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	<title>Roméo et Juliette - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2026 08:00:48 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Roméo et Juliette - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Bruxelles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-bruxelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 04:01:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Confiée à la metteuse en scène Julia Burbach et à la cheffe d’orchestre Valentina Peleggi, deuxième production de la saison à la Monnaie, ce Roméo et Juliette était vu par beaucoup comme un test pour la nouvelle direction. Dans un décor unique et sobre, dont le principal élément est un ensemble de structures faites de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Confiée à la metteuse en scène<strong> Julia Burbach</strong> et à la cheffe d’orchestre <strong>Valentina Peleggi</strong>, deuxième production de la saison à la Monnaie, ce <em>Roméo et Juliette</em> était vu par beaucoup comme un test pour la nouvelle direction.</p>
<p>Dans un décor unique et sobre, dont le principal élément est un ensemble de structures faites de textile tendu sur des arceaux horizontaux qui descendent des cintres et où domine le blanc, très généreusement éclairés, la mise en scène restera très proche du texte, ménageant quelques très beaux tableaux et des images à caractère poétique, entre des scènes plus mouvementées et nettement moins réussies.</p>
<p>Les costumes sont magnifiques, dans un camaïeu de pourpre, de carmin et de rose, avec un luxe éblouissant de matières et de formes.</p>
<p>Parmi les réussites visuelles de la soirée, on retiendra tout spécialement le long vol dans les airs de Juliette (c’est une doublure qui réalise cette performance) pendant le monologue de Roméo, devenu scène du balcon sans balcon, ou le long duo des adieux : le grand lit qui voit la réunion des amants se transforme ensuite en barque que les danseurs poussent sur un miroir d’eau. Hormis ces éléments, la mise en scène est relativement statique, les mouvements peinent à faire sens.  Cela est particulièrement sensible dans la scène du bal où les danseurs tournent bêtement en rond, ou dans les scènes de bagarres, peu crédibles, peut-être par crainte de montrer la violence des combats, qui se font sans arme. Derrière tous ces tableaux, on ne perçoit rien de plus qu’une mise en images du récit. Le dédoublement du personnage de Juliette à partir du moment où elle a avalé la potion qui lui donne l’apparence de la mort est certes une proposition intéressante, mais qui n’est pas développée outre mesure.</p>
<p>La distribution très internationale souffre globalement d’un gros défaut de diction française, principalement une grande confusion en ce qui concerne la couleur des voyelles ou des diphtongues. On peine à croire qu’un coach de langue ait participé à l’élaboration du spectacle.</p>
<p>Juliette, voix très puissante avec un vibrato assez large et des couleurs relativement corsées, est interprétée par <strong>Jeanine</strong> <strong>de</strong> <strong>Bique</strong>, qui comme la plupart de ses collègues fait ici ses débuts à la Monnaie. Cette voix présente bien des qualités et une technique irréprochable – là n’est pas la question – mais elle évoque d’avantage Lady Macbeth que Juliette, jeune fille certes pleine de tempérament, mais à peine sortie de l’enfance et qui tombe amoureuse pour la première fois ; c’est un rôle qu’on confie généralement à des voix bien plus légères avec moins de vibrato et davantage de spontanéité, ou au moins qui en donnent l&rsquo;apparence. Les vocalises sont éblouissantes mais les aigus sont envoyés sans délicatesse et la performance vocale prend sans cesse le pas sur l’expression des émotions. Erreur de casting, nous semble-t-il.</p>
<p>Autre problème de distribution, le ténor <strong>Ismael</strong> <strong>Jordi</strong> possède un physique de jeune premier, mais l’instrument n’a ni le caractère ni le niveau pour chanter Roméo dans une maison comme la Monnaie. La voix est sans cesse trop tendue, le chanteur est en lutte avec son rôle, les aigus sont poussés avec force au lieu d’être négociés et abordés en légèreté pour conserver souplesse et diversité des couleurs, dans la précieuse tradition des ténors français. Les sons <em>un</em>, <em>in</em> ou <em>on</em> sont complètement indifférenciés, idem pour <em>é</em>, <em>è</em> ou <em>eu</em>, sans parler des <em>e</em> muets, les <em>i</em> se confondent avec les <em>u</em>, au point qu’il faille en permanence suivre les surtitres pour comprendre le texte.</p>
<p><strong>Florence</strong> <strong>Losseau</strong> (Stéphano et Manuela) s’en tire beaucoup mieux, voix agréable et très bien timbrée. <strong>Rehanna</strong> <strong>Thelwell</strong> (Gertrude) réussit à composer un personnage de nourrice un peu caricatural, mais dévoué et attachant. Les autres rôles secondaires, <strong>Travon D. Walker</strong> (Tybald), <strong>Michael</strong> <strong>Arivony</strong> (Mercutio) ou <strong>Taeksung</strong> <strong>Kwon</strong> (Benvolio) donnent globalement plus de satisfaction que les rôles principaux. <strong>Werner</strong> <strong>van</strong> <strong>Mechelen</strong>, dont la voix a beaucoup perdu en couleur et qui présente aujourd’hui un vibrato très large évoquant un vieillissement prématuré, se voit confier le rôle du Comte Capulet, le père de Juliette. Le jeune <strong>Leander</strong> <strong>Carlier</strong> prète sa voix au comte Pâris, qu’il compose avec grand soin, et <strong>Sam</strong> <strong>Taskinen</strong> chante avec délectation le rôle du Duc de Vérone, dont la metteuse en scène a décidé de faire une sorte de drag-queen dans l’exagération la plus débridée. <strong>Maxim</strong> <strong>Kuzmin</strong>&#8211;<strong>Karavaev</strong> campe un frère Laurent très réussi, et semble plus familier que ses collègues avec les couleurs de la langue. <strong>Oleg</strong> <strong>Volkov</strong> (Grégorio) et <strong>Nadiia</strong> <strong>Lys</strong> (Pepita) complètent la distribution.</p>
<p>Autre grande déception, la direction d’orchestre de Valentina Peleggi ne propose guère qu’une lecture cursive de la partition, avec des tempi relativement rapides et pas assez de respirations, très peu de nuances, un goût immodéré pour les grands élans romantiques qui sont systématiquement donnés en force, sans élaboration préalable de la ligne dramatique. On ne reconnait pas l’orchestre d’Alain Altinoglu, qui fut si subtil dans un répertoire voisin début août à Salzbourg, et y rencontra un vif succès avec Benjamin Bernheim dans le <em>Werther</em> de Massenet en version de concert. Peu de couleur dans les cordes, encore moins de relief dans les interventions des vents, aucun frémissement dans les passages où l’écriture de Gounod ménage du suspens ou de l’effroi, bref un manque cruel de soin dans les détails. Il en ressort un rendu de la partition particulièrement plat, sans étagement des plans sonores, les nuances piano faisant largement défaut et où les limites du bon goût sont souvent dépassées. Les chœurs en revanche ont été très bien préparés, leurs interventions sont précises et percutantes.</p>
