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	<title>Stilles Meer - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Stilles Meer - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Les dix meilleurs opéras de la saison 2015-2016</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Jul 2016 05:04:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après un examen serré de la trentaine de spectacles auxquels, durant la saison 2015-2016, nos rédacteurs avaient attribué la note maximale de 4 coeurs, nous avons retenu les dix qui, selon nous, se détachait du peloton. Inventaire, par ordre chronologique de représentation, des dix meilleures productions de ces dix derniers mois (à l&#8217;exclusion des festivals). &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après un examen serré de la trentaine de spectacles auxquels, durant la saison 2015-2016, nos rédacteurs avaient attribué la note maximale de 4 coeurs, nous avons retenu les dix qui, selon nous, se détachait du peloton. Inventaire, par ordre chronologique de représentation, des dix meilleures productions de ces dix derniers mois (à l&rsquo;exclusion des festivals). </strong></p>
<hr />
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/penthesilea.jpg?itok=hy0XOq8t" style="width: 100px; height: 48px; float: left; margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="Penthesilea © Forster / La Monnaie – De Munt" /><strong>1. Pascal Dusapin, <em>Penthesilea</em></strong> (direction musicale : Franck Ollu, mise en scène : Pierre Audi, Opéra national du Rhin &#8211; septembre 2015)</p>
<p>Les Belges sont décidément très forts. Après nous avoir offert au printemps 2014 ce magnifique cadeau qu’était <em>Au monde</em>, de Philippe Boesmans, La Monnaie récidivait un an plus tard avec cette <em>Penthesilea</em> de Pascal Dusapin, coproduite par l’Opéra national du Rhin qui l&rsquo;a présentée en septembre 2015, en « création mondiale » bis. Et dans les deux cas, la réussite fut complète&#8230; (<a href="http://www.forumopera.com/penthesilea-strasbourg-beau-et-neuf-a-la-fois">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/r_devereux2971_0.jpg?itok=vLeUzZ8A" style="width: 100px; height: 71px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Roberto Devereux, Madrid © Javier del Real" /><strong>2. Gaetano Donizetti, <em>Roberto Devereux</em> </strong>(direction musicale : Bruno Campanella, mise en scène : Alessandro Talevi, Madrid &#8211; octobre 2015)</p>
<p>En octobre à Madrid, Mariella Devia faisait une entrée spectaculaire dans la production d’Alessandro Talevi, en provenance du Welsh National Opera, qui marquait sa prise de rôle scénique d&rsquo;Elisabetta aux côtés de Gregory Kunde en Roberto. Attentif aux chanteurs, Bruno Campanella construisait intelligemment une gradation dramatique culminant dans la grande scène finale&#8230; (<a href="http://www.forumopera.com/roberto-devereux-madrid-un-miracle-nomme-devia">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/leprophe_khp0544_0.jpg?itok=rPlS9CY3" style="width: 100px; height: 64px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Le Prophète, Karlsruhe © Matthias Baus" /><strong>3. Giacomo Meyerbeer, <em>Le Prophète</em> </strong>(direction musicale : Johannes Willig, mise en scène : Tobias Kratzer, Karlsruhe &#8211; octobre 2015)</p>
<p>Pour cet opéra rarement représenté, le jeune metteur en scène Tobias Kratzer avait choisi de transposer l’intrigue à l’époque moderne. La réussite de la soirée n’aurait pas été possible sans la direction précise et passionnée de Johannes Willig qui, à la tête d’une formation orchestrale de haut niveau, a su maintenir la tension tout au long de ces 3h15 de musique. Au rideau final, les artistes ont été salués par une ovation d’une douzaine de minutes, ce qui prouve que l’audace paie quand tous les artistes s’investissent à fond&#8230; (<a href="http://www.forumopera.com/le-prophete-karlsruhe-spectacle-total">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/pelleas_et_melisande-lso-barbican_hall-357_0.jpg?itok=vEoH3nY2" style="width: 100px; height: 76px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Pelléas et Mélisande, Londres © Barbican Center" /><strong>4. Claude Debussy, <em>Pelléas et Mélisande</em></strong> (direction musicale : Simon Rattle, mise en scène : Peter Sellars, Londres &#8211; janvier 2016)</p>
