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	<title>L&#039;infedeltà delusa - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>L&#039;infedeltà delusa - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Haydn Opera Gala</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/haydn-opera-gala-plus-de-trous-plus-de-gout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Feb 2016 08:59:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sans parler des innombrables productions du Monde de la lune, de L’Isola disabitata ou même d’une récente Armida donnée en tournée, les représentations de L’Infedeltà delusa dirigées à Aix-en-Provence en 2008 par Jérémie Rhorer ont montré qu’il est possible de faire du très bon théâtre avec les opéras de Haydn. Pourtant, et malgré tous les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans parler des innombrables productions du <em>Monde de la lune</em>, de <em>L’Isola disabitata </em>ou même d’une récente <em>Armida </em>donnée en tournée, les représentations de <em>L’Infedeltà delusa </em>dirigées à Aix-en-Provence en 2008 par Jérémie Rhorer ont montré qu’il est possible de faire du très bon théâtre avec les opéras de Haydn. Pourtant, et malgré tous les efforts entrepris ici et là, ce ne sont que des œuvres aimables dont l’inscription au programme permet surtout de diversifier le répertoire ; nul ne saurait prétendre que le compositeur s’y élève au même niveau que ses meileurs contemporains dans le genre lyrique, ou que lui-même dans l’oratorio. Estimant sans doute qu’il était inutile d’entrer en concurrence directe avec les différentes intégrales disponibles sur le marché, le label Capriccio a préféré ne retenir, sous le titre aguicheur de <em>Haydn Opera Gala</em>, qu’une sélection d’extraits au sein de deux concerts donnés par la radio de Cologne, l’orchestre et la présence de la soprano Chen Reiss étant les seuls points communs entre ces deux interprétations. Tous les récitatifs ont disparu, mais il ne manque pas tant d’airs que ça  : 12 numéros sur 15 pour <em>L’Infedeltà delusa</em>, et 14 sur 17 pour <em>La Vera Costanza</em>, grâce à un minutage généreux. Ces coupes s’avéreraient-elles bénéfiques ? Cela se discute, d’autant plus que le choix des morceaux retenus paraît souvent rien moins qu’arbitraire.</p>
<p>Evidemment, l’argument de vente est ici la présence de « stars » pour interpréter Haydn, la principale artiste pouvant prétendre à ce titre étant bien sûr <strong>Simone Kermes</strong>. En dehors des Mozart de Teodor Currentzis, la soprano n’a pas eu si souvent l’occasion de participer à des intégrales au disque. Le suraigu fait l’effet d’une aiguille qui viendrait piquer l’auditeur dans une de ses parties sensibles, mais pour le reste, il faut reconnaître que la diva teutonne se montre relativement sobre. Elle chante ici le rôle de la servante qui mène la danse dans <em>L’Infedeltà delusa</em>. Des airs « comiques » écrits pour Vespina déguisée n’a été conservé que « Trinche vaine allegramente », où elle se fait passer pour une Allemande : curieux choix que de sabrer le plus dans ce que chante la vedette du disque. Mais après tout, le rôle de la soubrette est-il vraiment celui qui convient le mieux à madame Kermes, et n’aurait-elle pas dû échanger avec sa partenaire ? Vedette de l’Opéra de Vienne, où elle est Ilia, Adina ou Sophie du <em>Chevalier à la rose</em>, <strong>Chen Reiss</strong> n’a pas vraiment percé sur les scènes internationales, malgré un timbre charmant. Son incarnation des deux airs de Sandrina de <em>L’Infedeltà </em>ne manque pas de personnalité, mais sur l’autre disque, la chanteuse n’est présente que dans les ensembles de la<em> Costanza</em>. Dans cette deuxième œuvre, on avoue avoir eu l’oreille tout à fait captivée par la prestation de <strong>Juanita Lascarro</strong>, voix chaude et caractérisation affirmée : on s’explique d’autant plus mal que n’ait pas été retenu un des sommets de la partition, le grand air « Care spiaggie » qui revient justement à l’héroïne.</p>
