<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Trois Sœurs - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/trois-soeurs/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/trois-soeurs/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 10 Aug 2025 06:10:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Trois Sœurs - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/trois-soeurs/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>EÖTVÖS, Trois soeurs &#8211; Salzbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/eotvos-trois-soeurs-salzbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Aug 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=196725</guid>

					<description><![CDATA[<p>La création contemporaine, en particulier dans le monde de l’opéra, connait des règles particulières, et rares sont les œuvres issues de ce répertoire qui sont jouées de façon régulière à travers le monde. Les Trois sœurs de Peter Eötvös en est une, jugeons plutôt. Créée à l’opéra de Lyon en 1998, l’œuvre fut présentée ensuite &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/eotvos-trois-soeurs-salzbourg/"> <span class="screen-reader-text">EÖTVÖS, Trois soeurs &#8211; Salzbourg</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/eotvos-trois-soeurs-salzbourg/">EÖTVÖS, Trois soeurs &#8211; Salzbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La création contemporaine, en particulier dans le monde de l’opéra, connait des règles particulières, et rares sont les œuvres issues de ce répertoire qui sont jouées de façon régulière à travers le monde. Les<em> Trois sœurs</em> de Peter Eötvös en est une, jugeons plutôt. Créée à l’opéra de Lyon en 1998, l’œuvre fut présentée ensuite à Düsseldorf et 8 villes des Pays-bas en 1999, puis à Budapest, Hambourg et Fribourg en 2000, Zagreb, Edimbourg et Hambourg encore en 2001, ensuite Paris, Bruxelles, etc… sans qu’il se passe jamais plus de deux ou trois ans avant une reprise ou une nouvelle production.</p>
<p>De tout cela, étonnement, seule la parution de l’enregistrement de la création a fait l’objet d’<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/no-no-natacha/">une recension dans nos colonnes</a> par notre confrère Laurent Bury.</p>
<p>Ce succès incomparable, bien que l’œuvre soit en langue russe ce qui ne facilite pas sa diffusion internationale, on le doit à la force dramatique du livret et la qualité intrinsèque de la partition, qui, en un discours ramassé et intense, aborde énormément de sujets sur la guerre, la destinée humaine, subie ou voulue, ce qu’est une famille, le rapport entre l’individuel et le collectif, le tribut qu’on doit au passé, la confiance en l’avenir etc…</p>
<p>Tous ces thèmes sont bien entendu présents dans la pièce de Tchekov, Eötvös n’a fait qu’en resserrer l’action, mais il l’a assortie d’une musique d’une rare intensité dramatique, divisant son orchestre en deux, une partie dans la fosse et le reste derrière la scène. Pour ses personnages, il a aussi fait des choix radicaux : les trois sœurs sont chantées par trois hommes, de même d’ailleurs que la plupart des rôles féminins de la pièce. Si le thème de la guerre est omniprésent – chez Tchekov il s’agit seulement d’un incendie, – c’est aussi sans doute parce que l’œuvre a été conçue en pleine guerre des Balkans, mais qu’a-t-elle de différent par rapport à la guerre en Ukraine qui nous occupe tant aujourd’hui  ?</p>
<p>Cette question de l’inversion des genres est une de celles qui préoccupe le plus le spectateur bousculé dans ses habitudes. On peut supposer qu’il ne s’agit pas d’un simple caprice du compositeur, mais d’un choix dramaturgique calculé. Il permet de créer un décalage sonore entre ce qu’on voit et ce qu’on entend, de mettre une distance par rapport à l’œuvre de Tchekhov, pour accentuer encore ce sentiment de décalage, les allemands parlent de <em>Verfremdungseffekt</em> brechtien, et de subjectivité. Les voix de contre-ténor accentuent aussi l’impression de fragilité des personnages, et leur donne une dimension hors du temps, comme dans un rêve. </p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/23-drei-schwestern-2025-c-sf-monika-rittershaus-338-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-196729"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Monika Rittershaus</sup></figcaption></figure>


