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	<title>Pietro il Grande kzar delle Russie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<title>Pietro il Grande kzar delle Russie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Pietro il Grande</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 05:20:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est à une jolie redécouverte que nous invite le label Dynamic avec ce DVD tiré d’une production récente du festival Donizetti de Bergame. Redécouverte, mais pas résurrection pour autant, car cette œuvre écrite par un Donizetti de 26 ans a déjà fait l’objet d’une captation publique audio il y a une quinzaine d’années, mais aussi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à une jolie redécouverte que nous invite le label Dynamic avec ce DVD tiré d’une production récente du festival Donizetti de Bergame. Redécouverte, mais pas résurrection pour autant, car cette œuvre écrite par un Donizetti de 26 ans a déjà fait l’objet d’une captation publique audio il y a une quinzaine d’années, mais aussi d’un enregistrement studio pour l’indispensable maison Opera rara, voici presque 35 ans. Ce <em>melodramma burlesco</em>, ici présenté dans l’édition critique de la musicologue Maria Chiara Bertieri, n’en est pas moins l’une des partitions les moins connues du prolifique compositeur bergamasque. Elle n’est au demeurant pas la moins habile, dans une manière qui reste fortement marquée par celle de Rossini, alors très en vogue partout en Europe. Les situations, les personnages, les traits comiques, tout y fonctionne avec, déjà, beaucoup de métier.</p>
<p>Outre le style musical, Donizetti épouse également une autre mode, celle du récit souvent idéalisé voire fantasmé de la vie de Pierre le Grand, bâtisseur d’une nouvelle capitale à son nom, souverain puissant et autoritaire mais ouvert aux Lumières naissantes, aux arts et à la science, simple, fort et généreux. Grétry en avait déjà fait un opéra comique, <em>Pierre le Grand</em>, en 1790 ; Lortzing idéalisera en 1837 un jeune souverain qui ne rechigne pas incognito à manier lui-même les outils du charpentier dans <em>Zar und Zimmermann</em>. </p>
<p>Entre les deux, Donizetti choisit d’abord un titre qui ne fait pas de Pierre le héros de son opéra : <em>Il falegname di Livonia </em> (<em>Le charpentier de Livonie</em>), qui évoque non pas le hobby du jeune tsar façonné par la légende, mais bien le ténor héros de la partition, Carlo. Or, ce titre était déjà pris pour un autre opéra de Giovanni Pacini, avec un argument similaire signé Felice Romani. Donizetti et son librettiste Aldobrandini changent donc leur titre pour celui, plus solennel, de « <em>Pietro il Grande, ksar delle Russie </em>», ainsi créé le 12 avril 1819 à la Scala de Milan avec un certain succès.</p>
<p>On y raconte l’histoire d’un charpentier assez querelleur, Carlo. Il aime Annetta, la fille du redoutable chef militaire Mazeppa, allié aux Suédois de Charles XII et que le tsar Pierre a défait à Poltava. La jeune femme est également convoitée par d’autres, ce qui crée autant d’occasions de bien énerver le jaloux Carlo, qui n’a pourtant rien à craindre tant Annetta l’a choisi lui. Veille sur eux la tenancière de l’auberge, Madame Fritz, qui tient à distance les importuns. Arrive alors en grand équipage un convoi censé préfigurer celui qui ramène le tsar Pierre et la tsarine Catherine à Saint-Pétersbourg, qui passe par la Livonie. Ceux-ci se trouvent dans ce premier convoi incognito, sous le nom de prince et princesse Menzikov. Pierre /Menzikov veut aider sa femme à retrouver son frère, dont elle a été séparée enfant, et il a des raisons de penser que Carlo ferait bien l’affaire. Il interroge Madame Fritz, mais fait chou blanc. Le tsar incognito emploie donc la manière forte pour mieux faire parler Carlo. Il se fait aider en cela par le magistrat local, le Sieur Cuccupis, dont le courage et le constance ne sont pas les vertus premières. On enferme donc Carlo et, pour tenter de le sauver, Madame Fritz produit devant tous une vieille lettre laissée à la naissance de Carlo par son père et révélant que ce dernier est le fils de Scavronski, noble livonien mort au service des Suédois. La lettre révèle aussi qu’il avait une sœur, disparue lors du sac de Magdebourg. Lorsqu’elle entend cela, la tsarine/princesse Menzikov Catherine, elle-même née en Livonie, devient aussi pâle qu’une bouteille de lait. Le second acte s’ouvre sur la tentative très sensuelle de Madame Fritz d’intercéder auprès du juge pour faire libérer Carlo. Le juge finit par céder en échange de quelques faveurs. Mais le tsar, convaincu d’avoir retrouvé son beau-frère disparu, le fait libérer lui-même. Tout heureux, Carlo présente au faux prince son Annetta, précisant qu’il faut bien prendre garde à ne jamais la présenter au tsar car elle est la fille du félon Mazeppa. À cette révélation, Pierre éclate de colère. Mais, apprenant que le brigand est mort, il révèle son identité et pardonne à la jeune femme et à tous. Catherine retrouve son frère, Carlo peut épouser Annetta (personne d’autre n’ose d’ailleurs plus la convoiter) et le tsar congédie l’incompétent juge Cuccupis.</p>
