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	<title>Quattro pezzi sacri - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Quattro pezzi sacri - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Verdi : Quattro Pezzi Sacri</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/verdi-quattro-pezzi-sacri-la-paix-du-nimegois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La paix intérieure, voici ce que Verdi, qui avait bien des choses à reprocher à un Dieu auquel il ne croyait qu’en maugréant, recherche dans ses fascinants Pezzi sacri, lesquels ne constituent pas – bien que ces quatre partitions soient devenues indissociables les unes des autres, même présentées dans un ordre différent de celui de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La paix intérieure, voici ce que Verdi, qui avait bien des choses à reprocher à un Dieu auquel il ne croyait qu’en maugréant, recherche dans ses fascinants <em>Pezzi</em> <em>sacri</em>, lesquels ne constituent pas – bien que ces quatre partitions soient devenues indissociables les unes des autres, même présentées dans un ordre différent de celui de leur composition – un cycle uniforme. Les pièces ont en effet été écrites entre 1888 et 1897, avec chacune sa propre histoire.  Mais elles traduisent néanmoins un même profond intérêt pour l’héritage des grands polyphonistes, en particulier Palestrina, dont la figure tutélaire sur la musique de la péninsule avait toujours accompagné Verdi, et plus encore dans la seconde moitié de sa vie. </p>
<p>Début 1871, un collectif de professeurs du Conservatoire de Naples représentés par l’archiviste de ce dernier et ami de Verdi, Francesco Florimo, offraient au compositeur la direction de leur institution. Verdi, tout en écartant cette hypothèse, avait précisé dans sa réponse comment il concevait l’enseignement de la musique : « S’il en était autrement, vous pouvez imaginer combien je serais fier d’être élevé à ce poste qui fut autrefois occupé par les fondateurs de cette école, A. Scarlatti et ensuite Durante et Leo. J’aurais été honoré de guider les élèves dans les études sérieuses et austères, mais en même temps si claires, de ces premiers Maîtres. J’aurais aimé, pour ainsi dire, avoir un pied dans le passé et l’autre dans le présent et le futur (car la « musique du futur » ne me fait pas peur). J’aurais dit aux jeunes élèves : « Pratiquez la fugue constamment, avec ténacité, jusqu’à la satiété, jusqu’à ce que vos mains deviennent assez sûres et fermes pour plier les notes à votre volonté. (…) Etudiez Palestrina et quelques uns de ses contemporains. (…) J’espère que vous trouverez un homme qui sera, par dessus tout, érudit et sévère dans les études. La licence et les erreurs du contrepoint peuvent être permises et sont quelquefois belles au théâtre ; mais pas au Conservatoire. Retournons en arrière, ce sera un progrès. » Cette dernière phrase, restée célèbre sera comme un guide pour les dernières partitions du vieux Verdi, qui ne cessera plus d’étudier, après ses derniers triomphes au théâtre, les partitions de Palestrina, tout en expérimentant une « échelle énigmatique » aux harmonies inhabituelles et même « contre nature » dans son Ave Maria. </p>
<p><strong>Gijs Leenaars</strong> est né à Nimègue, la plus ancienne cité des Pays-Bas et dont le nom est attaché aux traités de paix qui ont permis de mettre un terme aux six ans de la Guerre de Hollande, en 1678. Or, le  jeune chef de chœur, qui dirige depuis 2015 le mythique <strong>chœur de la Radio de Berlin</strong> après avoir été chef principal de celui de la radio néerlandaise, délivre ce même message de paix intérieure, d’harmonie et de contemplation, dans ce nouveau disque consacré à plusieurs pièces pour chœurs <em>a cappella</em>. Outre les <em>Quattro pezzi sacri</em> de Verdi qui en sont le pivot, l&rsquo;album, intelligemment