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	<title>Boston Symphony Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 09 Mar 2026 15:19:00 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Boston Symphony Orchestra - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Nelsons-BSO : divorce à l&#8217;amiable</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nelsons-bso-divorce-a-lamiable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 15:18:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« La décision de ne pas prolonger le contrat d’Andris Nelsons au-delà de l’été 2027 a été prise par le conseil d&#8217;administration du BSO, l&#8217;orchestre et Andris Nelsons n&#8217;étant plus d&#8217;accord sur leur orientation future », tel est le communiqué que Chad Smith, le directeur général du BSO, vient de publier. Le letton Andris Nelsons, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« La décision de ne pas prolonger le contrat d’<strong>Andris Nelsons</strong> au-delà de l’été 2027 a été prise par le conseil d&rsquo;administration du BSO, l&rsquo;orchestre et Andris Nelsons n&rsquo;étant plus d&rsquo;accord sur leur orientation future », tel est le communiqué que<strong> Chad Smith</strong>, le directeur général du BSO, vient de publier.<br />
Le letton Andris Nelsons, 47 ans, cinq fois lauréat d&rsquo;un Grammy Award, est depuis 13 ans directeur musical du Boston Symphony Orchestra et dirige actuellement l&rsquo;Orchestre philharmonique de Vienne lors d&rsquo;une tournée aux États-Unis. Dans une lettre adressée aux musiciens du BSO, il s&rsquo;est montré déçu de cette décision, tout en soulignant vouloir « protéger la musique, préserver la stabilité de l&rsquo;orchestre et continuer à travailler avec les musiciens au plus haut niveau artistique ».<br />
Nelsons avait fait ses débuts avec le Boston Symphony Orchestra au Carnegie Hall en 2011 et  officiellement pris ses fonctions de directeur musical en 2014. Au cours des années suivantes, son contrat a été prolongé à plusieurs reprises, avant d&rsquo;être transformé en 2024 en un contrat à durée indéterminée dit « Evergreen ». Le chef d&rsquo;orchestre, dont le nom avait circulé il y a quelques semaines pour prendre la tête du Gewandhaus Leipzig, porte également le titre de « Head of Conducting » de la résidence d&rsquo;été de l&rsquo;orchestre à Tanglewood.</p>
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		<title>Annulation de la tournée européenne de l&#8217;Orchestre Symphonique de Boston</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/annulation-de-la-tournee-europeenne-de-lorchestre-symphonique-de-boston/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 13:03:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En raison des  « inquiétudes croissantes concernant l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 en Europe et aux Etats-Unis », le Boston Symphony Orchestra annule sa tournée européenne. La formation devait ainsi se produire à la Philharmonie de Paris sous la baguette d’Andris Nelsons les lundi 23 et mardi 24 mai prochain. Le premier concert affichait entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En raison des  « inquiétudes croissantes concernant l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 en Europe et aux Etats-Unis », le Boston Symphony Orchestra annule sa tournée européenne. La formation devait ainsi se produire à la Philharmonie de Paris sous la baguette d’Andris Nelsons les lundi 23 et mardi 24 mai prochain. Le premier concert affichait entre autres les <em>Quatre derniers lieder </em>de Richard Strauss interprétés par le soprano Lise Davidsen.</p>
<p> </p>
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		<title>Adès conducts Adès</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ades-conducts-ades-la-folie-a-lequilibre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 05:28:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une chose est sûre, le compositeur Thomas Adès ne mâche que rarement ses mots. Et pour cause : pianiste accompli et chef recherché, il met tout son savoir à l&#8217;œuvre dans une musique qui concilie l&#8217;ultra-complexité rythmique à un colorisme hédoniste. Cette démagogie musicale, elle se justifie par les moyens colossaux dont il dispose. Tient-elle pour &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une chose est sûre, le compositeur Thomas Adès ne mâche que rarement ses mots. Et pour cause : pianiste accompli et chef recherché, il met tout son savoir à l&rsquo;œuvre dans une musique qui concilie l&rsquo;ultra-complexité rythmique à un colorisme hédoniste. Cette démagogie musicale, elle se justifie par les moyens colossaux dont il dispose. Tient-elle pour autant la route dans des œuvres aux ambitions plus modestes ?</p>