<p>Pour illustrer ce récit, sur la scène étroite du petit Teatro Sociale de Bergame, les metteurs en scène et décorateurs venus de leur Ondadurto Teatro de Rome, <strong>Marco Paciotti</strong> et <strong>Lorenzo Pasquali</strong>, de même que les costumes assez délirants de <strong>Karma B. Project</strong>, ne lésinent pas sur les couleurs et le burlesque. C’est comme si Mirò et Mondrian, déguisés en personnages de Star Trek, s’étaient invités au Cirque du soleil. Cette vivacité visuelle fonctionne parfaitement avec celle de la musique, emmenée avec une énergie bienvenue et communicative par l’orchestre <strong>Gli Originali</strong> et leur chef <strong>Rinaldo Alessandrini</strong>. Si l’on peut regretter que la prise de son mette surtout en avant percussions et vents au détriment des cordes et que la petite harmonie soit parfois un peu rustique, on se laisse emporter par ce flot sans temps mort qui est pour beaucoup dans la réussite globale de la production.</p>
<p>Celle-ci réunit par ailleurs un plateau de bon niveau, qui sert efficacement la partition, avec deux mentions spéciales : la Madame Fritz très en voix et parfaitement incarnée de la mezzo-soprano <strong>Paola Gardina</strong>, très convaincante dans ce rôle assez lourd (elle est presque omniprésente) et le juge cocasse et parfaitement en ligne avec son profil buffo/buffone de l’excellent baryton <strong>Marco Filippo Romano</strong>. <strong>Roberto de Candia</strong>, baryton encore plus sonore, bénéficie d’une vraie autorité sur scène et n’a pas de mal à incarner le rôle titre ; bien que sa voix bouge quelque peu. <strong>Nina Solodovnikova</strong> a une bien jolie voix de soprano, pleine de fraîcheur, mais reste un peu en retrait – tout comme son personnage – alors que le Carlo de <strong>Francisco Brito</strong> donne à entendre une voix de ténor léger taillée pour ce type de répertoire et bien posée. Enfin, la Catherine de <strong>Loriana Castellano</strong> se tire de ses rares interventions – un véritable air tout au plus – avec les honneurs, de même que les autres <em>comprimari</em>.</p>
<p>L’ensemble fonctionne bien à l’image et on prend grand plaisir à découvrir cet opéra un peu oublié dont Donizetti se souviendra pourtant lorsqu’il composera son autrement plus célèbre <em>Elixir d’amour</em>. Il y reprendra en effet à la fin du 1<sup>er</sup> acte de ce dernier le motif orchestral très reconnaissable du chœur qui précède l’air d’entrée du magistrat Cuccupis. Chœur exclusivement masculin par ailleurs tout à fait en place ici. </p>
<p>Une édition en DVD fort réjouissante et tout à fait bienvenue !</p>
<p> </p>
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		<title>DONIZETTI, Pietro il Grande kzar delle Russie — Bergame</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pietro-il-grande-bergame-un-projet-ambitieux-mene-a-bien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2019 23:25:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa mission de récupération de l’œuvre de Donizetti, l’édition 2019 du festival que Bergame dédie au compositeur présente un titre disparu des affiches moins de dix ans après sa création à Venise en 1819. On ne l’avait réentendu qu’en 2003 à Saint-Pétersbourg, à l’occasion du troisième centenaire de la fondation de la ville, et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans sa mission de récupération de l’œuvre de Donizetti, l’édition 2019 du festival que Bergame dédie au compositeur présente un titre disparu des affiches moins de dix ans après sa création à Venise en 1819. On ne l’avait réentendu qu’en 2003 à Saint-Pétersbourg, à l’occasion du troisième centenaire de la fondation de la ville, et à Martina Franca en 2004 où les représentations était déjà basées sur l’édition critique signée par Maria Chiara Berti. Intitulée <em>Pietro il Grande kzar delle Russie </em>l’œuvre dérive d’une comédie d’Alexandre Duval intitulée <em>Le menuisier de Livonie ou les Illustres Voyageurs </em>traduite en Italie en 1816. La pièce, qui raconte une anecdote de la vie du souverain russe, séduit Pacini ; en 1819 il met en musique le livret qu’en a tiré le déjà chevronné Felice Romani, alors sous contrat avec La Scala, où l’opéra <em>Il falegname di Livonia</em> est créé en avril 1819.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="212" src="/sites/default/files/styles/large/public/aosvsgwa.jpeg_finale_pietro.jpg?itok=gh85k7hi" title="Le tableau final © rota" width="468" /><br />
