<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Zoroastre - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/oeuvre/zoroastre/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/zoroastre/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Zoroastre - Oeuvre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/oeuvre/zoroastre/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le disque du mois : Zoroastre par les Ambassadeurs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-disque-du-mois-zoroastre-par-les-ambassadeurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Jacques Groleau]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Jan 2023 04:26:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/le-disque-du-mois-zoroastre-par-les-ambassadeurs/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs (et souvent fort belles) intégrales de sa version révisée, voici enfin que nous est rendu Zoroastre dans sa toute première mouture. L&#8217;équipe réunie chez Alpha autour d&#8217;Alexis Kossenko, avec entre autres intérprètes les merveilleux Reinoud Van Mechelen, Véronique Gens, Jodie Devos, Tassis Christoyannis, Mathias Vidal et David Witczak, nous permet de redécouvrir ce fabuleux chef-d&#8217;œuvre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/le-disque-du-mois-zoroastre-par-les-ambassadeurs/"> <span class="screen-reader-text">Le disque du mois : Zoroastre par les Ambassadeurs</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-disque-du-mois-zoroastre-par-les-ambassadeurs/">Le disque du mois : Zoroastre par les Ambassadeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après plusieurs (et souvent fort belles) intégrales de sa version révisée, voici enfin que nous est rendu <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag"><em>Zoroastre</em></a> dans sa toute première mouture. L&rsquo;équipe réunie chez Alpha autour d&rsquo;Alexis Kossenko, avec entre autres intérprètes les merveilleux Reinoud Van Mechelen, Véronique Gens, Jodie Devos, Tassis Christoyannis, Mathias Vidal et David Witczak, nous permet de redécouvrir ce <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag">fabuleux chef-d&rsquo;œuvre lyrique de Rameau</a>. Notre tout premier disque de l&rsquo;année 2023 !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-disque-du-mois-zoroastre-par-les-ambassadeurs/">Le disque du mois : Zoroastre par les Ambassadeurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zoroastre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Dec 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le public du temps, curieux du nouvel ouvrage, était nombreux mais partagé, d’autant que les oppositions dogmatiques n’avaient cessé de se manifester. Le sujet était neuf, et dérogeait aux habitudes (1). Au motif que la tragédie avait connu un profond remaniement en 1756, nous avions presqu’oublié la partition originale, car on semblait préférer la dernière, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag/"> <span class="screen-reader-text">Zoroastre</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag/">Zoroastre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" alt="" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/swag_1.jpg?itok=L3WL7JQK" style="font-size: 14px; width: 100px; height: 100px; margin: 10px; float: left;">Le public du temps, curieux du nouvel ouvrage, était nombreux mais partagé, d’autant que les oppositions dogmatiques n’avaient cessé de se manifester. Le sujet était neuf, et dérogeait aux habitudes (1). Au motif que la tragédie avait connu un profond remaniement en 1756, nous avions presqu’oublié la partition originale, car on semblait préférer la dernière, ou on mêlait les deux (2). Dans sa version seconde, Sigiswald Kuijken, puis, vingt ans après, William Christie (3) avaient permis la redécouverte de ce chef-d’œuvre au disque. De nouveau, vingt ans après, en mobilisant les meilleurs interprètes, c’est le Centre de Musique Baroque de Versailles qui nous vaut cette première du <em>Zoroastre</em> premier.</p>