<p>En synthèse, la déception est considérable : cette production semble issue d’un théâtre de banlieue qui aurait tout d’un coup eu trop d’argent, et à ce titre ferait impression. Ce n’est pas vraiment ce qu’on attend d’une maison comme la Monnaie si elle veut maintenir son rang parmi les toutes grandes scènes lyriques européennes.</p>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-madrid/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Reprise à Madrid de la production de Roméo et Juliette par Thomas Jolly que les Parisiens ont vue à l’ONP en 2023, et que Christian Peter a chroniquée ici (on renverra à cette chronique pour le détail de la mise en scène). Cette série de représentations est dédié à la mémoire d’Alfredo Kraus, dont on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Reprise à Madrid de la production de <em>Roméo et Juliette</em> par <strong>Thomas Jolly</strong> que les Parisiens ont vue à l’ONP en 2023, et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">que Christian Peter a chroniquée ici</a> (on renverra à cette chronique pour le détail de la mise en scène). Cette série de représentations est dédié à la mémoire d’Alfredo Kraus, dont on fêtera l’an prochain le centième anniversaire de la naissance et qui interpréta Roméo en 1987 au Teatro de la Zarzuela de Madrid. Au Teatro Real ce ne sont pas moins de trois distributions qui alternent pour les treize représentations données jusqu’au 13 juin. Nous voyons le Cast A.</p>
<p>Tout est bien sombre sur la scène du début à la fin. Le vaste plateau tournant, qui ne cesse d’ailleurs sa ronde pendant les cinq actes est une déclinaison d’escaliers monumentaux en pierre noire. Seul le premier acte, celui de l’insouciance, de la joie et de l’amour naissant, laisse transparaître la lumière de la fête, de la gaieté et, lorsqu’au deuxième acte les festivités sont achevées et les lumières éteintes, le vaste et complexe décor unique tournant fait figure de vaisseau fantôme ; jusqu’à la fin les lumières seront minimales et nous nous enfoncerons sans retour dans la tragédie.<br />
L’esthétique et l’équilibre de ce décor (<strong>Bruno de Lavenère</strong>)  sont une réussite incontestable, de même que les costumes (<strong>Sylvette Dequest</strong>). A remarquer aussi particulièrement la qualité chorégraphique. C’est <strong>Jodépha Madocki</strong> la grande ordonnatrice des ballets (dont le ballet du second tableau du IV)  et innombrables danses qui accompagnent principalement les deux premiers actes. C’est très dynamique, remarquablement réalisé sur le plan technique et c’est un plaisir des yeux. L’occupation de l’immense scène est optimale.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1920X1200_RomeoyJulieta_1-1200x600.jpg" />© Javier del Real, Teatro Real</p>
<p><strong>Nadine Sierra</strong> assure sept des treize représentations ; elle est de toute évidence en toute confiance et chez elle ici avec un public à ses genoux : il s’en est fallu de peu qu’elle succombe aux demandes bruyantes de ses fans de bisser sa « valse des fleurs » au premier acte. Les applaudissements fiévreux et du reste parfaitement mérités dès ce premier air ont approché et peut-être même dépassé la minute.<br />
Essayons de rester objectif, et ce n’est pas facile quand on évoque la voix de Nadine Sierra. Cette voix, c’est un velours d’une douceur enivrante allié à un legato si musical, une facilité à faire tournoyer les notes, y compris les plus aigües, et c’est un souffle féroce.  En fait et pour le dire simplement, Nadine Sierra fait de la musique, et elle en donne sans doute aujourd’hui une des plus belles définitions.</p>
<p>Son Roméo est <strong>Javier Camarena</strong>. Le Mexicain nous déçoit ce soir, il faut dire que nous attendions beaucoup de ce duo. Il passe à côté du premier acte où la voix est ténue, instable, la projection insuffisante dans une salle comme celle-ci. Au II son « Ah ! lève-toi, soleil ! » est bien prudent, les aigus sont comme arrachés. C’est à partir du IV, soit après l’entracte, que Camarena retrouve enfin une certaine aisance. Cela nous vaut un duo final avec Juliette de toute beauté.<br />
<strong>Roberto Tagliavini</strong>, habitué de cette scène est un parfait Frère Laurent. Nous aimons cette incarnation forte du prêtre qui va bénir les deux amants : la voix porte, le timbre séduit. <strong>Benjamin Appl</strong> doit lui aussi prendre tout le premier acte pour trouver ses marques. Une fois cela fait, les qualités musicales paraissent : clarté de la voix et projection très satisfaisante. Deux mentions spéciales : le Capulet de <strong>Laurent Naouri</strong> est aussi formidable dans la voix que dans le jeu ; quant au Stephano de <strong>Héloïse Mas</strong> , il a séduit le public dans son air du III (« Que fais-tu, blanche tourterelle ») par sa virtuosité et son (apparente) facilité. Le plateau est complété sans faiblesse par le Tybalt de <strong>Maciej Kwaśnikowski</strong>, la Gertrude de <strong>Sonia Ganassi</strong> et le Pâris de <strong>Tomeo Bibiloni</strong>.<br />
L&rsquo;orchestre du Teatro Real est une machine bien huilée. Les tempi demandés par <strong>Carlo Rizzi</strong> sont justes et le rendu dans l&rsquo;immense salle est généreux ; il y a de la place pour tous les pupitres, la qualité acoustique du théâtre royal n&rsquo;y est sans doute pas pour rien.<br />
Le chœur du Teatro Real est musicalement irréprochable, mais avouons qu’il ne faut pas être trop regardant sur la prononciation du français, ce qui vaut, peu ou prou, pour l’ensemble de la distribution.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Soirée anniversaire de Viorica Cortez &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/soiree-anniversaire-de-viorica-cortez-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Viorica Cortez a 17 ans quand elle débute avec la XIe symphonie de Beethoven. Repérée par l’Académie de musique de Bucarest, elle y étudie 5 ans pour être finalement révélée en 1964 avec le premier prix au Concours international de chant de Toulouse. Après avoir pris la difficile décision de quitter la Roumanie où elle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Viorica Cortez a 17 ans quand elle débute avec la XIe symphonie de Beethoven. Repérée par l’Académie de musique de Bucarest, elle y étudie 5 ans pour être finalement révélée en 1964 avec le premier prix au Concours international de chant de Toulouse. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/viorica-et-mioara-cortez-deux-soeurs-deux-destins/">Après avoir pris la difficile décision de quitter la Roumanie</a> où elle élevait sa fille, Viorica Cortez triomphera sur les plus grandes scènes du monde tout en restant boudée incompréhensiblement par les <i>majors</i> du disque (on peut néanmoins la retrouver <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/">dans un récital récemment réédité</a>). Elle sera ainsi surnommée « la Carmen du siècle », un rôle qui convenait idéalement à son tempérament volcanique. Dans le prolongement de son 90e anniversaire le 26 décembre dernier, et sous le triple patronage de l&rsquo;Institut Culturel Roumain de Paris, de l&rsquo;Ambassade de Roumanie et Noesis Enesco, ses proches et ses admirateurs lui rendaient hommage au cours d&rsquo;un concert auquel participaient quelques uns de ses amis ou élèves.</p>