<p>Parmi les messieurs, <strong>Wolfgang Holzmair</strong> est un nom sans doute plus familier des amateurs de mélodies que d’opéra proprement dit, puisque le baryton allemand semble préférer le <em>liederabend</em> aux incarnations scéniques. Le rôle comique de Masino, pour lequel il adopte un timbre nasillard, ne lui réserve guère d’occasions de briller. S’il fait surtout carrière dans le monde germanophone, <strong>Rainer Trost </strong>était il y a un an Alessandro dans <em>Il Re pastore</em> au Châtelet : il a la chance d’avoir à interpréter le bel air d’Ernesto. Le ténor qu’on entend pourtant le plus est <strong>Thomas Michael Allen</strong>, qui vocalise habilement mais sans éviter toujours les sonorités désagréablement nasales. <strong>Andreas Scheidegger</strong>, le troisième ténor présent dans ce coffret, se tire avec brio de son air de rire, « Oh che gusto ». <strong>Jürgen Sacher</strong> en fait un peu trop dans le rôle du père antipathique, et ses aigus tirés dans « Tu sposarti alla Sandrina » sont vite lassants, mais sans doute cela vient-il de l’idée curieuse de confier à un baryton un rôle écrit pour un ténor. Entendu au Palais Garnier dans <em>Le Chant de la terre</em>, <strong>Paul Armin Edelmann</strong> est un baryton élégant mais un peu froid. <strong>Ivan Paley</strong> n’est pas tout à fait la basse qu’appelle le rôle de Nanni, et cela s’entend avec des graves fabriqués dont on se demande s’ils seraient vraiment audibles en scène.</p>
<p>L&rsquo;orchestre de la radio de Cologne remplit très correctement son contrat, paraissant peut-être plus vif sous la baguette de <strong>Manuel Hernandez-Silva</strong> dans <em>La Vera Costanza</em>, ce qui tient peut-être aussi à l&rsquo;intérêt supérieur de la partition. Maintenant, à vous de décider si ces deux « quasi intégrales sans récitatifs » sont préférables à des enregistrements complets ou à un disque d’airs de Haydn comme Anna Bonitatibus, entre autres, en a superbement gravé un.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>HAYDN, L&#039;infedeltà delusa — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/zola-chez-haydn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 22:56:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> Joseph HAYDN (1732- 1809)      L’Infedelta delusaBurletta per musica in due atti Livret de l’abbé Coltellini       Nouvelle production de l’Académie Européenne de Musique- Festival d’Aix-en-Provence Coproduction Opéra Toulon Provence Méditerranée, Grand-Théâtre de Luxembourg, Musikfest de Bremen, Opéra de Lille   Mise en scène, Richard Brunel Dramaturgie, Catherine Ailloud-Nicolas Scénographie, Anouk Dell’Aiera &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           <strong>Joseph HAYDN (1732- 1809)</strong></p>
<p>    </p>
<p><strong>L’Infedelta delusa<br /></strong>Burletta per musica in due atti</p>
<p>Livret de l’abbé Coltellini</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>Nouvelle production de l’Académie Européenne de Musique- Festival d’Aix-en-Provence</p>
<p>Coproduction Opéra Toulon Provence Méditerranée, </p>
<p>Grand-Théâtre de Luxembourg, Musikfest de Bremen, Opéra de Lille</p>
<p> </p>
<p>Mise en scène, Richard Brunel</p>
<p>Dramaturgie, Catherine Ailloud-Nicolas</p>
<p>Scénographie, Anouk Dell’Aiera</p>
<p>Costumes, Marianne Delayre</p>
<p>Lumières, David Debrinay</p>
<p> </p>
<p>Vespina : Claire Debono</p>
<p>Sandrina : Elisandra Melian</p>
<p>Filippo : Ian Paton</p>
<p>Nencio : James Elliott</p>
<p>Nanni : Thomas Tatzl</p>
<p> </p>
<p>Orchestre Le Cercle de l’Harmonie</p>
<p>Claveciniste, chef de chant, François Guerrier</p>
<p> </p>
<p>Direction musicale, Jérémie Rohrer</p>
<p> </p>
<p>Toulon, le 13 mars 2009   </p>
<p> </p>
<p><strong>Zola chez Haydn.</strong></p>
