<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Patience - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/patience/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/patience/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:27:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Patience - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/patience/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>SULLIVAN, Patience — Harrogate</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/patience-harrogate-beau-fixe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Aug 2015 05:44:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/beau-fixe/</guid>

					<description><![CDATA[<p>1881, six mois à peine après la mort d’Offenbach, Londres applaudit à tout rompre un nouveau « Comic Opera » de Gilbert et Sullivan, Patience, délicieux bijou de dérision, qui connaît un énorme succès seulement dépassé par le nombre des représentations du Mikado. A la charge souvent acerbe de la société française du Second Empire par Offenbach &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/patience-harrogate-beau-fixe/"> <span class="screen-reader-text">SULLIVAN, Patience — Harrogate</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/patience-harrogate-beau-fixe/">SULLIVAN, Patience — Harrogate</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>1881, six mois à peine après la mort d’Offenbach, Londres applaudit à tout rompre un nouveau « Comic Opera » de Gilbert et Sullivan, <em>Patience</em>, délicieux bijou de dérision, qui connaît un énorme succès seulement dépassé par le nombre des représentations du <em>Mikado</em>. A la charge souvent acerbe de la société française du Second Empire par Offenbach a succédé en Grande-Bretagne celle, non moins acérée, de l’ère victorienne.</p>
<p>Mais l’œuvre atteint également à l’universalité, au même titre que <em>Les Précieuses ridicules</em> et <em>Les Femmes savantes</em> : tout un groupe de jeunes femmes s’entiche du poète sensuel Bunthorne, puis du poète idyllique Grosvenor, obligeant les dragons du régiment local à faire des vers et prendre des poses pour reconquérir leurs belles. Patience, une jeune laitière tout à fait hermétique aux choses de l’art, va elle aussi de l’un à l’autre sans toujours maîtriser les conséquences de ses choix. Cette charmante comédie est en fait une satire du préraphaélisme anglais des années 1860-1880 qui touchait aussi bien la littérature, les beaux-arts que les arts appliqués. Et les spectateurs s’amusaient beaucoup à retrouver la caricature scénique de leurs contemporains, dont Tennyson, Oscar Wilde, Rossetti ou autres écrivains à la mode.<br />
	 <br />
	Musicalement parlant, l’œuvre n’est guère novatrice, et doit certaines redites à la rapidité de l’écriture. On pense sans arrêt aux <em>Pirates de Penzance</em> créée deux ans avant, tant par les types de certains personnages (les filles du général Stanley, Ruth et les policemen semblent tout juste transposés) que par les lignes mélodiques souvent très proches. Mais ne boudons pas notre plaisir, car le résultat est un feu d’artifice de drôlerie musicale et parlée.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="278" src="http://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/p1080036.jpg?itok=BQzxpwUp" width="468" /><br />
	© Gilbert &amp; Sullivan Festivals / Photo Jean-Marcel Humbert</p>
<p>La mise en scène de <strong>Donald Maxwell</strong> est, sur un plateau plus grand, celle-là même <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/un-regal-so-british">qui avait été donnée à Paris au musée d’Orsay en 2011</a>. C’est dire qu’il s’agit d’une production tout à fait classique, dans des décors mêlant une évocation préraphaélite à des éléments latéraux un peu trop lourds. Les costumes de <strong>Tony Brett </strong>sont tout aussi évocateurs de la tradition, au point que l’on a du mal à imaginer l’œuvre dans un environnement décalé.</p>