<p>Avant qu’ Anquetil-Duperron publie les <em>Upanishads et le</em> <em>Zeud-Avesta</em>, à partir de 1771, la figure de Zoroastre (Zarathoustra) n’était connue qu’à travers les Grecs et les Romains, de Platon à Plutarque, et surtout par l’ouvrage de Samuel Hyde, imprimé à Oxford en 1700. Nombre de récits, plus fantaisistes les uns que les autres, connurent une réelle popularité. Voltaire y voyait une forme de déisme éclairé, préférable au dogmatisme chrétien. Le livret exotique de Cahusac véhicule les valeurs fondatrices de la franc-maçonnerie naissante, qui avait agrégé la figure mythique du sage, et – surtout –&nbsp;les oppositions manichéennes du bien et du mal, de la lumière et des ténèbres. Dès l’ouverture, au pouvoir terrible du méchant Abramane, l’oppresseur, succède l’image apaisée et souriante de Zoroastre, le libérateur. Le propos moralisateur se combine au conflit sentimental, puisque nous sommes dans l’univers galant, avec une expression plus forte qu’ailleurs de la tendresse comme de la haine, de la jalousie, de la vengeance.</p>
<p>Quatre personnages principaux, deux couples qui s’affrontent&nbsp;: Amélite est au cœur de l’action, princesse convoitée par le maléfique Abramane et Zoroastre le sage, persécutée par le premier, sauvée par le second. Erinice&nbsp;, l’usurpatrice et complice d’Abramane, en est le contraire. Nombre de figures gravitent autour de ce quatuor, de Zopire aux trois Furies, avec une riche galerie de personnages allégoriques et fabuleux.</p>
<p>Les moyens mobilisés à la création étaient incroyablement importants, d’une modernité manifeste. Ainsi les scènes infernales, sacrificielles, quasi «&nbsp;gore&nbsp;», avec le sang qui coule, la magie, les démons, les machineries, le spectacle ne manquait pas d’impressionner. L’écriture, elle aussi, était novatrice, unifiant le discours où les récits, les ariettes, duos, chœurs et danses se succèdent dans une continuité qui anticipe un siècle d’histoire. Les «&nbsp;ballets figurés&nbsp;», où chacun mimait une action étroitement liée au drame, devaient produire un effet insoupçonné (4). Bref, une œuvre en avance sur son temps, alors que l’image de Rameau – en dehors de ses écrits théoriques – est le plus souvent connotée avec l’Ancien régime.</p>
<p>La distribution est exemplaire, cohérente, et l’équipe réunie s’investit pleinement dans la réalisation. La réussite est collective (5). Peut-on imaginer meilleur Zoroastre que le digne héritier de Jélyotte, <strong>Reinoud Van Mechelen</strong>, qui l’a mûri depuis sa prise de rôle en 2016&nbsp;? &nbsp;L’émission est claire, toujours intelligible, la ligne admirablement conduite, l’ornementation subtile, qui semble couler de source… Les qualités expressives, la beauté du timbre, l’aisance forcent l’admiration, comme sa suprême intelligence de l’ouvrage et de son style. Abramane, dont l’ambitus est démesuré, est confié à <strong>Tassis Christoyannis</strong>. La voix est autoritaire, au soutien constant, dans tous les registres. Dès les premières scènes, il s’impose dans ce personnage sombre et complexe. C’est surtout au quatrième acte, («&nbsp;Cruels tyrans&nbsp;»), lorsqu’il invoque les puissances du mal, que l’écriture dramatique lui confère sa démesure. L’Amélite de <strong>Jodie Devos</strong>, lumineuse à souhait, nous comble. Sa tendresse, sa sensibilité, sa fraîcheur rayonnante (de «&nbsp;Soutien des malheureux&nbsp;» à «&nbsp;Douce paix&nbsp;» au dernier acte) servent idéalement l’évolution de cette héroïne attachante. <strong>Véronique Gens</strong> prête sa voix à Erinice. Forte et habile, équivoque et redoutable, notre grande tragédienne est magnifique, dont on apprécie toujours l’émission et la diction. Son unique air («&nbsp;Portons les coups les plus terribles&nbsp;») est exemplaire. Il faudrait citer chacune et chacun des autres solistes, tant les qualités et l’engagement vocal et dramatique sont constants.</p>