<p>Coproducteur du spectacle, l’Opéra de Toulon Provence Méditerranée accueille la tournée européenne de ce divertissement écrit à l’intention des hôtes de Esterhaza, grands seigneurs invités à se distraire d’une intrigue d’amours paysannes et des ruses inépuisables des femmes.  Dans son précieux <em>Mille et un opéras</em>, Piotr Kaminski souligne la faible caractérisation des personnages, aussi bien par le livret que par la musique, ce qui fait de l’œuvre, au-delà de maint détails savoureux ou novateurs, un catalogue d’airs de concert. On ne saurait mieux dire, et du même coup indiquer la nécessité d’interprètes de premier rang pour tenir en haleine l’auditoire quand la dramaturgie n’y suffit pas.</p>
<p> </p>
<p>Or il faut bien reconnaître que seuls les interprètes de Vespina et de Nanni sont à la hauteur du défi, et que la scénographie, conçue pour le plein air de la cour Maynier d’Oppède, ne contribue pas particulièrement à l’agrément du spectateur. Les espaces dévolus aux personnages semblent arbitraires ; leur aspect géométrique, en dissonance avec la souplesse du discours musical, ne suggère en rien la douceur du soir initiale. Le thème sous-jacent de l’œuvre est le « bon sauvage » selon l’élite dominante : les rustres savent être heureux s’ils se contentent de ce qu’ils ont, et ne le sont pas s’ils veulent s’enrichir, c&rsquo;est-à-dire changer leur place dans la société. D’où l’atmosphère pastorale, propre à peindre la vie paysanne de couleurs idylliques, dont la fin ramènera le règne après la déconfiture de l’ambition. C’est pourquoi cette entrée de travailleurs harassés, ces outils agricoles brandis comme autant de menaces, ce grenier vidé si laborieusement, ces réserves répandues – sous réserve que notre interprétation soit juste – et ce défilé de massacres nous ont semblé peu pertinents, et même en contradiction avec l’esprit du livret comme avec la musique. Même remarque à propos du jeu avec la toilette de mariée, qui semble prêter au père et au riche prétendant des penchants fétichistes ou autres, ou de la scène où le père déshabille sa fille ; autant d’efforts inutiles pour faire des personnages autre chose que les stéréotypes qu’ils sont pourtant. Quant aux costumes, hormis le premier déguisement de Vespina, ils nous ont paru de la plus grande banalité. Bref en dehors des éclairages, l’aspect scénique  ne nous a ni convaincu ni conquis.</p>
<p> </p>
<p>Non que les chanteurs n’aient fait de leur mieux de ce point de vue. Dans le rôle de l’ambitieux crédule, désireux d’ascension sociale mais soucieux de ne pas apparaître comme un mauvais père, <strong>Ian Paton</strong> manque toutefois de graves et du charisme qui donnerait à sa longue scène avec sa fille plus d’intérêt qu’elle n’en obtient. Sans doute faut-il observer que sa partenaire était muette, puisque la titulaire annoncée ayant dû être hospitalisée était remplacée par <strong>Elijandra Melian</strong>, qui chantait dans la fosse, et c’est la secrétaire de la production qui mimait le rôle. Félicitons les deux : le trouble inévitable était vraiment réduit au minimum ; mais la prestation de la soprano canarienne n’a pas dépassé l’honnête, sans démérite mais sans séduction particulière. <strong>James Elliott</strong> chante Nencio, le riche paysan qui semble s’être lassé de Vespina ; son chant n’a pas l’impact du physique d’athlète qu’il dévoile et sa diction de l’italien sent l’application. Dans le petit rôle de Nanni <strong>Thomas Tatzl</strong> est plus convaincant ; sa voix est bien timbrée et bien projetée, sa présence scénique est immédiate, on souhaiterait l’entendre à nouveau. Reste <strong>Claire Debono</strong>, dont la performance rend justice au rôle de Vespina, aussi bien dans son air de fureur du premier acte que dans ses apparitions déguisées ou travesties. Non seulement elle maîtrise la rhétorique du chant au moyen d’une voix, ronde, souple et étendue, mais son abattage scénique, en particulier dans la longue et difficile scène de la vieille, la qualifient comme interprète de premier plan dans ce répertoire. Elle sera justement la triomphatrice de la soirée.</p>
<p> </p>