<p>Après les hommages de rigueur des institutions, le récital s&rsquo;ouvre avec une magnifique <em>Valse de Juliette</em>, interprétée par la jeune <strong>Max</strong> <strong>Roblain</strong>, lauréate du <em>Concours international de chant Georges Enesco Paris</em> en 2025, ainsi que du prix spécial Catalina Cortez. Élève de Leontina Vaduva, elle-même une des plus belles Juliette autour des années 90, Max Roblain a déjà une belle technique (avec des trilles correctement battus), un ambitus significatif (jusqu&rsquo;au contre-ré), et on peut parier sur une future grande interprète du rôle. Le ténor <strong>Antonio Pereira</strong> interprète avec chaleur la version française de l&rsquo;air du <em>Pays du sourire</em>. <strong>Sandrine Peris</strong> s&rsquo;attaque avec honneur aux difficiles vocalises du « Cruda sorte » de <em>L&rsquo;italiana in Algeri</em>. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bourgault-ducoudray-la-conjuration-des-fleurs-paris-temple-du-luxembourg/">Familier des lieux</a>, <strong>Jacques Loiseleur des Longchamps</strong> distille avec finesse et musicalité le magnifique <em>Spectre de la rose</em> berliozien, avant d&rsquo;être rejoint par Antonio Pereira pour le duo de<em> Don Carlo</em>, bizarrement en italien. Aux côtés de Sandrine Peris, <strong>Catherine Manandaza</strong> met son timbre cuivré au service d&rsquo;un <em>Duo des fleurs</em> aérien, avant de changer totalement de registre avec « In questa reggia » extrait de <em>Turandot</em> aux aigus spectaculaires. Avec la mélodie de Martini, « Plaisir d&rsquo;amour », et surtout dans l&rsquo;air de <em>Partenope</em>, le contre-ténor <strong>Alexis</strong> <strong>Vassiliev</strong> offre une voix bien projetée, un timbre chaud et une vocalisation impeccable. <strong>Paul Gaugler</strong> semble infatigable dans son <em>Retour de Rome</em>, extrait de <em>Tannhäuser. </em>La voix est homogène sur toute a tessiture, avec une belle couleur argentée. La tâche un brin ingrate d&rsquo;accompagnateur revient à <strong>Ciprian Oloi</strong> qui s&rsquo;en acquitte avec métier, quelques pages en soliste lui permettant de mieux faire apprécier son talent.</p>
<p>Toujours élégante et toujours rayonnante, <strong>Viorica Cortez </strong>clôt le concert. Bien sûr, les années ont passées mais, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-viorica-et-mioara-cortez-paris-inoxydables/">comme à l&rsquo;occasion de son récital en compagnie de sa sœur Mioara en 2019</a>, la diva franco-roumaine sait encore colorer de manière unique le « Mon cœur s&rsquo;ouvre à ta voix » de <em>Samson et Dalila</em> ou émouvoir avec le délicat duo mère-fils d&rsquo;<em>Il trovatore. </em>La mélancolique mélodie de Marioara J. Fărcăşanu, « Seigneur, mon désir errant » sur un poème de Octavian Goga, vient ajouter une touche plus intime, la compositrice illustrant ici la souffrance du peuple roumain. Le concert se termine toutefois par une vision plus riante, solistes et public entonnant l&rsquo;Hymne européen aux paroles pleine d&rsquo;espoir. Bon anniversaire Viorica !</p>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La soirée commence avec l’annonce du décès de José van Dam par le Directeur de la maison qui, après un bref hommage, dédie le concert à la mémoire du baryton disparu. Ce concert, coproduit par le Théâtre des Champs-Élysées et Les Grandes Voix, réunit une distribution globalement homogène notamment pour les seconds rôles remarquablement tenus. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La soirée commence avec l’annonce du décès de José van Dam par le Directeur de la maison qui, après un bref hommage, dédie le concert à la mémoire du baryton disparu. Ce concert, coproduit par le Théâtre des Champs-Élysées et Les Grandes Voix, réunit une distribution globalement homogène notamment pour les seconds rôles remarquablement tenus. <strong>Maurel Endong</strong> et <strong>Abel Zamora</strong> campent leurs personnages avec conviction et des moyens adéquats. Notons l’intervention convaincante de <strong>Matthieu Gourlet</strong> au début du cinquième acte. Doté d’une voix bien projetée, le Pâris de <strong>Yuriy Hadzetskyy</strong> ne passe pas inaperçu. <strong>Julien Ségol</strong> possède l’autorité qui convient au Duc de Vérone, dommage que sa voix au medium sonore, plafonne dans l’aigu. <strong>Marc Barrard</strong> interprète le père Capulet avec sa bonhommie coutumière. <strong>Marie-Ange Todorovitch</strong> tire son épingle du jeu dans le rôle de Gertrude grâce à son timbre cuivré et une diction exemplaire. Le rôle du page est impeccablement servi par <strong>Éléonore Pancrazi</strong> qui se montre tour à tour espiègle et téméraire. Son air « Que fais-tu blanche tourterelle » est chanté avec goût et des ornementations précises, mais pourquoi n’a-t-elle eu droit qu’à un seul couplet ? Dès son entrée en scène, <strong>Léo Vermot – Desroches</strong> capte durablement l’attention. Le ténor possède une belle présence, un timbre séduisant et une ligne de chant d’une bonne tenue, au point que l’on regrette que son rôle ne soit pas plus développé. <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong> s’inscrit d’emblée dans la lignée des Mercutio qui ne laissent pas indifférent. Son air de la reine Mab est chanté avec une précision et une vélocité exemplaires. <strong>Paul Gay</strong> est un Frère Laurent de grande classe. Sa voix large et profonde convient idéalement à ce personnage solennel et foncièrement bon.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Romeo-et-Juliette-19-fevrier-2026-Theatre-des-Champs-Elysees-c-Tom-Gachet-16-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-208730"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Tom Gachet</sup></figcaption></figure>


<p><strong>Kathryn Lewek</strong> et <strong>Charles Castronovo</strong> forment un couple parfaitement idoine sur le plateau, leur allure, leurs regards, leurs gestes de tendresse sont tout à fait en situation, en revanche leurs voix peinent à s’accorder harmonieusement. Le rôle de Roméo est-il encore adapté aux moyens actuels du ténor ? En début de soirée, la voix a paru engorgée dans le medium avec un aigu souvent négocié en force, notamment dans la dernière partie de son air « Ah ! Lève-toi, soleil ! ». D’autre part Castronovo évite prudemment de lancer le contre-ut, certes non écrit, à la fin du quatrième acte. Fort heureusement, son cinquième acte, tout à fait émouvant, lui vaut d’être copieusement applaudi au salut final. Contrairement à lui <strong>Kathryn Lewek</strong> s’est montrée parfaitement à l’aise sur toute l’étendue de sa tessiture dès son entrée en scène. On ne sait qu’admirer le plus, ses aigus brillants émis avec une facilité déconcertante, son medium pulpeux, la précision de ses vocalises dans son air du premier acte ou les infinies nuances dont elle parsème sa ligne de chant. Au quatrième acte elle livre un air dit « du poison » absolument spectaculaire avec une véhémence inouïe et des graves sonores, qui lui vaut une longue ovation bien méritée. Saluons également les belles interventions des chœurs, toujours en situation, préparés avec soin par <strong>Frédéric Pineau</strong>. Au pupitre, <strong>Clelia Cafiero</strong> propose une direction élégante et sobre, respectueuse des chanteurs. Toujours attentive à l’équilibre entre voix et orchestre, elle met en valeur le lyrisme des duos d’amour et souligne avec efficacité, mais sans effets gratuits, le dramatisme de l’air du poison.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-tce/">GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<item>