	Le tableau final © rota</p>
<p>Au même moment Rossini, qui triomphe dans toute la péninsule, est à Venise pour <em>Edoardo e Cristina</em>, dont le texte a pour auteur de moitié son ami le marquis Gherardo Bevilacqua Aldobrandini, son intime depuis <em>Ciro in Babilonia</em>. Aristocrate touche-à-tout, peintre, décorateur et librettiste, on ignorera peut-être toujours comment il a accepté de remanier en faveur de Donizetti le livret de Romani – avec un titre différent – mais on imagine l’importance de cette collaboration pour le compositeur bergamasque encore débutant. Est-ce cette proximité avec un familier de Rossini, dont les œuvres constituent alors des modèles ayant produit des succès, qui va influencer l’écriture de Donizetti ? A l’audition, la partition donne souvent le vertige, tant elle semble être un « à la manière de », usant des formes, des procédés et jusqu’à des échos, du <em>Barbiere </em>et de <em>Cenerentola</em>, qui sont des révérences sinon des citations. Au moins Donizetti peut-il prouver qu’il a intégré les leçons du Père Mattei, qui avait eu aussi Rossini comme élève. Alors, imitation servile ? Beaucoup plus probablement le désir si vif d’assimiler les secrets de la réussite à l’opéra qu’il confine à la phagocytose.</p>
<p>Cette imprégnation, on la ressent encore davantage ce soir à Bergame qu’à l’écoute de l’enregistrement des représentations de Martina Franca. L’orchestre y est probablement pour quelque chose, cet ensemble de quarante musiciens dénommé <strong>Gli Originali</strong> parce qu’ils jouent sur des instruments contemporains du compositeur. Fruit d’une décision commune du directeur musical, Riccardo Frizza et du comité scientifique de la Fondation, la création de cet ensemble ne relève pas, pour <strong>Rinaldo Alessandrini, </strong>qui dirige les représentations, d’une recherche archéologique mais de l’intention de redécouvrir le son qu’entendaient Donizetti et ses contemporains, avec comme première conséquence un diapason abaissé notablement, ce qui a une incidence directe sur l’exercice vocal. En spécialiste de musique ancienne le chef dirige avec une précision minutieuse qui détaille les plus subtiles inflexions et se révèle infaillible dans la conduite des tempi, les gradations sonores et la pertinence des accents comme dans le soutien aux chanteurs. La jubilation commence avec l’ouverture et ne faiblira pas.</p>
<p>L’intrigue repose donc sur un voyage que Pierre le Grand effectue incognito en compagnie de son épouse pour essayer de retrouver Carlo, le frère dont celle-ci a été jadis séparée. C’est chose faite à la fin du premier acte, quand l’identité du menuisier mauvaise tête est dévoilée et l’on pourrait se dire que le deuxième est superflu. Ici intervient l’invention de Bevilacqua Aldobrandini. Puisque la quête est terminée, le couple impérial et le frère retrouvé, avec sa fiancée Annetta, peuvent partir pour Saint-Pétersbourg. C’est alors le deuxième coup de théâtre : Annetta refuse car elle est la fille d’un proscrit poursuivi pour trahison par la justice impériale. Cet aveu déchaîne le courroux de Pierre, qui ne se calme qu’en apprenant que son ennemi est mort. Dès lors il s’improvise protecteur de la jeune fille et la famille s’apprête à quitter le village où la quête initiale avait fait halte. Mais l’incognito du tsar est éventé et le magistrat local qui se lance dans un éloge hyperbolique espère partir à la cour pour l’avancement prestigieux découlant de ses mérites. Mais Pierre, qui a pu connaître son indignité professionnelle, le destitue et lui inflige une lourde amende, dans l’allégresse générale.</p>
<p>Un autre apport du librettiste est l’importance donnée au personnage de l’aubergiste Madama Fritz chez laquelle réside le menuisier. Sa bienveillance à l’égard de ce jeune homme qui s’emporte facilement peut sembler une indulgence maternelle, mais elle n’exclut pas un parti pris amoureux. Toutefois elle a une noblesse de comportement qui préserve des bassesses éventuelles sa relation avec sa « rivale » Annetta. La comédie qu’elle joue au magistrat pour obtenir qu’il libère le menuisier emprisonné la montre flatteuse, tentatrice, insinuante, masquant mal une impatience anxieuse qui se résout en insolence narquoise à la nouvelle que l’autorité du juge a été court-circuitée. Plus tard son adieu à Carlo est à la fois un sommet d’émotion et une carte de visite pour prima donna tant il est exigeant sur le plan technique et grisant dans sa forme de rondo, à condition évidemment d’être exécuté par une virtuose à la hauteur. <strong>Paola Gardina </strong>possède tous les requis nécessaires et fait ainsi briller merveilleusement toutes les facettes du prisme expressif.</p>
