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	<title>Pygmalion - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pygmalion - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>RAMEAU, Pygmalion &#8211; ISO, Zémide</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rameau-pygmalion-iso-zemide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Rouvière]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2025 14:07:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’acte de ballet Pygmalion (1748) a toujours compté parmi les partitions les plus populaires de Rameau, alors même que ce compositeur n’encombrait pas les discothèques : Carlos Saura n’en a-t-il pas, dès 1977, utilisé l’air d’entrée pour suggérer le trouble incestueux, dans son film à succès Elisa, vida mia ? Le rôle du sculpteur tellement épris de sa création qu’il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div>
<p>L’acte de ballet<span class="apple-converted-space"> </span><i>Pygmalion</i><span class="apple-converted-space"> </span>(1748) a toujours compté parmi les partitions les plus populaires de Rameau, alors même que ce compositeur n’encombrait pas les discothèques : Carlos Saura n’en a-t-il pas, dès 1977, utilisé l’air d’entrée pour suggérer le trouble incestueux, dans son film à succès<span class="apple-converted-space"> </span><i>Elisa, vida mia</i> ? Le rôle du sculpteur tellement épris de sa création qu’il lui insuffle la vie, sans être le plus long de ceux confiés par Rameau à une haute-contre, est celui qui met le plus immédiatement en valeur cette voix et il est naturel que<span class="apple-converted-space"> </span><b>Reinoud van Mechelen</b><span class="apple-converted-space"> </span>ait voulu en livrer son interprétation – deux mois seulement après l’enregistrement de l’ensemble Il Caravaggio, chez le même éditeur&#8230;<span class="apple-converted-space"> </span></p>
</div>
<div>
<p>Vocalement, la réussite est totale : poignant dans « Fatal Amour », dont les phrasés langoureux flattent son timbre velouté, son aigu radieux, le ténor flamboie dans l’ariette, abordée avec légèreté jusqu’à un finale plus appuyé, après avoir affiché toute l’étendue de sa tessiture dans le meurtrier « L’Amour triomphe », où il dialogue avec le superbe Chœur de Namur. Ses partenaires sopranos,<span class="apple-converted-space"> </span><b>Gwendoline Blondeel</b><span class="apple-converted-space"> </span>et<span class="apple-converted-space"> </span><b>Virginie Thomas</b>, ne lui cèdent ni en précision, ni en éclat. La seconde trouve des accents d’une grande fraîcheur pour décrire le trop bref éveil de la statue, magnifiquement brossé par un orchestre mystérieux au possible. Plus loin, les deux pantomimes (« niaise et un peu lente »/ « très vive ») démontreront à nouveau la puissance d’évocation de cet ensemble pourtant réduit (une vingtaine de musiciens).<span class="apple-converted-space"> </span></p>
</div>
<div>
<p>La direction nous laisse cependant un peu sur notre faim, comme lors du récent<span class="apple-converted-space"> </span><i>Te Deum</i><span class="apple-converted-space"> </span>de Clérambault : avec ses attaques amorties, ses tempi peu contrastés et, surtout, ses récitatifs trop étales, trop peu dramatiques (on aimerait moins de cordes frottées), elle ne joue pas assez la carte de la théâtralité et manque de vigueur.</p>
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<p>Faute de comparaison, cette approche nous séduit davantage dans le « complément de programme », très généreux : un autre acte de ballet, intégral, dû à l’inconnu Pierre Iso (1715-1794). Composée dès 1745, mais créée, dans l’indifférence, près de quinze ans plus tard, cette<span class="apple-converted-space"> </span><i>Zémide</i>, dont le climat se situe quelque part ente les ramistes<span class="apple-converted-space"> </span><i>Indes galantes</i><span class="apple-converted-space"> </span>et<span class="apple-converted-space"> </span><i>Les Fêtes de Paphos</i><span class="apple-converted-space"> </span>de Mondonville, ne manque pas d’attraits.<span class="apple-converted-space"> </span></p>
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<p>On y voit l’Amour bien décidé à donner une leçon à la froide Zémide, qui se refuse à aimer le tendre Phasis.<span class="apple-converted-space"> </span>Le dieu ailé feint de dormir et d’avoir perdu ses armes au cours d’une scène véritablement ensorcelante, enrobée de magiques flûtes, traitée avec beaucoup de suspense par Mechelen (qui ne chante pas, dans cet ouvrage) et A nocte temporis. La partition réserve par ailleurs des airs délicieux à l’Amour (« Séjour fatal ») et Phasis (« Pardonne, Amour »), excellemment tenus par la piquante Blondeel et le mordant<span class="apple-converted-space"> </span><b>Philippe Estèphe</b>. La voix dure et le chant plein d’emphase d’<b>Ema</b><span class="apple-converted-space"> </span><b>Nikolovska</b><span class="apple-converted-space"> </span>nous séduisent beaucoup moins, mais conviennent sans doute à l’antipathique reine de Scyros. Une belle découverte.</p>
</div>
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		<title>RAMEAU, Pigmalion &#8211; Beaune (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rameau-pigmalion-beaune-festival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Amour ayant exaucé le vœu du sculpteur de donner vie à la statue de Galathée dont il s&rsquo;est épris, l&rsquo;exclamation de l&rsquo;artiste vaut pour ce soir. On n&rsquo;avait plus entendu <em>Pigmalion</em> (orthographe du temps) à Beaune depuis 2010 (dirigé par William Christie). Depuis, sans doute jamais l&rsquo;ouvrage n’a-t-il jamais été autant joué, enregistré, sinon dansé. Outre son intérêt musical et dramatique, le nombre limité de solistes – quatre –, sa brièveté (un acte de ballet) sont autant d’arguments en ces temps de disette. Son couplage s’impose avec une œuvre de même format, ou avec des pages empruntées ailleurs. C’est le cas ce soir, où <strong>Olivier Fortin</strong> a choisi une suite d’<em>Hippolyte et Aricie</em>, première tragédie lyrique du Dijonnais, comme le fondateur des Arts Florissants l’avait fait pour Aix-en-Provence.</p>
<p>Sans nous appesantir sur la confection des suites réalisées à partir des musiques instrumentales des tragédies lyriques (1), disons simplement qu’elles permettent au chef de composer le menu qu’il offre à son auditoire. Sagement, l’ordre retenu ce soir se conforme aux usages.&nbsp; Composé de façon idéalement équilibrée, l’Ensemble Masques, adopte une disposition acoustique et visuelle en parfaite adéquation avec la Basilique où ils jouent. Olivier Fortin dirige de son clavecin (trop discret) face aux musiciens. La sobriété de sa gestique se marie à une rare efficacité : précision des attaques comme des finales, équilibres, contrastes, phrasés, couleurs sont au rendez-vous. Si l’Ouverture est réjouissante, sans plus, les pièces suivantes seront un bonheur constant. La familiarité des interprètes à l’ouvrage (donné à la veille à Ancy-le-Franc), leur engagement complice, les indéniables qualités de chacun, tout concourt à la dynamique souriante, vigoureuse qui réjouit et émeut. A signaler particulièrement l’ensemble exemplaire de la basse (viole de gambe, violoncelle et contrebasse), ronde, au phrasé superbe, à laquelle – heureusement – le basson ne s’associe que rarement (beau jeu de la ritournelle). Le fruité agile des flûtes, traverso et petite flûte, tout séduit. Les qualités de l’ensemble seront pleinement confirmées dans <em>Pigmalion</em>. Le souffle, comme le soin apporté aux détails, le style, l’élégance raffinée comme la vigueur seront l&rsquo;évidence.</p>