		<title>Kévin Amiel, Backstage</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/kevin-amiel-backstage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Jun 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La France (et la Belgique) furent longtemps terres de ténors. Le baroque français inventa la haute-contre, Joseph Legros fut son plus célèbre représentant. Le romantisme vit Adophe Nourrit briller au firmament lyrique (il créa le Comte Ory, Arnold dans Guillaume Tell, Robert le Diable, Raoul des Huguenots, Eléazar dans La Juive), avant que ne vienne &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La France (et la Belgique) furent longtemps terres de ténors. Le baroque français inventa la haute-contre, Joseph Legros fut son plus célèbre représentant. Le romantisme vit Adophe Nourrit briller au firmament lyrique (il créa le <em>Comte Ory</em>, Arnold dans <em>Guillaume Tell</em>, <em>Robert le Diable</em>, Raoul des <em>Huguenots</em>, Eléazar dans<em> La Juive</em>), avant que ne vienne le détrôner Gilbert Duprez, le fameux « inventeur » &nbsp;du contre-ut de poitrine qui stupéfia le public dans <em>Guillaume</em> <em>Tell</em>. Les ténors légers, les demi-caractères, les lyriques sont légions, l&rsquo;opéra-comique, qui est un genre typiquement français, ayant sans doute favorisé leur développement. Parmi les artistes dont les enregistrements ont conservé la voix (qu&rsquo;on peut notamment retrouver en repiquage chez Malibran-music), et qui avaient souvent une diffusion internationale, on pourra citer Victor Capoul, Émile Scaremberg, Fernand Ansseau, Edmond Clément, Louis Cazette, Edmond Gluck, Charles Fontaine, David Devriès, Albert Vaguet, Léon Campagnola, Robert Lassalle, André d’Arkor, Raymond Berthaud, Émile Marcelin, Lucien Muratore (qui fit une seconde carrière avec des films musicaux), Gaston Micheletti, Georges Liccioni, Henri Legay, Michel Cadiou, André Mallabrera (et on en oublie forcément) jusqu&rsquo;à Charles Burles, voire plus tard Michel Sénéchal un peu vite recyclé dans les rôles de caractère où il excellait. Sans oublier bien sûr l&rsquo;immense Alain Vanzo, internationalement reconnu. Pour rappel, ces typologies sont avant tout théoriques : nombre de ces artistes, comme Charles Friant par exemple, ont chanté tout aussi bien <em> Le Jongleur De Notre-Dame</em> que <em>Paillasse</em>. Jules Gauthier chantait à l&rsquo;Opéra-Comique Gérald, Don José, des Grieux, Rodolfo, Turiddu, Vincent&#8230; avant d&rsquo;être engagé à l&rsquo;Opéra pour Samson, Raoul, Arnold, Faust !</p>
<p>Les voix plus dramatiques, quoique traditionnellement plus rares, ne manquent pas non plus. Au début du XXe siècle, alternant avec Jean de Reské (superstar de l&rsquo;époque), Albert Alvarez défend<em> Le Cid</em> au Metropolitan Opera (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/watch?v=hhQfpP7CRTI">on peut l&rsquo;entendre ici piraté sur le vif en 1902</a>) (ne vous fiez pas au patronyme hispanisant : il était né Albert-Raymond Gourron et était bordelais contrairement à Albert Lance, au nom bien français, qui était australien). Charles Dalmorès est, avant la première guerre mondiale, le ténor le plus payé au Met après Caruso (il meurt à Hollywood !). Ernest Van Dyck, dont l&rsquo;histoire a retenu qu&rsquo;il avait été le créateur de <em>Werther,</em>&nbsp;est régulièrement invité à Bayreuth. Charles Rousselière a une belle carrière internationale (Italie, Espagne, Portugal, Belgique, Amériques du Nord et du Sud). Paul Franz chante le répertoire français au Covent Garden mais c&rsquo;est aussi un autre grand wagnérien, de même que l&rsquo;inoxydable René Verdière, Paul Dangely est un remarquable défenseur du répertoire français. Pierre Cornubert connait lui aussi &nbsp;une brillante carrière internationale. Le marseillais Marius Gilion fait essentiellement carrière en Italie avant de revenir dans le sud de la France. Pour Léon Escalaïs, <em>Le trouvère</em> est une telle promenade de santé que, lors d’une tournée aux Etats Unis, il en donne 7 fois la cabalette : 2 fois en français (« Supplice infâme »), 2 fois en italien (« Di quella pira »), 2 fois en anglais (« As From That Dread Pyre »), 1 dernière fois en français. A l&rsquo;occasion de l’inauguration de l’Opéra d’Oran, il avait donné 7 fois « Supplice infâme ». Agustarello Affre est surnommé le Tamagno français (lequel Tamagno étant le créateur de l&rsquo;<em>Otello</em> de Verdi alors qu&rsquo;il chantait également Arnold : parlez-moi des typologies vocales !). César Vezzani est sans doute l&rsquo;un des plus grands ténor de tous les temps. La première guerre mondiale ruine hélas sa carrière internationale (il devait faire des débuts à Chicago) : il restera cantonné presque exclusivement à la province, victime de la jalousie parisienne puis de la maladie. Paul Finel ne chante guère lui non plus hors des frontières, comme Valentin Jaume, Georges Imbart de la Tour. Plus près de nous, Gustave Botiaux électrise la Salle Favart dans <em>Cavalleria rusticana</em> tandis que Tony Poncet (d&rsquo;origine espagnole) rivalise d&rsquo;intensité dans le <em>Pagliacci&nbsp;</em>qui lui succédait. Georges Thill est un peu inclassable en raison de l&rsquo;étendue de son répertoire. José Luccioni est loué par rien moins que Giacomo Lauri-Volpi qui déclara à la fin des années 70 : « Le ténor Corse n&rsquo;avait pas seulement été le dernier grand Otello français, mais un Maure de loin supérieur à ces ténors italiens qui ont voulu s&rsquo;attaquer au rôle ces dernières années ». Puis le filon semble se tarir : parmi les chanteurs ayant eu une envergure internationale, on citera Guy Chauvet, ou encore Gilbert Py (qui changea son nom en Max Eggert en fin de carrière avant de reprendre finalement son patronyme original : le public français de l&rsquo;époque avait développé une allergie inexplicable envers les chanteurs nationaux). Ensuite, c&rsquo;est un peu le désert et, à part Roberto Alagna dont le répertoire a évolué d&rsquo;Alfredo à Otello (sans qu&rsquo;il ne renonce jamais complètement à ses premiers rôles), il n&rsquo;y a pas grand monde.</p>
