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	<title>Les Fées du Rhin - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Les Fées du Rhin - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, Les Fées du Rhin — Tours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2018 12:01:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Saluons l’audace de l’Opéra de Tours qui a programmé en ouverture de saison la création mondiale de la version originale en français des Fées du Rhin d’Offenbach, seize ans après la première exécution de l’ouvrage intégral dans sa traduction allemande, que le Festival de Montpellier avait proposée au cours de l’été 2002 lors d’un concert &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Saluons l’audace de l’Opéra de Tours qui a programmé en ouverture de saison la création mondiale de la version originale en français des <em>Fées du Rhin</em> d’Offenbach, seize ans après la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/v1/concerts/rheinnixen.htm">première exécution</a> de l’ouvrage intégral dans sa traduction allemande, que le Festival de Montpellier avait proposée au cours de l’été 2002 lors d’un concert qui avait fait l’objet d’une parution en CD.</p>
<p>C’est grâce au travail de reconstitution de la partition complète entrepris par Jean-Christophe Keck pour le compte des Éditions Boosey &amp;Hawkes  que ce concert avait pu avoir lieu tout comme l’actuelle création.</p>
<p>Au début des années 1860, l’Hofoperntheater de Vienne commande un nouvel opus à Offenbach qui voit là l’opportunité de prouver qu’il était capable de composer un grand opéra romantique. Il demande alors à Charles Nuytter d’en écrire le livret qui sera aussitôt traduit en allemand par le baron Alfred von Wolzogen sous le titre <em>Die Rheinnixen</em>. La première du 4 février 1864 est un succès public malgré les coupures abondantes opérées par le compositeur à cause des problèmes de santé du  ténor. La critique, en revanche, se montre réservée. Offenbach entend cependant représenter son opéra à Paris, mais le triomphe de <em>La Belle Hélène</em> au Théâtre des Variétés quelques mois plus tard et les nombreuses commandes qui l’ont suivi, le contraignent à différer ce projet puis à l’abandonner.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/feesdurhin-1183.jpg?itok=foz8h-dR" title="Les Fées du Rhin © Sandra Daveau" width="468" /> <br />
	Les Fées du Rhin © Sandra Daveau</p>
<p>Le livret situe l’action dans un village sur les bords du Rhin en 1522, devant la maison d’Hedwig et de sa fille Laura, secrètement amoureuse de Franz, un ami d’enfance parti sans donner de nouvelles. Pendant la fête des moissons, des mercenaires conduits par Conrad sèment la terreur chez les villageois, Parmi eux, Laura reconnaît Franz, devenu amnésique. Conrad oblige la jeune fille à chanter jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement. Tous la croient morte. Hedwig décide de se rendre sur le Rocher des Elfes en qui se réincarnent les jeunes filles qui ont perdu la vie par amour, dans l’espoir d’y revoir Laura. Pendant ce temps Conrad demande à Gottfried, un chasseur amoureux de Laura, de les conduire lui et ses hommes jusqu’au fort qu’ils doivent attaquer le lendemain. Gottfried accepte avec l’intention de les mener au Rocher des Elfes afin qu’ils soient la proie de leurs enchantements. Après bien des péripéties tous les personnages se retrouvent dans la forêt, Franz a recouvré la mémoire ; Conrad, apprenant que Laura est sa fille, supplie Hedwig de lui pardonner de l’avoir autrefois séduite et abandonnée. Tandis que les soldats sont entraînés dans l’abîme par les elfes, tous chantent les joies de l’amour de la patrie et de la paix retrouvée.</p>
<p>Sur cet argument qui s’inspire de différents mythes dont ceux de la Lorelei et des Wilis, Offenbach a composé une musique foisonnante à l’orchestration inventive et originale qui comporte de nombreux chœurs – les paysans, les soldats, les elfes – plusieurs airs qui captent l’attention, quatre duos, deux trios dont celui qui réunit Gottfried, Conrad et Franz au troisième acte est particulièrement remarquable, des scènes spectaculaires comme le final du trois qui alternent avec des pages plus intimistes. On y reconnaît des morceaux que le compositeur a réutilisés dans ses ouvrages postérieurs au premier rang desquels le chœur des Elfes, évoqué dès l’ouverture, qui deviendra la célèbre barcarolle des <em>Contes d’Hoffmann</em>.</p>