<p><strong>Jérémie Rohrer</strong>, à la tête de son <strong>Cercle de l’Harmonie</strong>, remportera lui aussi un succès mérité. Dès l’ouverture, sa direction nerveuse et millimétrée lance l’ouvrage avec une alacrité des plus savoureuses, et l’orchestre réagit comme un pur-sang mené à la parade. Pourtant, est-ce la partition dont le charme initial tend à disparaître sous les répétitions formelles, est-ce une certaine fatigue de l’ensemble, très sollicité cette semaine-là, avec une participation au concert donné à l’Opéra-Comique pour le lancement du projet Bru-Zanetti à Venise, on ne peut se défendre au bout d’un moment d’éprouver l’impression d’une certaine routine d’exécution. Au deuxième acte, écriture musicale aidant, l’impression disparaîtra et il restera la satisfaction renouvelée d’avoir entendu un orchestre d’une parfaite cohérence, aux cordes soyeuses et aux vents sans défaut, résultat probable de la continuité du travail effectué depuis la création de l’ensemble par les mêmes musiciens. La précision de Jérémie Rhorer dans son travail sur l’articulation porte ses fruits dans le rendu musical, d’une vitalité pleine de séduction.</p>
<p> </p>
<p>Des habitués exprimaient à la fin de la représentation la satisfaction d’avoir découvert l’œuvre. Félicitons donc une fois encore la tutelle de l’Opéra de Toulon Provence Méditerranée pour son soutien à la programmation inventive qui permet à cette maison d’émerger dans le paysage régional.</p>
<p>  </p>
<p><strong>Maurice Salles</strong></p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>HAYDN, L&#039;infedeltà delusa — Sceaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rafraichissant-haydn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2009 20:42:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p> Joseph Haydn (1732 – 1809)   L’INFEDELTA DELUSA Opéra en deux actes      Mise en scène : Richard Brunel Scénographie : Anouk Dell’Aiera Costumes : Marianne Delayre Lumières : David Debrinay Dramaturge : Catherine Ailloud-Nicolas   Vespina : Claire Debono Sandrina : Irina Kringelborn Filippo : Yves Saelens Nencio : Julian Prégardien Nanni : Thomas Tatzi   Orchestre « Le Cercle de l’Harmonie » &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           <strong>Joseph Haydn (1732 – 1809)</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’INFEDELTA DELUSA</strong></p>
<p><strong>Opéra en deux actes </strong></p>
<p><strong>   </strong></p>
<p><strong></strong></p>
<p><strong>  </strong></p>
<p>Mise en scène : Richard Brunel</p>
<p>Scénographie : Anouk Dell’Aiera</p>
<p>Costumes : Marianne Delayre</p>
<p>Lumières : David Debrinay</p>
<p>Dramaturge : Catherine Ailloud-Nicolas</p>
<p> </p>
<p>Vespina : Claire Debono</p>
<p>Sandrina : Irina Kringelborn</p>
<p>Filippo : Yves Saelens</p>
<p>Nencio : Julian Prégardien</p>
<p>Nanni : Thomas Tatzi</p>
<p> </p>
<p>Orchestre « Le Cercle de l’Harmonie »</p>
<p>Clavecin : François Guerrier</p>
<p> </p>
<p>Direction : Jérémie Rhorer</p>
<p>  </p>
<p>  </p>
<p><strong>Rafraîchissant Haydn</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Créé le 26 juillet 1773 à la cours d’Esterháza, <em>L’Infedelta delusa</em> fut repris en septembre à l’occasion d’une visite de l’Impératrice Marie-Thérèse, ce qui aurait fait dire à celle-ci « « Pour voir un bon opéra, il faut aller à Esterhazà ». </p>
<p>Malgré ce jugement flatteur, la postérité n’a pas été tendre avec son compositeur. Les œuvres lyriques de Haydn restent rarement jouées et l’on attend toujours une intégrale de   ses opéras.</p>
<p><em>L’Infedelta delusa</em> mérite pourtant tout notre intérêt ; historiquement d’abord, en ce qu’elle annonce le <em>Cosi fan tutte</em> ; pour ses mérites dramatiques ensuite ; pour ses qualités musicales enfin, malgré l’inévitable comparaison avec Mozart. Crevons l’abcès tout de suite : on ne trouvera pas dans cet ouvrage les mélodies inspirées de <em>Cosi</em>. Celles de Haydn apparaissent un rien plus laborieuses. Mais les qualités du musicien sont ailleurs : dans un discours toujours renouvelé, alternant les formes, osant des développements originaux (les premières scènes de l’acte I s’enchaînent ainsi sans discontinuité). Il y a chez Haydn des audaces, des originalités à l’opposé du relatif formalisme mozartien, qui font tout le prix de ce compositeur. Jusque dans les tessitures choisies : le paysan aisé berné (un rôle typique de « vieux barbon » de comédie) est ici un ténor dont l’écriture vocale est rien moins que sacrifiée.</p>