<p>C’est du reste un des plaisirs de cette exécution que la qualité vocale des interprètes, à commencer par la cohésion des choeurs, qu&rsquo;on pourrait souhaiter dans leur première intervention mieux différenciés mais la ligne esthétique du spectacle n&rsquo;y était probablement pas favorable. Certains solistes sont réduits à la portion congrue, comme <strong>Loriana Castellano</strong> car le personnage de Caterina, la sœur en quête du frère perdu, n’a qu’un air véritable, mais elle en tire le meilleur parti pour faire passer le message réconfortant qui reflète la paix qu’elle a retrouvée. L’usurier et l’officier sont encore moins bien lotis puisque <strong>Tommaso Barea </strong>et <strong>Marcello Nardis</strong> n’ont que des récitatifs, mais ils campent les silhouettes avec netteté, aidés par des costumes qui font du premier un être inquiétant, pas loin du vampire et du second un automate aux couleurs de dessin animé. Est-ce un choix pour exprimer la contrainte dans laquelle vit Annetta, du fait du secret qu’elle cache sous une apparente exubérance, la voix de <strong>Nina Solodovnikova</strong> semble d’abord affectée d’une raideur dont elle ne se départira qu’à la fin de son rôle. Le magistrat odieux, bouffi de prétention, méprisant, vénal, lâche et concupiscent, qui abuse de ses prérogatives mais cède très vite au plus fort offre à <strong>Marco Filippo Romano </strong>l’occasion de déployer toute l’étendue de son talent scénique et vocal, dans un jeu où mimiques et attitudes soutiennent la solidité du métier vocal que quelques menues erreurs ne peuvent entacher. L’autre rôle de baryton, celui du tsar, est tenu par <strong>Roberto de Candia</strong> avec le mélange de gravité et de simplicité requis par le personnage et les circonstances. Si l’incognito est un choix de discrétion pour cette quête familiale, on ne se refait pas et l’autocrate est toujours prêt à se faire entendre. Le duo en forme de défi où il se moque du magistrat et la scène de colère sont caractérisés très justement.</p>
<p>Le plus brillant des rôles masculins est évidemment réservé au ténor, le menuisier qui tient tête à tout le monde, à ses risques et péril. Il y faut de l’élan, de l’éclat, mais aussi de la souplesse et du moelleux pour les attendrissements. <strong>Francisco Brito</strong>, déjà remarqué à Bad Wildbad, possède tout cela et une belle longueur de souffle. Le jeu de l’acteur est convaincant, dans un mélange de rudesse et de décontraction, jusqu’aux regards curieux qu’il jette sur son reflet, éveillant l’idée d’une satisfaction narcissique du personnage après sa métamorphose vestimentaire.</p>
<p>Justement, cette métamorphose, elle ne nous a pas sauté aux yeux. Les costumes sont dès le début si colorés que peut-être les yeux se fatiguent et n’enregistrent plus exactement ce qui est montré. Conçus par <strong>K.B.Project </strong>ils s’insèrent dans le programme de mise en scène et les décors imaginés et réalisés par <strong>Ondadurto Teatro – Marco Paciotti e Lorenzo Pasquali </strong>en référence directe aux avant-gardistes russes du début du vingtième siècle. Formes géométriques, cercles, carrés, lignes et angles droits, surfaces vernies, gamme limitée de couleurs vives, voire brutales, projections d’images en mode kaléidoscopique qui créent et décomposent dans une succession incessante une animation spatiale et temporelle au rythme calqué sur les tempi, cette profusion a fait éprouver à certains spectateurs, selon des commentaires saisis à l’entracte, une forme de malaise. Nous avons été épargné et, sans adhérer entièrement au procédé, nous reconnaissons volontiers qu’il ne nuit aucunement à l’œuvre et que l’avoir conduit au bout sans défaillance notable constitue une performance remarquable. Dans un genre différent, celle des machinistes qui tout au long du spectacle manœuvrent les plates-formes destinées à représenter les divers lieux de l’action mérite aussi d’être située et saluée. Ces actions complémentaires parfaitement menées à bien attestent de la cohérence et de la maîtrise dans la conduite de ce projet complexe. A la mesure de celui de Donizetti !</p>
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