<p>On s’interroge sur la présence de deux pupitres (qui disparaîtront) pour les chanteurs, alors qu’ils n’en ont nul besoin. S’il ne va pas jusqu’à y intégrer la danse, en dehors des premiers pas de la Statue s’animant, leur jeu dramatique est bienvenu. Chacun apprécie <strong>Cyril Auvity</strong>, aussi familier de Beaune que de l’emploi, qu’il illustre depuis une vingtaine d’années. Nous ne connaissons que deux ou trois voix en aussi parfaite adéquation avec les exigences du rôle. Les interrogations étaient nombreuses : comment traduirait-il les sentiments du jeune artiste s’éprenant de son œuvre, intimidé par sa création ? La fraîcheur, la légèreté, la couleur de l’émission ne risquaient-elles pas de porter la marque du temps, comme les redoutables vocalises des deux derniers airs ? Dès son air d’entrée « Fatal amour », l’aisance, la belle conduite de la ligne, les aigus clairs, naturels, sans oublier le style et la qualité de la langue nous réjouissent. Les ans n’ont en rien altéré les qualités de notre haute-contre à la française. Si l’émission paraît un peu en retrait dans « L’Amour triomphe », avec le chœur, l’attendu « Règne Amour », avec ses traits redoutables, nous rassure pleinement. L’énergie et la jubilation se conjuguent pour un finale éblouissant. Dans l’ordre d’apparition, Céphise n’a qu’une scène de récit, où ses interrogations empreintes de jalousie (« &#8230; cruel, il est donc vrai&#8230; ») sont soulignées par les violons. <strong>Marie-Frédérique Girod </strong>s’acquitte fort bien de son emploi. La voix est bien projetée, saine. La Statue, confiée à <strong>Hannah Ely</strong>, ramiste accomplie, est une belle découverte. Le médium est solide, les aigus lumineux. La fraîcheur d’émission, le style et la diction n’appellent que des éloges, dès le « Que vois-je ? Où suis-je ? ». A signaler un continuo confié aux seuls violoncelle et clavecin, qui accompagnent les voix avec art. L’Amour n’intervient qu’à la scène 4, et on regrette que son chant se limite à « Du pouvoir de l’Amour », suivi de l’ariette « Jeux et ris ». <strong>Judith Van Wanroij</strong>, que l’on apprécie toujours, s’y montre remarquable, puissante, sûre d’elle-même. Tout juste le bas du registre («&#8230;&nbsp;venez, aimables Grâces&nbsp;») appelait-il davantage de soutien. Une belle leçon de style. Il faut mentionner le chœur, confié ici à trois chanteurs de qualité, auxquels s’ajoutent les solistes.</p>
<p>Le ballet appelle du compositeur le recours à toute la panoplie des danses du temps (3). Ce soir, les nombreuses insertions chorégraphiques sont également bienvenues, si ce n’est qu’elles posent, en version de concert, quelques suspensions qu’une mise en espace, à demi convaincante, ne suffit pas à résoudre, en dehors des deux pantomimes. Mais, même privés de la danse, qui revêt ici une dimension dramatique fondamentale, n’est-ce pas préférable à certaines lectures (4) ? Une soirée réjouissante, musicalement aboutie, assortie de belles découvertes.</p>
<pre>(1) réalisées vers 1755, pour le Comte d’Artois, les pièces ont été rééditées par Julien Dubruque (CMBV).&nbsp;
(2) avec Hervé Niquet, à Nancy, dès 2007.&nbsp;
(3) Le ballet des Grâces qui instruisent la Statue et lui montrent les différents caractères de la Danse. La suite de danses : Gavotte gracieuse, Menuet, Gavotte gaie, Chaconne vive, Loure très grave, Passepied vif, Rigaudon vif, Sarabande, Tambourin. Le Ballet général au son du tambourin et de tous les autres instruments. Rondeau Contredanse gai.&nbsp;
(4) On a en mémoire la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pygmalion-lamour-et-psyche-luxembourg-un-grand-cru-dans-un-gobelet-en-plastique/">production dijonnaise</a> de 2018 dirigée par Emmanuelle Haïm (reprise à Lille puis à Luxembourg), où Reinoud Van Mechelen s’affirmait déjà comme l’héritier de Jélyotte. Hélas, l’oeuvre était défigurée par une mise en scène absconde. On retrouvera demain notre ténor à la française dans <em>Dardanus</em>, puis ensuite en Evangéliste d’une <em>Johannes-Passion</em> qu’il dirigera dimanche.</pre>
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		<title>RAMEAU/BAILLEUX &#8211; Pigmalion</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rameau-bailleux-pigmalion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui est l’artiste et qui est la statue dans ce nouvel enregistrement de Pigmalion ? Nous serions tenté de répondre que c’est Camille Delaforge et son ensemble Il Caravaggio qui édifient ici, dans un tour de force, une sculpture musicale aussi ébouriffante que subtile.  L’agencement de l’enregistrement, en premier lieu, a tout d’une construction finement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span data-contrast="auto">Qui est l’artiste et qui est la statue dans ce nouvel enregistrement de </span><i><span data-contrast="auto">Pigmalion </span></i><span data-contrast="auto">? Nous serions tenté de répondre que c’est </span><b><span data-contrast="auto">Camille Delaforge </span></b><span data-contrast="auto">et son ensemble</span><b><span data-contrast="auto"> Il Caravaggio</span></b><span data-contrast="auto"> qui édifient ici, dans un tour de force, une sculpture musicale aussi ébouriffante que subtile.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">L’agencement de l’enregistrement, en premier lieu, a tout d’une construction finement ciselée. Non content de se voir proposer une nouvelle version de ce qui est considéré comme l’acte de ballet le plus parfait de Rameau, l’auditeur découvre une œuvre inédite du non moins mystérieux Antoine Bailleux. L&rsquo;entreprise a tout de l&rsquo;excavation qui a nécessité pour Camille Delaforge la mise en forme d’une matière longtemps restée inerte. On sait peu de choses d’Antoine Bailleux, né en 1720 et mort aux environs de 1800, dont la postérité a essentiellement retenu ses compositions de musique de chambre, soit quelques cantatilles. </span><i><span data-contrast="auto">Pigmalion </span></i><span data-contrast="auto">est composé aux alentours de 1760 et impose un style clairement italianisant, bien installé en France à la suite de la Querelle des Bouffons. </span></p>
