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	<title>Uthal - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Uthal - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Uthal</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/uthal-sentiment-ossianique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 08:17:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une lettre à Sigmund Freud, Romain Rolland qualifiait d’océanique le sentiment religieux spontané, sensation de dépassement, d’illimité. Le genre ossianique paraît lui aussi sans bornes lorsqu’on se penche sur l’histoire des arts entre les dernières décennies du XVIIIe siècle et les premières du XIXe. On a du mal aujourd’hui à se représenter le succès &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans une lettre à Sigmund Freud, Romain Rolland qualifiait d’océanique le sentiment religieux spontané, sensation de dépassement, d’illimité. Le genre ossianique paraît lui aussi sans bornes lorsqu’on se penche sur l’histoire des arts entre les dernières décennies du XVIII<sup>e</sup> siècle et les premières du XIX<sup>e</sup>. On a du mal aujourd’hui à se représenter le succès phénoménal que remporta James Macpherson avec sa prétendue traduction en anglais moderne de prétendus poèmes gaéliques remontant au tout début de l’ère chrétienne. Et même quand la supercherie eut été incontestablement démasquée, la vogue du barde Ossian ne s’éteignit pas pour autant. L’entrelacement de la littérature, de la peinture et de la musique autour de ce mythe imaginaire est d’ailleurs reflété par la dédicace que le librettiste de Méhul, Saint-Victor, adresse au peintre Girodet, qui avait « tracé des images immortelles » des héros d’<em>Uthal</em>.</p>
<p>Pourtant, il n’est peut-être pas immédiatement clair que les aventures de Fingal ou de Malvina ait transformé la musique que l’on composait alors. Bien sûr, l’ouverture frappe par son âpreté, parfaitement mise en relief par la direction de <strong>Christophe Rousset</strong>. On le sait, <em>Uthal</em> étonna par l’absence de violons dans son orchestration ; c’est sans doute la principale originalité d’une partition qui se situe clairement dans l’héritage gluckiste, et l’on comprend que le fondateur des <strong>Talens lyriques</strong> ait accepté, sur la suggestion du Palazzetto Bru Zane, de prolonger ainsi une exploration entreprise avec notamment <em>Les Danaïdes</em> et <em>Les Horaces</em> de Salieri. Si l’on y entend pourtant passer quelques éclats pré-romantiques, on y retrouve aussi ces chœurs martiaux chers au public de l’époque, et le chant se caractérise surtout par un refus de la virtuosité au profit de l’expressivité. N’attendez ici aucun air de bravoure, aucune acrobatie, mais plutôt de la déclamation.</p>
<p>Autrement dit, la tâche des chanteurs n’a ici rien de bien redoutable sur le plan purement vocal. L’équipe réunie, entièrement francophone pour les principaux personnages, est tout à fait délectable à écouter, chacun étant à sa place. <strong>Karine Deshayes</strong> trouve un rôle dont la tessiture lui convient fort bien, et dans lequel elle s’investit pleinement. <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> possède toute l’autorité requise pour Larmor, <strong>Yann Beuron</strong> est un Uthal vaillant mais sensible, et le reste de la distribution s’avère tout aussi adéquat. Le <strong>Chœur de Chambre de Namur</strong>, réduit à ses pupitres masculins, leur donne la réplique avec sa fluidité habituelle. L’œuvre dure à peine une heure, avec pour seule pierre d’achoppement le texte parlé en alexandrin, que les meilleurs chanteurs du moment ne sont pas nécessairement les mieux armés pour interpréter. Tous ne sont pas égaux devant la tragédie, certains s’en tirent mieux que d’autres, mais cela n’enlève rien à l’intérêt historique de cette résurrection. Et maintenant, le PBZ nous rendra-t-il <em>Ossian ou les Bardes</em>, le chef-d’œuvre de Lesueur, ou faudra-t-il attendre 2037, année du bicentenaire de la mort du compositeur ?</p>
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		<title>Uthal, trois livres-disques à gagner</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/uthal-trois-livres-disques-a-gagner/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2017 07:00:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane vient de faire paraître sous son propre label un livre-disque d&#8217;Uthal, opéra en un actes d&#8217;Etienne Méhul, l&#8217;une des partitions suscitées par le mythe d&#8217;Ossian, source d&#8217;inspiration pour bien des peintres et des compositeurs entre la fin du XVIIIe et le début du XIXe siècle. Donné en concert à l&#8217;Opéra royal &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Palazzetto Bru Zane vient de faire paraître sous son propre label un livre-disque d&rsquo;<em>Uthal</em>, opéra en un actes d&rsquo;Etienne Méhul, l&rsquo;une des partitions suscitées par le mythe d&rsquo;Ossian, source d&rsquo;inspiration pour bien des peintres et des compositeurs entre la fin du XVIII<sup>e</sup> et le début du XIX<sup>e</sup> siècle. Donné <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/uthal-versailles-pourquoi-le-reveiller">en concert à l&rsquo;Opéra royal de Versailles</a> sous la direction de Christophe Rousset, <em>Uthal </em>a fait l&rsquo;objet d&rsquo;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/cd/uthal-sentiment-ossianique">un enregistrement sorti aujourd&rsquo;hui, vendredi 10 février</a>.</p>