<p>La nouvelle production de Salzbourg dont c’était vendredi soir la première – très attendue – a été confiée au metteur en scène <strong>Evgeny Titov</strong>, qui dans un décor unique des ruines encore fumantes d’une ville détruite par des bombardements, fait évoluer des personnages en quête de repères, mais surtout en quête d’espoir en un monde meilleur, quête dérisoire, un jour, peut-être&#8230; Ces trois sœurs qui pensent trouver leur salut par le mariage, et qu’il n’y aurait de bon parti qu’à Moscou, sont l’incarnation des quêtes impossibles que chacun porte en soi, puis des compromis qu’il faut bien faire pour que quelque chose se passe, plutôt que rien. La mise en scène propose quelques moments très forts, la mort du baron Tuzenbach, le promis d’Irina tué par son rival le capitaine Solyony, la mue complète d’Andrey, le frère désespéré qui sort littéralement – comme un papillon de sa chrysalide – de son costume d’ivrogne obèse pour retrouver l’homme originel et pur qui sommeillait en lui et commencer une nouvelle vie en tirant un trait sur son passé. Chacun gardera le souvenir des personnages hauts en couleurs de la nourrice à grosse poitrine, de la belle-sœur en boubou, du médecin incapable, de la robe vert malachite de Masha, la troisième sœur, et de ses efforts pour échapper au sort commun, qui serait pour les femmes de pleurer, et pour les hommes de boire ou faire la guerre. Et que dire du tableau final, d’une très grande force également, où les trois sœurs sont réunies dans les robes blanches à l’antique qu’elles portaient au début de la pièce, où tout est détruit, brûlé, et leurs espoirs consumés, mais qu’en fait, rien n’est changé !</p>
<p>Sur le plan de l’interprétation, il faut surtout souligner le travail de troupe qui réunit les seize chanteurs de la distribution, formant un corps social complet, un monde en miniature dont curieusement seule l’église parait absente. Vocalement, <strong>Dennis Orellana</strong> livre une prestation remarquable dans le rôle d’Irina. Sopraniste venu du Honduras, remarqué déjà dans l’univers de l’opéra baroque, il fait preuve d’un sens dramatique aigu, porté par une voix au volume impressionnant pour ce registre, et une pureté de timbre remarquable. Le contre-ténor <strong>Cameron Shabazi</strong> connait lui aussi un début de carrière impressionnant. Sa prestation en Masha était pleine d’énergie, remarquable de présence scénique et de puissance d’incarnation du personnage.</p>
<p><strong>Aryeh Nussbaum Cohen</strong>, contre-ténor américain qu’on avait déjà remarqué dans le très beau rôle d’Ismaël de <em>Fanny et Alexandre</em> de Mikael Karlsson en début de saison à la Monnaie, incarne la sœur ainée, Olga, celle qui a déjà renoncé à tout et voudrait que rien ne change. Autre grand contre-ténor de la distribution, <strong>Kangmin Justin Kim</strong>, lui aussi venu du monde du baroque, incarne une Natasha haute en couleurs et très convaincante. Le rôle très spectaculaire d’Andrey est dévolu au baryton sud-africain <strong>Jacques Imbrailo</strong> qui l’incarne avec audace et panache. Sans pouvoir citer tout le monde, on notera encore la prestation du baryton polonais <strong>Mikolaj Trabka</strong> en Tusenbach, voix très séduisante et riche en couleurs, et celle de I<strong>van Ludlow</strong> en Werchinin, fort impact dramatique également, ou celle d’<strong>Andrei Valentiy</strong>, impressionnante voix de basse venue de Minsk, qui incarne Kulygin.</p>
<p>Le travail très abouti du jeune chef d’orchestre nantais <strong>Maxime Pascal</strong>, à la tête du Klangforum Wien, une phalange impressionnante – 18 musiciens dans la fosse mais une cinquantaine derrière la scène – mérite lui aussi bien des éloges ; assisté du pianiste <strong>Alphonse Cemin</strong> il assure le déroulement sans faille d’une partition difficile, kaleïdoscopique, une véritable symphonie de timbres, y compris celui d’un accordéon ! L&rsquo;œuvre, cela dit, reste difficile d&rsquo;accès, tant par sa complexité musicale que par ses étrangetés de conception, qui  ont laissé plus d&rsquo;un spectateur sceptique !</p>
<p>Au départ de propositions scéniques très fortes, le spectacle laisse le public avec un grand nombre de questionnements existentiels, d’énigmes non résolues, de perplexité et d’interrogations y compris sur le monde et sur lui-même, et c’est là sa grande force. Il nous rappelle que l’art n’est pas fait pour apporter des réponses mais bien pour poser des questions, dont les réponses, éventuellement, se trouvent individuellement chez chacun d’entre nous, pour autant qu’on consente à y accéder.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/eotvos-trois-soeurs-salzbourg/">EÖTVÖS, Trois soeurs &#8211; Salzbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Trois Soeurs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/no-no-natacha/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2012 12:39:58 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/no-no-natacha/</guid>

