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	<title>Le Diable dans le beffroi - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Le Diable dans le beffroi - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Claude Debussy, The Edgar Allan Poe Operas</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/claude-debussy-the-edgar-allan-poe-operas-ah-la-musicologie-creative/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jun 2016 05:55:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Vous savez ce qu’est un « musicologue créatif » ? C’est très simple : il s’agit d’un musicologue dûment formé et diplômé, qui s’appuie sur ses connaissances pour réinventer des opéras laissés inachevés par leur compositeur. Robert Orledge est de ceux-là, et ses talents s’exercent sur des partitions de Debussy pour lesquelles parler d’inachèvement demande déjà pas mal d’imagination, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous savez ce qu’est un « musicologue créatif » ? C’est très simple : il s’agit d’un musicologue dûment formé et diplômé, qui s’appuie sur ses connaissances pour réinventer des opéras laissés inachevés par leur compositeur. Robert Orledge est de ceux-là, et ses talents s’exercent sur des partitions de Debussy pour lesquelles parler d’inachèvement demande déjà pas mal d’imagination, semble-t-il.</p>
<p>Quelques précisions chronologiques, d’abord. En 1908, <em>Pelléas</em> est donné avec grand succès au Manhattan Opera House ; le Met, institution rivale, s’empresse de contacter le compositeur qui a plusieurs projets plus ou moins en cours, plus ou moins abandonnés. Il y a un <em>Tristan</em> « tour à tour tragique et facétieux » dont n’ont survécu que douze mesures jointe par Debussy à une lettre d’août 1907. Il y a surtout un <em>double-bill</em> autour d’Edgar Poe, qui avait tout pour plaire aux Américains. Si l’on connaît relativement bien <em>La Chute de la maison Usher</em>, on sait moins qu’un volet comique devait être associé à l’angoissante mélancolie ushérienne, sous la forme d’une adaptation de la nouvelle <em>Le Diable dans le beffroi</em>. Seul hic, de cette légende fantastique n’existent que quelques pages esquissées. Cela n’a jamais empêché personne de vouloir interpréter cette musique : en 2012 encore, l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris en proposait <a href="http://forumopera.com/spectacle/du-cote-de-chez-la-famille-addams">sa propre version</a>, en faisant déclamer par un comédien le livret du <em>Diable </em>élaboré par Debussy lui-même.</p>
<p>Pour <em>La Chute de la maison Usher</em>, les tentatives d’achèvement ont commencé dans les années 1970, avec des résultats d’une durée variable, mais en général inférieure à une demi-heure : le présent enregistrement offre 50 minutes ! C’est cette version qui a été publiée en DVD en 2008 (Capriccio), captée au festival de Bregenz, avec notamment Nicolas Cavallier dans le rôle de l’Ami. Cette fois, <strong>William Dazeley</strong>, vu jadis en Pelléas Salle Favart, est une Roderick Usher tout à fait idiomatique. Le soprano clair de <strong>Lin Lin Fan </strong>est fort agréable et <strong>Eugene Villanueva</strong> se révèle un Ami très correct, mais le Médecin nasillard et au français difficilement acceptable de <strong>Virgil Hartinger </strong>vient tout gâter. Quant à ces cinquante minutes de musique, qui consistent essentiellement en un dialogue de barytons, on a l’impression d’entendre la scène de la grotte de <em>Pelléas </em>étirée au-delà du raisonnable.</p>
<p>Là où intervient particulièrement le musicologue créatif, c’est lorsque <em>Le Diable dans le beffroi</em> devient un véritable opéra, certes bref, mais quand même : il a dû falloir beaucoup de créativité pour en arriver là. Si <em>Usher</em> ressemblait presque trop à <em>Pelléas</em> par son livret comme par sa musique, <em>Le Diable</em> ne lui ressemble pas du tout. Cela dit, avec ce livret d’un comique grinçant, on a le sentiment que Debussy renonce au masque de Maeterlinck et tente de se faire passer pour l’Offenbach du <em>Docteur Ox</em>, avec ce village flamand où rien ne doit jamais changer. Monsieur Orledge s’est sans doute montré très créatif, mais tout cela n’a finalement pas grand intérêt, et ceux à qui <em>Pelléas</em> ne suffit pas devront se contenter du <em>Rodrigue et Chimène</em> jadis orchestré par Edison Denisov.</p>
