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	<title>Colonne - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Colonne - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 07:58:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que Roberto Alagna, élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que <strong>Roberto Alagna,</strong> élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à chanter un programme qu’il qualifie d’« inchantable », avec un sourire complice, déclenchant l’hilarité des spectateurs et une nouvelle salve d’applaudissement. Le programme est en effet ambitieux. Après son « <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau/">Tout Puccini </a>» de l’an passé voilà qu’il dédie entièrement à Verdi ce nouveau récital qui comporte des airs pour différents types de voix, du ténor lyrique d’Alfredo au ténor héroïque d’Otello, alignant les opéras dans l’ordre chronologique de leur création.</p>
<p>La première partie, consacrée aux œuvres de jeunesse, débute avec <em>I Lombardi</em>, quatrième opéra de Verdi. Roberto Alagna aborde l’air d’Arvino avec un medium nourri et puissant, qui captive immédiatement le public. Le timbre se pare de couleurs cuivrées du meilleur effet. Quelques graillons trahissent une légère fatigue vite dissipée dès le morceau suivant : la déploration de Macduff, qui est interprétée avec une grande émotion, dans un silence recueilli. Vient ensuite la seule page en français du programme. Juxtaposer l’air de Gaston dans <em>Jérusalem</em> avec son équivalent dans <em>I Lombardi</em> est une idée particulièrement intéressante. Si l’on entend habituellement une voix plus lyrique dans cette page, Roberto Alagna convainc néanmoins par son style impeccable et sa diction souveraine. A la fin de l’air, Verdi a ajouté une cadence qui culmine au contre-ut, à l’attention de Gilbert-Louis Duprez, créateur du rôle de Gaston, que son ut de poitrine avait rendu célèbre. Roberto Alagna donne cette note en voix de tête, avec une infinie délicatesse qui réjouit l’assistance. C’est avec <em>Luisa Miller</em> que s’achève cette partie. Le grand air de Rodolfo, « Quando le sere al placido », et son récitatif particulièrement poignant sont interprétés avec un engagement dramatique intense qui révèle toute la détresse du personnage.<br />
La deuxième partie s’ouvre avec la fameuse trilogie <em>Rigoletto </em>/ <em>trovatore </em>/ <em>traviata</em>, des ouvrages que le ténor a abordés à divers moments de sa carrière. A propos de « Parmi vedere le lacrime », craignant un trou de mémoire, il précise que la dernière fois qu’il a chanté cet air, sa première fille avait six mois, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, elle l’a fait grand-père. Le public s’amuse tandis que nous admirons l’art avec lequel Roberto Alagna sait créer une complicité bon enfant avec ses admirateurs. Le ténor chante avec aisance ces trois pages qui mettent en valeur son legato, son art de varier les couleurs et d’habiter les mots. Si l’absence de cabalette à la suite de « Parmi veder le lacrime » et « Lunge da lei » ne se fait pas sentir, en revanche « Di quella pira » manque cruellement après « Ah si ben mio ». Roberto Alagna le sait bien, c&rsquo;est pourquoi il comblera ce manque dès le premier bis. Entretemps il livre une interprétation mémorable de la grande scène qui ouvre le troisième acte de La forza del destino, « La vita è inferno all’infelice ». Sa voix puissante et souveraine, ses nuances subtiles et l’impact émotionnel saisissant dont il charge cette page, tout concourt à déclencher une interminable ovation. En bis, nous l’avons dit, Roberto Alagna propose un « Di quella pira » – dans le ton – précise-t-il, avec un ut longuement tenu, une « Donna è mobile » qui lui permet de faire briller ses aigus une dernière fois et une mort d’Otello poignante. A la fin du concert, il annonce qu’il reviendra à Gaveau la saison prochaine, pour la quatrième année consécutive, avec un programme surprenant, sans en dire davantage.</p>
<p>A la tête d’un orchestre Colonne en bonne forme, en dépit d’un ou deux légers écarts de justesse dans l’introduction de « Celeste Aida »<strong>, Giorgio</strong> <strong>Croci</strong>, toujours attentif à son interprète qu’il a souvent accompagné à la scène comme au disque, propose une direction efficace dans le respect des styles de chaque ouvrage. Si l’ouverture de <em>La forza</em> comporte quelques effets par trop retentissants dans sa conclusion, celle de <em>Luisa Miller </em>est parfaitement équilibrée. Soulignons enfin la superbe introduction de l&rsquo;air « La vita è inferno all’infelice » et son impeccable solo de clarinette.</p>