<p><span data-contrast="auto">La cantatille de Bailleux est bien sûr nettement plus brève que l&rsquo;acte de Rameau et ne met pas en scène des personnages, l’histoire du héros étant rapportée par une narratrice. L’approche est plus tragique que chez Rameau, la statue ne prenant pas vie, laissant Pigmalion prisonnier de la perfection inanimée de son art.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> </span><span data-contrast="auto">Si le </span><i><span data-contrast="auto">Pigmalion </span></i><span data-contrast="auto">de Bailleux sonne déjà comme un opéra de Grétry et frappe par sa patine très moderne, la version de Rameau est bien évidemment taillée d’une roche toute différente, développant complexité harmonique et agréments mélodiques.  La clôture de l’enregistrement par un extrait du </span><i><span data-contrast="auto">Mariage forcé</span></i><span data-contrast="auto"> de Lully permet de conclure sur une note </span><i><span data-contrast="auto">piano </span></i><span data-contrast="auto">et un apaisement bienvenu après les ébouriffantes pièces de Rameau et Bailleux.</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">En deuxième lieu, Camille Delaforge s’impose en sculptrice du son aussi parce qu’elle donne à entendre un superbe remodelage de l’œuvre de Rameau. Les enregistrements existants, sans être nombreux, donnent une bonne idée de ce qui était possible de faire de cet acte de ballet. La cheffe donne une véritable leçon de direction musicale : la matière orchestrale est comme pétrie de l’intérieur et la partition semble prendre vie sous nos yeux !</span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> L</span><span data-contrast="auto">a multiplicité de contrastes et de nuances est sidérante et donne à l’auditeur l’impression de ne pas seulement entendre l&rsquo;acte de ballet sous un jour nouveau, mais véritablement d’accéder aux intentions mêmes du compositeur, par une fine restitution de toute l’intelligence de la partition. Le tout est martelé d’un dynamisme toujours élégant et quelques effets laisseront l’auditeur béat : le crescendo magnifique qui précède « D’où naissent ces accords ? » ou encore les effets d’échos de l’Entrée du peuple qui vient admirer la Statue. </span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">En troisième lieu enfin, les performances vocales se coulent naturellement dans l’armature musicale ainsi élaborée. Pouvait-il y avoir un meilleur choix que</span><b><span data-contrast="auto"> Mathias Vidal </span></b><span data-contrast="auto">pour incarner Pigmalion ? Lui qui se distingue, justement, par un travail d’orfèvre du mot, une approche toute en texture de la musicalité, un vibrato particulièrement torsadé ? Sans surprise, sa performance est un triomphe. L’alchimie avec Camille Delaforge est audible et permet à Mathias Vidal de déployer toutes les facettes de son art : pianissimi, vocalises, vibrato ultra maîtrisé – chaque portée est animée par le même souffle de vie. « L’Amour Triomphe » est grandiose, solennel, monumental. Le haute-contre franchit vaillamment les vocalises de « Règne, Amour » qui en ressort somptueux. </span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">Le reste du plateau vocal s’intègre habilement à cet ensemble. </span><b><span data-contrast="auto">Catherine Trottman </span></b><span data-contrast="auto">convainc tant chez Rameau que chez Bailleux. La soprano campe le rôle de l’Amour avec toute la grâce escomptée et relève sans difficulté les défis de l’aria “Amour, quelle cruelle flamme”, tout en légèreté sautillante. </span><b><span data-contrast="auto">Louise Bourgeat </span></b><span data-contrast="auto"> traduit avec talent l’étonnement de la Statue qui prend vie </span><span data-contrast="auto">tandis que </span><b><span data-contrast="auto">Laura Jarrell </span></b><span data-contrast="auto">incarne une Céphise expressive. </span><b><span data-contrast="auto">Apolline Raï-Westphal</span></b><span data-contrast="auto"> envoûte l’auditeur par la finesse de son émission et sa voix cristalline dans l’extrait du </span><i><span data-contrast="auto">Mariage forcé</span></i><span data-contrast="auto"> de Lully. Le </span><b><span data-contrast="auto">Choeur de l’Opéra Royal </span></b><span data-contrast="auto">illustre, enfin, toute sa rigueur, tant au plan de la musicalité que de la diction. </span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> </span></p>
<p><span data-contrast="auto">C’est assurément une nouvelle référence pour </span><i><span data-contrast="auto">Pigmalion </span></i><span data-contrast="auto">de Rameau, qui nous convaincrait presque que la musique se touche autant qu’elle s’entend ! </span><span data-ccp-props="{&quot;134233117&quot;:false,&quot;134233118&quot;:false,&quot;201341983&quot;:0,&quot;335551550&quot;:6,&quot;335551620&quot;:6,&quot;335559685&quot;:0,&quot;335559737&quot;:0,&quot;335559738&quot;:0,&quot;335559739&quot;:160,&quot;335559740&quot;:279}"> </span></p>
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		<title>RAMEAU &#038; ISO, Pygmalion, Zémide &#8211; Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rameau-iso-pygmalion-zemide-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Que d’appas ! Que d’attraits ! » s’extase Pygmalion face à sa statue Galatée. Ce sont là, aussi, les termes qui viennent à l’esprit du spectateur pour qualifier le travail de Reinoud Van Mechelen qui réunit deux très belles pièces en un acte, officiant à la fois en tant que chef et que chanteur. La direction de Reinoud &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Que d’appas ! Que d’attraits ! » s’extase Pygmalion face à sa statue Galatée. Ce sont là, aussi, les termes qui viennent à l’esprit du spectateur pour qualifier le travail de <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> qui réunit deux très belles pièces en un acte, officiant à la fois en tant que chef et que chanteur.</p>
<p>La direction de Reinoud Van Mechelen déploie son propre style, d’emblée, marqué par un équilibre fin entre la majesté solennelle et une dynamique très énergique. L’ensemble <strong>A nocte temporis</strong> ainsi que le <strong>chœur de chambre de Namur</strong> sont en grande forme ce soir, même si l’acoustique du salon Hercule n’est pas des plus appropriées. Ils se plient avec finesse aux nombreuses nuances imprimées par le chef qui anime chaque portée d’une intention théâtrale et d’un effet musical. Il est flagrant que Reinoud Van Mechelen s’épanouit particulièrement dans le rôle de chef, ce qui rejaillit sur la texture du son.</p>
<p>La juxtaposition des deux pièces est très bien pensée. Pour <em>Zémide</em> de Pierre Iso, il s’agit d’une exhumation, à tel point que les talents de <strong>Benoît Dratwicki</strong> ont été sollicités afin de recomposer les quelques portées manquantes. C’est une belle découverte : le registre est clairement pastoral, la partition offre des moments de tension comme des passages plus lyriques, voire, par certains égards, ironiques. Au-delà du livret, les parties pour orchestre justifient à elles seules cette résurrection et rappellent l’injustice de l’Histoire qui a délaissé ce maître baroque de grande qualité.</p>
<p>L’homogénéité musicale entre <em>Pygmalion</em> et <em>Zémide</em> est grande, pour ces pièces créées à 3 ans d’intervalle, en 1745 et 1748, tout comme les parallèles thématiques sont évidents. Axées autour de l’amour, les pièces atteignent les mêmes points d’arrivée à partir de situations initiales inversées : là où Zémide réfute toute perspective de sentiment amoureux, au désespoir de Phasis, Pygmalion, lui, se lamente de n’aimer qu’une statue. L’élément perturbateur, l’irruption de l’Amour, est en même temps le nœud de résolution de l’intrigue : alors que Zémide, par une flèche décochée en plein cœur, tombe amoureuse de Phasis, Pygmalion voit, grâce à Vénus, sa statue s’animer sous ses yeux et prête à l’aimer.</p>