<p>Dans <em>Pelléas et Mélisande,</em> ce sont bien moins décors et accessoires qui font l’œuvre que les dédales symboliques et psychiques qu’ils évoquent et que les personnages semblent traverser comme des ombres. Aussi la proposition partagée par Peter Sellars, Simon Rattle et les chanteurs réunis à Londres a pu prendre tout son sens. Dérangeante, poignante, glaçante, cette lecture à fleur de peau a surtout été prodigieuse car de presque rien elle a fait un tout&#8230; (<a href="http://www.forumopera.com/pelleas-et-melisande-londres-le-corps-de-melisande">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/la6_0.jpg?itok=DeLCDbzl" style="width: 100px; height: 67px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="La Wally, Monte-Carlo © Alain Hanel" /><strong>5. Alfredo Catalani, <em>La Wally</em> </strong>(direction musicale : Maurizio Benini, mise en scène : Cesare Lievi, Monte-Carlo &#8211; janvier 2016)</p>
<p>Si Alfredo Catalani avait pu composer davantage, l’école italienne tenait un authentique maître, doté d’un prodigieux talent d’orchestrateur et d’un vigoureux sens du théâtre, auxquels a parfaitement rendu justice l’interprétation dynamique de l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo dirigé par un Maurizio Benini qui n’a pas hésité pas à déchaîner les forces de cette formation. On n&rsquo;a pu qu’adhérer à une mise en scène respectueuse du livret, non sans une pincée de second degré. Quant à la distribution, elle réunissait ce qu’on peut espérer de mieux aujourd’hui dans ce répertoire&#8230; (<a href="http://www.forumopera.com/la-wally-monte-carlo-eh-bien-nous-nous-en-irons-loin">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/orfeo3_0_0.jpg?itok=sL1IcVnW" style="width: 100px; height: 67px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Orfeo, Nancy © Opéra national de Lorraine" /><strong>6. Luigi Rossi, <em>Orfeo </em></strong>(direction musicale : Raphaël Pichon, mise en scène : Letske Mijnssen, Nancy &#8211; février 2016)</p>
<p>Alors que tant de spectacles hystériques et saturés de détails confisquent notre imagination, cet <em>Orfeo </em>de Rossi, mis en scène à <a href="http://www.forumopera.com/orfeo-nancy-les-gens-heureux-nont-pas-dhistoire">Nancy</a> puis <a href="http://www.forumopera.com/orfeo-versailles-lorfeo-ou-leuridice-de-rossi">Versailles</a> par Letske Mijnssen, a réussi à la stimuler tout en subtilité. C’est avec un même sens aigu du théâtre que Raphaël Pichon dirigeait chanteurs et instrumentistes et pétrissait cette matière inouïe, l’affinant jusqu’au murmure, jusqu’au silence, mais un silence chargé et infiniment suggestif. (<a href="http://www.forumopera.com/orfeo-versailles-lorfeo-ou-leuridice-de-rossi">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/stilles_meer-arnodeclair14_0.jpg?itok=ZQn4Fbwy" style="width: 100px; height: 60px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Stilles Meer, Hambourg © Arno Declair" /><strong>7. Toshio Hosokawa, <em>Stilles Meer</em> </strong>(direction musicale : Kent Nagano, mise en scène : Oriza Hirata, Hambourg &#8211; février 2016)</p>