<p>En accord avec la volonté de satisfaire le goût des auditeurs, la version de 1756 faisait la part belle à l’intrigue sentimentale au détriment du message moral. William Christie, le soulignait à dessein. Ici, l’équilibre est idéal entre les deux composantes du livret. L’orchestre, où se retrouvent les musiciens des Ambassadeurs et de la Grande Ecurie, brille de ses mille feux. L’ouverture, animée à souhait, les pièces instrumentales (nombreuses danses et ballets figurés) sont du meilleur niveau. Le lever de l’aurore qui ouvre le deuxième acte est un régal. Mais c’est encore dans les combinaisons complexes, où se mêlent la voix et les chœurs qu’il se montre le plus remarquable&nbsp;: <strong>Alexis Kossenko</strong> tisse les lignes, équilibre, colore les textures en imposant une vie extraordinaire à cette partition rare.</p>
<p>Intervenant plus fréquemment que dans toute autre tragédie lyrique, le chœur joue un rôle dramatique indéniable. On ne présente plus le Chœur de chambre de Namur (6) tant il excelle à illustrer tous les ouvrages pour lesquels il est sollicité. Pour ne retenir qu’une de ses interventions (qui passent la vingtaine), le chœur douloureux des Bactriens peut-il être plus juste&nbsp;? Il est permis d’en douter.</p>
<p>Signée Benoît Dratwicki, la riche brochure d&rsquo;accompagnement apporte tous les éclairages attendus, comme toutes les précisions. Si elle est trilingue (français, anglais, allemand), le livret –&nbsp;intégral –&nbsp;ne connaît que l&rsquo;original et sa traduction anglaise.</p>
<p>Les éminentes qualités de cet enregistrement en font une référence. Ce nouveau jalon s’imposera-t-il vingt ans&nbsp;? On ne se hasardera pas à telle prédiction, mais il est sûr que nous tenons là une réalisation appelée à faire date.</p>
<p>(1) encore que le personnage de Zoroastre apparaissait déjà dans trois ouvrages antérieurs à celui de Rameau, dont la <em>Sémiramis</em> de Destouches, dès 1718 (Masson). Quant à l’ouverture substituée au traditionnel prologue, ce n’était pas vraiment une nouveauté, sinon chez Rameau.<br />
(2) Christophe Rousset à Drottingholm (2006), puis à Amsterdam et à l&rsquo;Opéra Comique ; Raphaël Pichon en 2016, à Montpellier (Festival Radio-France), puis Aix-en-Provence, sans clarinettes.<br />
(3) William Christie emprunte le finale à la version de 1749.<br />
(4) au IVe acte, celui de la Haine, du Désespoir et de leur suite, puis celui des Esprits infernaux qui accourent à l’appel de la Vengeance, avec d’admirables chœurs.<br />
(5) on compte plus de dix duos, et les passages où les chœurs répondent aux soli abondent.<br />
(6) préparé par <strong>Thibaut Lenaerts</strong> qui chante en outre une Furie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/zoroastre-zoroastre-enfin-dans-sa-splendeur-et-sa-verite-premiere-swag/">Zoroastre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RAMEAU, Zoroastre — Tourcoing</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-tourcoing-anges-et-demons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 May 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/anges-et-dmons/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que Zoroastre est loin d’être l’opéra de Rameau le plus connu du public, Alexis Kossenko fait le pari de proposer non pas sa version la plus jouée, celle de 1756, mais bien la toute première, créée en 1749. En effet, la première fut un four à l’époque, principalement en raison du livret de Louis &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-tourcoing-anges-et-demons/"> <span class="screen-reader-text">RAMEAU, Zoroastre — Tourcoing</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-tourcoing-anges-et-demons/">RAMEAU, Zoroastre — Tourcoing</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que <em>Zoroastre</em> est loin d’être l’opéra de Rameau le plus connu du public, <strong>Alexis Kossenko</strong> fait le pari de proposer non pas sa version la plus jouée, celle de 1756, mais bien la toute première, créée en 1749. En effet, la première fut un four à l’époque, principalement en raison du livret de Louis de Cahusac, jugé trop moral et philosophique, d’où une réécriture profonde en 1756 faisant la part belle aux sous-intrigues amoureuses.</p>