<p>Le plateau vocal est d’excellente facture<em>. </em><strong>Ema Nikolovska</strong> crève la scène, tant en Zémide qu’en Céphise. La finesse de l’émission et le volume de la voix coexistent de manière étonnante grâce à un jeu théâtral poussé, qui crée d’emblée l’émotion pour le spectateur. On imagine l’exceptionnelle Cybèle (<em>Atys</em>) ou Médée (<em>Thésée</em>) qu’elle doit être ! <strong>Philippe Estèphe</strong> campe un Phasis très convaincant, proposant une voix sombre qui s’éclaircit progressivement au cours de la pièce. La statue de <strong>Virginie Thomas</strong> est tout ce qu&rsquo;il faut d&rsquo;irréelle, prolongeant les notes comme escompté pour mimer sa sidération d&rsquo;être en vie.</p>
<p>Le fil de rouge de la soirée n’est autre que <strong>Gwendoline Blondeel</strong> qui incarne l’Amour dans les deux pièces, avec le même talent, comme à l’accoutumée. Si la voix est aussi cristalline que puissante, c’est son intelligence du texte, sa diction et son travail du mot qui lui permettent d’offrir une superbe performance. Reinoud Van Mechelen excelle en Pygmalion. On remarque un attachement important aux contrastes, avec de nombreux et bienvenus <em>piani</em> disséminés ici et là. Les vocalises sont impeccablement exécutées, même si l’on aurait parfois préféré une voix de poitrine plutôt que de tête pour certains aigus, afin de donner plus de force et d’ampleur à l’ensemble. Tant « L’amour triomphe » que « Règne, amour » sont une réussite où tous les paramètres, vocaux, orchestraux et théâtraux, trouvent leur place. L’ensemble est chaleureusement applaudi et à raison !</p>
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		<title>Pygmalion / Zémide &#8211; Namur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pygmalion-zemide-namur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les soirées composées de plusieurs œuvres courtes, éventuellement de compositeurs différents, réunies en un seul spectacle étaient pratique courante au milieu du XVIIIe siècle à l’Académie Royale de Musique, l’ancêtre de l’Opéra de Paris. C’est dans l’esprit de cette tradition que le Centre de musique Baroque de Versailles associé pour l’occasion au Centre d’Art Vocal &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les soirées composées de plusieurs œuvres courtes, éventuellement de compositeurs différents, réunies en un seul spectacle étaient pratique courante au milieu du XVIIIe siècle à l’Académie Royale de Musique, l’ancêtre de l’Opéra de Paris. C’est dans l’esprit de cette tradition que le Centre de musique Baroque de Versailles associé pour l’occasion au Centre d’Art Vocal et de Musique Ancienne de Namur (CAV&amp;MA pour les intimes) proposait d’associer le très célèbre <em>Pygmalion</em> de Jean-Philippe Rameau à une œuvre totalement inconnue d’un compositeur très obscur, la <em>Zémide</em> de Pierre Iso. De ce compositeur des lumières, on sait très peu de choses. Ses dates de naissance et de mort sont incertaines, on penche pour 1715 &#8211; 1794. Il s’installa à Paris dès 1742 – auparavant il exerçait à Moulins dans l’Allier –&nbsp;où il se fait d’abord connaitre pour sa musique religieuse, dont un Benedic anima mea exécuté à la chapelle de Versailles en 1753. On connaît de lui deux œuvres qui furent présentées ensemble à l’Académie Royale de Musique, <em>Zémide</em> et <em>Phaétuse</em>. On sait aussi qu’il prit part à la Querelle des Bouffons contre Rousseau et qu’il fut de toute l’histoire de la musique le premier compositeur à intenter un procès pour plagiat, dont l’issue lui fut défavorable.</p>
<p>Bien que l’œuvre bénéficiât lors de sa création d’une distribution de grande qualité, elle fut un échec. Ceci explique peut-être qu’on perde ensuite quasiment toute trace du compositeur.</p>
<p><em>Zémide</em> se présente comme un opéra en un acte dont le livret met en scène la princesse Zémide qui se protège de l’amour au nom de la liberté. Profitant d’un moment de faiblesse, Amour lui décoche sa dernière flèche et la princesse tombe immédiatement sous le charme de son prétendant Phasis. Rien de très original dans cette bleuette, mais le prétexte à une bien belle musique, le plus souvent à caractère pastoral, guère éloignée dans ses meilleurs aspects de celle Mondonville ou de Rameau lui-même. Les points culminants de l’œuvre sont les deux duos qui réunissent d’abord Amour et Zémide, et ensuite Zémide et Phasis. La partition comprend aussi de nombreuses pages instrumentales, visiblement destinées au ballet mais un peu fades en l’absence de tout danseur.</p>
<p>Présentée hier en lever de rideau, cette Zémide fit pourtant très bonne impression. <strong>Ema Nikolovska</strong> dans le rôle-titre confère au personnage de la princesses une belle assurance non dénuée d’humour. Pour lui donner la réplique, <strong>Gwendoline Blondeel</strong> (Amour) fait preuve elle aussi de bien des qualités&nbsp;: la voix est très libre avec une belle agilité dans l’aigu, la diction parfaitement claire, et cette excellente musicienne déploie une large palette de couleurs expressives, tout ce qu’il faut pour séduire. <strong>Philippe Estèphe</strong> (Phasis) légèrement dominé par ses deux partenaires et peu libéré de sa partition, n’en livre pas moins une prestation soignée avec une belle expressivité dans la voix. Le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>, mais aussi l’ensemble <strong>A Nocte Temporis, </strong>placés tous deux sous la direction de <strong>Reinoud Van Mechelen</strong>, apportent un grand soin à l’exécution de cette partition complètement inconnue en ménageant aux chanteurs l’espace nécessaire à l’épanouissement de la ligne vocale et en relançant constamment la dynamique musicale.</p>
<p>Mais la pièce de résistance de la soirée fut sans conteste le <em>Pygmalion</em> chanté et dirigé après la pause par Van Mechelen. Il est un familier du rôle, dans lequel nous l’avions déjà entendu il y a cinq ans avec le Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm. Depuis lors, la voix a encore progressé en volume, en précision, et le musicien, un des meilleurs de la scène européenne pour ce répertoire, a encore renforcé l’intensité de son interprétation, son sens dramatique et l’attention qu’il porte à chaque mot en lui conférant son juste poids dramatique. Cette magnifique prestation culmine dans l’air « L’Amour triomphe » à l’écriture redoutablement virtuose ; le chanteur, qui domine parfaitement sa technique, allège sa voix et se joue des difficultés de la partition sans rien perdre du sens théâtral ni de la ligne musicale. Pour lui donner la réplique, <strong>Virginie Thomas</strong>, issue du chœur, incarnait la statue, Gwendoline Blondeel conservait le rôle de l’Amour – il lui va fort bien – et Ema Nikolovska endossait celui de Céphise, ajoutant la jalousie à son catalogue des sentiments, déjà bien fourni.</p>
<p>Alternant le chant et la direction sans que l’un eut à souffrir de l’autre, ménageant ses effets dramatiques par des contrastes de tempo, jouant délicieusement avec les silences, Reinoud Van Mechelen signait ici une très belle réussite, montrant à tous, si besoin était, quel musicien complet il est devenu après une quinzaine d’années de carrière.</p>