<p>L’Opéra d’Etat de Hambourg  proposait en création mondiale en ce début d’année 2016 <em>Stilles Meer</em>, la quatrième œuvre lyrique du compositeur japonais Toshio Hosokawa, une œuvre très personnelle, intime et fascinante, magnifiée par la direction ductile de Kent Nagano, la direction d&rsquo;acteurs hypnotique de Oriza Hirata et une distribution dominée par Bejun Mehta et Mihoko Fujimura. (<a href="http://www.forumopera.com/stilles-meer-hambourg-calmes-cataclysmes">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/dongiovanni-93520_0.jpg?itok=VYNP7S8x" style="width: 100px; height: 69px; float: left; margin-left: 10px; margin-right: 10px;" title="Don Giovanni, Nantes © Jef Rabillon" /><strong>8. Wolfgang Amadeus Mozart, <em>Don Giovanni</em></strong><em> </em>(direction musicale : Mark Shanahan, mise en scène : Moshe Patrice et Leiser Caurier, Nantes &#8211;  mars 2016)</p>
<p>Il y avait de l&rsquo;âpreté dans le traitement de ce <em>Don Giovanni</em> nantais et peu de complaisance en dépit de l&rsquo;exposition assez frontale des transgressions les plus abjectes. La modernisation de l&rsquo;oeuvre par Moshe Patrice et Leiser Caurier aurait pu rebuter mais elle était cohérente du début à la fin de l&rsquo;oeuvre et servait donc le propos. L&rsquo;Orchestre National des Pays de la Loire, sous la direction de Mark Shanahan se mettait avec précision au service du plateau et plus particulièrement de John Chest qui<strong> </strong>incarnait le rôle-titre avec un brio exceptionnel de fragilité et de puissance combinées. (<a href="http://www.forumopera.com/don-giovanni-nantes-sexe-drogue-et-serenade">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/hires-_silvia_lelli_6018_0.jpg?itok=AZeWNkHs" style="width: 100px; height: 67px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="West side Story, Salzbourg © Silvia Lelli" /><strong>9. Leonard Bernstein, <em>West Side Story</em> </strong>(direction musicale : Gustavo Dudamel, mise en scène : Philip William McKinley, Salzbourg &#8211;  mai 2016)</p>
<p>Directrice artistique du Festival de Pentecôte de Salzbourg depuis 2012, et confirmée jusqu’en 2021, Cecilia Bartoli a réalisé cette année un coup de maître. Pour cette édition autour du thème de Roméo et Juliette, <em>West Side Story</em> était certes un titre pertinent, mais bien loin du savoir-faire salzbourgeois et surtout des talents musicaux de la diva romaine qui approche la cinquantaine. Sur ce dernier point, la difficulté a été habilement détournée par le metteur en scène Philip William McKinley. Dans ce répertoire où on ne l’attendait pas, la surprise est venue de la charge émotive de son interprétation, d’une grande force et d’une grande justesse. Le choix de Gustavo Dudamel et de l’Orchestre Simón Bolívar a été un autre coup de génie. (<a href="http://www.forumopera.com/west-side-story-salzbourg-un-coup-de-maitre">lire le compte rendu</a>)</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_6721_medee_c_gilles_abegg_opera_de_dijon_0.jpg?itok=p8cXjedf" style="width: 100px; height: 67px; margin-left: 10px; margin-right: 10px; float: left;" title="Médée © Opéra de Dijon - Gilles Abegg" /><strong>10. Luigi Cherubini, <em>Médée</em></strong><em> </em>(direction musicale : Nicolas Krüger, mise en scène : Jean-Yves Ruf, Dijon &#8211; mai 2016)</p>
<p>Une très grande Médée tant pour la réalisation dijonnaise du chef-d’œuvre de Cherubini, que pour l’interprétation de la magicienne matricide par une jeune cantatrice, Tineke van Ingelgem, dont c&rsquo;était le premier très grand rôle : une révélation. (<a href="http://www.forumopera.com/medee-dijon-une-tres-grande-medee">lire le compte rendu</a>)</p>
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		<item>
