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	<title>Siroe - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Siroe - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Un Siroe ne vaut pas forcément mieux que l&#8217;autre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/un-siroe-ne-vaut-pas-forcement-mieux-que-lautre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2015 15:37:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la série « Héritage », Harmonia Mundi réédite à prix réduit un certain nombre d’enregistrements d’opéra pas nécessairement très anciens, mais qu’il est parfois bon de remettre sous le feu des projecteurs. Nous avons récemment dit tout le bien qu’on pouvait penser du Saul gravé par René Jacobs ; on sera moins enthousiaste face au Siroe enregistré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la série « Héritage », Harmonia Mundi réédite à prix réduit un certain nombre d’enregistrements d’opéra pas nécessairement très anciens, mais qu’il est parfois bon de remettre sous le feu des projecteurs. Nous avons récemment dit tout le bien qu’on pouvait penser du <em>Saul</em> <a href="http://www.forumopera.com/cd/saul-le-chantre-disrael">gravé par René Jacobs</a> ; on sera moins enthousiaste face au <em>Siroe</em> enregistré en 2003 par <strong>Andreas Spering</strong>. L’œuvre, bien sûr, n’est pas du meilleur Haendel. Malgré tout, transcendée par une distribution de premier plan, il devrait être possible d’en tirer quelque chose. Dans la version Harmonia Mundi, seule <strong>Ann Hallenberg</strong> dans le rôle-titre s’élève vraiment au-dessus d’une exécution correcte mais appliquée. Qui plus est, avec une durée de deux heures trente, il a fallu couper dans la partition, contrairement au <a href="http://www.forumopera.com/cd/en-attendant-hasse"><em>live</em> venu de Göttingen</a>, véritable intégrale malheureusement desservie par une distribution guère plus adéquate. Enfin, le <em>Siroe</em> de Hasse a récemment été magnifié par Max Emanuel Cencic et ses amis, souhaitons qu’un jour cet autre <em>Siroe</em> connaisse le même sort…</p>
<p>Haendel, <em>Siroe</em>, Ann Hallenberg, Sunhae Im, Johann Stojkovic, Sebastian Noack, Gunther Schmid, Timm de Jong, Cappelle Coloniensis, direction musical Andreas Spering, 2 CD Harmonia Mundi &#8211; 2h 30&prime; 05&Prime;</p>
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		<title>HASSE, Siroe — Vienne (Theater an der Wien)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/siroe-hasse-vienne-theater-an-der-wien-siroe-vivifie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2015 12:09:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les admirateurs français de Franco Fagioli avaient remarqué que la production de Siroe à Versailles se ferait sans leur contre-ténor favori, quand Vienne affichait une version de concert avec une distribution identique à celle du disque. Hélas, Franco ne chanta finalement pas à Vienne non plus. Reste que cette soirée valait tout de même le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Les admirateurs français de Franco Fagioli avaient remarqué que la production de <em>Siroe</em> à Versailles se ferait sans leur contre-ténor favori, quand Vienne affichait une version de concert avec une distribution identique à celle du disque. Hélas, Franco ne chanta finalement pas à Vienne non plus. Reste que cette soirée valait tout de même le détour, et ce grâce à une troupe transformée par l’expérience de la scène. Le spectacle était mis en espace mais surtout joué de façon bien plus dramatique et captivante qu’<a href="http://www.forumopera.com/cd/siroe-fagioli-et-lezhneva-sur-le-ring">au disque</a> où les mêmes interprètes semblent très lisses en comparaison.</p>
<p class="rtejustify">Soyons en d’abord reconnaissant à l’orchestre <strong>Armonia Atenea </strong>et son chef <strong>George Petrou</strong>, qui rutilent avec une ardeur jubilatoire. Si le disque ne réussissait pas à contourner l’écueil du manque de tension dramatique, Petrou fait ici la démonstration brillante du génie de Hasse, de son originalité musicale et de son à-propos dramatique. Les airs s’enchaînent avec des contrastes saisissants, soulignés par des musiciens bien plus affirmés et confiants dans leurs intentions (les flûtes du « Mi credi infedele », les martellements du clavecin dans « Gelido in ogni vena », l’audace des cors dans « Di tuo amor »…). Jouant souvent assez fort et placés dans la fosse devant les chanteurs, ils poussent ceux-ci à se dépasser dans une partition hérissée de difficultés techniques.</p>