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		<title>Pygmalion&#124;L&#039;Amour et Psyché — Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pygmalion-lille-plus-il-y-a-de-direct-moins-cest-direct/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jan 2019 18:52:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux fois Pygmalion de Rameau à quelques mois d’intervalles, et deux visions aussi diamétralement opposées que possible. A Versailles, du néo-classique sans grande imagination, à Lille (après Dijon la saison dernière), une transposition « résolument moderne », avec cette tarte-à-la-crème de la mise en scène d’aujourd’hui : les vidéos réalisées en direct sur la scène même et projetées &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Deux fois <em>Pygmalion</em> de Rameau à quelques mois d’intervalles, et deux visions aussi diamétralement opposées que possible. <a href="https://www.forumopera.com/acteon-pygmalion-versailles-crime-et-chatoiement">A Versailles</a>, du néo-classique sans grande imagination, à Lille (<a href="https://www.forumopera.com/pygmalion-dijon-labus-de-video-est-dangereux-pour-la-musique">après Dijon la saison dernière</a>), une transposition « résolument moderne », avec cette tarte-à-la-crème de la mise en scène d’aujourd’hui : les vidéos réalisées en direct sur la scène même et projetées sur écran. Sculpteur, Pygmalion ? Vous n’y êtes pas du tout, c’est un vidéaste, qui crée à partir d’images filmées. Soit, mais encore faudrait-il pour qu’il y ait un tant soit peu de magie, que l’image s’anime d’elle-même, indépendamment du vouloir de son créateur. C’est peut-être ce qu’on tente de nous montrer ici, mais la chose n’est pas franchement limpide, après l’Artiste ne semble pas s’intéresser longtemps à ce modèle bien vivant dont on se demande pourquoi il ne l’avait pas encore mis dans son lit jusque-là, puisque rien ne s’y opposait. Ensuite, <strong>Robyn Orlin</strong> donne dans la satire du monde de l’art : l’atelier de Pygmalion accueille une foule de <em>beautiful people</em> branchouilles, clope au bec pour la plupart, qui viennent siroter du champagne en admirant les dernières créations du maître. Entracte. En deuxième partie de soirée, on a eu l’excellente idée de proposer le troisième acte d’une œuvre de Mondonville naguère enregistrée par Christophe Rousset, <em>Les Fêtes de Paphos</em> (1758). A côté de cet « Amour et Psyché » riche en rebondissements, l’acte de Rameau fait figure de bluette naïve, avec son livret un peu pauvre et ses personnages trop peu développés (heureusement que cette misère littéraire n’a jamais empêché le Dijonnais d’écrire de l’excellente musique). Pour Mondonville, la production paraît en revanche franchement à court d’idées. La vidéo est cette fois utilisée pour feindre un tournage, un double tournage avec d’un côté les chanteurs, de l’autre les danseurs, présents depuis le début de la soirée (et un peu envahissants dans <em>Pygmalion</em> hors du long ballet final). La projection des images composées grâce au différentes sources – un danseur-caméraman tourne lui aussi une vidéo supplémentaire mélangée aux deux autres – aboutit à ce paradoxe : du direct, certes, mais qui éloigne totalement des chanteurs puisque l’œil est forcément bien plus attiré par l’immense écran en fond de scène, avec ses compositions souvent kitschouilles à base d’incrustations bizarroïdes. Le rapport direct spectateur-chanteur est perdu, surtout quand les artistes disparaissent en coulisses afin d’occuper la place voulue pour que leur image apparaisse à l’écran.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="246" src="/sites/default/files/styles/large/public/pygmalion-rameau-opera-dijon-choeur-con.jpg?itok=ifP75MB8" title="© Gilles Abegg - Opéra de Dijon" width="468" /><br />
	© Gilles Abegg &#8211; Opéra de Dijon</p>
<p><strong>Emmanuelle Haïm</strong> adhère assez à ces partis-pris pour se plier au jeu : vêtue de rouge comme tous les instrumentistes de son Concert d’Astrée, elle est elle-même filmée, comme tout l’orchestre, et parfois projetée sur un des écrans. Après avoir conféré à Rameau une énergie quasi martiale, qui éloigne un peu <em>Pygmalion </em>de la pastorale, elle trouve en Mondonville une partition à sa mesure, avec force contrastes, scènes infernales et enjeux autrement plus dramatiques.</p>
<p>Hélas, la distribution n’est que partiellement à la hauteur de ces ambitions. Du côté des messieurs, c’est un sans faute. <strong>Reinoud van Mechelen</strong> fait preuve d’une fort belle expressivité dès la première intervention de Pygmalion, et malgré une virtuosité sans faille dans les airs, la solidité de sa voix dans le grave évite de rendre le sculpteur trop éthéré ; sa composition scénique s’avère tout aussi réussie. En deuxième partie, <strong>Victor Sicard</strong> rafle la mise avec une inénarrable furie à la Conchita Wurst, et une incarnation constamment percutante d’un bout à l’autre de sa tessiture. On est hélas nettement moins enthousiasmé par les dames. <strong>Armelle Khourdoïan</strong> est sans doute celle qui s’en tire le mieux : elle confirme son adéquation avec le répertoire baroque, déjà constatée <a href="https://www.forumopera.com/breve/elodie-hache-tragedienne-confirmee">lors de son passage par l’Atelier lyrique de l’Opéra de Paris</a>, avec une belle fermeté d’articulation dans le grave, même si la diction perd de sa netteté dans l’aigu. <strong>Magali Léger</strong> reste l’artiste attachante que l’on a connue, mais la voix s’effiloche et semble perdre de sa matière à mesure que l’on s’élève sur la portée. Grande déception enfin avec <strong>Samantha Louis-Jean</strong>, qui dément l’idée que les Québécois chantent mieux le français que nos compatriotes : on ne comprend pas un mot de son texte, la voix étant tout à fait dépourvue de contours et se bornant à émettre des voyelles un peu floues. Par chance, le chœur du Concert d’Astrée s’en donne à cœur joie dans ses différentes interventions, bien plus nombreuses et gratifiantes chez Mondonville. Le public semble finalement plus sensible au dynamisme des chorégraphies qui concluent « L’Amour et Psyché » et un bis est spontanément offert par l’orchestre pour répondre à l’enthousiasme de la salle.</p>
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		<title>Actéon&#124;Pygmalion — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/acteon-pygmalion-versailles-crime-et-chatoiement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Nov 2018 04:28:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tous les ans, les feuilles jaunissent en automne et l’herbe reverdit au printemps. Tous les ans, l’Opera Atelier Toronto vient présenter à Versailles l’une de ses productions, qui comblent d’aise les amateurs d&#8217;atours chatoyants et de gestuelle pseudo-baroque. Quelques décennies se sont écoulées depuis l’époque où l’on nous présentait le travail de Marshall Pynkoski comme &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tous les ans, les feuilles jaunissent en automne et l’herbe reverdit au printemps. Tous les ans, l’Opera Atelier Toronto vient présenter à Versailles l’une de ses productions, qui comblent d’aise les amateurs d&rsquo;atours chatoyants et de gestuelle pseudo-baroque. Quelques décennies se sont écoulées depuis l’époque où l’on nous présentait le travail de <strong>Marshall Pynkoski</strong> comme une tentative de reconstitution