<p>Cette recréation mondiale est un véritable succès. Rendue possible grâce au travail du Centre de musique baroque de Versailles, cette version nous plonge au cœur du livret original résolument centré autour de la lutte entre le bien et le mal. Elle est aussi l’occasion de découvrir de somptueuses pages inédites, notamment une autre version du duo final entre Zoroastre et Amélite axé autour de l’immortalité de l’amour, un peu différent du duo de 1756 (« Que ces noeuds sont charmants »). Le chef Kossenko ne ménage pas ses efforts : sa direction musicale fait le grand écart entre le registre épique, qui sied d’autant plus que le propos s’étend à des enjeux d’échelle divine, et les registres plus tendres des déchirures amoureuses. L’orchestre des <strong>Ambassadeurs – La Grande Écurie </strong>donne un témoignage supplémentaire de son excellence, positionné en format « d’origine » si l’on peut dire, en matière d’effectif (quatre flûtes, hautbois, bassons et neuf violoncelles) comme de disposition (violons au centre, flûtes sur le devant, basses de part et d’autre). Le <strong>Chœur de chambre de Namur</strong> est à l’avenant : sa puissance et sa projection font frémir le spectateur à chacune de leurs interventions.</p>
<p>Mais ce qui particularise la soirée est vraiment le plateau vocal, qui est tout simplement la réunion de l’excellence baroque européenne du moment. Sans surprise aucune, le Jéliote de notre temps, <strong>Reinoud Van Mechelen</strong>, est l’étoile de la soirée. La voix est douce comme du coton, l’émission est aussi puissante que fine, le vibrato élégant, maîtrisé – le tout servi par une diction irréprochable. C’est bluffant aussi scéniquement, son Zoroastre a tant la force du leader mystique que la fragilité du héros tragique. <strong>Jodie Devos</strong> de son côté est une splendide Amélite : la clarté de la voix n’a d’égale que son agilité. Son « Amour<em> </em>vole » final a fait s’envoler tout le public sans exception ! Son charisme et sa présence scénique permettent aussi d&rsquo;ailleurs de sublimer la grâce de sa voix. L’Érinice de <strong>Véronique Gens</strong> a tout de la conspiratrice blessée. La soprano sait osciller entre les tonalités sombres de la vengeance et le désespoir de la déception, par une voix dense et profonde. L’Abramane de <strong>Tassis Christoyannis</strong> déploie souverainement la stature du grand prêtre des idoles et nous gratifie de graves démoniaques et infernaux. Sa solennité peut parfois donner une impression monolithique, mais c’est peut-être là l’effet d’une version concert qui gagnerait à être mise en scène.</p>
<p>Le reste du plateau vocal est curieusement luxueux. Le joyau de la soirée est bien sûr l’excellentissime <strong>Mathias Vidal</strong>. La tenue de ses aigus, son phrasé et sa technique d’attaque des lignes mélodiques aboutissent à une voix aussi somptueuse qu’immédiatement reconnaissable. Cette excellence et cette élégance sans égal en font un haute-contre éminemment précieux. <strong>Gwendoline Blondeel</strong> et <strong>Marine Lafdal-Franc</strong> sont rayonnantes et apportent toutes deux de beaux éclats de voix à chacune de leur apparition. <strong>David Witczak</strong> campe ses multiples rôles avec la même aisance et la profondeur d’un beau baryton. Enfin, en apparition finale, la Furie de <strong>Thibaut Lenaerts</strong> s’insère parfaitement au reste de cette excellente distribution.