<p class="rtejustify">Et ces difficultés ne font oublier à aucun que les récitatifs doivent être aussi investis pour que l&rsquo;opera seria fonctionne. Tous sont déchaînés et font montre d’une ardeur bien trop rare dans ce répertoire. A commencer par <strong>Julia Lezhneva</strong> : on la connaissait virtuose hors-pair mais technicienne abstraite, et le disque confirmait cette impression. Quelle surprise ici de la voir caracoler aussi bien dans les récitatifs que dans les airs ! Vienne semble décidemment pousser les chanteuses à se dépasser : après <a href="/anna-bolena-vienne-staatsoper-quand-netrebko-court-le-risque">Netrebko la veille</a>, voilà que Lezhneva sort de sa reserve pour entonner un « O placido il mare » narquois et un « Mi lagnerò tacendo » halluciné, où sa voix chavire avec le personnage dans des dérapages vers l’aigu parfaitement contrôlés. Seul l’impossible « Di tuo amor mio cor indegno » la trouve encore un peu en retrait scéniquement (mais déjà bien plus incarnée qu’au disque où elle vocalisait avec la froide précision d’un clavecin). La faute en revient surtout à la contorsion imposée à cet air inséré. D’une Agrippine indignée par les actions de son fils, il devient ici l’air du renoncement à l’amour non mérité. Les vocalises ne sont plus du tout ici les cris d’effroi de l’original (que l&rsquo;on peut entendre dans le dernier disque d&rsquo;Ann Hallenberg), mais du rococo vide de sens dramatique. Revers de cette prise de risque dramatique, la technique est moins parfaite qu’au disque (certains aigus sonnent sourds et on entend des respirations au milieu d’une suite de vocalises) mais la performance reste surhumaine et n’en est que plus galvanisante, surtout chez quelqu’un qui n’a pas encore 30 ans et qui vient recevoir les ovations de la salle en catimini.</p>
<p class="rtejustify">A ses côtés, la révélation de cette production est sans aucun doute <strong>Lauren Snouffer</strong>, soprano à l’aigu encore trop étroit lorsqu’il est simplement piqué, mais à la virtuosité délicieuse grâce à un vibrato très serré qui lui autorise une agilité d’une précision sidérante. Son grand air « Se pugnar non sai col fato » rappelle à la fois la technique de Janet Williams et le fruité d’Ewa Malas-Godlewska. Clairement une chanteuse à suivre.</p>
<p class="rtejustify"><strong>Roxana Constantinescu</strong> fait partie de ces voix assez ingrates de mezzo courts qui ne se révèlent que chauffées à blanc, dans la lignée d’une Iris Vermillion, par exemple. Si elle peine à convaincre dans son air pastoral, le <em>da capo</em> furieux et encore plus l’air « Che furia, che mostro » la transfigurent, tant son énergie est convaincante, juste et émouvante.</p>
<p class="rtejustify">C’est un peu le même constat pour <strong>Mary-Ellen Nesi </strong>: si depuis quelques années, elle s’autorise enfin à être plus audacieuse, c’est surtout dans son air tendre qu’elle souffre de la comparaison avec Franco Fagioli car sa voix y manque clairement de couleurs et d’étendue. A l’inverse, les grands airs qui remuent les éléments (« Fra l’orror della tempesta » et « Torrente cresciuto ») prouvent qu’elle a de la virtuosité et de l’autorité à revendre.</p>
<p class="rtejustify"><strong>Juan Sancho</strong> jouit de la même présence naturelle en scène : il investit ses récitatifs et ses airs avec un hargne qui gonfle les veines de son front et crispe ses mains. La tessiture est assez étendue dans l’aigu et la technique robuste mais la projection manque parfois d’ampleur. On lui reprochera en outre de surjouer le désespoir du père dans l’air où il regrette d’avoir fait exécuter son fils. Au lieu de se glacer, son sang semble vouloir lui faire exploser les tempes, en contradiction avec la mélodie étourdie du morceau.</p>
<p class="rtejustify">Enfin, <strong>Max-Emmanuel Cencic </strong>incarne un Siroe fabuleux. Loin de se limiter aux acrobaties vocales que demandent certains airs et qu’il exécute merveilleusement sans dissocier les registres (quoique le grave sonne un peu sourd en comparaison de l’aigu triomphant), il explore la palette psychologique de son personnage avec une fraîcheur et une économie très émouvantes. D’aucuns auront pu trouver son intérprétation plus feutrée que celle de ses partenaires, elle nous a surtout semblé plus réfléchie et authentique, sans sacrifier à la virtuosité.</p>