<p><strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong> transpose astucieusement l’action dans les Balkans au temps de la guerre de Bosnie. Au premier acte la ferme d’Hedwig est une roulotte, le deux se situe dans un cimetière dont le décor crée une atmosphère  lugubre en accord  avec la situation. Les actes trois et quatre nous transportent dans une forêt. Des projections de vagues découvrant un visage de femme sur un rideau de tulle ponctuent les apparitions des elfes. La direction d’acteurs est sobre et efficace. Au dénouement heureux du livret le metteur en scène substitue une fin tragique aussi surprenante qu’inattendue : durant les dernières mesures de l’ouvrage les personnages principaux sont abattus à la kalachnikov par les soldats qui ont échappé aux Fées du Rhin.</p>
<p>	Les interprètes constituent une équipe d’un haut niveau d’où se détachent l’Hedwig hallucinée de <strong>Marie</strong> <strong>Gautrot</strong> et le Conrad impressionnant de<strong> Jean-Luc Ballestra</strong>. La mezzo-soprano française possède un timbre solide et homogène jusque dans le registre grave, une voix bien projetée et une présence scénique indéniable. Sa confrontation  avec Conrad à l’acte quatre et les imprécations qu’elle lui adresse constituent l’un des sommets de son incarnation. Face à elle le baryton niçois campe un chef de guerre cynique et cruel tout à fait impressionnant, L’ampleur de ses moyens et la justesse de son jeu jusque dans son repentir final sont pleinement convaincants. <strong>Guilhem Worm</strong>s n’est pas en reste, les moirures de son timbre grave rendent émouvant son personnage d’amoureux transi que le metteur en scène a transformé en homme d’église. Dotée d’une voix large et d’un timbre clair et limpide,<strong> Serenad Burcu Uyar</strong> incarne avec justesse une Laura touchante et volontaire, cependant, l’on aurait souhaité davantage de nuances dans son chant et un peu plus d’aisance dans le registre aigu et les coloratures qui émaillent sa partie. Légèrement en retrait, <strong>Sébastien Droy</strong> campe un jeune homme amnésique tout à fait crédible, émouvant dans sa romance du trois, joliment interprétée.</p>
<p>Saluons enfin le Chœur de l’Opéra de Tour, remarquablement préparé, dont les nombreuses interventions tout au long de la soirée n’appellent que des éloges. <strong>Benjamin Pionnier</strong>, maître d’œuvre de l’entreprise, aime cette partition et cela se sent dans sa direction énergique et contrastée à la tête d’un Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire en grande forme.</p>
<p>  </p>
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		<title>Dix spectacles incontournables de la saison 2018-19</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dix-spectacles-incontournables-de-la-saison-2018-19/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Sep 2018 05:15:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après consultation de la 23e édition du guide Musique &#38; Opera et pas mal de discussions autour des distributions et des ouvrages, voici par ordre chronologique dix spectacles à ne rater sous aucun prétexte en 2018-19. Jacques Offenbach, Les Fées du Rhin, Opéra de Tours, du 28 septembre au 2 octobre 2018 (plus d’informations) Sans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après consultation de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/musique-opera-2018-2019-la-reponse-a-tout">la 23e édition du guide Musique &amp; Opera</a> et pas mal de discussions autour des distributions et des ouvrages, voici par ordre chronologique dix spectacles à ne rater sous aucun prétexte en 2018-19.</strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs1.jpg?itok=ZF5aVwjS" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jacques Offenbach, <em>Les Fées du Rhin</em>, Opéra de Tours, du 28 septembre au 2 octobre 2018</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operadetours.fr/les-fees-du-rhin"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Sans attendre 2019, Tours commémore le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach avec une nouvelle production des <em>Fées du Rhin,</em> opéra romantique en quatre actes, créé en 1864 – la même année que <em>La belle Hélène</em> – à Vienne sous le nom de <em>Die Rheinnixen</em>, longtemps considéré comme une tentative ratée de grand opéra jusqu’à ce que sa création française en 2002 en version de concert à Montpellier n’en révèle la valeur, autre qu’anecdotique (une partie de la partition fut recyclée dans <em>Les Contes d’Hoffmann</em>, dont le Chant des Elfes pour la Barcarolle). L’événement est d’autant plus notable qu’il s’agira seulement de la troisième production de l’ouvrage depuis les représentations viennoises originelles. La mise en scène a été confiée à <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong>. <strong>Serenad Burcu Uyar</strong>, <strong>Sébastien Droy</strong>, <strong>Marie Gautrot</strong> et <strong>Jean Luc Ballestra</strong> dans les rôles principaux sont placés sous la direction de <strong>Benjamin Pionnier</strong>. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/sonya-yoncheva-474-279-1744.jpg?itok=1vJBECyq" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Luigi Cherubini, <em>Médée</em>, Staatsoper, Berlin, du 7 au 28 octobre </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.staatsoper-berlin.de/de/veranstaltungen/medea.2764/">plus d’informations</a>)</p>