					<description><![CDATA[<p>  Dure, bien dure est la situation des opéras contemporains, dont la survie est, on le sait, liées à toutes sortes de contingences plus ou moins absurdes. On apprend ainsi que le très grisâtre Akhmatova de Bruno Mantovani, créé au printemps 2011 à l’Opéra-Bastille, va bientôt connaître les honneurs du DVD. Pendant ce temps, une &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/no-no-natacha/"> <span class="screen-reader-text">Trois Soeurs</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/no-no-natacha/">Trois Soeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Dure, bien dure est la situation des opéras contemporains, dont la survie est, on le sait, liées à toutes sortes de contingences plus ou moins absurdes. On apprend ainsi que le très grisâtre <em>Akhmatova</em> de Bruno Mantovani, créé au printemps 2011 à l’Opéra-Bastille, va bientôt connaître les honneurs du DVD. Pendant ce temps, une œuvre majeure, acclamée à sa création, encensée, reprise un peu partout dans le monde (on dénombre une quinzaine de productions différentes), semble quelque peu délaissée par le label qui en avait diffusé l’enregistrement audio : beaucoup de numéros de la courageuse série « 20/21 » de Deutsche Grammophon ont disparu des bacs des disquaires, même s’ils ont encore accessibles par le biais du téléchargement. Quant au DVD dont il avait été question, il paraît définitivement condamné aux limbes, même si la captation réalisée par Don Kent a récemment été projetée à l’Auditorium du Louvre.</p>
<p>			 </p>
<p>			Heureusement, Peter Eötvös étant natif de Székelyudvarhely (ville désormais roumaine mais jadis à l’intérieur des frontières magyares), une firme hongroise a tenu à honorer l’enfant du pays : Budapest Music Center Records réédite l’enregistrement DG, remettant ainsi au cœur de l’actualité le premier opéra du compositeur, <em>Trois Sœurs</em>, d’après Tchékhov. Coup d’essai, coup de maître, tout le monde l’a dit alors, réussite totale tant pour la musique que pour la mise en scène d’Ushio Amagatsu, production que Jean-Pierre Brossmann fit évidemment venir au Châtelet en 2001, Bejun Mehta y remplaçant Vyatcheslav Kagan-Paley dans le rôle de Macha. Et depuis, bien d’autres chanteurs réputés ont interprété les trois sœurs imaginées par Tchékhov, auxquelles Eötvös a choisi de donner des voix de contre-ténors, au sein d’une distribution exclusivement masculine ; certains théâtres ont même distribué les rôles à des chanteuses, à l’encontre de la volonté du compositeur, qui s’inscrivait dans le cadre de la distanciation voulue par le théâtre Nô, filiation renforcée par les décors et les costumes de la création.</p>
<p>			 </p>
<p>			D’une équipe parfaitement homogène, on détachera quelques belles personnalités vocales. Dans les années 1990, on a beaucoup vu et entendu en Europe le baryton <strong>Albert Schagidullin</strong>, à qui est confié l’émouvant monologue d’Andreï ; même remarque pour la basse <strong>Denis Sedov</strong>, aux graves impressionnants, qui campe ici un terrifiant Soliony. Toujours parmi les voix graves, <strong>Dietrich Henschel</strong> et le regretté <strong>Wojtek Drabowicz</strong>, mort en 2007, tiennent tout aussi dignement leur rôle. Conformément à la partition, <strong>Gary Boyce</strong> est une Natacha exubérante, tout en outrances, alors que les trois contre-ténors principaux jouent sur la douceur et la nostalgie accablée, depuis le sublime trio qui ouvre l’œuvre jusqu’à ses dernières mesures : <strong>Alain Aubin</strong>, familier de la musique baroque,<strong> Vyatcheslav Kagan-Paley</strong>, devenu une star du cross-over sous le nom de « Slava »,et <strong>Oleg Ryabets</strong>, la Sorcière du <em>Didon et Enée </em>dirigé par Teodor Currentzis. Le disque ne permet pas clairement de distinguer l’orchestre de fosse, dirigé par <strong>Kent Nagano</strong>, de celui qui se trouvait au fond de la scène, derrière le décor, dirigé par <strong>Peter Eötvös</strong> en personne ; c’est le genre de subtilité que l’auditeur n’apprécie peut-être vraiment que dans une salle, en vivant l’expérience irremplaçable d’une représentation scénique. Espérons donc que cette œuvre sera prochainement remontée, afin d’en rendre une fois de plus manifestes les immenses qualités, qui ne sont plus à démontrer.</p>
<p>			<strong> </strong><br />
			 </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/no-no-natacha/">Trois Soeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