<p><strong>Rebecca Bottone</strong>, que l’on connaît bien (notamment pour sa Casilda à l’ENO, mais aussi pour Blonde à Aix en Provence, ou Liesl de <em>Sound of Music</em> au Châtelet) est Patience. Elle l’est jusqu’au bout des ongles, ses mimiques comiques sont irrésistibles, mais elle est aussi très expressive dans les passages d’émotion. Tout au plus dira-t-on que toute la production est un peu surjouée, mais trouve dans la salle un écho très favorable. Si la voix est fort bien adaptée au rôle, elle s’est malheureusement durcie, notamment dans le suraigu – heureusement rare dans cette œuvre – amenant quelques notes criées pénibles à l’oreille. Autour d’elle, toutes ces dames éprises de poésie sont un vrai luxe, puisque l’on a le plaisir d’y retrouver les titulaires des premiers rôles des autres soirs, dont notamment <strong>Elinor Jane Moran</strong> – particulièrement drôle et attachante – et <strong>Sylvia Clarke</strong>. Toutes leurs consœurs jouant sans cesse de leurs voiles préraphaélites, sont un délice visuel et musical.</p>
<p>Du côté des hommes, le niveau est tout aussi élevé. Les deux poètes antagonistes sont fort drôlement joués et chantés par <strong>Richard Gauntlett</strong> et <strong>James Cleverton</strong>, qui construisent de vrais personnages dont on suit avec intérêt les démêlés avec la gent féminine. L’inévitable clique militaire est menée avec autorité et naturel par <strong>Steven Page</strong>, <strong>Matthew Kellett</strong> et <strong>Nick Sales</strong> dont les qualités vocales égalent largement leur excellence scénique. <strong>David Steadman</strong> dirige avec fougue et précision, bien dans la tradition, un orchestre de très bonne qualité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/patience-harrogate-beau-fixe/">SULLIVAN, Patience — Harrogate</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SULLIVAN, Patience — Paris (Musée d&#039;Orsay)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-regal-so-british/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 May 2011 11:37:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-rgal-so-british/</guid>

					<description><![CDATA[<p>1881, six mois à peine après la mort d’Offenbach, Londres applaudit à tout rompre une nouvelle opérette de Gilbert et Sullivan. A la charge souvent acerbe de la société française du Second Empire a succédé en Grande-Bretagne celle, non moins poussée, de l’ère victorienne. Patience en constitue un exemple éloquent, dont l’énorme succès1 fut seulement &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-regal-so-british/"> <span class="screen-reader-text">SULLIVAN, Patience — Paris (Musée d&#039;Orsay)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-regal-so-british/">SULLIVAN, Patience — Paris (Musée d&#039;Orsay)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          1881, six mois à peine après la mort d’Offenbach, Londres applaudit à tout rompre une nouvelle opérette de Gilbert et Sullivan. A la charge souvent acerbe de la société française du Second Empire a succédé en Grande-Bretagne celle, non moins poussée, de l’ère victorienne. <em>Patience</em> en constitue un exemple éloquent, dont l’énorme succès1 fut seulement surpassé par le nombre des représentations du <em>Mikado</em>.</p>
<p> </p>
<p>C’est que l’œuvre atteint à l’universalité, au même titre que <em>Les Précieuses ridicules</em> et <em>Les Femmes savantes</em> : tout un groupe de jeunes femmes s’entiche du poète sensuel Bunthorne, puis du poète idyllique Grosvenor, obligeant les dragons du régiment local à faire des vers et prendre des poses pour reconquérir leurs belles. Patience, une jeune laitière, tout à fait hermétique aux choses de l’art, va elle aussi de l’un à l’autre sans toujours maîtriser les implications et les conséquences de ses choix. Cette charmante comédie est en fait une satire du préraphaélisme anglais des années 1860-1880 qui touchait aussi bien la littérature, les beaux-arts que les arts appliqués. Et les spectateurs s’amusaient beaucoup à retrouver la caricature scénique de leurs contemporains, dont Tennyson, Oscar Wilde ou Rossetti. </p>