<p><strong>Il fallait que ça cesse !!!</strong> Depuis quelques années, alors qu&rsquo;on nous explique que l&rsquo;opéra n&rsquo;intéresse pas les jeunes, et tandis que bien des municipalités coupent les budgets du lyrique au profit de la culture à la mode du jour, une nouvelle génération de ténors français talentueux semble naitre (comme disait Laetitia Bonaparte à popos des succès de son rejeton : « Pourvou qu&rsquo;ça doure ! »). Au sein de celle-ci, <strong>Kévin</strong> <strong>Amiel</strong>, natif de Toulouse, incarne à merveille ce nouvel élan. Pour ceux qui n&rsquo;auraient pas encore eu l&rsquo;occasion de découvrir ce chanteur sur scène, cet enregistrement en offre un portait assez fidèle du jeune ténor, lauréat de plusieurs concours (Voix Nouvelles 2018, Vienne 2019, Opéra de Marseille, Marmande, Béziers…), très tôt distingué par l’ADAMI et l’AROP et qui aura bénéficié du soutien de la Fondation Luc Walter. Initialement programmé avant le COVID et finalement enregistré l&rsquo;année passée, ce disque se voulait à l&rsquo;origine un hommage à Luciano Pavarotti (« en toute humilité ! » <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/kevin-amiel-lopera-est-une-fete/">comme il le précisait lorsque Forumopera.com l&rsquo;avait rencontré</a>). Si les deux timbres des deux artistes n&rsquo;ont pas grand chose en commun (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pene-pati-nessun-dorma/">à l&rsquo;inverse de celui de Pene Pati</a>), les influences sont évidentes. On sent chez Kévin Amiel cette recherche du beau son, de la luminosité, du soleil, qu’on associe souvent à l’italianité. La voix est bien conduite, avec une largeur certaine, homogène sur l&rsquo;ensemble de la tessiture et très à l&rsquo;aise dans l&rsquo;aigu. On retrouve aussi les limites du <em>tenorissimo</em> avec son phrasé parfois un peu mécanique. Chez Donizetti et dans le jeune Verdi, il manque quelques variations de couleurs, un legato plus imaginatif, un brin de rubato &nbsp;: l&rsquo;écoute d&rsquo;Alfredo Kraus et de Carlo Bergonzi dans ces répertoires serait sans doute profitable. Comme chez Pavarotti, les Puccini sont remarquables et, à l&rsquo;écoute de l&rsquo;extrait de <em>Gianni Schicchi, </em>on se dit qu&rsquo;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-il-trittico-paris-bastille/">on va parfois chercher bien loin des chanteurs insuffisants</a> quand on en a d&rsquo;excellents sous la main. Le chanteur toulousain offre un aigu spectaculaire et généreux (long contre-ut à la fin de la cabalette d&rsquo;Alfredo dans<em> La Traviata</em>, cadence à l&rsquo;ut dièse dans la scène d&rsquo;Edgardo de <em>Lucia di Lammermoor</em>). Surtout, les suraigus de cet enregistrement ne sont pas des artifices de studio puisque l&rsquo;artiste les reproduit sans effort apparent à la scène (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-versailles/">deux contre-ut ajoutés dans l&rsquo;acte II de <em>Carmen</em> par exemple</a>). Contrairement à Luciano, Kévin Amiel maîtrise excellemment le registre mixte, et sait en user à bon escient avec musicalité, ce qui lui permet de renouveler une page ultra rebattue comme « Una furtiva lagrima » de <em>L&rsquo;Elisir</em> <em>d&rsquo;amore</em>. Dans l&rsquo;opéra français, on retrouve par ailleurs le naturel et la diction parfaite d&rsquo;un Roberto Alagna. Le <em>Roméo et Juliette, </em>parfaitement phrasé, est conclu par un beau si bémol. En revanche, bien que l&rsquo;air soit joliment exécuté, on sent que la voix est déjà un peu trop lourde pour le rôle de Gérald dans <em>Lakmé</em>, voire pour le Vincent de <em>Mireille</em>. On préfèrera ici la poésie délicate d&rsquo;un Alain Vanzo. Le <em>Macbeth</em> est en revanche parfait, en phase avec le répertoire naturel du chanteur. Le disque se termine un peu à la manière d&rsquo;un récital public, avec une <em>Danza</em> rossinienne pleine d&rsquo;allant et d&rsquo;humour suivi d&rsquo;un sympathique « Core &lsquo;ngrato » et enfin un « Je t&rsquo;ai donné mon coeur » qui semble un peu incongru. <strong>Frédéric Chaslin</strong> dirige avec expérience l&rsquo;<strong>Orchestra sinfonica G. Rossini&nbsp;</strong>sans vraiment apporter de frisson supplémentaire. À quelques réserves près, cet enregistrement est une belle carte de visite pour le jeune chanteur, et on ne peut qu&rsquo;engager le lecteur d&rsquo;aller vite le découvrir sur scène.</p>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Dresde</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-dresde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 May 2025 03:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au troisième acte de Roméo et Juliette de Gounod, c’est un personnage secondaire, Stéphano, qui met le feu aux poudres. Sa chanson « Que fais-tu, blanche tourterelle ? », déclenche la bagarre entre Mercutio et Tybalt — point de départ d’un effet domino qui mènera au bannissement de Roméo. On s’interroge sur la raison qui a conduit &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au troisième acte de <em>Roméo et Juliette</em> de Gounod, c’est un personnage secondaire, Stéphano, qui met le feu aux poudres. Sa chanson « Que fais-tu, blanche tourterelle ? », déclenche la bagarre entre Mercutio et Tybalt — point de départ d’un effet domino qui mènera au bannissement de Roméo. On s’interroge sur la raison qui a conduit Gounod à confier un numéro à part entière à un second rôle. Est-ce la fonction de catalyseur que joue cette chanson dans l’enchaînement dramatique ? Peut-être. Autre hypothèse : la personnalité de la créatrice de Stéphano, Marie-Joséphine Daram, soprano toulousaine (1845-1926), engagée à l’âge de 20 ans au Théâtre Lyrique. Elle y chantera Chérubin, Adalgisa, Zerline, avant de participer à la création de <em>Roméo et Juliette</em>, en 1867. On suppose qu’une artiste de cette envergure méritait mieux qu’une poignée de répliques, d’où ce numéro à son intention.</p>
<p>A Dresde, dans une nouvelle production de l’opéra de Gounod, c’est <strong>Valérie Eickoff</strong> qui interprète le rôle de Stephano. Cette jeune mezzo-soprano allemande, déjà récompensée par plusieurs prix, est membre de la troupe du Semperoper depuis 2024. L’aisance crâne avec laquelle elle interprète la chanson, son agilité, sa facilité à ornementer, la clarté et la brillance de son timbre, une prononciation convenable du texte captent l’attention. Sa présence, la manière dont le page de Roméo est habilement dessiné dans son espièglerie – et sa fatale inconséquence – en font un nom à suivre, assurément.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Romeo-3-1294x600.jpg" />© Semperoper Dresden / Sebastien Hoppe</pre>
<p>Si l’on s’attarde ainsi sur un rôle somme toute anecdotique, c’est parce qu’il s’agit du seul élément de la production qui ait trouvé grâce à nos yeux et à nos oreilles. Aucun des autres chanteurs, tous non francophones, n’a répondu à nos attentes – il est vrai plus exigeantes chez un auditeur français. Bien que la plupart des mots – voire la totalité pour certains – soit incompréhensible, il ne s’agit pas tant de diction que de style. Attaques imprécises, sons forcés, absence de demi-teintes, de phrasé, de couleurs, de modulations, d’intentions… D’un extrême à l’autre du paysage vocal, le soleil appelé de ses vœux par Roméo ne se lève pas. Était-il si difficile de trouver des interprètes mieux en phase avec les exigences de ce répertoire ?</p>