bâti, affiche de courtes œuvres rares et précieuses qui délivrent les <em>Pezzi</em> de leur habituel voisinage avec le <em>Requiem</em> de Verdi : un <em>Pater noste</em>r écrit par le compositeur à partir du texte de Dante à la fin des années 1870, le touchant <em>O Salutaris Hostia</em> du dernier Rossini, deux des huit <em>Cori op. 2</em> d’Ermanno Wolf-Ferrari, une <em>Ode au Divin Raphaël</em> de Bossi (1920) et enfin le <em>Requiem</em> de Puccini, destiné à honorer la mémoire de Verdi quatre ans après la mort du maître. Ces dernières œuvres, toutes <em>a cappella </em>à l’exception du <em>Requiem</em> (pour orgue et alto) offrent par leur voisinage stylistique, ou à tout le moins leur proximité harmonique, comme un écrin de douceur recueillie aux quatre monuments verdiens. </p>
<p>Le chœur de la radio de Berlin, particulièrement bien capté lors des sessions enregistrées en août 2020, en offre une interprétation remarquable notamment par l’équilibre des différents pupitres et par une articulation rigoureuse qui permet notamment de rendre pleinement justice à l&rsquo;écriture héritée des maîtres polyphonistes et à l&rsquo;art du contrepoint de ces compositeurs de l&rsquo;époque moderne, comme cela est particulièrement perceptible chez Bossi, grand organiste par ailleurs, ou encore dans les <em>Pezzi sacri : </em>écoutez par exemple l’introduction du <em>T</em><em>e Deum</em>, fascinant. Pour ce dernier comme pour le <em>Stabat mater</em>, les interventions de l’<strong>orchestre symphonique allemand de Berlin </strong>ajoutent une certaine transparence, sans emphase malgré une grosse caisse très présente, aux accents tranchants du chœur, le tout bénéficiant d’une remarquable clarté. La voix gracile, presque fragile, de <strong>Gesine Nowakowski</strong> pour l’unique et brève intervention soliste à la fin du <em>Te Deum</em>, retenue et émouvante, ajoute encore à cette approche à la fois lumineuse et recueillie. Giljs Leenars choisit des tempi relativement rapide, notamment dans le <em>Te Deum</em> et sait produire de l’effet sans excès, dans les supplications comme dans les passages plus lyriques, qui parsèment ces différentes partitions, lesquelles ont pour point commun d’avoir été écrites par des hommes de théâtre, à l’exception de Marco Enrico Bossi.</p>
<p>Grâce à une réalisation soignée et délicate, la douceur des dernières partitions du disque nous offre de bout en bout cette paix dont on voudrait parer tous les c(h)œurs.</p>
<p> </p>
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		<title>Quattro pezzi sacri</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/de-la-scene-a-leglise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Sep 2013 18:07:16 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  N’était l’année du bicentenaire, on serait en droit de s’interroger quant à la pertinence de ce nouvel enregistrement. Le programme a été abondamment illustré par les plus grands chefs. Myung-Whun Chung et le chœur de Santa Cecilia l’enregistrait il n’y a pas si longtemps, pour Deutsche Grammophon. Dernières oeuvres de Verdi dont elles sont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			N’était l’année du bicentenaire, on serait en droit de s’interroger quant à la pertinence de ce nouvel enregistrement. Le programme a été abondamment illustré par les plus grands chefs. Myung-Whun Chung et le chœur de Santa Cecilia l’enregistrait il n’y a pas si longtemps, pour Deutsche Grammophon.</p>
<p>			Dernières oeuvres de Verdi dont elles sont le couronnement, écrites entre 1889 et 1898, contemporaines de <em>Falstaff</em>, les <em>Quattro pezzi</em> furent assemblées dans un recueil factice par Ricordi, l’éditeur, à qui l’on doit aussi le titre. Elles diffèrent non seulement par leur inspiration, mais aussi par les formations auxquelles elles font appel.</p>
