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	<title>Un mari à la porte - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Feb 2026 06:28:45 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Un mari à la porte - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>La Compagnie Fortunio de retour à la Comédie Saint-Michel</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-compagnie-fortunio-de-retour-a-la-comedie-saint-michel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 06:28:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bonne nouvelle pour les amoureux de l’opérette, et d’Offenbach en particulier : la Compagnie Fortunio reprend Apothicaire et Perruquier couplé avec Un Mari à la porte à la Comédie Saint-Michel à Paris les samedi 7 mars (17h45), jeudi 16 avril (21h15), jeudi 7 mai (21h15) et samedi 13 juin (17h45). Deux dates sont aussi annoncées &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Bonne nouvelle pour les amoureux de l’opérette, et d’Offenbach en particulier : la Compagnie Fortunio reprend <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">Apothicaire et Perruquier </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">couplé avec </a><em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">Un Mari à la porte</a></em> à la Comédie Saint-Michel à Paris les samedi 7 mars (17h45), jeudi 16 avril (21h15), jeudi 7 mai (21h15) et samedi 13 juin (17h45). Deux dates sont aussi annoncées dans ce même théâtre pour une reprise de <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">La Botte secrète </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">de Claude Terrasse</a>, les jeudi 9 avril et jeudi 25 juin à 21h15.</p>
<p><em>Apothicaire et Perruquier</em>, œuvre piquante et spirituelle, se déploie comme un badinage musical enlevé. Offenbach y pastiche avec gourmandise le XVIIIᵉ siècle, entre esprit de salon et verve théâtrale.</p>
<p><em>Un Mari à la porte</em> repose sur un livret résolument vaudevillesque, mené à un rythme étourdissant – « M. Offenbach n’a jamais été mieux inspiré », pouvait-on lire dans <em>L’Illustration</em> au lendemain de sa création. Sa célèbre valse-tyrolienne fait partie de ces airs que l’on fredonne longtemps après la sortie du spectacle.</p>
<p>À travers ces reprises, la compagnie Fortunio poursuit avec conviction son travail d’exhumation, de défense et de transmission d’un répertoire trop rarement entendu à Paris, rappelant combien la musique d’Offenbach demeure vive et drôle lorsqu’elle est interprétée avec le cœur.</p>
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		<title>OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &#038; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 05:47:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son nouveau spectacle, la Compagnie Fortunio a mis à l’affiche deux opérettes en un acte de son compositeur fétiche, Offenbach. Créée en 2012, cette troupe, qui s’est donné pour mission de faire redécouvrir des ouvrages oubliés du répertoire français d’opérette et d’opéra-comique, a remis à l’honneur des compositeurs fêtés en leur temps, tels Yvain (<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-haut-paris-lauguste-theatre-deux-heures-de-bonheur/">Là-haut</a></em> en 2021),  Audran (<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gillette-de-narbonne-paris-convies-par-le-plaisir/">Gillette de Narbonne</a> </em>en 2022), Terrasse (<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/terrasse-la-botte-secrete-paris/">La Botte secrète</a></em> en 2023) ou Roger (<em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/">Joséphine vendue par ses sœurs</a></em> en 2025), autant de spectacles hilarants, interprétés avec enthousiasme par les fidèles de la troupe dont certains sont présents depuis sa création. Mais il est un nom qui revient à intervalles réguliers dans les programmes de la Compagnie, c’est bien sûr le maître incontesté de l’opérette, Jacques Offenbach, avec notamment <em>Bagatelle</em> en 2017, <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-voyage-de-mm-dunanan-pere-et-fils-paris-ranelagh-nous-avons-fait-un-beau-voyage/">Le Voyage de MM Dunanan Père et fils</a></em> en 2019, ainsi qu’<em>Un Souper chez Offenbach </em>en 2014, fantaisie culinaire de Geoffroy Bertran sur des musiques du compositeur.</p>