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-tourcoing-anges-et-demons/">RAMEAU, Zoroastre — Tourcoing</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RAMEAU, Zoroastre — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-versailles-il-suffit-dy-croire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Nov 2016 07:11:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/il-suffit-d-y-croire/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lorsque Raphaël Pichon fit escale à Montpellier, au cours de la tournée de ce Zoroastre qui l’emmènera prochainement jusqu’à Vienne, notre collègue Yvan Beuvard n’avait pas été convaincu par cette interprétation, apparamment réfractaire au principe même de donner en concert une tragédie lyrique de Rameau. Un Dardanus admirablement réussi en concert par le même Raphaël &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-versailles-il-suffit-dy-croire/"> <span class="screen-reader-text">RAMEAU, Zoroastre — Versailles</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-versailles-il-suffit-dy-croire/">RAMEAU, Zoroastre — Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque <strong>Raphaël Pichon</strong> fit escale à Montpellier, au cours de la tournée de ce <em>Zoroastre</em> qui l’emmènera prochainement jusqu’à Vienne, notre collègue Yvan Beuvard n’avait <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/zoroastre-montpellier-festival-avec-pichon-la-mayonnaise-ne-prend-pas">pas été convaincu</a> par cette interprétation, apparamment réfractaire au principe même de donner en concert une tragédie lyrique de Rameau. Un <em>Dardanus</em> admirablement réussi en concert par le même Raphaël Pichon à Versailles (avant la production de Michel Fau, montée à Bordeaux puis reprise également à l’Opéra royal) a pourtant prouvé qu’il est tout à fait possible de réussir l’exercice. On serait tenté de dire qu’il suffit d’y croire : l’art lyrique requiert peut-être au plus haut point cette suspension consentie de l’incrédulité, condition sine qua non de l’adhésion à toute fiction artistique. Et justement, c’est là que le bât blesse d’abord un peu.</p>
<p>Un Rameau en concert, oui, mais encore faut-il se donner les moyens de le réussir. Sans aller nécessairement jusqu’à la mise en espace où les chanteurs jouent entre eux comme s’ils étaient sur scène, il faut trouver la juste disposition des forces en présence pour que l’auditeur y trouve son compte. Pour <em>Zoroastre</em> à Versailles, les solistes n’entrent que pour leur air, qu’ils interprètent partition en main, et ils disparaissent aussitôt après, l’orchestre étant dans la fosse, ce qui signifie que l’espace visible, réduit à l’avant-scène, est occupé par les choristes de l’<strong>Ensemble Pygmalion</strong>, manifestement fort embarrassés par cette mise en avant inhabituelle. Et pour le coup, ils n’ont pas du tout l’air d’y croire, à cette histoire : ils semblent s’ennuyer ferme (certains donnent l’impression de dormir), d’autant plus qu’ils n’ont pas grand-chose à chanter au premier acte, premier acte qui ressemble fort à un tunnel. Pourquoi n’avoir pas mis sur scène les instrumentistes, dont on aurait volontiers admiré le jeu dans les nombreux passages orchestraux ? Décidément, en ce début de soirée, il manque l’étincelle, le frisson qui convaincrait d’emblée l’auditoire.</p>
<p>Doté de moyens impressionnants, comme il convient dans un rôle où l’aigu et l’extrême grave sont constamment sollicités, <strong>Nicolas Courjal</strong> a décidé de prendre Abramane à la rigolade : goguenard, grimaçant, il surjoue son rôle comme s’il n’y croyait guère, et c’est bien dommage, car, si négatif qu’il soit, le personnage est humain, comme on s’en apercevra dans la deuxième partie de la soirée, quand la basse renoncera un instant au second degré. Pour <strong>Emmanuelle De Negri</strong>, le problème est un peu différent : l’artiste ne manque pas de tempérament, et il en faut pour être la très maléfique Erinice, mais son récent passage à des rôles moins angéliques la prend un peu en défaut quant aux postures physiques à adopter. Peut-être par manque d’expérience scénique des héroïnes tragiques, la chanteuse en est réduite à se mordiller la lèvre et à arborer une moue contrariée, ce qui ne contribue pas vraiment à nous faire croire en son personnage. Quant à <strong>Katherine Watson</strong>, on connaît les beautés de son chant et les qualités de sa diction, mais elle reste un peu extérieure au personnage d’Amélite, comme si elle interprétait encore l’une de ces figures secondaires et décoratives qu’elle cumulait dans <em>Dardanus</em>.</p>