de ce que pouvaient être les spectacles du Grand Siècle, et l’on sait désormais que l’on a affaire à une esthétique certes composite mais finalement personnelle, qui associe des ingrédients fort divers en un tout agréable à défaut d’être toujours très homogène. Du côté des attitudes, un contrapposto systématique, des bras déployés, mais aussi des empoignades plus modernes d’aspect. Du côté des décors, des cadres sortis d’une tapisserie de haute lisse mais entourant des paysages qu’auraient pu brosser un peintre figuratif des années 1940, ou des architectures imaginaires dignes d’une revue habillée par Erté (et cette fois, en toute fin de parcours, un cœur géant et rayonnant, très <em>cartoon</em>). Du côté des costumes, tenue corsaire pour les messieurs, amples jupons froufroutants et bustiers <em>fifties</em> pour les  dames. Tout ça est un peu hétéroclite, mais c’est le style Pynkoski, où intervient parfois une pointe d’humour bon enfant. Et l’on ne saurait évidemment oublier l’indispensable présence du corps de ballet dirigé par <strong>Jeanette Lajeunesse Zingg</strong>, dont la chorégraphie picore également ici et là, d’inspiration globalement baroqueuse, mais qui inclut aussi des sauts et des bonds bien ancrés dans le XX<sup>e</sup> siècle. Cerise sur le gâteau, tout comme on a ajouté à l’ouverture d’<em>Actéon </em>un « Prélude H 514 » pour que la soirée paraisse moins courte, il a été jugé bon de faire précéder <em>Pygmalion </em>d’un préambule (<em>Inception</em> en anglais) durant lequel le violoniste <strong>Edwin Huizinga</strong> interprète une sorte de partita pour violon seul de sa composition, tandis que danse à ses côtés <strong>Tyler Gledhill</strong> déguisé en Cupidon. Qui sait ? Peut-être un jour le tandem Pynkoski-Zingg poussera-t-il l’audace jusqu’à associer une chorégraphie « contemporaine » à la musique des grands anciens.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="273" src="/sites/default/files/styles/large/public/3672-charpentier-acteon-rameau-pygmalio-diaporama_big-2.jpg?itok=um09HPPV" width="468" /><br />
	Finale d&rsquo;<em>Actéon</em> © DR</p>
<p>Justifié dans le programme comme représentatif d’attitudes opposées face à la transgression, tantôt châtiée, tantôt récompensée par les dieux, le rapprochement d’<em>Actéon</em> et de <em>Pygmalion </em>est pour l’Opera Atelier une première. Par-delà les divergences esthétiques et idéologiques, la réunion de ces deux opéras en un acte fonctionne en grande partie parce qu’elle repose sur le chanteur star de la troupe, <strong>Colin Ainsworth</strong>, ténor sonore, au physique juvénile et auquel la tessiture élevée du haute-contre à la française ne semble poser aucun problème. Une fois précisé que sa diction de notre langue est assez irréprochable, on comprend tout le prix de sa double incarnation des deux rôles-titres, et l’on en vient à regretter que Rameau ait laissé tant de place à la danse dans <em>Pygmalion</em>. A l’heure des saluts, une chanteuse paraît tout étonnée de l’accueil qui lui est réservé malgré la brièveté de ses interventions dans les deux œuvres : mais comment résister à l’opulence vocale d’<strong>Allyson McHardy</strong>, dont les nuances ambrées évoquent le souvenir de l’irremplaçable Lorraine Hunt ? On ne s’étonnera pas de redécouvrir qu’elle avait remporté Salle Favart un vif succès dans <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/plus-quune-simple-curiosite"><em>Amadis</em> de Jean-Chrétien Bach en 2012</a>, et l’on peste de ne pas entendre plus souvent en France cette magnifique artiste dont la carrière se déroule surtout outre-Atlantique. Diane d’abord, Amour ensuite, <strong>Mireille Asselin </strong>a déjà participé à plusieurs des productions de l’Opera Atelier Toronto : elle paraît cette fois un peu en-deçà de ses prestations antérieures, avec une justesse un peu aléatoire en fin de phrase. Méforme passagère, espérons-le. Désormais promue à des emplois de premier plan, <strong>Meghan Lindsay </strong>offre des couleurs vocales intéressantes, l’actrice a un certain tempérament, mais son articulation peut encore gagner en clarté. Comme nos amis canadiens se déplacent sans chœur, on salue le retour (dans la salle, pas sur scène) des excellents chanteurs du Chœur Marguerite Louise.</p>
<p>Dans la fosse,<strong> David Fallis </strong>ne réussit pas également les deux parties du spectacle. Sa manière de diriger l’habituel Tafelmusik Baroque Orchestra ne convainc guère dans Charpentier, et <em>Actéon</em> manque de nerfs, de dynamisme dans le phrasé. Il se rattrape avec Rameau, où la musique semble cette fois couler de manière plus naturelle, et où les danses adoptent des carrures plus franches.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pygmalion&#124;L&#039;Amour et Psyché — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pygmalion-dijon-labus-de-video-est-dangereux-pour-la-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 May 2018 06:07:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant Les Boréades, la saison prochaine, patiemment, mais sûrement, l’Opéra de Dijon poursuit la production de l’oeuvre lyrique du plus célèbre de ses enfants. De toute la fin du XVIIIe siècle, Pygmalion fut l’opéra de Rameau le plus joué, après Castor et Pollux. Le mythe d’Ovide est connu : Pygmalion a décidé de renoncer à prendre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/pygmalion-dijon-labus-de-video-est-dangereux-pour-la-musique/"> <span class="screen-reader-text">Pygmalion&#124;L&#039;Amour et Psyché — Dijon</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avant <em>Les Boréades</em>, la saison prochaine, patiemment, mais sûrement, l’Opéra de Dijon poursuit la production de l’oeuvre lyrique du plus célèbre de ses enfants. De toute la fin du XVIIIe siècle, <em>Pygmalion</em> fut l’opéra de Rameau le plus joué, après <em>Castor et Pollux</em>. Le mythe d’Ovide est connu : Pygmalion a décidé de renoncer à prendre femme, ému par l’impiété des filles  de Chypre à l’endroit de Vénus, qui les a changées en pierre. Il a sculpté une statue d’ivoire et la traite comme une personne vivante. Sa demande auprès de Vénus de lui donner une compagne semblable est exaucée. De leur union naquit Paphos, fondateur de la ville de Chypre qui porte son nom, où fut édifié le plus célèbre temple consacré à Vénus. Le rapport est évident avec <em>les Fêtes de Paphos</em>, l’opéra-ballet de Mondonville, dont nous écouterons  ensuite <em>L’Amour et Psyché</em> , la troisième entrée.</p>
<p>Même s’il fut raillé en son temps, le livret de <em>Pygmalion</em> est remarquable, ne serait-ce que par le ballet, aboutissement heureux de l’histoire. Gavottes, menuets, chaconnes, loures, passepieds et rigaudons s’enchaînent, où la Statue assure ses pas avant de danser l’ample sarabande, le tambourin introduisant la liesse finale. L’action illustrée par Mondonville, elle aussi empruntée à Ovide, est de caractère plus dramatique. Vénus est jalouse de la beauté de Psyché. Celle-ci attise la haine de la déesse en déclarant à Tisiphone qu’elle la surpasse dans sa capacité à aimer, elle aime l’Amour. Tisiphone entraîne Psyché dans une tempête, qui la conduit à l’empire des morts, puis lui ôte sa beauté. Cependant, malgré sa laideur, Amour la sauve des enfers (« Vos soupirs, vos plaintes, vos larmes vous donnent un pouvoir plus grand que la beauté »). Attendrie, Vénus supprime le maléfice, rend ses traits à Psyché et lui donne l’immortalité.</p>