<p>Créé En 1861 au Théâtre des Bouffes Parisiens, <em>Apothicaire et Perruquier</em> est un pastiche de musiques du dix-huitième siècle, comme en témoigne l’air d’entrée de Boudinet, ornementé à la manière de Gluck. L’intrigue, qui se situe sous le règne de Louis XV, repose sur un quiproquo qui va occasionner une succession de situations burlesques jusqu’au dénouement, heureux comme il se doit : Boudinet, un bourgeois de Carpentras récemment installé à Paris, a accepté de donner sa fille Sempronia en mariage au fils de son vieil ami Plumoizeau, Lorsque le rideau se lève il attend son futur gendre qu’il n’a encore jamais vu, ainsi que le perruquier qui doit coiffer la future mariée. Celui-ci se présente en premier au domicile de Boudinet qui, le prenant pour le jeune Plumoiseau, l’accueille chaleureusement sans lui laisser placer un mot tandis que sa fille reconnaît en lui l’inconnu dont elle s’était éprise à Carpentras. En revanche lorsque le vrai Plumoiseau arrive, Boudinet croyant avoir affaire au coiffeur, l’accable de reproches pour son retard. A la fin, tout rentrera dans l’ordre et les jeunes amoureux pourront convoler avec l’accord de Boudinet. L’œuvre comporte des airs, des duos et deux quatuors virtuoses dont celui qui conclut l’ouvrage, particulièrement éblouissant.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Geoffroy-Bertran-et-Xavier-Meyrand-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207231"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Geoffroy Bertran, Charlotte Mercier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Créé deux ans plus tôt dans le même Théâtre <em>Un Mari à la porte</em>, est musicalement plus conforme au style habituel d’Offenbach. L’intrigue repose sur une situation digne d’un vaudeville, Suzanne, une jeune mariée, quitte le bal pour se retirer dans sa chambre en compagnie de son amie Rosita. Là, elles tombent sur Florestan, un compositeur d’opérette criblé de dettes qui, ayant fui ses créanciers par le toit, est arrivé en tombant dans la cheminée. La situation se corse lorsque le mari de Suzanne vient frapper à la porte de son épouse qui, paniquée, refuse de lui ouvrir. Tout finira pourtant par s’arranger après quelques péripéties réjouissantes. Un même décor, représentant un salon élégant avec une porte, des fenêtres, une cheminée et une table dressée, sert aux deux ouvrages.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Brice-Poulot-Derache-Charlotte-Merier-et-Lou-Benzoni-Grosset-Photo-Pascal-Goncz-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-207228"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Brice Poulot Derache, Charlotte Merier et Lou Benzoni Grosset © Pascal Goncz</sup></figcaption></figure>


<p>Annoncée souffrante, <strong>Marina Ruiz</strong> incarne pourtant avec aplomb et une technique sans faille une Sempronia volontaire face à <strong>Xavier Meyrand</strong>, hilarant en perruquier amoureux. Tous deux parviendront à leurs fins grâce à un coup de théâtre inespéré. Dans <em>Un Mari à la porte</em>, <strong>Charlotte</strong> <strong>Mercier</strong> et <strong>Lou Benzoni Grosset</strong> forment un duo réjouissant qui mène la danse tout au long de l’intrigue, leurs deux voix, l’une corsée, l’autre claire et limpide, s’unissent harmonieusement, et leur complicité sur le plateau est tout à fait irrésistible. Face à elles, <strong>Brice Poulot Derache</strong> qui incarnait Plumoiseau dans <em>Apothicaire et Perruquier</em>, possède une voix sonore et bien projetée que le rôle de Florestan met davantage en valeur. Quant à <strong>Geoffroy Bertran</strong>, fondateur de la Compagnie Fortunio, il est tout aussi convaincant en vieux père têtu et bedonnant qu’en jeune marié fringant. De plus, il est l’auteur du décor, de la mise en scène, remarquablement réglée, des chorégraphies ainsi que des costumes qu’il a imaginés avec la complicité de <strong>Marina Ruiz</strong>.</p>
<p><strong>Romain Vaille,</strong> qui accompagne depuis des années les spectacles de la Compagnie, déroule sous les voix des chanteurs un tapis harmonieux et chatoyant qui constitue l’un des atouts majeurs de ce spectacle. Ses ouvertures, en particulier celle d’<em>Un mari à la porte</em>, mettent en valeur sa virtuosité sans faille et l’élégance de son toucher.</p>