<p class="rtejustify">Devant un tel résultat, on ne peut espérer qu’une chose : une captation radio ou une diffusion en DVD qui ferait vite oublier les défauts du disque.</p>
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		<item>
		<title>HASSE, Siroe — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/siroe-versailles-comment-peut-on-etre-perse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2014 09:12:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a plusieurs manières d’être perse, même à l’opéra. Cyrus, Darius, Xerxès et autres Artaxerxès ont souvent inspiré les compositeurs, surtout au XVIIIe siècle, mais cela ne veut surtout pas dire qu’il faille convoquer les ruines de Persépolis pour nous montrer ces monarques une fois devenus des héros d’opera seria. Pour Siroe, re di &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a plusieurs manières d’être perse, même à l’opéra. Cyrus, Darius, Xerxès et autres Artaxerxès ont souvent inspiré les compositeurs, surtout au XVIIIe siècle, mais cela ne veut surtout pas dire qu’il faille convoquer les ruines de Persépolis pour nous montrer ces monarques une fois devenus des héros d’opera seria. Pour <em>Siroe, re di Persia</em>, sa toute première mise en scène, <strong>Max Emanuel Cencic</strong> a d’ailleurs choisi d’être persan plutôt que perse : sans dédaigner complètement les frises de lions en brique émaillée comme on peut en voir au Louvre, les superbes décors et costumes de <strong>Bruno de Lavenère</strong> renvoient bien davantage à l’univers des miniatures persanes. Moucharabiehs mobiles, somptueuses fleurs stylisées projetées grâce aux vidéos d’<strong>Etienne Guiol</strong>, éclairages changeants de <strong>David Debrinay</strong>, tout vise ici à charmer l’œil et y parvient, sans hésiter à basculer dans un kitsch assumé, avec film de vacances où Siroe et Emira se font des mamours. Dans le programme, Cencic revendique d’ailleurs ces plaisirs démodés et ose braver le minimalisme en vigueur sur bien des scènes. En outre, pour une œuvre aussi inconnue – même le <em>Siroe</em> de Haendel n’est guère plus familier – il est toujours agréable de bénéficier d’une mise en place lisible de l’intrigue, à laquelle s’ajoute ici quelques pointes d’humour, notamment lorsque Siroe prisonnier, avec l’ironie du désespoir, invite Emira à choisir elle-même le sort qu’il devra connaître.</p>
<p>Comment peut-on être Hasse ? Comment se peut-il qu’un compositeur aussi important en son temps ait été jusqu’ici à peu près complètement dédaigné ? C’est un mystère, mais cela ne devrait pas durer, car ce <em>Siroe</em> nous prouve que les opéras de Hasse peuvent parfaitement tenir la route, même si l’on n’y trouve pas nécessairement la même profondeur que dans les chefs-d’œuvre de Haendel. Empoignée par <strong>George Petrou</strong>, la partition révèle de très belles pages et une réelle efficacité dramatique. L’orchestre <strong>Armonia Atenea</strong> en souligne la vigueur et les couleurs variées, avec des effets parfois assez saisissants. Autrement dit, l’abondante production de Hasse ne demande qu’à être ressuscitée, pourvu qu’on sache la réveiller.</p>
<p class="rtecenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/siroe_2014_06_26_foto01.jpg?itok=W41cLB1t" width="468" /></p>
<p>Par rapport à l’enregistrement récemment paru <strong><font color="#000000">– </font></strong><a href="http://www.forumopera.com/cd/siroe-fagioli-et-lezhneva-sur-le-ring">voir compte rendu</a> <strong><font color="#000000">–</font></strong>, ce <em>Siroe</em> versaillais est presque identique (elle était très différente lors des représentations données à Athènes en juin). Presque identique, car il manque l’un des atouts du disque : Franco Fagioli n’est pas de la fête, ce qui provoque un petit jeu de chaises musicales, puisque <strong>Mary-Ellen Nesi </strong>lâche le rôle d’Emira pour endosser les habits du perfide Medarse. Le travesti lui va à merveille, mais la mezzo gréco-canadienne a toujours le grave aussi peu sonore (la voix semble s’épanouir bien davantage dans l’aigu) et le timbre