<p><em>Les Huguenots </em>reviennent enfin à Paris, après plus de 80 ans d’absence, mais il est encore des œuvres historiquement capitales que notre première scène nationale laisse se morfondre. La <em>Médée</em> de Cherubini est de celles-là, et il faudra aller à Berlin pour la voir cette saison. S’il paraît peu probable qu’<strong>Andrea Breth </strong>conserve tout le texte parlé dans sa production, il faut espérer que <strong>Daniel Barenboïm </strong>saura diriger la partition avec style. Enfin, comptons sur <strong>Sonya Yoncheva</strong> pour ne pas succomber aux sirènes expressionnistes et pour véritablement chanter le rôle-titre, ce qui n’a pas toujours été le cas lors de représentations récentes de ce chef-d’œuvre. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/offenbach1.jpg?itok=gG9tDji9" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jacques Offenbach, <em>Barkouf</em>, Opéra National du Rhin, Strasbourg, du 7 au 23 décembre, Mulhouse les 6 et 8 janvier</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operanationaldurhin.eu/opera-2018-2019--barkouf-ou-un-chien-au-pouvoir-opera-national-du-rhin.html">plus d’informations</a>)</p>
<p>Offenbach encore, mais quand on aime, on ne compte pas. Surtout avec une rareté aussi absolue que <em>Barkouf, ou un chien au pouvoir</em>, composé pour l’Opéra-Comique en 1860 et qui, sauf erreur, attendait encore sa résurrection. <strong>Mariame Clément </strong>avait eu la main heureuse à Strasbourg avec un autre opéra animalier, <em>Platée</em>, et l’on souhaite que le chien l’inspire autant que la grenouille. Grand défenseur du répertoire français, <strong>Jacques Lacombe</strong> dirigera cette partition dont aucun air n’a survécu dans les mémoires. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs3.jpg?itok=RyCgHeaq" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Ambroise Thomas, <em>Hamlet</em>, Paris, Opéra Comique, du 17 au 29 décembre 2018 </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2018/hamlet"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Au début de l’opéra d’Ambroise Thomas, Hamlet refuse d’assister au couronnement de son oncle Claudius. A l’Opéra Comique en fin d’année, nul ne saura se dispenser d’assister au sacre des meilleurs artistes français – <strong>Stéphane Degout</strong> et <strong>Sabine Devieilhe</strong> en tête, sans oublier <strong>Louis Langrée</strong> à la baguette – dans un ouvrage qui réserve la première place à la voix de baryton et une scène de folie à la soprano. [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1169826822828458.jpeg.jpg?itok=fptapSgg" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Anno Schreier, <em>Schade, dass sie eine Hure war</em>, Deutsche Oper am Rhein, Düsseldorf, du 16 février au 17 mars </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://operamrhein.de/de_DE/termin/schade-dass-sie-eine-hure-war-urauffuehrun.15297788">plus d’informations</a>)</p>
<p>Si Shakespeare a beaucoup inspiré les compositeurs du XIX<sup>e</sup> siècle, l’opéra peut encore trouver chez lui ou chez ses contemporains des livrets fort efficaces. John Ford écrivit en 1626 <em>Dommage qu’elle soit une putain</em>, sombre histoire d’inceste naguère brillamment montée par Luchino Visconti avec Alain Delon et Romy Schneider. Düsseldorf présentera en création mondiale la nouvelle œuvre du jeune compositeur allemand <strong>Anno Schreier</strong> (né en 1979) a déjà plusieurs succès lyriques à son actif, notamment <em>Die Stadt der Blinden </em>(Zürich, 2011) et <em>Hamlet </em>(Vienne, 2016). La mise en scène du très inventif <strong>David Hermann</strong> ne devrait pas non plus passer inaperçue. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs2.jpg?itok=x4oNfvul" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Vincenzo Bellini, <em>Il pirata</em>, Grand Théâtre de Genève, 22 et 24 février 2019</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.geneveopera.ch/programmation/saison-18-19/il-pirata/"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Après la production milanaise apparemment aboutie d’<em>Il pirata </em>la saison passée, pourquoi de nouveau signaler parmi les immanquables de la saison l’opéra de Bellini – qui plus est en version de concert ? Parce qu’auréolée de son récent album Rossini, <strong>Marina Rebeka</strong> pourrait faire des étincelles dans ce répertoire assujetti à un tempérament et à des règles que peu maîtrisent. Parce que surtout, <strong>Michael Spyres</strong> est aujourd’hui le ténor le mieux placé pour approcher la vérité vocale de Gualtiero, rôle conçu à l’origine pour le légendaire Giovan Battista Rubini à propos duquel Théophile Gautier écrivait « <em>Tous les superlatifs sont épuisés : admirable est faible ; sublime bien pâle…</em> ». [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs5.jpg?itok=5nkBk6Lf" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" /><strong>Giuseppe Verdi, <em>La forza del destino</em>, Londres, Royal Opera House, du 21 mars au 5 avril 2019</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.roh.org.uk/productions/la-forza-del-destino-by-christof-loy-"><u>plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Pas de saison d’opéra sans une production tape à l’œil avec, en haut de l’affiche, bousculade de noms prestigieux. En 2018-2019, la palme revient à <em>La forza del destino</em> dirigée à Londres par <strong>Antonio Pappano</strong> dans une mise en scène de <strong>Christof Loy</strong> avec dans les rôles principaux : <strong>Anna Netrebko</strong>, <strong>Jonas Kaufmann</strong>, <strong>Ludovic Tézier</strong>, <strong>Alessandro Corbelli</strong>, <strong>Veronica Simeoni</strong>, <strong>Ferruccio Furlanetto</strong>. N’en jetez plus ! [Christophe Rizoud]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/illustration-les-boreades_1-1530603941.jpg?itok=qvrA5FVj" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jean-Philippe Rameau, <em>Les Boréades</em>, Opéra de Dijon, du 22 au 28 mars </strong>(<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.opera-dijon.fr/fr/spectacle/les-boreades/577">plus d’informations</a>)</p>
<p>A l’heure où Zürich et Berlin affichent <em>Hippolyte et Aricie</em>, notre pays ne pouvait oublier Rameau. Depuis son excessivement posthume création en 1982 à Aix-en-Provence, on sait que <em>Les Boréades</em> compte parmi les plus éclatantes réussites du Dijonnais dans le domaine lyrique. Robert Carsen en avait signé une production inoubliable au Palais Garnier, mais gageons que pour le premier spectacle qu’il conçoit spécialement pour un théâtre français, <strong>Barrie Kosky</strong> saura lui aussi relever le défi. <strong>Emmanuelle Haïm</strong> aura sur le plateau une distribution de rêve, mettant face à face <strong>Matthias Vidal</strong> et <strong>Hélène Guilmette</strong>. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/1200px-degas_ballet_from_robert_le_diable.jpg?itok=1oFtIWGe" style="width: 100px; height: 100px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Giacomo Meyerbeer, <em>Robert le Diable</em>, Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, les 2 et 5 avril</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.lamonnaie.be/fr/program/838-robert-le-diable">plus d’informations</a>)</p>
<p>Fêté à Paris en début de saison, Meyerbeer aura sa part d’hommage de l’autre côté de la frontière. Pas sur les planches du Théâtre de la Monnaie, hélas, donc pas de ballet des nonnes en vue, mais on se consolera en songeant qu’une version de concert réussie est toujours préférable à une version scénique ratée. Il reviendra à <strong>Evelino Pidò </strong>de rendre vie à la partition, tandis que <strong>Lisette Oropesa</strong> complètera avec Isabelle un parcours entamé ce mois-ci en Marguerite des <em>Huguenots</em>. <strong>Dimitri Korchak</strong> sera Robert mais – cocorico ! – <strong>Nicolas Courjal</strong> sera Bertram et <strong>Julien Dran </strong>Raimbaut. [Laurent Bury]</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dixs4.jpg?itok=ZlLm8kcb" style="width: 100px; height: 100px; margin-right: 10px; margin-left: 10px; float: left;" title="MASQUER" /><strong>Jules Massenet, <em>Manon</em>, Opéra national de Bordeaux, du 5 au 14 avril 2019</strong> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.opera-bordeaux.com/opera-manon-10894"><u>Plus d’informations</u></a>)</p>