<p>Ce spectacle revigorant sera repris à la Comédie Saint Michel à Paris, les 7 février (17h45), 7 mars (17h45), 16 avril (21h15), 7 mai (21h15) et 13 juin 17h45).       </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte-paris-lauguste-theatre/">OFFENBACH, Apothicaire et Perruquier &amp; Un Mari à la Porte – Paris (L’Auguste Théâtre)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Compagnie Fortunio : Deux Offenbach sinon rien</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/compagnie-fortunio-deux-offenbach-sinon-rien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 06:28:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Compagnie Fortunio poursuit sa mission de redonner vie aux joyaux oubliés de l’opérette française. Après Joséphine vendue par ses sœurs de Victor Roger en janvier dernier, elle présente cette saison deux raretés de Jacques Offenbach : Apothicaire et perruquier (1862) et Un mari à la porte (1859), deux œuvres courtes où se mêlent satire, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Compagnie Fortunio poursuit sa mission de redonner vie aux joyaux oubliés de l’opérette française. Après<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/roger-josephine-vendue-par-ses-soeurs-paris/"> <em>Joséphine vendue par ses sœurs</em> de Victor Roger en janvier dernier</a>, elle présente cette saison deux raretés de Jacques Offenbach : <em>Apothicaire et perruquier</em> (1862) et <em>Un mari à la porte</em> (1859), deux œuvres courtes où se mêlent satire, légèreté et virtuosité musicale.</p>
<p>À l’Auguste Théâtre les 23, 24 et 25 janvier 2026, puis à la Comédie Saint-Michel de février à juin, le public découvrira ces pièces pétillantes portées par une troupe fidèle. Sous la direction musicale de <strong>Romain Vaille</strong>, les chanteurs renouent avec l’esprit malicieux du compositeur, pastichant Mozart ou Gluck dans le premier opéra-bouffe, et jouant du vaudeville le plus enlevé dans le second.</p>
<p>Fondée par <strong>Geoffroy Bertran </strong>en 2012, la Compagnie Fortunio s’est imposée comme un fervent défenseur du répertoire léger français, mêlant exigence musicale et plaisir théâtral. Information et réservation sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://compagniefortunio.fr/index.php/spectacles/apothicaire-et-perruquier-un-mari-a-la-porte/">compagniefortunio.fr</a>.</p>
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		<title>Un mari à la porte</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-mari-a-la-porte-cav-porte-cav-mar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Dec 2019 21:07:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui aurait acheté un DVD associant Cavalleria rusticana à Un mari à la porte, opérette en un acte proposée par un Offenbach tout juste quadragénaire ? Le Maggio Musicale Fiorentino avait eu la curieuse idée d’associer ces deux œuvres en février dernier, mais on peut comprendre que le couplage n’aurait pas forcément été très vendeur dans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui aurait acheté un DVD associant <em>Cavalleria rusticana</em> à <em>Un mari à la porte</em>, opérette en un acte proposée par un Offenbach tout juste quadragénaire ? Le Maggio Musicale Fiorentino avait eu la curieuse idée d’associer ces deux œuvres en février dernier, mais on peut comprendre que le couplage n’aurait pas forcément été très vendeur dans les bacs des disquaires. Véritable mariage de la carpe et du lapin, en l’occurrence, les deux partitions n’ayant à peu près rien en commun, ni dans leur style, ni dans leur sujet. A Florence, fallait-il simplement joindre à l’inconnu offenbachien un pilier du répertoire pour contrebalancer et attirer le public ? En tout cas, il est fort peu probable que le diptyque s’impose jamais, et ce n’est sans doute pas demain que les théâtres programmeront<em> Cav/Porte</em> (ou <em>Cav-Mar</em>) comme ils affichent <em>Cav/Pag</em> depuis bientôt un siècle et quart.</p>
<p>En poussant un peu le bouchon, on pourrait aussi se demander qui voudra, malgré la première mondiale revendiquée, acheter ce titre créé aux Bouffes-Parisiens mais ici confié à une équipe entièrement italienne, pour un DVD d’une durée d’à peine trois quarts d’heure ? Autant le dire d’emblée : on ne comprend à peu près rien de ce que les dames chantent, les messieurs étant nettement plus intelligibles mais loin de l&rsquo;idiomatisme. L’entreprise est une démonstration de ce qu’il ne faut pas faire, et l’on se demande bien à quoi rime le désir initialement louable de monter une telle œuvre dans sa version originale : pour les chanteurs comme pour le public, n’aurait-il pas mieux valu la présenter en traduction vernaculaire, d’autant que le texte parlé y occupe une place considérable ?</p>
