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	<title>Zémide - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Zémide - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>RAMEAU &#038; ISO, Pygmalion, Zémide &#8211; Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rameau-iso-pygmalion-zemide-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 05:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Que d’appas ! Que d’attraits ! » s’extase Pygmalion face à sa statue Galatée. Ce sont là, aussi, les termes qui viennent à l’esprit du spectateur pour qualifier le travail de Reinoud Van Mechelen qui réunit deux très belles pièces en un acte, officiant à la fois en tant que chef et que chanteur. La direction de Reinoud &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Que d’appas ! Que d’attraits ! » s’extase Pygmalion face à sa statue Galatée. Ce sont là, aussi, les termes qui viennent à l’esprit du spectateur pour qualifier le travail de <strong>Reinoud Van Mechelen</strong> qui réunit deux très belles pièces en un acte, officiant à la fois en tant que chef et que chanteur.</p>
<p>La direction de Reinoud Van Mechelen déploie son propre style, d’emblée, marqué par un équilibre fin entre la majesté solennelle et une dynamique très énergique. L’ensemble <strong>A nocte temporis</strong> ainsi que le <strong>chœur de chambre de Namur</strong> sont en grande forme ce soir, même si l’acoustique du salon Hercule n’est pas des plus appropriées. Ils se plient avec finesse aux nombreuses nuances imprimées par le chef qui anime chaque portée d’une intention théâtrale et d’un effet musical. Il est flagrant que Reinoud Van Mechelen s’épanouit particulièrement dans le rôle de chef, ce qui rejaillit sur la texture du son.</p>
<p>La juxtaposition des deux pièces est très bien pensée. Pour <em>Zémide</em> de Pierre Iso, il s’agit d’une exhumation, à tel point que les talents de <strong>Benoît Dratwicki</strong> ont été sollicités afin de recomposer les quelques portées manquantes. C’est une belle découverte : le registre est clairement pastoral, la partition offre des moments de tension comme des passages plus lyriques, voire, par certains égards, ironiques. Au-delà du livret, les parties pour orchestre justifient à elles seules cette résurrection et rappellent l’injustice de l’Histoire qui a délaissé ce maître baroque de grande qualité.</p>
<p>L’homogénéité musicale entre <em>Pygmalion</em> et <em>Zémide</em> est grande, pour ces pièces créées à 3 ans d’intervalle, en 1745 et 1748, tout comme les parallèles thématiques sont évidents. Axées autour de l’amour, les pièces atteignent les mêmes points d’arrivée à partir de situations initiales inversées : là où Zémide réfute toute perspective de sentiment amoureux, au désespoir de Phasis, Pygmalion, lui, se lamente de n’aimer qu’une statue. L’élément perturbateur, l’irruption de l’Amour, est en même temps le nœud de résolution de l’intrigue : alors que Zémide, par une flèche décochée en plein cœur, tombe amoureuse de Phasis, Pygmalion voit, grâce à Vénus, sa statue s’animer sous ses yeux et prête à l’aimer.</p>
<p>Le plateau vocal est d’excellente facture<em>. </em><strong>Ema Nikolovska</strong> crève la scène, tant en Zémide qu’en Céphise. La finesse de l’émission et le volume de la voix coexistent de manière étonnante grâce à un jeu théâtral poussé, qui crée d’emblée l’émotion pour le spectateur. On imagine l’exceptionnelle Cybèle (<em>Atys</em>) ou Médée (<em>Thésée</em>) qu’elle doit être ! <strong>Philippe Estèphe</strong> campe un Phasis très convaincant, proposant une voix sombre qui s’éclaircit progressivement au cours de la pièce. La statue de <strong>Virginie Thomas</strong> est tout ce qu&rsquo;il faut d&rsquo;irréelle, prolongeant les notes comme escompté pour mimer sa sidération d&rsquo;être en vie.</p>
<p>Le fil de rouge de la soirée n’est autre que <strong>Gwendoline Blondeel</strong> qui incarne l’Amour dans les deux pièces, avec le même talent, comme à l’accoutumée. Si la voix est aussi cristalline que puissante, c’est son intelligence du texte, sa diction et son travail du mot qui lui permettent d’offrir une superbe performance. Reinoud Van Mechelen excelle en Pygmalion. On remarque un attachement important aux contrastes, avec de nombreux et bienvenus <em>piani</em> disséminés ici et là. Les vocalises sont impeccablement exécutées, même si l’on aurait parfois préféré une voix de poitrine plutôt que de tête pour certains aigus, afin de donner plus de force et d’ampleur à l’ensemble. Tant « L’amour triomphe » que « Règne, amour » sont une réussite où tous les paramètres, vocaux, orchestraux et théâtraux, trouvent leur place. L’ensemble est chaleureusement applaudi et à raison !</p>