<p>Pour que le concert décolle, il faut attendre le deuxième acte et l’entrée en scène du rôle-titre. <strong>Reinoud van Mechelen</strong> y croit, lui, il ne cherche pas midi à quatorze heures et se donne tout entier. Le timbre n’a rien perdu de sa suavité, mais il s’accompagne désormais d’une articulation bien meilleure du français ; comme Zoroastre est un héros bien plus galant qu’héroïque, l’adéquation est parfaite entre l’interprète et le personnage. Dans un autre genre, <strong>Christian Immler</strong> est tout aussi convaincant, en sage Oromasès ou en Vengeance déchaînée. <strong>Léa Desandre </strong>possède une jolie voix mais manque encore un peu d’assurance.</p>
<p>Après un premier acte qui laissait un peu indifférent, <strong>Raphaël Pichon</strong> s’anime et décide de montrer de quoi il est capable. Le chœur se réveille, l’orchestre brille et l’impression initiale se transforme radicalement. Avec la complicité de Christophe Rousset et des Talens lyriques, Pierre Audi avait su donner à Drottningholm une éblouissante production de <em>Zoroastre</em> venue ensuite à l’Opéra-Comique (DVD Opus Arte) ; peut-être ce <em>Zoroastre</em>-ci n’aurait-il besoin que d’un semblable passage à l’acte pour nous emballer tout à fait ? Allez, on croise les doigts et on y croit.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-versailles-il-suffit-dy-croire/">RAMEAU, Zoroastre — Versailles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RAMEAU, Zoroastre — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-montpellier-festival-avec-pichon-la-mayonnaise-ne-prend-pas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jul 2016 07:49:41 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/avec-pichon-la-mayonnaise-ne-prend-pas/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelle fâcheuse idée a bien pu traverser le crâne de Raphaël Pichon comme celui des programmateurs ? Zoroastre est une œuvre extrêmement ambitieuse par ses thèmes, ses exigences et sa durée. L’exotisme, le merveilleux le plus spectaculaire sont des données essentielles que la musique, seule, ne peut satisfaire, quel que soit le génie de Rameau. &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-montpellier-festival-avec-pichon-la-mayonnaise-ne-prend-pas/"> <span class="screen-reader-text">RAMEAU, Zoroastre — Montpellier (Festival)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-montpellier-festival-avec-pichon-la-mayonnaise-ne-prend-pas/">RAMEAU, Zoroastre — Montpellier (Festival)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle fâcheuse idée a bien pu traverser le crâne de <strong>Raphaël Pichon</strong> comme celui des programmateurs ? <em>Zoroastre </em>est une œuvre extrêmement ambitieuse par ses thèmes, ses exigences et sa durée. L’exotisme, le merveilleux le plus spectaculaire sont des données essentielles que la musique, seule, ne peut satisfaire, quel que soit le génie de Rameau. Pratiquement trois heures d’une succession de pièces orchestrales, de récitatifs, d’airs, de duos, de danses, avec la seule interruption d’un bref entracte, des chanteurs plantés derrière leurs pupitres, conduisent une large part de l’auditoire à la somnolence, voire à la désertion. D’autant plus que le programme imprimé, indigent, ne donne même pas l’énumération des pièces : tout juste un résumé de l’argument. Versions 1756 et 1749, est-il écrit. Rien n’est précisé, pas plus que les raisons du choix. Pourtant, tout semblait réuni pour une soirée d&rsquo;exception : un casting proche de l&rsquo;idéal, une formation et un chef qui se sont faits les ambassadeurs de Rameau. </p>