<p>On s’étonne aussi qu’<em>Un mari à la porte</em> soit proposé dans une orchestration signée de Luca G. Logi, alors que la partition d’Offenbach ne semble pas avoir été perdue. Peut-être s’agissait-il surtout d’étoffer la musique pour qu’elle sonne mieux dans la vaste salle du nouvel opéra de Florence. La direction de <strong>Valerio Galli</strong> a le bon goût de respecter la nature de l’œuvre qui, malgré le nom d’opérette dont elle est gratifiée, possède une élégance et un raffinement dignes du genre opéra-comique.</p>
<p>La mise en scène signée <strong>Luigi Di Gagni </strong>et<strong> Ugo Giacomazzi</strong> sort au contraire l’artillerie lourde : costumes modernes extravagants et perruques aux couleurs acidulées, décor rempli d’objets bariolés aux motifs discordants, jeu appuyé… La diction des chanteurs rendant les dialogues parlés parfois peu compréhensibles, on a un peu de mal à suivre une action pourtant aussi simple que celle du livret de Delacour et Morand. Même si elle semble se contenter d’une lecture décorative, cette production serait sans doute plus acceptable si l’on comprenait mieux ce qui se passe.</p>
<p>La remarque s’applique également au quatuor de solistes : si le texte était plus distinct, on serait plus sensible à leurs qualités vocales. A <strong>Francesca Benitez </strong>échoit ce qui est désormais le seul air connu d’<em>Un mari à la porte</em>, la valse-tyrolienne immortalisée jadis par Sumi Jo et plus récemment par Jodie Devos. Les aigus sont au rendez-vous, manque seulement la luminosité qu’on attendrait ici sur l’ensemble de la tessiture. <strong>Marina Ogli</strong> possède un riche timbre de mezzo, assorti de la diction la moins claire qui soit. <strong>Matteo Mezzaro</strong> est peut-être celui dont le français est le plus naturel, mais se fait piéger quand le débit s’accélère ; le ténor n’a guère d’occasions de briller, même dans ses Lamentations. Le baryton <strong>Patrizio La Placa </strong>ne participe qu’au grand quatuor « Il se moque de toi » et au court final, « Tu l’as voulu, Georges Dandin ».</p>
<p>Par la beauté de sa musique, <em>Un mari à la porte</em> mérite amplement d’être remonté (et l’est d’ailleurs assez régulièrement <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-mari-a-la-porte-compiegne-il-faut-quune-porte-soit-ouverte-ou-fermee">depuis quelque temps</a>), mais ce DVD pose cruellement l’éternelle question de l’acclimatation des opérettes en terre étrangère.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-mari-a-la-porte-cav-porte-cav-mar/">Un mari à la porte</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>OFFENBACH, Un mari à la porte — Compiègne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-mari-a-la-porte-compiegne-il-faut-quune-porte-soit-ouverte-ou-fermee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Nov 2019 17:00:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On peut rechercher, dans cette charmante opérette qu&#8217;est Un mari à la porte, des attendus et sous-entendus variés, et l’on imagine sans peine ce que Krzysztof Warlikowski en aurait fait. Sans aller jusque là, Anne-Laure Liégeois avait, à Montluçon en 2008, appuyé sur les relations de couple et la goujaterie des hommes. Ce soir, le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On peut rechercher, dans cette charmante opérette qu&rsquo;est <em>Un mari à la porte</em>, des attendus et sous-entendus variés, et l’on imagine sans peine ce que Krzysztof Warlikowski en aurait fait. Sans aller jusque là, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/v1/concerts/montlucon_offenbach_donizetti080517.html">Anne-Laure Liégeois avait, à Montluçon en 2008</a>, appuyé sur les relations de couple et la goujaterie des hommes. Ce soir, le démarrage, un rien laborieux, laisse perplexe : des masques, un madrigal et une partie de la barcarolle des <em>Contes d’Hoffmann</em> chantée à quatre voix en allemand sont plutôt déconcertants. Mais petit à petit, les choses se mettent en place, et finalement, on en restera au premier degré.</p>