		<title>HOSOKAWA, Stilles Meer — Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/stilles-meer-hambourg-calmes-cataclysmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Feb 2016 08:10:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Moins médiatique et pourtant simultanée à celle de Munich, l’Opéra d’Etat de Hambourg mettait à l’affiche une autre création mondiale en ce début d’année 2016 : Stilles Meer, la quatrième œuvre lyrique du compositeur japonais Toshio Hosokawa (voir notre critique de sa précédente création) et placée sous la direction de son directeur musical Kent Nagano. Est-ce &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Moins médiatique et pourtant <a href="http://www.forumopera.com/south-pole-munich-bipolaire">simultanée à celle de Munich</a>, l’Opéra d’Etat de Hambourg mettait à l’affiche une autre création mondiale en ce début d’année 2016 : <em>Stilles Meer</em>, la quatrième œuvre lyrique du compositeur japonais <strong>Toshio Hosokawa</strong> (<a href="http://www.forumopera.com/matsukaze-lille-dancing-queens">voir notre critique de sa précédente création</a>) et placée sous la direction de son directeur musical <strong>Kent Nagano</strong>. Est-ce la présence sur scène de <strong>Bejun Mehta</strong>, <strong>Susanne Elmark</strong> et <strong>Mihoko Fujimura</strong> qui remplit les rangées de fauteuils jusqu’en ce soir de dernière, ou est-ce le bouche à oreille autour d’une œuvre très personnelle, intime et fascinante ?</p>
<p>	Comme bien souvent, le compositeur tire sa force et son inspiration d’un livret solide. Au bord d’une mer apaisée, dans un village de pêcheurs que l’on devinera vite proche des eaux contaminées de Fukushima, Claudia, une allemande remariée à un japonais, erre dans l’impossible deuil de son fils Max et de son mari Takashi disparus lors du tsunami. Stephan, son ex-mari et père de Max, vient au Japon pour la consoler, peut-être la reconquérir. Très vite il réalise que malgré la bienveillance des villageois et les soins constants d’Hiruko, la sœur de Takashi, Claudia vit dans le déni de l’amère réalité. La faute à ce lieu nocif qu’il a fallu évacuer pour ne pas être irradié et à ces corps que l’on ne retrouvera jamais. Une cérémonie symbolique a lieu, inspirée d’une pièce Nô (<em>Sumidagawa</em>). Des sphères de lumière sont déposées sur la mer calme, telle des gerbes de fleurs, symboles des âmes des défunts enfin apaisées. En vain, Claudia rejette la main tendue de Stephan et reste seule, hantée par la tragédie. En filigrane, c’est par le prisme de ce cataclysme intime et de ses répliques dans la psyché des personnages que la librettiste <strong>Hannah Dübgen</strong> et le compositeur évoquent la tragédie écologique, cette autre perte irréparable. Un thème récurrent dans l’œuvre de Toshio Hosokawa, et une considération contemporaine <a href="http://www.forumopera.com/co2-milan-nourrir-la-creation-musique-pour-lavenir">déjà présente dans <em>C0<sub>2</sub></em> à la Scala de Milan</a> où une scène analogue se déroulait sur les rives de Thaïlande frappées par un tsunami en 2004.</p>
<p>Cette rencontre entre Orient et Occident se retrouve également dans la composition musicale. Elle reste tonale et déploie même de belles lignes vocales pour tous les solistes, parfois enluminées d’arabesques en fin de phrase. Mais elle comprend une introduction et une transition orchestrales prévues uniquement pour percussions, comme un concert de Taïko. Des roulis et des déflagrations déchirent le silence. Ils proviennent de groupes épars dans la fosse et se rejoignent en un tutti sismique dont le spectateur encaisse les vibrations. Outre une ambiance sonore de ressac bien intégrée à la musique, le son passe du silence à la note, née d&rsquo;on ne sait où, enflée à la petite harmonie et aux cuivres. Ces éléments arrivent et meurent en des fondus parfaits sous la main ductile de <strong>Kent Nagano</strong> dont la précision de la rythmique n’a d’égale que la chaleur et le lyrisme des passages plus mélodieux.</p>
