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	<title>Le Roi et le fermier - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Le Roi et le fermier - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Le Roi et le fermier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2013 08:16:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Avant même d’en donner des représentations scéniques de part et d’autre de l’Atlantique (voir compte rendu), l’Opera Lafayette Orchestra avait gravé Le Roi et le fermier, poursuivant ainsi résolument son exploration de l’opéra-comique français du milieu du XVIIIe siècle, qui nous a valu une dizaine d’enregistrements d’œuvres de Grétry, Philidor et déjà Monsigny, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
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<p>			Avant même d’en donner des représentations scéniques de part et d’autre de l’Atlantique (voir compte rendu), <strong>l’Opera Lafayette Orchestra</strong> avait gravé <em>Le Roi et le</em> <em>fermier</em>, poursuivant ainsi résolument son exploration de l’opéra-comique français du milieu du XVIIIe siècle, qui nous a valu une dizaine d’enregistrements d’œuvres de Grétry, Philidor et déjà Monsigny, avec <em>Le Déserteur</em> en 2010. Il est bon de pouvoir entendre cette musique à laquelle peu d’autres ensembles s’intéressent. Certes, le livret n’est pas d’une originalité folle, malgré un titre qui laisse espérer un avant-goût de la lutte des classes, mais débarrassé de ses dialogues parlés qui diluaient fortement l’attention du spectateur, <em>Le Roi et le fermier</em> suscite davantage l’intérêt du mélomane. Avec quelques décennies d’avance, l’ouverture semble préfigurer le modèle gluckiste, et l’ariette « Ce que je dis est la vérité même » annonce la noblesse d’une héroïne comme Alceste. Loin des grandeurs de la tragédie lyrique alors déjà sur le déclin, Monsigny s’inscrit dans le courant de la Sensibilité ; sur un texte de Sedaine qui imite le naturel du langage parlé, il compose une partition à l’inspiration mélodique vigoureuse, aux carrures franches parfois inspirée par la musique populaire. On y trouve notamment un fracas de tempête à laquelle se mêlent les cuivres d’une chasse à courre, un « Orage » au premier entracte, puis un robuste « Air de chasse » pour deuxième entracte. <em>Le Roi et le fermier</em> s’avère aussi riche en ensembles, du duo au septuor, sans oublier l’inévitable Vaudeville final.</p>
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			L’orchestre dirigé par <strong>Ryan Brown</strong> est d’une belle pâte, mais l’on jugera peut-être que la prise de son, trop réverbérée, n’est guère avantageuse pour les voix, ou du moins qu’elle en privilégie certaines aux dépens des autres. Ainsi <strong>Thomas Dolié</strong>, qui s’imposait scéniquement dans un petit rôle, souffre-t-il ici d’être comme relégué au second plan sonore dans son unique air. Du moins cet inconvénient présent-t-il l’avantage de rééquilibrer un peu la distribution, ce dont profite au premier <strong>William</strong> <strong>Sharp</strong>, baryton dont on salue la belle qualité d’élocution, même si le timbre est parfois un peu léger, l’extrême grave manquant de chair. <strong>Thomas Michael Allen</strong> a un français beaucoup moins impeccable, un rien nasal, mais cela reste très acceptable, d’autant qu’il assure les seuls passages requérant une certaine virtuosité. L’autre ténor, <strong>Jeffrey Thompson</strong>, sonne ici un peu moins excessif que dans d’autres incarnations, à moins que son rôle de méchant ne s’accommode mieux de ses travers habituels. Parmi les dames, force est de signaler qu’on ne comprend pas un traître mot de tout ce que chante <strong>Yulia Van Doren</strong>, que ce soit dans son duo avec son frère ou par la suite, même quand elle est un peu moins frénétique, comme dans son air « Il regardait mon bouquet ». La mise en scène vue à Versailles faisait de Betsy une idiote du village, mais une meilleure articulation du français n’aurait pas été malvenue. <strong>Delores Ziegler</strong> tire le meilleur parti de l’air de la Mère, où la musique couine et boitille en écho à un texte répétitif. Quant à <strong>Dominique Labelle</strong>, sa voix ne manque pas de séduction, et convient assez au personnage, avec notamment un grave solide. Comme il convient à une chanteuse québécoise, elle s’exprime dans un excellent français mais la diction se perd parfois un peu, encore que, là aussi, la prise de son y soit sans doute pour quelque chose.</p>
<p>			<strong>Sur Qobuz :</strong></p>
<p>			<a href="http://www.qobuz.com/album/pierre-alexandre-monsigny-le-roi-et-le-fermier/0730099032278" target="_blank" rel="noopener">Le Roi et le fermier (Intégrale) | Pierre Alexandre Monsigny par Ryan Brown</a></p>