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		<title>OFFENBACH, La Vie parisienne &#8211; Paris (salle Colonne)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-la-vie-parisienne-paris-salle-colonne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jan 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un nombre croissant de groupes français montent des spectacles lyriques, avec des motivations diverses, mais le plus souvent avec une très haute qualité. Cela va de la pure distraction, mêlant amateurs de talent à des professionnels aguerris, ou encore – et c’est bien sûr à encourager – des conservatoires qui font monter leurs classes lyriques &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un nombre croissant de groupes français montent des spectacles lyriques, avec des motivations diverses, mais le plus souvent avec une très haute qualité. Cela va de la pure distraction, mêlant amateurs de talent à des professionnels aguerris, ou encore – et c’est bien sûr à encourager – des conservatoires qui font monter leurs classes lyriques sur les planches. La France a accumulé un certain retard dans ce domaine, mais à voir les résultats de ces dernières années, on ne peut qu’applaudir.</p>
<p>Ce soir, le spectacle est réalisé par le département supérieur pour jeunes chanteurs du Conservatoire Ida Rubinstein (CRR, conservatoire à rayonnement régional de Paris). C’est le troisième spectacle monté par ce conservatoire, après <em>La Chauve-Souris</em> et <em>La Veuve Joyeuse</em>, accompagnés par l’orchestre Colonne dans la salle du même nom. Le choix d’Offenbach est judicieux, et en l’occurrence celui de <em>La Vie parisienne</em>, car cette œuvre offre une large palette de rôles avec tout un éventail de voix, ainsi que la présence de chœurs qui doivent de plus jouer efficacement. La version de 1873 en quatre actes choisie ce soir est bien équilibrée, et entraîne la salle dans un irrésistible tourbillon.</p>
<p>Mais cette œuvre n’est pas non plus sans embûches, puisque la partie de texte parlé est importante et fondamentale dans l’action. Et là, on ne sait ce que l’on doit le plus louer, car tous les textes sont excellemment articulés, et surtout « parlés juste » avec des « voix de théâtre », ce que l’on a souvent bien du mal à obtenir de chanteurs confirmés. Peut-être d’infimes « blancs » seraient-ils encore à resserrer, mais c’est la première, et tout cela va se roder, le résultat est déjà tout à fait excellent.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="475" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/1-P1290169-corr-1024x475.jpg" alt="" class="wp-image-180803"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Au centre : Agnès Rouquette, Pierre-Louis de Laporte et Florence Guignolet. © Photos Jean-Marcel Humbert</sup></figcaption></figure>


<p>Et cerise sur le gâteau, le jeu scénique colle parfaitement à l’action, et tous les interprètes, pleins d’énergie et d’enthousiasme, sont parfaitement canalisés. La mise en scène de <strong>Florence Guignolet</strong> est vive et enlevée, qui entraîne tout son monde dans le tourbillon de cette vie parisienne quand même un peu fantasmée. L’utilisation de fonds de scènes en vidéo ou photos permet une grande fluidité de la représentation. Bien sûr, les interprètes sont tous très jeunes, et n’ont pour la plupart pas l’âge de leurs rôles, mais ils ont déjà l’intelligence de la scène, ils en jouent aussi, et le résultat est étonnant. D’autant que, du côté vocal, les voix sont de très bon niveau, parfaitement choisies par rapport aux rôles, et remarquablement préparées par les chefs de chant, avec une prononciation parfaite. Toutes passent très facilement l’orchestre dans cette salle des années trente sans fosse, et à la bonne acoustique.</p>
<p>Les deux compères Bobinet et Raoul (<strong>Paul Germanaz</strong> et <strong>Ulysse Timoteo</strong>) jouent fort bien les joyeux lurons qui chassent sur les mêmes terres, en entraînant tout leur monde aux pires folies. <strong>Mathilde Marin</strong> est une Metella très crédible, et chante fort bien ses trois airs. Le baron et la baronne de Gondremarck (<strong>Alexandre Munsch</strong> et <strong>Héloïse Venayre</strong>) sont très drôles. Le Brésilien de <strong>Nolo Calage</strong> est vigoureusement campé, et la Pauline d’<strong>Anaïs Carde</strong> très réussie. <strong>Eve Nikolaidis</strong> est une Gabrielle/Madame de Sainte Amarante épatante, accompagnée du Frick de <strong>Félix Orthmann Reichenbach</strong> non moins réussi. Tout le reste de la troupe est de même niveau, y compris le protéiforme <strong>Jules Jovignot</strong> (Joseph et Caroline/La Marquise de la Butte-Jonvel).</p>