assez dénué de personnalité. On découvre en Emira une fort intéressante mezzo roumaine, <strong>Roxana Constantinescu</strong>, entendue en Dorabella à Toulouse en 2011 : son aisance scénique et vocale font d’elle l’un des protagonistes essentiels, et l’on a hâte de la retrouver dans d’autres incarnations (elle sera notamment Adalgisa à Zurich en janvier). Autour de ces deux dames, on retrouve inchangée la distribution du disque Decca, avec en prime l’investissement accru que permet l’expérience de la scène. <strong>Lauren Snouffer </strong>a l’aigu un peu acide, mais sa virtuosité n’est guère prise en défaut dans le rôle secondaire d’Arasse. Après avoir porté un casque cornu dans <em>Artaserse</em>, <strong>Juan Sancho</strong> hérite d’un déguisement de Nosferatu : Cosroe est ici un vieillard décharné, dont les emportements justifient peut-être certains aigus un peu poussés, mais son air final, sur les célèbres paroles « Gelido in ogni vena », reprises notamment dans <em>Farnace</em>, est interprété avec une sensibilité intense. <strong>Max Emanuel Cencic</strong> paraît en forme, et son rôle de victime lui convient bien : « gentil » injustement accusé, Siroe s’accorde peut-être mieux à sa personnalité que des personnages plus héroïques, et c’est dans les airs douloureux – les plus nombreux – qu’il touche particulièrement l’auditeur. Quant à <strong>Julia Lezhneva</strong>, sans aller jusqu’à dire qu’elle brûle les planches, on est ravi de constater qu’elle est désormais très à son affaire sur une scène. Sa Laodice existe sur le plan théâtral, mais c’est évidemment par sa virtuosité qu’elle laisse le public abasourdi : la représentation décolle véritablement avec son premier air, où il semble que la chanteuse n’ait jamais besoin de respirer pour enchaîner les vocalises les plus interminables. Un seul regret : quand on sort du domaine de l’acrobatie, il semble que l’artiste ait plus du mal à colorer son chant et à y faire passer l’émotion, ce dont elle est pourtant parfaitement capable dans les récitatifs. C’est sûrement pour bientôt.</p>
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		<item>
		<title>Siroe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/siroe-fagioli-et-lezhneva-sur-le-ring/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2014 06:04:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après son flamboyant Rokoko, Max Emanuel Cencic poursuit ce qui s’apparente à une entreprise de réhabilitation, voire de démystification de Hasse, tordant le cou aux clichés qui réduisent le style « galant » à une musique superficielle, frivole et dénuée d’expression vraie, pour reprendre les termes du chanteur. Certes, la seconde version de Siroe (1763), imaginée pour &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après son flamboyant <a href="/cd/la-splendeur-retrouvee-de-hasse"><em>Rokoko</em></a>, <strong>Max Emanuel Cencic </strong>poursuit ce qui s’apparente à une entreprise de réhabilitation, voire de démystification de Hasse, tordant le cou aux clichés qui réduisent le style « galant » à une musique superficielle, frivole et dénuée d’expression vraie, pour reprendre les termes <a href="/actu/max-emanuel-cencic-on-a-toujours-aime-vendre-des-ragots-autour-de-lopera">du chanteur</a>. Certes, la seconde version de <em>Siroe</em> (1763), imaginée pour la cour de Dresde trente ans après la création bolonaise de la première, affiche une esthétique résolument préclassique et regorge de grâces, mais sans aucune mièvrerie. A cet égard, le contre-ténor peut compter, comme dans son récital, sur la direction alerte et musclée de <strong>George Petrou</strong> ainsi que sur le tempérament de ses partenaires pour exclure tout risque d’alanguissement.  </p>
<p>Bien qu’elle semble avoir été achevée dans une certaine précipitation, cette nouvelle mise en musique du deuxième livret de Métastase (1726) témoigne d’une compréhension plus intime du poète, mais également, relève Howard Mayer Brown, d’une maîtrise supérieure de la forme <em>Da Capo </em>et du contrepoint dans l’accompagnement orchestral. Contrairement à Haendel (1728), plus d’une fois enlisé, malgré des coupes claires, dans les foisonnants récitatifs du librettiste, Hasse réécrit la plupart d’entre eux en déployant une vigueur, un sens du rythme et de la progression dramatique réellement salutaires qui auraient d’ailleurs pu dispenser les solistes des facilités auxquelles ils croient bon de recourir – gloussements, sanglots surjoués et autres ricanements. En revanche, le Saxon n’a pu remanier que quatorze des vingt et un airs, dont la totalité du rôle-titre, conçu à l’origine pour Farinelli et retaillé à la mesure de Domenico Annibali qui, depuis <em>Cleofide </em>(1731), s’était déjà produit dans une dizaine de ses opéras.</p>
