de choeurs vertigineux tels ceux de Francesca et Paolo (<em>Francesca da Rimini</em>). Fondre et faire fusionner les écritures vocales et orchestrales dans une texture dérivée de l&rsquo;équilibre d&rsquo;arpèges luxuriants de consonances sous lesquelles se cachent de subtiles pépites harmoniques caractérise les opéras de Rachmaninov et provoque une sensation d&rsquo;unicité irréductible. Grâce à cette distribution de voix toujours homogènes et savamment amplifiées afin de surpasser l&rsquo;orchestre placé à l&rsquo;avant-scène, <em>Troïka </em>est une performance opératique brillante. Parmi les voix saisissantes, <strong>Sergey Semishkur </strong>(Le Jeune tzigane, Paolo) possède le timbre le plus chaud de tous ainsi qu&rsquo;une agilité intrépide lui assurant sa présence d&rsquo;amoureux transi particulièrement attachante. Dans le rôle du Baron, le magnanime <strong>Sergei Leiferkus</strong> chante, de sa profonde voix de baryton semblable au faste d&rsquo;une étoffe impériale, la fureur de l&rsquo;avarice faite de chair et d&rsquo;os dans un ambitus ample et généreux. <strong>Ilya Silchukov </strong>(Le Duc), <strong>Alexander Kravets </strong>(L&rsquo;Usurier juif) ou encore <strong>Dimitris Tiliakos</strong> (Lanceotto Malatesta) incarnent eux aussi par leur chant les spécifités dramatiques des personnages de Pouchkine et de Dante. </p>
<p>Cette formule magique née du chaudron de <strong>Kirsten Dehlholm</strong> et de <strong>Krystian Lada,</strong> rejoint les amples envolées orchestrales sous la direction du très talentueux <strong>Mikhail Tatarnikov</strong> sachant captiver l&rsquo;auditeur au point de laisser libre cours à l’écoute du silence des voix (ou « silence dramaturgique »). Ce silence, <em>Troïka</em> le sculpte dans une gestuelle des personnages lente, solennelle et précise, quasi magnétique lorsque les choeurs rejoignent l&rsquo;orchestre. Remarquable magnétisme qui n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas sans évoquer, tout en délicatesse, le minutieux déploiement des corps dans le temps cinématographique d’Ingmar Bergman. </p>
<p>Dans les rouages de ces trois opéras différents que sont <em>Aleko</em>, <em>Le Chevalier avare</em> et <em>Francesca da Rimini</em>, les composantes de <em>Troïka</em> forment un seul et même liant digne de l’alchimie d’un peintre flamand mêlant l’inestimable harmonie des passions. Si la durée du spectacle est de 3h45, le temps de <em>Troïka</em>, lui, fuit sans jamais vous rappeler à la réalité tel cet <em>« endroit où la beauté et l’art (…) tissent l’étoffe dont les étoiles sont faites </em>».</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/aleko-le-chevalier-avare-francesca-da-rimini-bruxelles-la-monnaie-sur-lescalier-du-valhalla/">RACHMANINOV, Aleko|Le Chevalier avare|Francesca da Rimini — Bruxelles (La Monnaie)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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