<p>D’une lenteur et d’une pesanteur lénifiante, la direction d’orchestre ne fait pas preuve de plus de pertinence stylistique. Fête, scènes intimes, moments de tension dramatique reçoivent un traitement identique, privés de respiration comme d’élan. Ni clarté, ni transparence – deux qualités essentielles à la musique française – mais une matière compacte à laquelle fait défaut le lyrisme délicat qu’exige la partition. Ceux qui à l’époque de la création dénonçaient les tendances wagnériennes de Gounod auraient trouvé dans cette interprétation de nouveaux arguments pour étayer leurs critiques.</p>
<p>Que la tragédie des amants de Vérone soit universelle et intemporelle, nul n’en doute. La mise en scène l’assène. Le drame se dissout dans un décor grisâtre – deux pans de murs pivotants percés d’arceaux qui portent préjudice à la projection des voix lorsqu&rsquo;ils sont trop ouverts. Les costumes véhiculent la morosité des vêtements d’aujourd’hui : jean, tee-shirt et robe trop courte. A défaut d’idées, la projection en lettres capitales de phrases en anglais censément instructives – WHERE CIVIL BLOOD MAKES CIVIL HANDS UNCLEAN, à titre d’exemple – et l’utilisation de la vidéo durant le sommeil de Juliette, sans valeur théâtrale ajoutée, se veulent gages de modernité – et ils le sont dans ce que cette prétendue modernité a de plus vain.</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">A la Bastille il y a deux saisons</a>, Juliette et Roméo avaient été sans raison abusivement spoliés de leur ultime réplique. A Dresde au moins, les deux amants meurent en chantant « Pardonnez-nous ! ». Maigre consolation.</p>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette &#8211; Tallinn</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-tallinn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra national estonien propose une programmation foisonnante de vingt et une œuvres lyriques cette saison au tropisme éminemment francophile avec cinq opéras balayant le répertoire, d&#8216;Orphée aux Enfers à Pelléas et Mélisande en passant par Carmen ou encore la Damnation de Faust. Ce soir, honneur à Gounod avec la reprise d&#8217;une production de Roméo et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra national estonien propose une programmation foisonnante de vingt et une œuvres lyriques cette saison au tropisme éminemment francophile avec cinq opéras balayant le répertoire, d<em>&lsquo;Orphée aux Enfers</em> à <em>Pelléas et Mélisande</em> en passant par <em>Carmen</em> ou encore <em>la</em> <em>Damnation de Faust</em>.</p>
<p>Ce soir, honneur à Gounod avec la reprise d&rsquo;une production de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://youtu.be/WW-9wQEuKBA"><em>Roméo et Juliette</em></a> d&rsquo;excellente tenue datant de 2019. Certes, la diction se pare parfois d&rsquo;un certain exotisme, mais l&rsquo;esprit de l’œuvre est bien là et la mise en scène de<strong> Stephen Barlow</strong> tout à fait pertinente.</p>
<p>S&rsquo;attachant à rendre la pièce de Shakespeare plus française encore, la dramaturgie installe l&rsquo;action … au Palais de l&rsquo;Elysée dont la façade coté jardin, les ferronneries du balcon ou encore la chapelle sont rendues avec beaucoup de fidélité. Ceci dit, c&rsquo;est le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui est représenté.<br />
Dès l&rsquo;ouverture, Stephano, ici Stephanie, l&rsquo;excellente <strong>Janne Ševtšenko,</strong> tague les affiches Capulet du métro – un « oui » en bleu qui restera la couleur de cette famille tout au long de la soirée – d&rsquo;un « non »&nbsp;rouge, couleur des Montaigu.<br />
Ce manichéisme intemporel permet d&rsquo;universaliser aisément la tragédie. Chacun de nos <em>oui</em> peut être le <em>non</em> d&rsquo;un autre, et inversement. Nous retrouverons régulièrement ces deux teintes, dans la salle de bal tendue de kakemonos bleu pour l&rsquo;anniversaire de Juliette tandis que les Montaigus déguisés en serveur, rasent les rideaux rouges. Puis Juliette – perpétuellement habillée de bleu – enfile des escarpins rouges pour son mariage : elle a trouvé chaussure à son pied. Enfin pour leur nuit d&rsquo;amour –&nbsp;rendue particulièrement torride par les deux chanteurs – les couleurs des deux camps sont délaissées.</p>
<p>Autre élément fort de la proposition de <strong>Yannis Thavoris</strong>, l&rsquo;utilisation brillante de la tournette qui permet de rendre aisément perceptible ce basculement d&rsquo;un univers à l&rsquo;autre, d&rsquo;un point de vue à l&rsquo;autre sans que la vérité ne se situe ici plutôt que là.</p>
<p>Le procédé se fait vecteur émotionnel lorsque Juliette avec «&nbsp;Amour ranime mon courage&nbsp;» voit défiler devant elle les différents décors, dont celui de la chapelle, hantée par le spectre de son cousin. <strong>Kristel Pärtna</strong> brille particulièrement dans cet air. Tout au long de la soirée, elle dessine la silhouette juvénile de Juliette avec beaucoup de grâce. Dans « Je veux vivre » – où les vocalises savonnent très légèrement –&nbsp;elle ouvre ses cadeaux en douce et préfère les baskets au collier de perles. La voix est bien couverte, les graves sonores, accrochés haut, les registres unifiés&#8230;<br />
La nuit de noces, comme la scène finale, les duos avec son Roméo, <strong>Nico Darmanin</strong>, sont autant de réussites.</p>
<p>Formé au Royal College of Music de Londres le ténor maltais est le seule membre du cast à ne pas appartenir à la troupe de la Maison. Il s&rsquo;accroche un peu au chef du regard mais sa proposition n&rsquo;en demeure pas moins séduisante. La cavatine « Ah, lève-toi, soleil » pose les aigus avec délicatesse, les piani sont tout aussi raffinés dans sa dernière intervention de ce second acte « Va ! repose en paix ! ». Dans le dernier acte, les aigus pianissimo se font déchirants&#8230; « Le rêve était trop beau ».</p>
<p>Témoin du drame, <strong>Priit Volmer</strong> est un Père Laurent impliqué et sensible d&rsquo;un baryton bien campé. Les graves soyeux et l&rsquo;aplomb d&rsquo;<strong>Aule Urb</strong> font merveille en Gertrude, tandis que le Pâris de <strong>Mati Vaikmaa</strong> bénéficie d&rsquo;un timbre riche équilibrant bien graves et aigus.</p>
<p><strong>Heldur Harry Põlda</strong>, pour sa part, propose un Tybalt de belle facture au ténor percussif. Il partage avec <strong>Rauno Elp</strong> &#8211; Capulet &#8211; un vibrato un peu rapide compensé par un bel engagement scénique.<br />
Il sera fatal au Mercutio de <strong>René Soom</strong> qui déploie quant à lui une indéniable autorité dès sa « ballade de la reine Mab ».</p>
<p><strong>Arvo Volmer</strong> dirige<strong> l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opera National d&rsquo;Estonie</strong> avec autant de fougue que de suavité. La phalange est excellente, les tempi sont allants, chaque entr&rsquo;acte, ciselé, est joliment caractérisé entre tendresse et désespoir. Les chœurs sont au diapason profitant d&rsquo;une direction d&rsquo;acteur qui individualise leurs interventions avec une notable pertinence.</p>
<p>Un spectacle à découvrir en même temps que la charmante Tallinn.</p>