<p>Le détail a son importance, car on ne répétera sans doute jamais assez que la popularité de Hasse, époux de la célèbre Faustina Bordoni, tient pour beaucoup à l’aisance – à la complaisance, diront ses détracteurs – avec laquelle il a su s’adapter aux vocalités les plus diverses pour les mettre en valeur. En l’occurrence, Caffarelli (Medarse) et surtout la jeune Elisabeth Teyber (Laodice), élève du compositeur et de la cantatrice Vittoria Tesi, volent la vedette au titulaire de Siroe et nous offrent un passionnant duel belcantiste. La flexibilité de ce soprano d’à peine dix-neuf ans tenait manifestement du prodige et nous rappelle, inévitablement, les débuts fulgurants de la non moins précoce <strong>Julia Lezhneva</strong>. D’aucuns blâmeront de fréquentes pointes d’acidité, l’excessive nervosité de certains traits, mais elle affronte avec un abattage étourdissant les cascades de vocalises, sauts de registre et contre-notes dont son rôle est hérissé, osant même des <em>tempi</em> démentiels (« Se il caro figlio vede in periglio ») et renchérissant crânement dans les reprises et cadences. Dans les beaux-arts, le style rococo n’implique-t-il pas aussi une surcharge ornementale ? Ceci dit, Lezhneva n’est pas loin de nous combler dans les pages lentes, où son trille généreux fait merveille, et ce même si elle ne peut transcender la relative tiédeur où le style gracieux cantonne « Mi lagnerò tacendo », autrement poignant chez Haendel.</p>
<p>Spectaculaire conclusion du premier acte, l’air de Medarse « Fra l’orror della tempesta » ouvrait le récital que <strong>Franco Fagioli </strong>consacrait il y a deux ans à Gaetano Majorano, dit <a href="/cd/la-revanche-du-male">Caffarelli</a>. S’il y paraissait un peu plus délié et véloce, son chant accentue aujourd’hui les clairs-obscurs et se montre plus inventif dans le<em> Da Capo</em> – à moins que certains changements ne soient de la main de Hasse. Loin de ces prouesses sportives, il nous faut également saluer la délicatesse des embellissements qui rehaussent sa vaste <em>aria di sostenuto</em> « Tu decidi del mio fato » et en exaltent voluptueusement la mélancolie. Difficile d’exister face à de tels gosiers, face à de tels artistes. Celui de <strong>Mary Ellen Nesi</strong> (Emira) sonne étriqué, tendu dans une partie moins exigeante, mais trop aiguë. Elle ne manque pas de vaillance, mais d’ampleur et de mordant dans les airs de bravoure alors que son émission rugueuse indispose l’oreille dans le <em>cantabile</em>.</p>
<p>« <em>Les personnages de </em>Siroe<em> sont conçus suivant l’</em>Ethique à Nicomaque <em>d’Aristote : chacun correspond à un défaut de comportement </em>», explique Max-Emanuel Cencic, ainsi « <em>Cosroe est quelqu’un qui a perdu le sens de la mesure</em> » ajoute-t-il. <strong>Juan Sancho</strong>, qui a gagné en assurance mais dont l’aigu semble parfois encore bien rebelle, ne l’entend pas autrement et campe un monarque monolithique et péremptoire – trop claironnant dans son <em>lamento </em>« Gelido in ogni vena » pour nous convaincre du trouble qui s’empare du roi, sinon de sa vulnérabilité. A sa décharge, la partition ne l’aide pas vraiment, le pathétique de <em>Siroe</em> ne se départant jamais vraiment d’une élégance distanciée qui répugne à l’effusion et ne bouleverse guère. Plus enlevée et douce qu’amère, la plainte de Siroe, « La sorte mia tiranna », que Max Emanuel Cencic avait déjà abordée sur <em>Rokoko</em>, séduit elle aussi davantage qu’elle n’étreint. Vocalement, notre mezzo brille ici moins que sur cet album et paraît d’abord en retrait par rapport à ses partenaires, mais il redouble d’engagement et se bonifie au fil des actes.</p>
<p> </p>