<p>Cet enregistrement monographique paru chez Deutsche Gramophon (c&rsquo;est dire&#8230;) comprend deux œuvre récentes : un deuxième <em>Concerto pour piano</em> et une partition vocale au titre alléchant de <em>Totentanz</em>.<br /><em>Totentanz</em>, c&rsquo;était déjà l&rsquo;idée de Liszt, qui signait là une très mauvaise pièce pour piano et orchestre, pleine de septièmes diminuées, de montées chromatiques et de coups de cymbales bien sentis pour impressionner le public habsbourgeois. Après ce premier écueil, il fallait être plus intelligent. Adès prend un peu plus de recul historique, en s&rsquo;inspirant des danses macabres du XVe siècle, et plus particulièrement de celle de l&rsquo;Eglise de Lübeck, détruite pendant la Guerre. La Mort entraîne chaque membre de la société, du plus puissant au plus faible, du pape au nourrisson, dans une ronde folle. Un texte piquant accompagne la fresque, où chaque personnage se débat vainement pour échapper à son destin. Pour Adès, la Mort sera une voix d&rsquo;homme, un baryton, et les malheureux protagonistes de cette danse macabre seront incarnés par une mezzo.<br />
	La partition réserve des moments très réussis, y compris dans ses passages barbarisants. La musique de forge et d&rsquo;enclumes qui caractérise le Chevalier rappelle le meilleur d&rsquo;<em>Asyla</em>, tandis que la Jeune Fille déroule sa complainte au son d&rsquo;un orchestre qui s&rsquo;égoutte et s&rsquo;étiole peu à peu. La fin aussi, où la berceuse du nourrisson s&rsquo;enlise dans un orchestre impitoyable, rappelle le goût du compositeur pour les ambivalences musicales.<br />
	On s&rsquo;avoue moins friand des passages clinquants de l&rsquo;œuvre, où le compositeur semble avoir succombé aux sirènes lisztiennes. Adès maquille d&rsquo;un orchestre ronflant les travers d&rsquo;une musique qui tourne parfois à vide, jouant la seule carte de la démesure pour pouvoir s&rsquo;en sortir. A cet effet, le <strong>Boston Symphony Orchestra</strong> et sa pâte orchestrale plutôt sombre et cuivrée était peut-être le candidat idéal pour l&rsquo;enregistrement.</p>
<p>Nous l&rsquo;avons compris, il faut beaucoup de cran aux chanteurs pour aborder une telle œuvre. <strong>Mark Stone</strong> et <strong>Christianne Stotijn</strong> se plient à une ligne vocale rugueuse et peu souple, souvent dans un aigu peu pratique et ingrat. Malgré cette difficulté, le duo s&rsquo;en tire assez avantageusement, car il est certain que d&rsquo;autres auraient terminé le larynx derrière les yeux après dix minutes. Un tel manque de considération de la part d&rsquo;un compositeur que l&rsquo;on sait sensible à la voix humaine surprend.</p>
<p>Plus encore que <em>Totentanz</em>, le <em>Concerto</em> nous laisse perplexes. Celui-ci marque peut-être une rupture dans le langage harmonique du compositeur : résolument tonal (on songe au <em>Concerto en Fa</em> de Gershwin, Boston oblige ?), il ne tire son piment que d&rsquo;un léger déhanchement rythmique qui parcourt les mouvements rapides. L&rsquo;Andante central se souvient de Rachmaninov, mais pas nécessairement pour le meilleur. Contrairement à <em>Totentanz</em> rattrapée par son gigantisme, ce concerto pêche en plus par une certaine tiédeur du discours, et ce n&rsquo;est en rien la faute du jeu plutôt racé et puissant de Kirill Gerstein.</p>
<p>Adès nous a-t-il habitué à sa folie des grandeurs ? On observe en tout cas que ce <em>Concerto</em> nous paraît un peu trop sage, et qu&rsquo;à l&rsquo;inverse, la pompe de certains passages de <em>Totentanz</em> finit par lasser. Il est difficile de demander l&rsquo;équilibre à un compositeur qui s&rsquo;évertue à le bousculer, mais Adès est de ceux qui aiment à cultiver ce genre de paradoxes.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>MAHLER, Symphonie n° 3 en ré mineur — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-3e-symphonie-paris-hymne-a-la-concentration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Sep 2018 05:00:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Le fait que je l’appelle Symphonie ne signifie pas grand-chose, car elle n’a rien de commun avec la forme habituelle. Le terme symphonie veut dire pour moi : construire un monde avec tous les moyens techniques existants. » C’est en ces mots que Mahler décrit le travail autour de sa 3e Symphonie, œuvre à part à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Le fait que je l’appelle <em>Symphonie</em> ne signifie pas grand-chose, car elle n’a rien de commun avec la forme habituelle. Le terme symphonie veut dire pour moi : construire un monde avec tous les moyens techniques existants. » C’est en ces mots que Mahler décrit le travail autour de sa <em>3e Symphonie</em>, œuvre à part à bien des titres dans la production du compositeur. Tout d’abord, c’est la longueur de cet édifice qui frappe l’auditeur : avec près de deux heures pour les baguettes les plus lentes, elle dépasse de loin le reste de la production symphonique du compositeur. Découpée en six mouvement, faisant coexister menuet et scherzo, alternant mouvements instrumentaux et vocaux, elle est un véritable pied de nez à la tradition symphonique classique. Mahler se sert en effet à merveille de « tous les moyens techniques existants » pour créer une œuvre-monde, dont la source se situe à la fois dans la religion et la métaphysique, dans les forêts autrichiennes ou encore dans la musique populaire.</p>