<p>L&rsquo;histoire est connue : c&rsquo;est celle du conflit entre le bien, la lumière, représentés par Zoroastre, et les ténèbres maléfiques incarnées par Abramane. Cahusac, franc-maçon, fait passer au travers de l&rsquo;ouvrage nombre de thèmes alors à la mode. Se greffe sur cet antagonisme celui de deux femmes, l&rsquo;héritière légitime du trône de Bactriane, Amélite, et Erinice, qui convoite le pouvoir. De fait, ce sont les dieux rivaux, Orosmade et Arimane qui vont tirer les ficelles, foudroyer l&rsquo; adversaire et user de magie pour asseoir leur puissance. Il en résulte une faiblesse d&rsquo;épaisseur psychologique des personnages qui altère leur crédibilité. Comment trouver alors l&rsquo;émotion ?</p>
<p>Pleinement engagé, magistral, <strong>Nicolas Courjal</strong>, toujours intelligible, impose dès son premier air « Non, je ne puis assez punir » un Abramane puissant, autoritaire dont la noirceur et les qualités expressives ne se démentiront jamais, avec les deux derniers actes pour sommet. Le Zoroastre de <strong>Reinoud van Mechelen</strong> attendra « Où suis-je ? Un jour nouveau m&rsquo;éclaire » (acte II) pour s’imposer.  La voix est toujours séduisante, la qualité du chant baroque indéniable, mais souffre de la comparaison avec la projection de son rival. <strong style="line-height: 1.5">Katherine Watson</strong> campe une Amélite, noble, puissante. L&rsquo;émission est claire et colorée, d&rsquo;une belle conduite. D&rsquo;<strong style="line-height: 1.5">Emmanuelle de Negri</strong>, excellente ramiste, on se souvient des émouvantes Télaïre, de <em style="line-height: 1.5">Castor et Pollux</em>, particulièrement lorsqu’elle était dirigée par Emmanuelle Haïm. Les qualités vocales sont bien présentes, mais, ce soir, elle semble en retrait. Croit-elle en son personnage ?  L’amour, la fureur, la haine sont très conventionnelles. C&rsquo;est une leçon de style que nous délivre <strong style="line-height: 1.5">Christian Immler</strong> (tour à tour La Vengeance et Oromarès), en pleine forme. Il donne toute la mesure de ses moyens, particulièrement aux deux derniers actes. <strong>Léa Desandre</strong>, Céphie,  est un joli mezzo, frais, d’une grande délicatesse, dont les qualités vocales n’attendent qu’un peu plus de maturité et d’épanouissement. A suivre. <strong style="line-height: 1.5">Virgile Ancely</strong>, Zopire, et <strong style="line-height: 1.5">Etienne Bazola</strong>, Narbanor, remplissent honorablement leur contrat.</p>
<p>Si la partition abonde en épisodes tumultueux, les figuralismes orchestraux sont réduits. Seule une percussion  démonstrative signale les effets spéciaux du livret. C’est avant tout dans la fluidité des enchaînements que réside le génie de Rameau, où l’on passe d’un récitatif arioso à l’air, au duo, avec chœur sans la moindre césure. Là, le résultat est pleinement convaincant. A son habitude, le chef mobilise toutes les troupes de Pygmalion, en privilégiant les cordes, surabondantes, au détriment des vents, placés latéralement, à l&rsquo;exception des bassons. Les équilibres s&rsquo;en trouvent souvent faussés, et les couleurs estompées. L&rsquo;articulation, très soignée, ne favorise pas la dynamique, et les danses, ravissantes, sont plus stylisées que jamais, dépourvues de cette sève rustique qu&rsquo;illustrent si bien d&rsquo;autres chefs. Remarquables, très professionnels, mais toujours plongés dans leur partition, les choeurs ne souffrent pas trop d&rsquo;être placés en fond de scène, alors que leurs interventions, essentielles et fréquentes, justifieraient qu&rsquo;ils soient mis en avant, à côté des solistes. </p>
<p>William Christie avait eu le mérite de sortir l’ouvrage des perruques poudrées, de lui insuffler une vie extraordinaire. Il appartenait à Sigiswald Kuijken de lui donner grandeur, noblesse, poésie et profondeur. Il faudra encore attendre pour les surpasser.</p>
<p>Le concert est retransmis en direct sur France Musique. Demain, ils seront à Beaune, le 18 juillet au Festival d’Aix-en-Provence, et à Versailles le 9 novembre.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/zoroastre-montpellier-festival-avec-pichon-la-mayonnaise-ne-prend-pas/">RAMEAU, Zoroastre — Montpellier (Festival)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