<p>			L’<em>Ave Maria</em>, curieux par son <em>cantus firmus</em>, est une page magistrale qui permet d’apprécier le chœur mixte a cappella. Sans surprise, celui de l’<strong>Académie Santa Cecilia</strong>, qui le chante de façon ininterrompue depuis Toscanini, se montre en tous points exemplaire.</p>
<p>			Fort et raffiné, le <em>Stabat Mater</em> exige des moyens peu communs : cent choristes et un orchestre à l’harmonie enrichie. Chaque verset est illustré avec un sens dramatique hérité du métier acquis dans ses ouvrages lyriques.</p>
<p>			Les<em> Laudi</em>, écrites pour des « voix blanches » sont le plus souvent confiées à des voix de femmes comme dans le présent enregistrement. Essentiellement linéaire, palestrinienne, l’écriture vocale, simple et claire se développe  puis se résout dans la douceur des derniers « Ave ». La force émotionnelle de ce chœur a cappella, d’une émission si pure, naturellement simple, forme un contraste saisissant tant avec le puissant Stabat Mater qu’avec le flamboyant <em>Te Deum</em> qui lui succède.</p>
<p>			Les moyens utilisés par Verdi dans cette dernière pièce outrepassent ceux du <em>Requiem</em> : un double chœur accompagné d’un orchestre sur-dimensionné. Pour autant, son style emprunte autant à Victoria et Palestrina qu’au grand opéra. Les oppositions sont nombreuses et renouvellent l’intérêt musical au fil des versets. Les suppliques du « miserere » final, triple piano, commençant en écho, sont admirables, et les quelques membres de phrase chantés par la soprano solo, recto-tono, conduisant crescendo à la conclusion « in te speravi » sont du grand Verdi.</p>
<p>			L’<em>Ave Maria </em>(de 1880) et le « Libera me », de la <em>Messe pour Rossini</em> complètent un programme un peu chiche. Pourquoi n’avoir pas profité de l’occasion pour y ajouter le <em>Pater noster</em> à 5 voix et le <em>Tantum ergo</em> (de Milan) ?</p>
<p>			Ce dernier <em>Ave Maria</em>, écrit pour soprano et cordes sur des vers de Dante, est une page émouvante, prémonitoire de celui que chante Desdémone dans <em>Otello</em>. La trop rare Maria <strong>Agresta </strong>chante avec la simplicité qui sied à cette pièce. Sa voix prend toute son ampleur dans le finale de la Messe pour Rossini, le « Libera me », page grandiose que Verdi modifiera à peine dans son <em>Requiem</em>.</p>
<p><strong>Sir Antonio Pappano</strong> est dans un de ses meilleurs emplois. On se souvient du <em>Requiem </em>qu’il avait gravé en 2009 avec ces formations dont il est le chef permanent, et avec Rolando Villazon. Le chœur comme l’orchestre sont portés par sa direction, de la retenue pudique à l’incandescence. Un très bel enregistrement qui s’ajoute à une riche discographie.</p>
<p>			 </p>
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		<title>VERDI, Quattro pezzi sacri — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-verdi-paris-tce-bizarre-autant-quetrange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2013 17:12:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bizarre autant qu&#8217;étrange, ce concert de rentrée de l&#8217;Orchestre National de France, voulu comme un hommage à Giuseppe Verdi, qui s&#8217;achève par l&#8217;une de ses plus belles pages &#8211; le Te Deum dont la partition lui servit de coussin mortuaire &#8211; après avoir débuté par l&#8217;une de ses plus mauvaises &#8211; l&#8217;ouverture d&#8217;Aida, envisagée pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Bizarre autant qu&rsquo;étrange, ce concert de rentrée de l&rsquo;Orchestre National de France, voulu comme un hommage à Giuseppe Verdi, qui s&rsquo;achève par l&rsquo;une de ses plus belles pages &#8211; le<em> Te Deum</em> dont la partition lui servit de coussin mortuaire &#8211; après avoir débuté par l&rsquo;une de ses plus mauvaises &#8211; l&rsquo;ouverture d&rsquo;<em>Aida</em>, envisagée pour les représentations milanaises de 1872 et aussitôt abandonnée tant elle accumulait lourdement les convenances.</p>