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		<title>Elsa Dreisig, Juliette imprévue à Berlin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/elsa-dreisig-juliette-imprevue-a-berlin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Oct 2024 05:17:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Juliette rayonnante aux côtés du Roméo de Benjamin Bernheim à la Batille en juin 2023, Elsa Dreisig déplorait ne plus avoir dans son agenda un rôle qu’elle dit adorer. Mais le forfait d’Aida Garifullina et l’annulation de Das Paradies und die Peri de Schummann au Theater an der Wien (remplacé par une seule version de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Juliette rayonnante aux côtés du Roméo de Benjamin Bernheim à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">la Batille en juin 2023</a>, <strong>Elsa Dreisig</strong> déplorait ne plus avoir dans son agenda un rôle qu’elle dit adorer. Mais le forfait d’Aida Garifullina et l’annulation de <em>Das Paradies und die Peri</em> de Schummann au Theater an der Wien (remplacé par une seule version de concert) lui offrent l’occasion de « (re)vivre dans ce rêve » le mois prochain à la Staatsoper de Berlin. « Ce n’est pas un rôle facile et il y a encore beaucoup de choses sur lesquelles je dois travailler, mais c&rsquo;est tellement bon de le chanter à nouveau ! », se réjouit-elle sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.instagram.com/elsa.dreisig/">Instagram.</a> Après cette Juliette imprévue, Elsa Dreisig terminera l’année 2024 avec <em>Alcina</em> de Haendel le 5 décembre à Paris au Théâtre des Champs-Elysées, puis à Madrid le 15 décembre et à Vienne le 19 décembre.</p>


<blockquote class="instagram-media" data-instgrm-captioned="" data-instgrm-permalink="https://www.instagram.com/reel/DBHiicsgsGw/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" data-instgrm-version="14" style=" background:#FFF; border:0; border-radius:3px; box-shadow:0 0 1px 0 rgba(0,0,0,0.5),0 1px 10px 0 rgba(0,0,0,0.15); margin: 1px; max-width:540px; min-width:326px; padding:0; width:99.375%; width:-webkit-calc(100% - 2px); width:calc(100% - 2px);"><div style="padding:16px;"> <a href="https://www.instagram.com/reel/DBHiicsgsGw/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" background:#FFFFFF; line-height:0; padding:0 0; text-align:center; text-decoration:none; width:100%;" target="_blank" rel="noopener"> <div style=" display: flex; flex-direction: row; align-items: center;"> <div style="background-color: #F4F4F4; border-radius: 50%; flex-grow: 0; height: 40px; margin-right: 14px; width: 40px;"></div> <div style="display: flex; flex-direction: column; flex-grow: 1; justify-content: center;"> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; margin-bottom: 6px; width: 100px;"></div> <div style=" background-color: #F4F4F4; border-radius: 4px; flex-grow: 0; height: 14px; width: 60px;"></div></div></div><div style="padding: 19% 0;"></div> <div style="display:block; height:50px; margin:0 auto 12px; width:50px;"><svg width="50px" height="50px" viewBox="0 0 60 60" version="1.1" xmlns="https://www.w3.org/2000/svg" xmlns:xlink="https://www.w3.org/1999/xlink"><g stroke="none" stroke-width="1" fill="none" fill-rule="evenodd"><g transform="translate(-511.000000, -20.000000)" fill="#000000"><g><path d="M556.869,30.41 C554.814,30.41 553.148,32.076 553.148,34.131 C553.148,36.186 554.814,37.852 556.869,37.852 C558.924,37.852 560.59,36.186 560.59,34.131 C560.59,32.076 558.924,30.41 556.869,30.41 M541,60.657 C535.114,60.657 530.342,55.887 530.342,50 C530.342,44.114 535.114,39.342 541,39.342 C546.887,39.342 551.658,44.114 551.658,50 C551.658,55.887 546.887,60.657 541,60.657 M541,33.886 C532.1,33.886 524.886,41.1 524.886,50 C524.886,58.899 532.1,66.113 541,66.113 C549.9,66.113 557.115,58.899 557.115,50 C557.115,41.1 549.9,33.886 541,33.886 M565.378,62.101 C565.244,65.022 564.756,66.606 564.346,67.663 C563.803,69.06 563.154,70.057 562.106,71.106 C561.058,72.155 560.06,72.803 558.662,73.347 C557.607,73.757 556.021,74.244 553.102,74.378 C549.944,74.521 548.997,74.552 541,74.552 C533.003,74.552 532.056,74.521 528.898,74.378 C525.979,74.244 524.393,73.757 523.338,73.347 C521.94,72.803 520.942,72.155 519.894,71.106 C518.846,70.057 518.197,69.06 517.654,67.663 C517.244,66.606 516.755,65.022 516.623,62.101 C516.479,58.943 516.448,57.996 516.448,50 C516.448,42.003 516.479,41.056 516.623,37.899 C516.755,34.978 517.244,33.391 517.654,32.338 C518.197,30.938 518.846,29.942 519.894,28.894 C520.942,27.846 521.94,27.196 523.338,26.654 C524.393,26.244 525.979,25.756 528.898,25.623 C532.057,25.479 533.004,25.448 541,25.448 C548.997,25.448 549.943,25.479 553.102,25.623 C556.021,25.756 557.607,26.244 558.662,26.654 C560.06,27.196 561.058,27.846 562.106,28.894 C563.154,29.942 563.803,30.938 564.346,32.338 C564.756,33.391 565.244,34.978 565.378,37.899 C565.522,41.056 565.552,42.003 565.552,50 C565.552,57.996 565.522,58.943 565.378,62.101 M570.82,37.631 C570.674,34.438 570.167,32.258 569.425,30.349 C568.659,28.377 567.633,26.702 565.965,25.035 C564.297,23.368 562.623,22.342 560.652,21.575 C558.743,20.834 556.562,20.326 553.369,20.18 C550.169,20.033 549.148,20 541,20 C532.853,20 531.831,20.033 528.631,20.18 C525.438,20.326 523.257,20.834 521.349,21.575 C519.376,22.342 517.703,23.368 516.035,25.035 C514.368,26.702 513.342,28.377 512.574,30.349 C511.834,32.258 511.326,34.438 511.181,37.631 C511.035,40.831 511,41.851 511,50 C511,58.147 511.035,59.17 511.181,62.369 C511.326,65.562 511.834,67.743 512.574,69.651 C513.342,71.625 514.368,73.296 516.035,74.965 C517.703,76.634 519.376,77.658 521.349,78.425 C523.257,79.167 525.438,79.673 528.631,79.82 C531.831,79.965 532.853,80.001 541,80.001 C549.148,80.001 550.169,79.965 553.369,79.82 C556.562,79.673 558.743,79.167 560.652,78.425 C562.623,77.658 564.297,76.634 565.965,74.965 C567.633,73.296 568.659,71.625 569.425,69.651 C570.167,67.743 570.674,65.562 570.82,62.369 C570.966,59.17 571,58.147 571,50 C571,41.851 570.966,40.831 570.82,37.631"></path></g></g></g></svg></div><div style="padding-top: 8px;"> <div style=" color:#3897f0; 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margin-bottom:0; margin-top:8px; overflow:hidden; padding:8px 0 7px; text-align:center; text-overflow:ellipsis; white-space:nowrap;"><a href="https://www.instagram.com/reel/DBHiicsgsGw/?utm_source=ig_embed&amp;utm_campaign=loading" style=" color:#c9c8cd; font-family:Arial,sans-serif; font-size:14px; font-style:normal; font-weight:normal; line-height:17px; text-decoration:none;" target="_blank" rel="noopener">Une publication partagée par Elsa Dreisig (@elsa.dreisig)</a></p></div></blockquote>