<p>En partenariat avec le Palazzetto Bru Zane, nous vous proposons de gagner un des trois exemplaires mis en jeu en répondant à la question suivante « L&rsquo;enregistrement d&rsquo;Uthal que publie le Palazzetto Bru Zane est une première mondiale : vrai ou faux ? ». La réponse se trouve dans notre compte rendu du concert versaillais.</p>
<p>Pour participer, il suffit d’envoyer votre réponse <strong>avant dimanche 19 février, 18h</strong>, à <a href="mailto:mg@bru-zane.com">mg@bru-zane.com</a> en précisant dans l&rsquo;objet du message « Concours Uthal » et en n’oubliant pas d<strong>’indiquer vos nom, prénom et adresse</strong>. Toute réponse incomplète ne sera pas prise en compte.</p>
<p>Un tirage au sort décidera du nom des heureux gagnants, qui seront directement prévenus par mail.</p>
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		<title>MÉHUL, Uthal — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/uthal-versailles-pourquoi-le-reveiller/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2015 05:31:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cet Uthal qui dormait paisiblement dans la poussière des bibliothèques, pourquoi le réveiller ? Premièrement parce que, tout comme le « Lied d’Ossian » que traduit Werther, cet opéra-comique est un reflet de l’engouement phénoménal dont jouirent pendant un demi-siècle les écrits de James Macpherson, alors même que la supercherie visant à les faire passer pour d’authentiques poèmes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet <em>Uthal </em>qui dormait paisiblement dans la poussière des bibliothèques, pourquoi le réveiller ? Premièrement parce que, tout comme le « Lied d’Ossian » que traduit Werther, cet opéra-comique est un reflet de l’engouement phénoménal dont jouirent pendant un demi-siècle les écrits de James Macpherson, alors même que la supercherie visant à les faire passer pour d’authentiques poèmes du III<sup>e</sup> siècle de notre ère était depuis longtemps éventée. Deuxièmement, parce que l’on commence à peine à redécouvrir ce que fut l’art lyrique français entre <em>Iphigénie en Tauride</em> et <em>La Dame blanche</em>, et qu’il serait dommage de s’arrêter en si bon chemin. Comme l’a fort bien rappelé Alexandre Dratwicki dans son allocution liminaire, samedi soir à Versailles, personne ne prétend faire de révélations fracassantes, mais l’on ne peut juger sans connaître.</p>
<p>Pourquoi le réveiller ? Peut-être aussi parce qu’<em>Uthal</em> avait été une première fois tiré de son sommeil, en octobre 1972, par la BBC, mais avec une distribution anglophone augmentée d’une mezzo italienne. S’il faut saluer les Britanniques pour leur curiosité d’esprit, il est permis de penser que l’on pouvait faire mieux. Et sur ce plan, la réussite est totale et incontestable. Une fois de plus, <strong>Christophe Rousset</strong> s’empare de la partition pour en tirer le maximum, et il y parvient admirablement. Sous sa direction nerveuse, acérée, <strong>les Talens Lyriques</strong>, amputés de leurs violons, puisque Méhul les a délibérément exclus de sa partition, crépitent dans la tempête initiale, s’embrument dans les forêts d’Ecosse ou s’éclaircissent aux accents de l’inévitable harpe. Et surtout, la distribution vocale réunie est sans faille. Voilà une œuvre que l’on peut confier sans mal à une équipe francophone (Reinoud Van Mechelen est la seule exception), à condition bien sûr de réunir quelques-uns de nos meilleurs chanteurs. La présence de <strong>Yann Beuron </strong>dans le rôle-titre constitue en soi une excellente nouvelle, et l’on espère désormais que le Centre de musique romantique française le sollicitera pour d’autres rôles pour lesquels il est idéalement taillé, lui qui fut un magnifique Admète à Garnier et que l’on entend trop peu en France. Il possède la voix, la diction, le style nécessaires à ce répertoire, alors que ne lui en confie-t-on davantage ? <strong>Jean-Sébastien Bou</strong> n’est pas en reste, on s’en doute, et il prête à Larmor les accents farouches qui conviennent à ce personnage haineux. <strong>Karine Deshayes</strong> complète le trio avec toute la sensibilité dont elle est capable, en héroïne tragique partagée entre son père dans un camp et son époux dans l’autre, car même sous des oripeaux celtiques, la vertu romaine n’est jamais loin dans l’opéra napoléonien. Tout récemment Alfredo à Tours, <strong>Sébastien Droy</strong> est un luxe dans le rôle très secondaire d’Ullin, et <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong> a sans doute plus à chanter en tant que « Chef des Bardes », ce dont il s’acquitte à merveille, d’une voix souple et joliment timbrée. Rien à redire au quatuor des bardes, parfaitement équilibré, ni à la prestation du <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>, limité à ses voix masculines (pas plus de voix féminines ici que de violons à l’orchestre).</p>
<p>Pourquoi réveiller <em>Uthal</em>, enfin ? Parce qu’il le vaut bien, même si l’on imagine mal cette œuvre retrouver le chemin des scènes. Premier obstacle, les dialogues parlés, en alexandrins, que les chanteurs font de leur mieux pour déclamer avec conviction, mais qui peuvent sembler un peu longs par rapport au temps accordé à la musique lors d’un concert durant à peine 70 minutes. Ladite musique est néanmoins assez convaincante, peut-être plus animée que celle de l’<em>Adrien </em>publié l’an dernier par le Palazzetto Bru Zane. Si elle n’inclut rien qui semble devoir marquer durablement les esprits, elle s’écoute du moins avec beaucoup de plaisir et inclut de bien beaux ensembles. Réveillons, réveillons donc, il en restera toujours quelque chose.</p>
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