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		<title>DEBUSSY, Le Diable dans le beffroi&#124;La Chute de la maison Usher — Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/du-cote-de-chez-la-famille-addams/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Feb 2012 07:00:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En alternance avec Pelléas et Mélisande dans la mise en scène de Bob Wilson (1997), l’Opéra Bastille présente à l’Amphithéâtre un diptyque lyrique de Debussy, Le Diable dans le beffroi (à peine esquissé) et La chute de la Maison Usher, œuvre inachevée encore que pourtant bien connue : on sait qu’après la commande du Metropolitan &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En alternance avec <em>Pelléas et Mélisande</em> dans la mise en scène de Bob Wilson (1997), l’Opéra Bastille présente à l’Amphithéâtre un diptyque lyrique de Debussy, <em>Le Diable dans le beffroi </em>(à peine esquissé) et<em> La chute de la Maison Usher,</em> œuvre inachevée encore que pourtant bien connue : on sait qu’après la commande du Metropolitan Opera (1908), le compositeur a du mal à mettre en musique le livret, et abandonne finalement le projet quelques années plus tard. Plusieurs tentatives ont déjà été faites pour sinon reconstruire l’œuvre, du moins l’évoquer de manière plausible (on pense à la version de Juan Allende-Blin enregistrée par Georges Prêtre, et surtout à celle toute récente de Robert Orledge). La nouvelle tentative proposée par l’<em>Opéra français de New York</em> (2009) est certes sympathique, mais apparaît plutôt comme un pas en arrière, et le tandem Clarac et Deloeil semble avoir été bien davantage inspiré par <em>Le Martyre de saint Sébastien </em>(voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3395&amp;cntnt01returnid=34">brève</a>).</p>
<p>			 </p>
<p>			Dès le début, l’interprétation un peu chaotique de « The Snow is dancing » (<em>Children’s Corner</em>, 1908) par <strong>Jeff Cohen</strong> contribue à installer un certain malaise que le prologue va affirmer. En effet, mettre le spectateur en situation – qu’il soit adulte ou adolescent puisque le spectacle a des prétentions « jeune public » – peut se faire de quantité de manières différentes, sans obligatoirement obliger un acteur ultra-sonorisé à lui hurler dans les oreilles, lui donner le tournis ni venir lui postillonner dans la figure : quelles que soient les qualités d’<strong>Alexandre Pavloff</strong>, indéniables par ailleurs, cette prestation d’une durée « interminable » d’une demi-heure était totalement insupportable. Le résultat, c’est qu’après avoir subi cela et avoir résisté à l’envie de fuir, on n’est guère en condition pour apprécier sereinement ce qui va suivre.</p>
<p>			 </p>
<p>			Entrer dans le vif du sujet n’est donc pas, on l’aura compris, chose facile dans ces conditions. Et l’on a bien du mal à croire, malgré tous les efforts des chanteurs – qui sont tous trois excellents encore que sur-dimensionnés pour cette petite salle trop sonore – à ces personnages morbides qui se débattent sans espoir dans le vague décor d’une bibliothèque hitchcockienne. D’autant que le dédoublement du personnage de l’Ami oblige à la présence de l’acteur et du chanteur côte à côte, procédé éculé contribuant à brouiller encore davantage la perception scénique voire musicale. Pas vraiment de mystère, pas de terreurs incontrôlées (on est loin de l’atmosphère du <em>Tour d’écrou</em>), pas non plus d’interrogations métaphysiques ni psychologiques : est-ce la faute de l’œuvre, de son inachèvement, de sa transposition ou du lieu scénique atypique et froid ? Ne revenons pas sur le texte parlé, mais l’intercalation de mélodies (et tout particulièrement « La Chevelure », 1887) renforce encore plus une évocation de <em>Pelléas</em> ici hors de propos : pourquoi contribuer à y replonger Debussy, alors que lui-même, écartelé entre  le symbolisme et l’expressionnisme, souhaitait vainement s’extraire du langage harmonique de son opéra ?</p>
<p>			 </p>
<p>			A l’issue de cette évocation plus proche de la matinée littéraire et musicale scolaire que de la représentation théâtrale, une seule solution : retourner à la version DVD Orledge/Foster/Hendricks (Bregenz 2007)…</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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