<p>Aux côtés de valeurs sûres – <strong>Olivier Py</strong> à la mise en scène, <strong>Marc Minkowski</strong> au pupitre – cette <em>Manon</em> bordelaise réunit quelques-uns de nos jeunes espoirs du chant lyrique – <strong>Benjamin Bernheim</strong>, <strong>Nadine Sierra</strong>, <strong>Alexandre Duhamel</strong>… – comme une invitation à suivre le conseil chanté par l’héroïne de Massenet au 3e acte de l’opéra : « Profitons bien de la jeunesse ! » [Christophe Rizoud]</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>Bicentenaire de la naissance d’Offenbach : début des réjouissances</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bicentenaire-de-la-naissance-doffenbach-debut-des-rejouissances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Aug 2018 08:36:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2019 marquera le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach (né le 20 juin 1819 à Cologne). Si, contrairement à Berlioz, le Ministère de la culture n’a pas encore annoncé la création d’un comité dédié, les réjouissances s’organisent déjà. Les Fées du Rhin à Tours, La Périchole à Bordeaux mais aussi Offenbach Colorature, un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin: 0px 0px 10.66px;">L’année 2019 marquera le bicentenaire de la naissance de Jacques Offenbach (né le 20 juin 1819 à Cologne). Si, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/anniversaire-de-la-mort-de-berlioz-commemorations-en-vue"><u>contrairement à Berlioz</u></a>, le Ministère de la culture n’a pas encore annoncé la création d’un comité dédié, les réjouissances s’organisent déjà. <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/tours-2018-19-en-avance-dun-tour"><u>Les Fées du Rhin</u></a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/tours-2018-19-en-avance-dun-tour"><u> à Tours</u></a>, <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/2018-19-un-millesime-charpente-pour-lopera-national-de-bordeaux"><u>La Périchole</u></a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/2018-19-un-millesime-charpente-pour-lopera-national-de-bordeaux"><u> à Bordeaux</u></a> mais aussi <em>Offenbach Colorature</em>, un florilège d’airs pour colorature par <strong>Jodie Devos</strong> en Belgique, Italie et France, n’attendront pas l’année prochaine pour lancer les festivités. A Venise, en son fief, le Palazzetto Bru Zane (PBZ) propose du 29 septembre au 28 octobre 2018 un festival de musique de chambre et d’extrait d’œuvres. Le PBZ encore mènera la danse en juin 2019, avec le 1<sup>er</sup> <em>Maître Peronilla</em> Théâtre des Champs-Elysées, <em>Madame Favart</em> à l’Opéra Comique du 20 au 30, et un colloque consacré au compositeur. Côté publications : Actes Sud prévoit l’édition d’un recueil de la correspondance tandis que <em>La Perichole</em> et <em>Offenbach Colorature</em> feront l’objet d’un disque. Espérons qu’il ne s’agit là que d’un début… Offenbach mérite encore plus.</p>
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		<title>Tours 2018-19, en avance d’un tour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/tours-2018-19-en-avance-dun-tour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 10:26:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir célébré de manière marquante le bicentenaire de la naissance de Gounod, Tours réitère avec celui d’Offenbach. Sans attendre 2019, Benjamin Pionnier et ses équipes proposent une nouvelle production des Fées du Rhin, opéra romantique en quatre actes, créé en 1864 – la même année que La belle Hélène – à Vienne sous le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache">célébré de manière marquante le bicentenaire de la naissance de Gounod</a>, Tours réitère avec celui d’Offenbach. Sans attendre 2019, <strong>Benjamin Pionnier</strong> et ses équipes proposent une nouvelle production des <em>Fées du Rhin</em>, opéra romantique en quatre actes, créé en 1864 – la même année que <em>La belle Hélène</em> – à Vienne sous le nom de <em>Die Rheinnixen</em>, longtemps considéré comme une tentative ratée de grand opéra jusqu’à ce que sa création française en 2002 en version de concert à Montpellier n’en révèle la valeur, autre qu’anecdotique (une partie de la partition fut recyclée dans <em>Les Contes d’Hoffmann</em>, dont le Chant des Elfes pour la Barcarolle). L’événement est d’autant plus notable qu’il s’agira seulement de la troisième production de l’ouvrage depuis les représentations viennoises originelles si l’on ajoute à Ljubljana en 2005 et Budapest l&rsquo;hiver dernier, une mise en espace à Cottbus en Allemagne en 2009. La mise en scène a été confiée à <strong>Pierre-Emmanuel Rousseau</strong>. <strong>Serenad Burcu Uyar</strong>, <strong>Sébastien Droy</strong>, <strong>Marie Gautrot </strong>et<strong> Jean Luc Ballestra</strong> dans les rôles principaux seront placés sous la direction de Benjamin Pionnier. A signaler également les nouvelles productions de <em>Die Zauberflöte</em> et d’<em>Andrea Chénier </em>avec <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> en Maddalena. Plus d’informations sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.operadetours.fr/">operadetours.fr</a>.</p>
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