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		<title>MONSIGNY, Le Roi et le fermier — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rien-de-revolutionnaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 10:15:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Pour remonter ce Monsigny, on a repris les décors réalisés en 1780 pour Marie-Antoinette dans son Petit Théâtre, déjà restaurés au XIXe siècle. Costumes traditionnels, sauf pour Lurewell, le grand seigneur méchant homme, grimé comme un clown. Rien de révolutionnaire, malgré tout… Opéra Lafayette est une troupe américaine qui se consacre à redonner &#8230;</p>
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					Pour remonter ce Monsigny, on a repris les décors réalisés en 1780 pour Marie-Antoinette dans son Petit Théâtre, déjà restaurés au XIX<sup>e</sup> siècle. Costumes traditionnels, sauf pour Lurewell, le grand seigneur méchant homme, grimé comme un clown. Rien de révolutionnaire, malgré tout… Opéra Lafayette est une troupe américaine qui se consacre à redonner vie au répertoire lyrique français du XVIII<sup>e</sup> siècle, et l’on a pu récemment encore juger du résultat de ses efforts (voir <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3057&amp;cntnt01returnid=55">recension</a></em>). Sa participation à la saison musicale de l’Opéra de Versailles semble tomber sous le sens dans la mesure où elle permet au public de redécouvrir des œuvres tombées dans l’oubli, mais qui risquent fort d’y retomber aussitôt, en l’occurrence. Car en toute franchise, ce genre d’opéra-comique est éminemment oubliable : argument d’une minceur extrême – malgré quelques répliques dont on se demande si elles sont bien d’époque, du genre « Un seigneur peut ressembler à un coquin » –, musique à peine plus substantielle, malgré une assez jolie scène de tempête à la fin du premier acte. L’intérêt de cette résurrection sans doute sans lendemain est au moins historique, bien qu’il soit un peu moindre que dans le cas du <em>Déserteur</em>, du même Monsigny, qu’avait osé Pierre Jourdan à l’Opéra de Compiègne en 1996, et qu’a enregistré Opera Lafayette en 2010, avec certains des chanteurs ici réunis.</p>
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					A la présentation de ce spectacle en France s’opposait néanmoins un obstacle de taille, lié non à l’œuvre, mais à ses interprètes : la majorité des chanteurs étant insuffisamment francophones pour assumer les dialogues parlés, les metteurs en scène <strong>Didier Rousselet</strong> et <strong>Monica Neagoy</strong> ont décidé de devenir Monsieur et Madame Sedaine et de prononcer eux-mêmes toutes les répliques, les personnages se figeant alors comme des statues pendant les dialogues. Cette méthode permet d’amusants effets de distanciation, mais ne favorise guère l’implication du public, et elle impose le silence même à ceux qui seraient peut-être fort bien tiré de l’exercice</p>
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					Seule exception à cette règle de fer : l’excellent baryon <strong>Thomas Dolié </strong>a le droit de dire lui-même son texte parlé, et son rôle de comparse balourd lui offre même un air en solo, où il vante la supériorité de la bouteille sur la femme. Dommage que ses collègues ne se situent pas tous au même niveau, en matière de voix comme de diction, la soirée n’aurait pu qu’y gagner. Que ne l’a-t-on distribué dans le rôle du Fermier ! Si <strong>William Sharp</strong> a de la présence, avec un français chanté quasi parfait, les graves de son premier air sont inaudibles. Aigus vaillants et registre grave satisfaisant, <strong>Dominique Labelle</strong> a un médium curieusement moins sonore, mais la prononciation de cette soprano québécoise est impeccable. <strong>Thomas Michael Allen</strong> est un ténor élégant, seules quelques nasalités venant rappeler que le monarque est yankee. Dans le rôle de la Mère, on a la surprise de retrouver <strong>Delores Ziegler</strong>, « la Dorabella la plus enregistrée de l’histoire », nous dit le programme ; ces temps héroïques sont loin, mais sa voix suffit encore pour ce genre de personnage (qui se voit malgré tout confier un air en soliste). Betsy, la sœur du Fermier, devient ici une demeurée, avec des nattes à la Fifi Brindacier ; <strong>Yulia Van Doren </strong>y gazouille délicieusement, mais on ne comprend presque rien de ce qu’elle chante. <strong>Ryan Brown</strong> défend cette musique avec conviction et tire le maximum de la partition, mais le recours excessif à la machine à vent et au tonnerre artificiel empêche d’en goûter le seul moment un peu audacieux. Et l’œuvre se conclut par un vaudeville affirmant qu’ « Il n’est qu’un pas du mal au bien ». Rien de révolutionnaire, on vous le disait bien.</p>
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