<p>Le chant s’étend, lui, du cri à la parole. Stephan est dévolu au contre-ténor <strong>Bejun Mehta</strong>. Un choix judicieux grâce à la beauté de son timbre, de son application, et d’une présence scénique tout en roideur et en retenue. Sa couleur vocale si distinguée des autres le détache tout de suite : il est l’Occidental sûr de lui et sûr de réussir à guérir Claudia malgré elle. Pourtant, les grandes pages reviennent aux femmes, gratifiées des deux scènes les plus dramatiques : le glaçant récit des morts rejetés par la mer de Claudia, puis la scène de la cérémonie, sorte d&rsquo;exorcisme où l&rsquo;on tente de provoquer chez elle une catharsis. En grande prêtresse, <strong>Mihoko Fujimura</strong> magnétise. Ce grand mezzo wagnérien, sur lequel l&rsquo;âge n&rsquo;a pas de prise, déploie une autorité toute naturelle, tempérée par la chaleur d&rsquo;un personnage qui n&rsquo;est qu&#8217;empathie pour les autres. Notamment pour Claudia, dont les affres sont dépeints avec intensité par <strong>Susanne Elmark</strong>. Elle chante bien souvent sur une passerelle à l’arrière du décor, ce qui ne nuit en rien à sa projection. Paradoxalement elle convainc bien plus par son registre médian chaud et bien modulé que par un suraigu où les coloratures manquent parfois de précision. Le pêcheur (baryton) et Hiroto (ténor) trouvent en <strong>Marek Gasztecki</strong> et <strong>Viktor Rud</strong> deux belles incarnations tant scéniques que vocales. Le premier s’appuie sur son timbre mat pour traduire l’impatience et le besoin qu’il a de participer à la cérémonie quand le deuxième évoque la mer de sa voix claire. Le chœur des villageois se distingue enfin tout particulièrement lors de sa dernière apparition qui évoque une polyphonie.</p>
<p>	La mise en scène d’<strong>Oriza Hirata</strong> soigne une ambiance lacustre pendant l’heure et demi de la représentation. Le décor, minimaliste et symbolique, à la fois rivage et place du village, est constitué d’un cercle de métal et de verre qu’une passerelle traverse vers le coté cour. Il fait le choix d’ajouter un robot humanoïde qui posera des questions sans réponse, et détaillera la magnitude des répliques sismiques. C’est surtout la direction d’acteur qui hypnotise, Claudia condamnée à marcher sur cette passerelle, sentier sans fin, Stephan impuissant à la rejoindre, et Haruko en figure féminine de Charon entre ces deux pôles. Là encore les gestes sont distribués avec parcimonie et le drame naît de ces corps que quelque chose d’invisible empêche de réunir.</p>
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		<title>Bejun Mehta, le contemporain aussi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bejun-mehta-le-contemporain-aussi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2016 10:50:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour être un grand interprète de Haendel ou de Gluck, Bejun Mehta n’en est pas moins un ardent défenseur de la musique contemporaine. On le sait depuis sa prestation dans Trois sœurs de Peter Eötvös en 2001, où il avait brillament repris le rôle de Macha, mais aussi et surtout dans Written on Skin  en &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour être un grand interprète de Haendel ou de Gluck, <strong>Bejun Mehta</strong> n’en est pas moins un ardent défenseur de la musique contemporaine. On le sait depuis sa prestation dans <em>Trois sœurs </em>de Peter Eötvös en 2001, où il avait brillament repris le rôle de Macha, mais aussi et surtout dans <em>Written on Skin </em> en 2012, où il avait triomphé dans le rôle de l&rsquo;Ange. Le mois prochain, à Hambourg, il sera le protagoniste de <em>Stilles Meer</em>, nouvel opéra de Toshio Hosokawa, dont l’Opéra de Lille avait programmé la saison dernière <a href="http://www.forumopera.com/matsukaze-lille-dancing-queens"><em>Matsukaze</em></a> avec Barbara Hannigan. A partir du 24 janvier, <strong>Kent Nagano</strong> dirigera cette  production confiée à une équipe très japonaise : mise en scène d’Oriza Hirata, décors d’Itaru Sugiyama et costumes d’Aya Masakane) et où l’on retrouve la mezzo wagnérienne <strong>Mihoko Fujimura</strong>. Sans oublier un titre qu&rsquo;on pourrait presque traduire par « Sur la mer calmée »&#8230;</p>
<p><em>Stilles Meer</em>, de Yoshio Hozokawa, 5 représentations à la Staatsoper Hamburg du 24 janvier au 13 février</p>
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