<p>&gt; <strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00NMXE6MA/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00NMXE6MA&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=3JFFML7FNQS4IQHP">Commander ce CD !</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00NMXE6MA" style="border:none !important;margin:0px !important" width="1" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/siroe-fagioli-et-lezhneva-sur-le-ring/">Siroe</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Siroe ou l’impossible rencontre de Haendel et Métastase</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/siroe-ou-limpossible-rencontre-de-haendel-et-metastase/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2014 15:43:27 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/siroe-ou-limpossible-rencontre-de-haendel-et-metastase/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que le très attendu Siroe de Hasse doit sortir chez DECCA le 3 novembre prochain, ACCENT nous invite à redécouvrir celui de Haendel (1728) capté en live au festival de Göttingen l’année dernière. Nous pouvons définitivement oublier la première intégrale mollement dirigée par Rudolph Palmer en 1989 (Newport) et disqualifiée tant par les approximation &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le très attendu <em>Siroe </em>de Hasse doit sortir chez DECCA le 3 novembre prochain, ACCENT nous invite à redécouvrir celui de Haendel (1728) capté en <em>live </em>au festival de Göttingen l’année dernière. Nous pouvons définitivement oublier la première intégrale mollement dirigée par Rudolph Palmer en 1989 (Newport) et disqualifiée tant par les approximation de l’orchestre que par la pâleur des solistes. <strong>Laurence Cummings</strong> et son plateau rivalisent d’ardeur et apportent à l’ouvrage cette urgence théâtrale, cette énergie indispensable qui faisait aussi défaut à la version d’Andreas Spering (2004, Harmonia Mundi), lequel, du reste, pratiquait des coupes claires. Sommes-nous pour autant conquis ? Loin s’en faut. Le style, la technique même des chanteurs (singulièrement du contre-ténor <strong>Yosemeh Adjei</strong> dans le rôle-titre) laissent souvent à désirer, leur imagination également, à l’exception de <strong>Lisandro Abadie</strong> qui parvient à épouser sinon la carrure, du moins les tourments de son personnage (Cosroe). Laurence Cummings bute sur le même écueil que ses prédécesseurs : distribuer un ouvrage conçu pour la crème du <em>belcanto</em> (Senesino, Faustina, Cuzzoni, Boschi), seule capable de transcender les platitudes de la partition comme de rendre justice à ses rares éclats de génie (« Mi lagnerò tacendo », « Gelido in ogni vena » et la scène de prison « Son stanco… Deggio morire »). Des trois opéras que Haendel a tirés d’un livret du jeune Métastase (<em>Poro </em>et <em>Ezio </em>suivront en 1731 et 1732), <em>Siroe </em>est sans nul doute le plus faible et consacre, selon Winton Dean, le fossé qui sépare les tempéraments des deux hommes et leurs esthétiques.</p>
<p>Haendel, <em>Siroe</em>. Yosemeh Adjei (Siroe), Anna Dennis (Emira), Aleksandra Zamojska (Laodice), Antonio Giovannini (Medarse), Lisandro Abadie (Cosroe), Ross Ramgobin (Arasse). FestpielOrchester Göttingen, dir. Laurence Cummings. Enregistré le 10 mai 2013. ACCENT 26401 (3 CD).</p>
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		<title>Siroe</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/en-attendant-hasse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2014 07:36:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Max Emanuel Cenčić nous promet pour la rentrée un enregistrement de Siroe qui devrait faire parler de lui, avec notamment Franco Fagioli, Julia Lezhneva et lui-même (la tournée passera par Versailles pour trois concerts). Mais il s’agira d’un Siroe de 1733, celui Hasse, compositeur dont la redécouverte est à peine entamée, malgré les efforts des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Max Emanuel Cenčić nous promet pour la rentrée un enregistrement de <em>Siroe </em>qui devrait faire parler de lui, avec notamment Franco Fagioli, Julia Lezhneva et lui-même (la tournée passera par Versailles pour trois concerts). Mais il s’agira d’un <em>Siroe </em>de 1733, celui Hasse, compositeur dont la redécouverte est à peine entamée, malgré les efforts des uns et des autres. En attendant, voici l’opéra homonyme composé par Haendel quelques années auparavant, sur un livret de Métastase utilisé pour la première fois en 1726 par Leonardo Vinci, révisé par Nicola Haym (les récitatifs furent notamment réduits de moitié). Ce fut le premier texte de Métastase utilisé par Haendel, et le premier interprété à Londres, au moment même où, sur une autre scène, John Gay parodiait l’opera seria avec son <em>Beggar’s Opera</em>.</p>