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		<title>Pygmalion / Zémide &#8211; Namur</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/pygmalion-zemide-namur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Nov 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les soirées composées de plusieurs œuvres courtes, éventuellement de compositeurs différents, réunies en un seul spectacle étaient pratique courante au milieu du XVIIIe siècle à l’Académie Royale de Musique, l’ancêtre de l’Opéra de Paris. C’est dans l’esprit de cette tradition que le Centre de musique Baroque de Versailles associé pour l’occasion au Centre d’Art Vocal &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les soirées composées de plusieurs œuvres courtes, éventuellement de compositeurs différents, réunies en un seul spectacle étaient pratique courante au milieu du XVIIIe siècle à l’Académie Royale de Musique, l’ancêtre de l’Opéra de Paris. C’est dans l’esprit de cette tradition que le Centre de musique Baroque de Versailles associé pour l’occasion au Centre d’Art Vocal et de Musique Ancienne de Namur (CAV&amp;MA pour les intimes) proposait d’associer le très célèbre <em>Pygmalion</em> de Jean-Philippe Rameau à une œuvre totalement inconnue d’un compositeur très obscur, la <em>Zémide</em> de Pierre Iso. De ce compositeur des lumières, on sait très peu de choses. Ses dates de naissance et de mort sont incertaines, on penche pour 1715 &#8211; 1794. Il s’installa à Paris dès 1742 – auparavant il exerçait à Moulins dans l’Allier –&nbsp;où il se fait d’abord connaitre pour sa musique religieuse, dont un Benedic anima mea exécuté à la chapelle de Versailles en 1753. On connaît de lui deux œuvres qui furent présentées ensemble à l’Académie Royale de Musique, <em>Zémide</em> et <em>Phaétuse</em>. On sait aussi qu’il prit part à la Querelle des Bouffons contre Rousseau et qu’il fut de toute l’histoire de la musique le premier compositeur à intenter un procès pour plagiat, dont l’issue lui fut défavorable.</p>
<p>Bien que l’œuvre bénéficiât lors de sa création d’une distribution de grande qualité, elle fut un échec. Ceci explique peut-être qu’on perde ensuite quasiment toute trace du compositeur.</p>
<p><em>Zémide</em> se présente comme un opéra en un acte dont le livret met en scène la princesse Zémide qui se protège de l’amour au nom de la liberté. Profitant d’un moment de faiblesse, Amour lui décoche sa dernière flèche et la princesse tombe immédiatement sous le charme de son prétendant Phasis. Rien de très original dans cette bleuette, mais le prétexte à une bien belle musique, le plus souvent à caractère pastoral, guère éloignée dans ses meilleurs aspects de celle Mondonville ou de Rameau lui-même. Les points culminants de l’œuvre sont les deux duos qui réunissent d’abord Amour et Zémide, et ensuite Zémide et Phasis. La partition comprend aussi de nombreuses pages instrumentales, visiblement destinées au ballet mais un peu fades en l’absence de tout danseur.</p>
<p>Présentée hier en lever de rideau, cette Zémide fit pourtant très bonne impression. <strong>Ema Nikolovska</strong> dans le rôle-titre confère au personnage de la princesses une belle assurance non dénuée d’humour. Pour lui donner la réplique, <strong>Gwendoline Blondeel</strong> (Amour) fait preuve elle aussi de bien des qualités&nbsp;: la voix est très libre avec une belle agilité dans l’aigu, la diction parfaitement claire, et cette excellente musicienne déploie une large palette de couleurs expressives, tout ce qu’il faut pour séduire. <strong>Philippe Estèphe</strong> (Phasis) légèrement dominé par ses deux partenaires et peu libéré de sa partition, n’en livre pas moins une prestation soignée avec une belle expressivité dans la voix. Le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong>, mais aussi l’ensemble <strong>A Nocte Temporis, </strong>placés tous deux sous la direction de <strong>Reinoud Van Mechelen</strong>, apportent un grand soin à l’exécution de cette partition complètement inconnue en ménageant aux chanteurs l’espace nécessaire à l’épanouissement de la ligne vocale et en relançant constamment la dynamique musicale.</p>
<p>Mais la pièce de résistance de la soirée fut sans conteste le <em>Pygmalion</em> chanté et dirigé après la pause par Van Mechelen. Il est un familier du rôle, dans lequel nous l’avions déjà entendu il y a cinq ans avec le Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm. Depuis lors, la voix a encore progressé en volume, en précision, et le musicien, un des meilleurs de la scène européenne pour ce répertoire, a encore renforcé l’intensité de son interprétation, son sens dramatique et l’attention qu’il porte à chaque mot en lui conférant son juste poids dramatique. Cette magnifique prestation culmine dans l’air « L’Amour triomphe » à l’écriture redoutablement virtuose ; le chanteur, qui domine parfaitement sa technique, allège sa voix et se joue des difficultés de la partition sans rien perdre du sens théâtral ni de la ligne musicale. Pour lui donner la réplique, <strong>Virginie Thomas</strong>, issue du chœur, incarnait la statue, Gwendoline Blondeel conservait le rôle de l’Amour – il lui va fort bien – et Ema Nikolovska endossait celui de Céphise, ajoutant la jalousie à son catalogue des sentiments, déjà bien fourni.</p>
<p>Alternant le chant et la direction sans que l’un eut à souffrir de l’autre, ménageant ses effets dramatiques par des contrastes de tempo, jouant délicieusement avec les silences, Reinoud Van Mechelen signait ici une très belle réussite, montrant à tous, si besoin était, quel musicien complet il est devenu après une quinzaine d’années de carrière.</p>
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