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		<title>Roméo et Juliette « grandiose » en prime time sur France 5</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/romeo-et-juliette-grandiose-en-prime-time-sur-france-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 May 2024 02:46:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Fin de saison grandiose à l’Opéra Bastille », titrait Christian Peter à propos de Roméo et Juliette à la Bastille en juin 2023. Benjamin Bernheim et Elsa Dreisig formaient un couple proche de l’idéal, « crédibles scéniquement et vocalement idoines ». La mise en scène de Thomas Jolly conjuguait une direction d’acteurs « extrêmement soignée et &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Fin de saison grandiose à l’Opéra Bastille », titrait Christian Peter à propos de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">Roméo et Juliette </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">à la Bastille en juin 2023</a>. <strong>Benjamin Bernheim</strong> et <strong>Elsa Dreisig</strong> formaient un couple proche de l’idéal, « crédibles scéniquement et vocalement idoines ». La mise en scène de <strong>Thomas Jolly</strong> conjuguait une direction d’acteurs « extrêmement soignée et efficace », un décor monumental et des costumes somptueux. « Durant plus de deux heures trente, l’œil ne cesse d’être sollicité par une succession d’images saisissantes ou inattendues », s&rsquo;enthousiasmait notre chroniqueur. Ce spectacle mémorable est retransmis sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.france.tv/spectacles-et-culture/opera-et-musique-classique/5907510-romeo-et-juliette-a-l-opera-bastille.html">France 5 vendredi 3 mai à 21h05</a>. L’opéra n’ayant pas si souvent le privilège d’une heure de grande écoute sur le petit écran, il serait regrettable de manquer le rendez-vous.</p>
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		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 06:25:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 23 mars, le Metropolitan Opera proposait dans les cinémas Roméo et Juliette dans la production de Bartlett Sher créée fin 2016 et déjà retransmise en janvier 2017 avec Vittorio Grigolo et Diana Damrau. Cette fois, c’est au tour de Benjamin Bernheim et Nadine Sierra d’incarner les amants maudits au sein d’une distribution entièrement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 23 mars, le Metropolitan Opera proposait dans les cinémas <em>Roméo et Juliette</em> dans la production de <strong>Bartlett Sher</strong> créée fin 2016 et déjà retransmise en janvier 2017 avec Vittorio Grigolo et Diana Damrau. Cette fois, c’est au tour de <strong>Benjamin Bernheim</strong> et <strong>Nadine</strong> <strong>Sierra</strong> d’incarner les amants maudits au sein d’une distribution entièrement renouvelée. Loin des places ensoleillées de Vérone, le décor unique imaginé par <strong>Michael Yeargan</strong> est constitué de gigantesques façades de couleur sombre, ornées de colonnades et de balcons qui encadrent un espace rectangulaire, tour à tour salle de bal, jardin de Juliette, place de marché, chambre à coucher ou tombeau. Au quatrième acte, le lit nuptial est figuré par un gigantesque drap disposé sur le terre-plein central et au cinquième, quelques tombes alignées figurent la crypte des Capulet. Ce décor monumental crée une atmosphère oppressante dans la salle du Met à laquelle échappent en partie les spectateurs des cinémas puisque les caméras se concentrent davantage sur les mouvements des personnages et leurs expressions que sur les plans d’ensemble. L’action est transposée au dix-huitième siècle comme en témoignent les beaux costumes de <strong>Catherine Zuber</strong>, en particulier les somptueuses tenues que porte Juliette. La direction d’acteurs est particulièrement soignée, au deuxième acte par exemple, le duo entre Roméo et Juliette est traité comme un jeu de cache-cache entre adolescents. Remarquablement réglés par <strong>B. H. Barry</strong>, les duels du troisième acte, aussi réalistes que spectaculaires, paraissent tout droit issus d’un film de cape et d’épée.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Romeo-Juliette-©-Marty-Sohl.-Met-Opera-9-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-158850"/><figcaption class="wp-element-caption">Roméo et Juliette © Marty Sohl. Met Opera</figcaption></figure>


<p>La distribution est globalement d’un niveau élevé. Si le duc de Vérone de <strong>Richard Bernstein</strong> a paru quelque peu falot, <strong>Thomas Capobianco</strong> et <strong>Jeongcheol Cha</strong>, respectivement Benvolio et Gregorio, se sont montrés pleinement crédibles dans leurs rôles ainsi que <strong>Daniel Rich</strong>, Pâris déplaisant à souhait. <strong>Eve Gigliotti</strong> campe une Gertrude truculente avec une voix ronde et cuivrée. En revanche le vétéran <strong>Nathan Berg</strong> n’est plus que l’ombre de lui-même. Avec son timbre émacié, Il incarne un comte Capulet vieilli prématurément. <strong>Will Liverman</strong> possède une voix riche et sonore, sa ballade de « la reine Mab » lui a valu un franc succès de même que la scène sa mort, sobre et émouvante. Très à son aise sur le plateau lors de ses deux duels, <strong>Frederick Ballentine</strong> manie l’épée avec dextérité. Son Tybalt agressif est servi par une voix sonore et bien projetée. Le page espiègle et facétieux de <strong>Samantha Hankey</strong> n’est pas dépourvu de charme, son air « Que fais-tu blanche tourterelle » chanté avec grâce et une pointe d’humour était tout à fait convaincant malgré un suraigu légèrement acide. <strong>Alfred Walker</strong> possède un timbre sombre et un registre grave profond, néanmoins son Frère Laurent débonnaire a paru quelque peu en retrait.</p>
<p><strong>Nadine Sierra</strong> se trouve désormais à l’apogée de sa carrière comme en témoignait sa récente Violetta à Paris. L’ampleur de ses moyens, ses aigus glorieux, sa ligne de chant nuancée et sa diction superlative font d&rsquo;elle une Juliette de grande classe. D’aucuns pourraient trouver sa voix un peu trop opulente à l’acte un pour évoquer une jeune fille à son premier bal mais on ne se plaindra pas que la mariée soit trop belle. Son air du poison, incarné avec une émotion et un engagement spectaculaires, lui a valu une interminable ovation de la part du public. Enfin, son duo final poignant aura arraché des larmes à plus d’un spectateur. <strong>Benjamin Bernheim</strong> réitère à trente ans d’intervalle le miracle de Roberto Alagna. Son Roméo se hisse d’emblée parmi les plus grands titulaires du rôle. On ne sait qu’admirer le plus, l’élégance de son phrasé, la perfection de sa diction, la suavité caressante de son timbre, les nuances dont il parsème sa ligne de chant ou son engagement dramatique hallucinant. Sa voix se marie idéalement avec celle de Nadine Sierra au point que leurs duos aux affects contrastés comptent parmi les plus grands moments de la soirée. Soulignons également la belle prestation des chœurs préparés par Donald Palumbo.</p>
<p>Au pupitre <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>, très à l’aise dans ce répertoire dont il maîtrise parfaitement le style, offre une direction grandiose tant dans les pages dramatiques comme le final de l’acte trois, que dans les scènes purement élégiaques comme le duo qui ouvre le quatrième acte.</p>
<p>Le samedi 20 avril, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>La Rondine</em> avec Angel Blue et Jonathan Tetelman.   </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/">GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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