<p> </p>
<p>Aucun choix ne pouvait être plus judicieux pour accompagner l’exposition du musée d’Orsay « Une ballade d’amour et de mort », dans le cadre du cycle de musique anglaise présenté à cette occasion. Musicalement parlant, l’œuvre n’est guère nouvelle, et doit certaines redites à la rapidité de l’écriture. On pense sans arrêt aux <em>Pirates de Penzance</em> créée deux ans avant, tant par les types de certains personnages (les filles du général Stanley, Ruth et les policemen semblent tout juste transposés) que par les lignes mélodiques souvent très proches. Mais ne boudons pas notre plaisir, car le résultat est un feu d’artifice de drôlerie musicale et parlée.</p>
<p> </p>
<p>Le <strong>Royal College of Music de Londres</strong>, prestigieuse école fondée en 1882 d’où sont sortis entre autres Joan Sutherland, Thomas Allen, Gerald Finley ou Rosemary Joshua, nous propose donc de voir et d’entendre les grands chanteurs de demain qui y préparent leur carrière internationale. Avec des moyens bien sûr très divers, tous sont éblouissants de musicalité, de naturel et de drôlerie : mais il faut dire que Gilbert et Sullivan font partie du patrimoine culturel anglais et qu’ils sont donc tous tombés dans cette potion magique dès leur plus jeune âge. <strong>Susanna Hurrell</strong> chante une délicieuse Patience, entre Mary Poppins et la Maria de <em>La Mélodie du Bonheur</em> (on ne dira jamais assez ce que l’opérette anglo-saxonne du XXe siècle doit à Gilbert et Sullivan). <strong>Rosie Aldridge</strong> est digne d’Alice Barnett, la créatrice du rôle de Lady Jane, et prête à aborder tous les personnages de son emploi, de Dame Marthe à Mrs Quickly. <strong>Edward Hughes</strong> (Duke of Dunstable) est d’une grande drôlerie, proche du slapstick américain, et ses compères militaires <strong>Edward Grint</strong> (Colonel Calverley) et <strong>David Hansford</strong> (Major Murgatroyd) également parfaits. <strong>Emilie Alford </strong>(Lady Angela),<strong> Annie Fredriksson </strong>(Lady Saphir) et <strong>Annabel Mountford</strong> (Lady Ella) forment un délicieux groupe vocal, et <strong>Christopher Jacklin </strong>(Archibald Grosvenor) et<strong> David Milner-Pearce </strong>(Reginald Bunthorne) composent deux personnages soignés jusque dans les moindres détails, et vocalement parfaits, comme d’ailleurs tout le reste de la troupe.</p>
<p> </p>
<p><strong>Donald Maxwell</strong> (l’Alfred Doolittle du Châtelet) a concocté une mise en scène simple et efficace, très respectueuse de la personnalité de chaque interprète. Les jolis costumes de <strong>Nicola Fitchett </strong>semblent tout droit sortis de tableaux préraphaélites (dont les chanteuses copient les poses apprêtées), et la scénographie d’<strong>Ann Somerville</strong>, tout comme les éclairages de <strong>Paul Tucker</strong>, sont parfaitement adaptés à l’espace scénique de l’auditorium. <strong>Michael Rosewell</strong> dirige avec fougue et précision, bien dans la tradition, un groupe de dix jeunes musiciens absolument parfaits.</p>
<p> </p>
<p>Courez donc voir ce délicieux bijou de dérision, défendu avec brio par une troupe de jeunes chanteurs talentueux dans une production qui n’engendre pas la mélancolie ! Et inutile de prétexter que l’anglais vous est hermétique : le surtitrage, parfait, permet de ne pas perdre une miette du texte.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p> </p>
<p><strong> </strong></p>
<p>1 578 représentations consécutives pendant les seules années 1881-1882). Quelques mois après la première à l’Opéra Comique de Londres, <em>Patience</em> fut transférée dans la toute nouvelle salle du Savoy Theater, le fief pour des décennies de la compagnie D’Oyly Carte.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-regal-so-british/">SULLIVAN, Patience — Paris (Musée d&#039;Orsay)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