<p>Tout semblait réuni pour une production d’exception : une direction musicale d’excellence, des ensembles et des solistes familiers de ce répertoire, une chorégraphe – metteuse en scène renommée. Las, une profonde déception prévaut à la sortie du spectacle.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="310" src="/sites/default/files/styles/large/public/l1050631_pygmalion_c_gilles_abegg_opera_de_dijon.jpg?itok=5JDNwwGP" title="Pygmalion - Opéra de Dijon © Gilles Abegg - Opéra de Dijon" width="468" /><br />
	Pygmalion &#8211; Opéra de Dijon © Gilles Abegg &#8211; Opéra de Dijon</p>
<p><strong>Robyn Orlin</strong><strong> </strong>affirme vouloir « amener le baroque dans le présent », « apporter une forme de diversité culturelle ».  « Un plateau de cinéma » explique-t-elle pour justifier son travail. Confuse, brouillonne, proliférante, gangrénée par une vidéo totalitaire, la mise en scène casse les codes, fourmille d’idées, surabondantes au point que l’on s’égare comme dans une forêt plantée de poteaux indicateurs. Pour littérale qu’elle se veuille dans le second ouvrage (vaisseau, tempête, rocher, enfer, démons…) la mise en scène passe à côté de l’essentiel : la vérité dramatique. Pas un moment on n’y croit, à moins de fermer les yeux et de se concentrer sur la musique. Les décors sont dictés par les besoins de la vidéo  en temps réel (fond de prises de vue, écran géant), tout comme les mouvements. L’émotion est altérée par la débauche permanente d’effets visuels envahissants. On ne peut nier le professionnalisme du vidéaste, <strong>Eric Perroys</strong>, ni ses qualités d’invention, mais l&rsquo;omniprésence des caméras, l’omnipotence des images, difficiles à soutenir, l’éparpillement de l’attention visuelle ont fait un sort à la musique, réduite à la décoration. La danse, vers laquelle convergent les deux ouvrages, est ici exclusivement contemporaine, virtuose et multiculturelle, souvent vulgaire : elle s’accorde mal à cette musique. De lourds contresens déconcertent (trémulation saccadée et enfiévrée sur une musique lente, dans <em>Pygmalion</em>; danse frénétique sur des passages évoquant la plainte, la douleur, dans la scène 7 de <em>L’Amour et Psyché</em>). Les chorégraphies sont monochromes.</p>
<p>La superbe distribution se prête de bonne grâce à une direction d’acteur qui ne favorise guère l’expression dramatique. <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> est un Pygmalion au chant souverain, servi par une diction, une conduite de la ligne et une déclamation exemplaires. Son monologue est prometteur et, jusqu’à « L’Amour triomphe », avec le chœur final, puis le virtuose « Règne, Amour », c’est une grande et belle leçon de chant français. <strong>Magali Léger</strong>, la Statue, puis Psyché, a le charme, la grâce, comme la voix, limpide,  que requièrent les deux rôles. Son air «<em> </em>J’ai perdu mes attraits » (<em>L’Amour et Psyché</em>) est bouleversant  de vérité. <strong>Samantha Louis-Jean</strong>, dont les Dijonnais se souviennent de la performance des <em>Contes d’Hoffman</em>, en décembre dernier,  est Céphise, puis Vénus. Si la puissance d’émission est limitée, la voix est jeune, fraîche, aux aigus aériens.  Familière de la musique baroque, elle en maîtrise tous les ressorts et donne à ses emplois le relief désirable. <strong>Armelle Khourdoïan</strong>, chante l’Amour dans chacun des actes de ballet. Autorité et séduction sont servies par un médium chaleureux, avec une large tessiture et des aigus aisés. On perçoit le tempérament volontaire dont elle colore ses interventions. L’accoutrement ridicule de Tisiphone – qui fait penser à celui de Laurent Naouri incarnant « La Mamma » (Donizetti) – s’oublie vite et n’interdit pas de goûter aux qualités du chant de <strong>Victor Sicard</strong>. La voix est pleine, solide, chaude et parfaitement articulée.  C’est un constant bonheur d’écouter la méchante déesse infernale. Les interventions du chœur sont toujours réjouissantes, particulièrement dans <em>L’Amour et Psyché</em> : sonore, articulé, nuancé, d’une précision millimétrée, il est un des rares protagonistes à permettre d’oublier la pollution visuelle. Le Concert d’Astrée, totalement engagé, donne le meilleur de lui-même. Les flûtes nous ravissent, tout comme les bassons, sans oublier les cordes, d’un ensemble parfait.</p>
<p>La direction enthousiaste et éclairée d’<strong>Emmanuelle Haïm</strong> est puissante, vigoureuse comme caressante, précise, avec une constante attention au chant. La musique de Mondonville, sous sa conduite,  prend une dimension dramatique réjouissante. Le seul enregistrement (Christophe Rousset et une distribution royale) date de vingt ans, n’est-il pas temps de rendre justice à ce chef-d’œuvre, intense, coloré, qui est une des plus belles illustrations de la musique française du Grand Siècle ? La beauté réside dans le travail qu’elle conduit, et malgré les nuisances de l’ambitieuse mise en scène, la force, la séduction de ces musiques, de ces chants demeure intacte, pour peu que l’on ferme un instant les yeux. Une version de concert aurait appelé quatre cœurs.</p>
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		<title>Pygmalion</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pygmalion-si-court-mais-si-bon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Sep 2017 05:07:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un tout petit acte de moins de cinquante minutes, ce qui ne manque pas de poser problème aux directeurs de maison d’opéra qui souhaitent le mettre à l’affiche (il est toujours difficile de trouver le complément de programme idéal). Quatre chanteurs seulement, mais aussi un chœur et, presque inévitablement, un corps de ballet pour occuper &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un tout petit acte de moins de cinquante minutes, ce qui ne manque pas de poser problème aux directeurs de maison d’opéra qui souhaitent le mettre à l’affiche (il est toujours difficile de trouver le complément de programme idéal). Quatre chanteurs seulement, mais aussi un chœur et, presque inévitablement, un corps de ballet pour occuper la scène pendant les très nombreuses danses. <em>Pygmalion</em> est sans doute moins lourd à monter que bien d’autres Rameau mais n’est pas pour autant facile à présenter. Au disque, c’est autre chose, et l’on peut depuis longtemps s’en procurer plusieurs versions. A l’aube des années 1980, Gustav Leonhardt en grava une première intégrale, avec notamment Rachel Yakar en Amour. Nicholas McGegan avait, de son côté, dirigé les forces de l’English Bach Festival, avec Anne-Marie Rodde pour toute présence francophone (version jamais reportée en CD). En 1992, William Christie prendrait le relais, avec ceux qui avaient été les héros d’<em>Atys</em> : Howard Crook et Agnès Mellon. Un peu plus récemment, en 2010, est paru chez Centaur un <em>live</em> new-yorkais où brille Mathias Vidal.</p>