<p>	Les mésaventures cocasses façon Labiche de Florestan Ducroquet, qui entraînent deux jeunes femmes très respectables dans ses errements, sont donc contées de manière plaisante. L’histoire est simple : le jeune homme sème les huissiers qui le poursuivent sur les toits en se laissant tomber dans un conduit de cheminée. À peine a-t-il atterri dans une chambre à coucher (tout propre et bien mis comme vous pouvez l’imaginer !), qu’il se trouve nez-à-nez avec deux jeunes femmes : Suzanne, mariée du matin, qui vient de se disputer avec son époux, et Rosita, une amie qui essaie de la raisonner. Quand le mari arrive pour se réconcilier, sa femme ferme à clé la porte de sa chambre, afin de sauver son honneur. Il arrive finalement à entrer, et Rosita lui présente Florestan comme son futur époux : l’honneur est sauf !</p>
<p>	Cette œuvre est restée pendant tout le XIXe siècle l’un des grands succès d’Offenbach, fréquemment repris. Musicalement, c’est un régal de huit morceaux dont certains sont restés longtemps très appréciés, comme les lamentations comiques de Florestan « Pour votre honneur, oui je m’immole », et d’autres comme « Tu l’as voulu Georges Dandin » un « tube » hors du temps. La production s’est construite sur un arrangement pour quatuor à cordes, contrebasse et accordéon par les élèves de la classe d’écriture de Fabien Waksman au Conservatoire national de Paris. Ce soir, l’œuvre est donnée avec accompagnement au piano, où <strong>Yann Molénat</strong> fait montre d’un grand professionnalisme. Mais libre à nous de ne pas avoir apprécié les dérapages contrôlés qu’il imprime à l’œuvre à travers quelques variantes jazzy et dissonances assorties : Offenbach mérite mieux.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="403" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/p1080065_corr_rec_bd.jpg?itok=vEXB2iUe" width="468" /><br />
Lise Nougier (Suzanne), Cécile Madelin (Rosita) et Léo Vermot-Desroches (Florestan Ducroquet) © Photo Jean-Marcel Humbert</p>
<p>Les quatre interprètes, élèves au Conservatoire national de Paris, comptent déjà à leur actif des débuts de carrière prometteurs. Alors que la représentation était prévue dans le petit théâtre Louis Philippe du palais de Compiègne, ils ont dû être bien déçus, comme tous les spectateurs, d’apprendre que la commission de sécurité avait refusé son aval. Ils ont donc eu bien du mérite à jouer sur un petit tréteau au milieu du public, dans la grande salle de bal, à l’acoustique un peu hasardeuse. La mise en scène de <strong>Vincent Vittoz</strong> est alerte, même s’il demande beaucoup aux interprètes qui doivent tout au long de l’acte dessiner eux-mêmes à la craie sur des panneaux à roulettes qu’ils promènent aux quatre coins de la scène, des éléments de décor (porte, placard…) ou des moments de l’action (« Au secours ! »).</p>
<p>	Le résultat est néanmoins très réussi, car les chanteurs-acteurs brûlent littéralement les planches (chose à ne pas dire dans un monument historique). Ils sont fort bien habillés par <strong>Michel Ronvaux</strong>, très habitué à Offenbach, dont les costumes sont comme toujours un régal pour les yeux. Ils parlent juste, avec seulement un bémol, la prononciation chantée qui est encore très perfectible, question de technique. <strong>Lise Nougier </strong>apporte au personnage difficile de Suzanne une interprétation mesurée et digne, en même temps qu’enjouée, sans aucun des excès que l’on peut craindre. Sa voix de mezzo est particulièrement bien timbrée, et d’une couleur vocale bien en adéquation avec le personnage. <strong>Cécile Madelin </strong>est comme il se doit une Rosita plus rouée, et elle vocalise les roucoulades parfois acrobatiques de son personnage avec beaucoup d’esprit et d’art, jusqu’à accepter l’entreprise de séduction menée à son égard par Florestan. Celui-ci est interprété par <strong>Léo Vermot-Desroches</strong>, qui est absolument épatant de drôlerie retenue, mise en valeur par une très jolie voix de ténor. Un type d’emploi qui lui va comme un gant, et dans lequel on aurait plaisir à le revoir exprimer ses dons de comédien. <strong>Adrien Fournaison</strong>, enfin, joue le mari Henri, petit rôle à l’origine dit « de coulisse », auquel il apporte une bonhomie de bon aloi, ainsi qu’une voix de basse également fort bien menée. Quatre jeunes chanteurs dont il conviendra de suivre avec attention la carrière en devenir.</p>
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