<p>Pour servir un tel monument, la Philharmonie de Paris avait réussi à capter la tournée internationale du Boston Symphony Orchestra, emmené par son directeur musical <strong>Andris Nelsons</strong>. Alternant ce programme mahlérien et un dyptique Bernstein / Chostakovich, cette tournée semble s’inscrire dans un hommage à la naissance de « Lenny », dont la relation avec l’orchestre dura près de cinquante ans.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/andris-nelsons-borggreve049-2000x1333.jpg?itok=gjODI2BK" title="© Marco Borggreve" width="468" /><br />
	© Marco Borggreve</p>
<p>Dès les premières mesures, l’orchestre impose par la clarté du son et la brillance des timbres, Andris Nelsons menant l’introduction d’une main ferme. Pourtant passée cette ouverture toute en noblesse, une sorte de routine semble s’installer entre le chef et les instrumentistes. Celui-ci n’est pas exempt de musicalité, puisque les solos de trombone et de trompette sont admirables, mais il faut attendre une bonne dizaine de minutes  pour que le premier grand tutti réveille l’étincelle de génie du chef d’orchestre. Celui-ci s’amuse alors à souligner le piquant de l’orchestre mahlérien, fait de canards humoristiques et de « Naturlaute », rappelant la Bohème d’enfance du compositeur. Le deuxième mouvement, « Ce que me content les fleurs des champs », permet à Andris Nelsons de faire étalage de toute sa technique, le montrant aussi à l’aise dans la pompe du mouvement précédent que dans la dentelle de ce charmant menuet. Il en va de même pour un scherzo, mené avec autant de richesse d’idées dans le dialogue entre le coucou et le rossignol, que de grâce et de retenue dans les (fort belles) interventions solistes du cor de postillon.</p>
<p>Pour cette tournée, l’orchestre s’est offert la présence de <strong>Susan Graham</strong>, mezzo mahlérienne s’il en est. A bientôt soixante ans, on constate que la voix est toujours aussi saine, le lied « O Mensch » de cette symphonie ne laissant pas passer la moindre imperfection vocale. Malgré les quelques graves qui lui font défaut, l’excellente musicienne qu’est Susan Graham tire son épingle du jeu en chargeant chaque mot d’une tension expressive impressionnante. A cette concentration répond celle du chef, qui articule chaque note de ce mouvement comme s’il s’agissait d’un évènement hors du commun. Enfin, le magnifique solo de la konzertmeisterin <strong>Tamara Smirnova</strong> complète ce quatrième mouvement en suspens entre deux mondes. </p>
<p>A la voix de la mezzo se joignent celle du chœur de femmes et de la maîtrise de Radio France, dans l’étonnante cantate profane du cinquième mouvement. Préparées respectivement par <strong>Johannes Prinz</strong> et <strong>Victor Jacob</strong>, les deux phalanges brillent à la fois par la justesse de l’intonation et par leur capacité d’adaptation à la battue du chef letton. On savoure ainsi de véritables triple-pianos, à l’image de ce dernier « Bimm », qui résonne longtemps dans les vignobles de la Philharmonie.</p>
<p>L’hymne à l’amour que constitue le dernier mouvement se transforme au fur et à mesure en hymne à la concentration. La section des cordes, jusqu’ici relativement discrète, s’expose sous son meilleur jour, avec une tension qui se construit sans discontinuer jusqu’à la rayonnante entrée des cuivres. Nelsons l’enthousiaste conduit ce grand crescendo avec une maîtrise des équilibres remarquable, qui n’empêche aucunement un lyrisme débonnaire, indispensable pour restituer pleinement l’esprit féérique qui habite chacune des symphonies de Mahler.</p>
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		<title>WAGNER, Tristan und Isolde — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-und-isolde-acte-ii-new-york-premiers-pas-de-jonas-kaufmann-en-tristan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2018 05:32:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Boston quelques jours auparavant et pour deux soirées, Jonas Kaufmann retrouvait Tristan pour un concert unique de l&#8217;acte II à Carnegie Hall. Il faudra encore attendre quelques années (trois, semble-t-il) pour pouvoir entendre le ténor allemand dans l&#8217;opéra intégral, mais ces premiers pas constituaient une étape importante dans l&#8217;appropriation de ce rôle difficile entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après Boston quelques jours auparavant et pour deux soirées, <strong>Jonas Kaufmann </strong>retrouvait Tristan pour un concert unique de l&rsquo;acte II à Carnegie Hall. Il faudra encore attendre quelques années (trois, semble-t-il) pour pouvoir entendre le ténor allemand dans l&rsquo;opéra intégral, mais ces premiers pas constituaient une étape importante dans l&rsquo;appropriation de ce rôle difficile entre tous. Très en voix, Jonas Kaufmann offre une interprétation tout en finesse, avec une grande intelligence du texte, et sans maniérisme. Le chanteur semble plus à l&rsquo;aise que lors du premier concert radiodiffusé. La projection est bien gérée, afin de tenir la distance, et le ténor est toujours audible même s&rsquo;il faut parfois que l&rsquo;auditeur aille chercher un son qui ne remplit pas naturellement le vaste auditorium. Kaufmann n&rsquo;est vraiment héroïque et libéré que pour le finale de l&rsquo;acte. Précisons que la partie habituellement coupée qui précède le duo de la <em>Liebesnacht</em> est ici rétablie. Dans les conditions actuelles, Kaufmann aurait-il pu enchaîner avec l&rsquo;acte III ? Rien n&rsquo;est moins sûr, mais au studio le résultat pourrait être somptueux. Dramatiquement, le chanteur nous a aussi laissé un peu sur notre faim : comme pour son Don José, on a encore l&rsquo;impression d&rsquo;entendre le brave type qui n&rsquo;a pas de bol.  Rome ne s&rsquo;est pas faite en un jour. </p>
<p><strong>Camilla Nylund </strong>faisait semble-il également ses premiers pas en Isolde. La voix est lyrique et le timbre est agréable. Mais nous entendons une Elsa von Brabant, une Elisabeth de <em>Tannhäuser</em>,  à la limite une Sieglinde. Pour Isolde, la voix manque de corps. Certains aigus sont même un peu truqués, émis en arrière sans projection, privant le chant d&rsquo;impact. Pris comme une page isolée, leur duo est néanmoins sublime de beauté. Mais il y manque cette angoisse sourde propre à la menace qui plane et qui est clairement exprimée par la musique : Tristan et Isolde ne sont pas deux jeunes Roméo et Juliette insouciants. Il y manque également l&rsquo;expression de cette tension implacable qui monte vers le <em>coitus interruptus</em>. Il est toutefois difficile ici de faire la part des choses entre l&rsquo;interprétation des chanteurs et celle du chef.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/ch1379249_original.jpg?itok=sKJGeY5w" title="© Chris Lee" width="468" /><br />
	© Chris Lee</p>
<p><strong>Andris Nelsons </strong>offre ici en effet une lecture plutôt hédoniste de la partition, sans chercher à théâtraliser la musique. Les voix baignent dans le son plutôt qu&rsquo;elles ne dialoguent avec l&rsquo;orchestre (une approche qui rappelle le Karajan tardif). Fidèles à leur réputation, les cordes sont magnifiques, en cohérence avec l&rsquo;interprétation musicale, mais l&rsquo;orchestre n&rsquo;est pas parfait (les cors en particulier) avec quelquefois de minuscules décalages.</p>
<p>Les émotions les plus authentiquement wagnériennes viennent de là où on ne les attendait pas nécessairement. Le roi Marke de  <strong>Georg Zeppenfeld </strong>est impressionnant de puissance. L&rsquo;incarnation dramatique est justement équilibrée, renforcée par la relative jeunesse de l&rsquo;interprète, rival crédible de Tristan. Son intervention lui vaudra une formidable ovation aux saluts. <strong>Mihoko</strong> <strong>Fujimura</strong> apporte à Brangäne l&rsquo;urgence voulue. La voix est puissante (voire très puissante à certaines occasions !) avec un timbre riche. <strong>Andrew Rees</strong> offre un Melot impeccablement projeté et dramatiquement engagé : pendant quelques minutes on se serait crû à la scène et non plus au concert !</p>
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		<title>Jonas Kaufmann, et maintenant Tristan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jonas-kaufmann-et-maintenant-tristan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2017 06:42:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bien des fans de Jonas Kaufmann espèrent que celui-ci abordera un jour le rôle de Tristan. Il semble que le ténor allemand en prenne le chemin puisque Carnegie Hall a annoncé sa présence la saison prochaine pour une version concert de l’acte II de l&#8217;opéra de Richard Wagner, aux côtés de Camilla Nylund. Andris Nelsons &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien des fans de <strong>Jonas Kaufmann </strong>espèrent que celui-ci abordera un jour le rôle de Tristan. Il semble que le ténor allemand en prenne le chemin puisque Carnegie Hall a annoncé sa présence la saison prochaine pour une version concert de l’acte II de l&rsquo;opéra de Richard Wagner, aux côtés de <strong>Camilla Nylund</strong>. <strong>Andris Nelsons</strong> dirigera le Boston Symphony Orchestra. Outre New-York le 12 avril, on peut supposer qu’un concert sera également donné à Boston.</p>
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