<p>Alors pourquoi un nouveau <em>Pygmalion</em> ? D’abord parce que <strong>Christophe Rousset</strong> est l’un des chefs qui ont le plus à dire dans ce répertoire. Vingt ans après en avoir dirigé l’ouverture pour un disque sorti chez L’Oiseau-Lyre, le chef aixois a pu en ce début d&rsquo;année enregistrer l’œuvre dans son intégralité, durant son séjour au Theater an der Wien pour une série de représentations de <em>The Fairy Queen</em>. Les Talens Lyriques s’ébattent comme chez eux dans la musique de Rameau, à laquelle ils savent conférer vigueur sans brutalité, délicatesse sans amollissement. L’orchestre conserve à chaque instant une distinction qui n’a rien de guindé, et cet art est particulièrement mis en valeur dans la suite des <em>Fêtes de Polymnie</em> incluse en complément de programme (superbe ouverture).</p>
<p>Ensuite, parce qu’il existe désormais des artistes francophones parfaitement capables d’interpréter cette musique sans que le texte soit sacrifié. Dommage seulement que <em>Pygmalion</em> soit aussi bref : au moins y trouve-t-on comme un condensé de ce dont Rameau était capable en matière de dialogue et de déclamation lyrique, avec en prime un air virtuose à la fin de l’œuvre. A peine a-t-on le temps de les voir passer que l’acte est déjà fini. Il faut donc saisir au vol les beautés de cette partition, en sachant qu’en dehors du rôle-titre, les différents personnages n’auront chacun qu’une seule intervention.</p>
<p>Etant prévenus, vous savourerez d’autant plus la trop courte intervention de <strong>Marie-Claude Chappuis</strong>, Céphise véhémente, d’une majesté quasi-racinienne, véritable tragédienne que l’on a hâte de retrouver dans un rôle plus développé. <strong>Eugénie Warnier </strong>est un Amour conquérant. <strong>Céline Scheen </strong>trouve la voix de pierre qui convient aux premiers mots de la Statue, non sans s’humaniser peu à peu. Même le Chœur Arnold Schoenberg n’a que quelques minutes pour se faire entendre, dans un excellent français.</p>
<p>Et puis il y a bien sûr <strong>Cyrille Dubois</strong>, qui se coule à merveille dans un répertoire où on a pourtant assez peu l’occasion de l’entendre sur scène ou au concert, happé qu’il a déjà été par Mozart ou l’opéra-comique du XIX<sup>e</sup> siècle. Son timbre haut placé lui permet d’aborder sans difficulté les rôles de haute-contre à la française, auxquels il donne une fermeté bienvenue, avec une science du phrasé fort appréciable dans les monologues de Pygmalion.</p>
<p>Ces arguments suffiront-ils ? La concurrence ne manque pas d’atouts, puisque William Christie offre comme couplage le rare <em>Nélée et Myrthis</em>, tandis que le label Centaur a choisi la cantate « L’Impatience ». A vous de décider ; si vous n’avez pas encore de <em>Pygmalion</em>, il serait dommage de vous priver de ce Rameau-là.</p>
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		<title>RAMEAU, Pygmalion — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ivresse-de-lopera-ballet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Mar 2011 21:10:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ouvrages lyriques de Rameau rarement joués et interprétés par Les Arts Florissants ? La Salle Pleyel est pleine et le public attend avec gourmandise ce nouveau concert de William Christie, nommé pour l’occasion Intendant royal des plaisirs. Le premier ouvrage est un « Ballet héroïque » où Rameau met en scène le poète grec Anacréon, chantre de l’amour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Deux ouvrages lyriques de Rameau rarement joués et interprétés par Les Arts Florissants ? La Salle Pleyel est pleine et le public attend avec gourmandise ce nouveau concert de William Christie, nommé pour l’occasion Intendant royal des plaisirs. Le premier ouvrage est un « Ballet héroïque » où Rameau met en scène le poète grec Anacréon, chantre de l’amour et autres ivresses, et compose pour lui (il a alors 71 ans !) un hymne lumineux baigné par la chaleur du printemps et de l’été quand s’épanouissent « les vrais plaisirs (qui) ne sont dus qu’à l’ivresse de nos âmes » comme chante le chœur.</p>
<p> </p>
<p>William Christie, avec une verdeur sans cesse retrouvée, lui donne vie de façon impressionnante. Oublions la mythologie et le livret banal pour n’écouter que la musique qui dit et raconte tout. Elle est bien terrienne et a l’odeur des foins fraîchement coupés et de la paille accueillante des granges, quand, sur les nappes des déjeuners champêtres, le vin sèche au soleil. La musique d’<em>Anacréon</em> est, en effet, constamment inspirée des danses populaires et campagnardes de l’époque qui rythment tourments, griseries et passions au son des tambours et des tambourins (le percussionniste <strong>David Joignaux</strong> est un spectacle à lui tout seul). Qui mieux que Christie pour mener ces rondes et ces torpeurs qu’affectionne Rameau, préludes à tous les orages d’été?</p>
<p> </p>
<p>Pour peu on danserait avec les musiciens, manifestement ravis qui, assis ou debout, se surprennent plus d’une fois à trépigner eux-mêmes. Pour remplacer le ballet, <strong>Jean-Yves Ravoux </strong>a réalisé une discrète mise en espace. Pari risqué mais réussi, à base de délicatesse, de simplicité et d’une touchante sensibilité. Le public est aux anges. A part le vétéran <strong>Alain Buet</strong> (Anacréon), les chanteurs solistes sont tous très jeunes. Autour du poète, virevoltent deux sopranos, <strong>Emmanuelle de Negri</strong> (la prêtresse) et la cantatrice franco-marocaine, <strong>Hanna Bayodi-Hirt</strong>, qui rayonne en scène et dont la beauté du timbre fait oublier certaines intonations hasardeuses. Le chœur est toujours aussi remarquable.</p>
<p> </p>
<p>Avec <em>Pygmalion</em>, on change de registre. On y chante toujours l’amour mais, cette fois, le fantasme devient réalité. La musique tient souvent du grand opéra. Le premier air, « Fatal amour », relève plus de la tragédie lyrique que de l’opéra-ballet et l’orchestre y a un rôle essentiel, en constant dialogue avec le chanteur. L’œuvre est quasiment un monologue et, à part quelques courtes interventions solistes ou chorales, le rôle de Pygmalion se taille la part du lion. Il fallait un interprète à la hauteur (c’est le cas de le dire, quant on songe à la tessiture aiguë du rôle !). Le jeune ténor anglais (oh pardon : « Haute-contre à la française », pour parler baroque) <strong>Ed Lyon</strong> est magnifique : une voix légère au timbre chaud et qui porte loin, capable de négocier la redoutable tessiture de Pygmalion avec une aisance confondante, un physique et une présence de jeune premier et surtout une immédiate sympathie. Nous avions déjà remarqué ce musicien et cet acteur hors pair, dans <em>The Fairy queen</em> à l’Opéra Comique en janvier 20101. Sa maîtrise et son engagement forcent l’admiration. Le public en redemande à la fin et Ed Lyon reprend avec le chœur « L’Amour Triomphe », juste après la contredanse enlevée qui conclut l’ouvrage. « L’Amour triomphe, annoncez sa victoire…Il la trouve dans nos plaisirs ». Le public jubile : sur les autels d’Eros et de Bacchus, « Les Arts Flo » ont su délicieusement bousculer la vertu de Melpomène et de Terpsichore (« à la française » évidemment).</p>
<p> </p>
<p><strong>Marcel Quillévéré</strong></p>
<p> </p>
<p>1 <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1457&amp;cntnt01returnid=54">cf. notre compte-rendu</a></p>
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