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	Ce <em>Siroe </em>haendélien, assez réussi même s’il n’est pas comparable aux plus mémorables chefs-d’œuvre du Saxon, pâtit curieusement d’une durable désaffection. En 95 ans d’existence, le festival Haendel de Göttingen n’avait encore jamais cru bon de le proposer au public, et mis à part une production notable à Venise en 2000 (Andrea Marcon à la baguette, Jorge Lavelli à la mise en scène), les reprises modernes se comptent sur les doigts d’une main. Il existait déjà deux enregistrements, le plus récent datant de 2004 (Harmonia Mundi), dirigé par Andreas Spering avec une distribution dominée par Ann Hallenberg dans le rôle titre mais assez terne par ailleurs ; il s’agissait en outre d’une version très abrégée, en deux disques. Le label Accent propose donc la première intégrale digne de ce nom, en trois heures. Il s’agit en fait d’une captation réalisée en mai 2013 à Göttingen : pour sa première saison comme directeur artistique de cette manifestation, l’excellent chef britannique <strong>Laurence Cummings</strong> avait frappé très fort en redonnant sa chance à un œuvre méconnue, et en rompant avec la politique de pseudo-reconstitution historique en matière de mise en scène. Outre les qualités du <strong>FestspielOrchester Göttingen</strong>, ce <em>live </em>donne à attendre tous les bruits liés à l’action scénique (et même l’ajout au deuxième acte d’un extrait de Concerto grosso, sans doute justifié par des nécessités dramatiques).  On regrette d’autant plus qu’un DVD n’ait pas été réalisé plutôt qu’un CD, car le spectacle monté par Immo Karaman aurait peut-être emporté totalement l’adhésion et permis de transcender les limites vocales de la distribution.</p>
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	En 1728, Haendel disposait d’un cast somptueux : Senesino en Siroe, la Bordoni en Emira et la Cuzzoni en Laodice. Une fois de plus, il s’avère bien difficile de faire revivre ses fastes sans disposer de gosiers aussi glorieux. Les deux illustres rivales ont pour homologues modernes deux chanteuses compétentes mais qui ne suscitent pas la fièvre souhaitée ; on espère que mesdames Genaux et Kermes donneront cet été un peu plus de panache à leur affrontement dans leur disque et leurs concerts Bordoni-Cuzzoni. On avouera tout au plus une légère préférence pour la soprano polonaise <strong>Aleksandra Zamojska</strong>, actrice plus engagée que sa consœur <strong>Anna Dennis</strong> (à noter que Laodice chante un air sur les paroles « Mi lagnerò tacendo », mises en musique une bonne douzaine de fois par Rossini). Très loin de son rôle de souteneur dans <em>Cachafaz </em>d’Oscar Strasnoy, <strong>Lisandro Abadie</strong> est très bien dans le rôle du vieux roi Chosroès, auquel Métastase offre notamment l’air « Gelido in ogni vena », aux paroles bien connues grâce à la version qu’en donne Vivaldi dans <em>Farnace</em>. L’autre baryton, <strong>Ross Ramgobin</strong>, n’a pas même un air à chanter pour défendre le rôle d’Arasse. Quant aux deux frères ennemis, les deux contre-ténors ici choisis sont on ne peut plus différents : dans le rôle-titre, le germano-ghanéen <strong>Yosemeh Adjei</strong> paraît d’abord bien déplaisant, avec des sons acides et tirés, mais devient beaucoup plus acceptable dès qu’il ne brutalise pas son émission, comme l’y obligent les airs plus rapides ou virtuoses : il convainc bien davantage dans l’élégiaque « Fra i dubbi miei ». On entend en Medarse un<strong> Antonio Giovannini</strong> qui semble avoir énormément progressé depuis sa participation au <em>Teuzzone</em> de Vivaldi en 2011 (Max Emanuel Cenčić, Siroe de Hasse au disque, lui laissera le personnage pour la tournée de concerts prévue cet été) : son timbre est infiniment plus agréable que celui de son « frère » et son chant séduit, dans un rôle certes moins exposé. Mais à l’heure où il se filme tant de productions qui n’en valent pas la peine, quel dommage de n’avoir pas fait un DVD de ce <em>Siroe</em> !</p>
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