<p>Bizarre, ce <em>Mystère de l&rsquo;instant</em> de Henri Dutilleux qui vient se glisser dans le programme en fin de première partie, comme un cheveu peroxydé sur le minestrone, et laisse une impression indéfinissable, entre ennui, agacement et envoûtement. L&rsquo;<strong>Orchestre national de France </strong>s&rsquo;y montre plus éloquent que dans les <em>Huit Romances</em> de Verdi précédemment enfilées. Question d&rsquo;accointances culturelles ou de sensualité, celle que<strong> Daniele Gatti </strong>insuffle à une partition inspirée par une promenade en forêt, entre Vienne et Loire. Voilà qui nous éloigne trop des rives du Pô pour ne pas paraître incongru dans le paysage de la soirée.</p>
<p>Etrange de disposer d&rsquo;un des meilleurs ténors du moment et de ne lui proposer comme terrain d&rsquo;expression que ces huit mélodies de jeunesse orchestrées par Luciano Berio. Une simple curiosité selon <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5382&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=29">Daniele Gatti lui-même</a> ; une étude préparatoire des scènes et airs d&rsquo;opéras verdiens selon le programme dont on apprécie soit dit en passant l&rsquo;exhaustivité des informations et la qualité des commentaires signés <strong>Gaëlle Le Dantec</strong>. Conscient sans doute de la faiblesse de ces compositions &#8211; qui ne sont pas pour autant faciles à interpréter -, <strong>Joseph Calleja</strong> les aborde avec un souci décuplé du détail comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait de miniatures persanes. Hélas, si recherchée soit la palette de nuances, si marqué soit l&rsquo;effort d&rsquo;intentions, l&rsquo;écriture, très centrale, empêche le chant de rayonner comme à son habitude. L&rsquo;éclat même des quelques envolées lyriques apparait terni. Curieusement, la voix perd peu à peu ampleur et volume.</p>
<p>Après l&rsquo;entracte, le concert trouve davantage de cohérence en regroupant des pages d&rsquo;inspiration religieuse. <strong>Leah Crocetto</strong>, jeune soprano remarquée à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2524&amp;cntnt01returnid=54">Bordeaux en Leonora du <em>Trouvere</em> il y a trois saisons</a>, y réussit ses débuts parisiens. N&rsquo;était un aigu piano que l&rsquo;on aimerait encore plus impalpable, le chant, charnu, égal sur la longueur, possède suffisamment de ferveur pour attiser l&rsquo;« Ave Maria » d&rsquo;<em>Otello</em> et suffisamment de force pour s&rsquo;imposer face aux chœurs et à l&rsquo;orchestre dans le « Libera me Domine ». Mais la véritable vedette de cette deuxième partie, c&rsquo;est Daniele Gatti qui, le temps des <em>quatro pezzi sacri</em> réussit à transformer le Théâtre des Champs-Elysées en cathédrale. On sait la difficulté de rendre sacrée la musique quand elle est interprétée dans une salle profane. Traduire envers et contre l&rsquo;esprit des lieux la piété de ces pages ambiguës, parfois apaisées, comme en apesanteur, détachées des choses terrestres, d&rsquo;autre fois au contraire douloureuses, imprégnées d&rsquo;humanité, secouées de révolte face à l&rsquo;inexorable, quasiment théâtrales. Soudé comme un seul homme, le Chœur de Radio France sait aller d&rsquo;un extrême sonore à l&rsquo;autre, avec pour seule fragilité un pupitre de sopranos aux couleurs trop vives. L&rsquo;Orchestre national de France semble rivé à la baguette de son directeur musical, le chef et son ensemble formant une matière intense et contrastée tandis que sous la coupole élevée il y a tout juste cent ans par Gabriel Astruc, passe, magnifique, le souffle de Dieu.</p>
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