<p> </p>
<p>L’histoire se déroule en Italie en 1700. Sandrina, une jeune paysanne, semble résignée à épouser Nencio, un paysan aisé, sous la pression de son père Filippo. Pourtant, la jeune fille est amoureuse d’un autre paysan, désargenté cette fois, le jeune Nanni, dont la sœur Vespina (on pense bien sûr à la Despina de « Cosi ») était autrefois l’amoureuse de Nencio.</p>
<p>Pour retrouver son amant et venir au secours de son frère, Vespina multipliera les déguisements. Habillée en vieille femme, elle fait croire à Filippo que Nencio a abandonné sa fille après l’avoir séduite ; sous le déguisement d’un serviteur allemand, elle annonce à Nencio les noces prochaines de Sandrina avec son maître ; quand enfin elle se fait passer auprès du même Nencio pour le nouveau fiancé de Sandrina, le marquis de Ripafratta, c’est pour lui annoncer son intention de faire épouser la jeune fille à son domestique. Ainsi tournés en bourrique, les différents protagonistes se retrouvent pour une cérémonie où l’imaginative Vespina (cette fois déguisée en notaire) met un point final au délire général en mariant Sandrina à son cher Nanni.</p>
<p> </p>
<p>Coproduite avec le Festival d’Aix en Provence, <em>L’Infedelta delusa</em> créa la (bonne) surprise l’été dernier, au sein d’un cru plutôt décevant. Elle vaut d’abord par son exécution vocale, la distribution étant dominée par l’épatante Vespina du jeune soprano maltais Claire Debono. Mais son abattage, et un réel tempérament comique, ne doivent pas nous faire oublier que la jeune chanteuse est également à son aise dans les parties plus virtuoses de la partition. Claire Debono n’est pas simplement « une future Despina » : son air du premier acte, interprété avec aplomb, nous démontre aisément que la chanteuse est loin d’avoir atteint les limites de ses moyens avec de simples emplois de comédies. Seule interrogation : comment la voix passerait-elle dans une plus grande salle ? De toute façon, voilà assurément, une artiste à suivre de près.</p>
<p>Dans le rôle également difficile de Nencio, le jeune ténor Julien Prégardien est une autre bonne surprise. Le style est typiquement mozartien, avec une émission assez couverte, mais le timbre est riche et les harmoniques en seraient sans doute plus perceptibles avec une projection plus franche.</p>
<p>Quoiqu’encore un peu verte, le soprano Irina Kringelborn se tire très bien des difficultés de son grand air. Malheureusement, le rôle est un peu sacrifié et ne nous permet pas d’apprécier « sur la distance » les talents de la chanteuse.</p>
<p>Yves Saelens en Filippo et Thomas Tatzi en Nanni complètent efficacement cette distribution tout à fait honorable.</p>
<p> </p>
<p>A la tête de sa remarquable formation, Jérémie Rhorer anime sans faille le plateau : du nerf, de la vigueur (un peu trop parfois, les chanteurs pouvant être couverts à certaines occasion) et un indéniable sens du théâtre. On appréciera également une bonne maîtrise technique ; ni couacs, ni décalages : on a vu des orchestres plus prestigieux faire bien pire !</p>
<p> </p>
<p>De la mise en scène de Richard Brunel, on retiendra surtout une habile direction d’acteurs et un incontestable sens du théâtre ; en un mot, la mayonnaise prend. On pourra être plus circonspects quant à l’aspect visuel. Le décor a des airs de « déjà vu » (premier acte du <em>Faust</em> de Lavelli, <em>Barbier</em> de Paisiello&#8230; et j’en oublie sûrement) ; quant aux costumes, ils sont d’un grisâtre un peu tristounet.</p>
<p> </p>
<p>Le spectacle continue sa tournée dans quelques villes de France (et à Monte-Carlo !) : vous aurez compris qu’il ne faut pas le manquer.</p>
<p> </p>
<p><strong>Placido Carrerotti.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
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