<p>L’orchestre, sous la baguette de <strong>Pierre-Louis de Laporte</strong>, est parfait de légèreté, d’allant et de suivi, avec de très jolies sonorités, rattrapant comme il se doit les deux ou trois infimes décalages des excellents chœurs trop pris par l’action. Un spectacle comme on les aime, sain, vif, entraînant, même si l’on n’a pas forcément apprécié le démarrage hurlé en forme de manifestation de grévistes CGT des chemins de fer de l’Ouest (devenus SNCF et gare Saint-Lazare)… Sans doute celui-ci avait-il une vocation pédagogique pour aider toute la troupe à entrer dans l’œuvre sur les chapeaux de roues ? Ne manquez pas ce spectacle réjouissant, respectueux de la forme comme de l’esprit.</p>
<p>Prochaines représentations (deux distributions en alternance) : salle Colonne mardi 14 et mercredi 15 janvier 2025 à 20 h, et au Théâtre de Rungis le vendredi 24 janvier à 20 h.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-la-vie-parisienne-paris-salle-colonne/">OFFENBACH, La Vie parisienne &#8211; Paris (salle Colonne)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Récital Roberto Alagna &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 06:19:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est devant une salle Gaveau archi-comble que Roberto Alagna a fait sa rentrée parisienne dans un programme subtilement dosé où s’unissent les deux cultures qui lui sont chères, la française et l’italienne. Une première partie sera donc consacrée à de la musique française puis suivront quelques fleurons de l’opéra italien, puisés dans le répertoire actuel &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est devant une salle Gaveau archi-comble que <strong>Roberto Alagna</strong> a fait sa rentrée parisienne dans un programme subtilement dosé où s’unissent les deux cultures qui lui sont chères, la française et l’italienne. Une première partie sera donc consacrée à de la musique française puis suivront quelques fleurons de l’opéra italien, puisés dans le répertoire actuel de notre ténor. L’ensemble comporte quelques pages rarement proposées en concert que l’on écoute avec plaisir. Ainsi, le récital s’ouvre par le grand air de Sigurd au deuxième acte de l’opéra éponyme d’Ernest Reyer. Sous un tonnerre d’applaudissements, Roberto Alagna entre en scène, fringant, le sourire aux lèvres, élégamment vêtu de noir, sa veste cintrée mettant en valeur sa silhouette de jeune premier. Dès les premières mesures, le ténor français donne à entendre un medium somptueux, large, rond et homogène, que vient couronner un aigu puissant. Le public exulte. L’air de Vasco de Gama «&nbsp;Ô paradis&nbsp;», sans doute l’un des plus admirables que l’on ait entendus, tant par la splendeur du timbre, la perfection de la diction, et la vaillance de l’émission, achève de mettre la salle à genoux. Vient ensuite la prière du Cid, sobre et poignante, tout en émotion contenue, un véritable modèle d’interprétation avec en prime un parfait <em>diminuendo</em> sur le mot «&nbsp;éternel&nbsp;». La première partie s’achève avec deux extraits, dont un orchestral, du <em>Dernier jour d’un condamné</em> composé par David Alagna pour son frère, qui permet de constater que cet ouvrage, créé en 2007, mériterait amplement d’être repris. L’alternance airs d’opéra et pages orchestrales permet au chanteur de reposer sa voix et au public d’entendre quelques raretés, comme l’ouverture de Mireille, gorgée de lumière et rondement menée.</p>
<p>L’entracte initialement prévu ayant été supprimé, La partie italienne s’enchaîne aussitôt avec un prélude d’<em>Attila</em> de Verdi dont le chef parvient à doser subtilement le crescendo. Roberto Alagna se surpasse dans l’air de Gabriele Adorno « O inferno », page bien plus complexe qu’il n’y paraît, dans laquelle il excelle à exprimer les différents affects du personnage. Le public l’ovationne, le ténor répond avec humour, salue une connaissance, se tourne en souriant vers les loges de côté. Roberto Alagna parvient à créer avec simplicité une connivence entre lui et les spectateurs comme s’il chantait devant un groupe d’amis. Le ténor aime son public et celui-ci le lui rend bien. Les deux airs suivants proviennent d’opéras célébrissimes mais ne sont pas les « tubes » habituels. Ainsi, de <em>Pagliacci</em> nous aurons droit à «&nbsp;Pagliaccio non son&nbsp;», morceau déchirant qui précède de peu le meurtre qui conclut l’ouvrage et pour <em>Andrea Chénier</em>, c’est l’air du troisième acte «&nbsp;Si, fui soldato&nbsp;» que Roberto Alagna choisit d’interpréter avec une fougue et un héroïsme saisissants. Suivent «&nbsp;Amor ti vieta&nbsp;» extrait de <em>Fedora</em>, un opéra qui a marqué son grand retour à la Scala en 2022 et un «&nbsp;Niun mi tema&nbsp;» grandiose qui sonne puissamment dans une salle silencieuse et recueillie. Tout au long de la soirée nous aurons été éblouis par la santé vocale du ténor et son souffle qui paraît inépuisable. Si l’aigu n’a plus tout à fait la souplesse d’antan le medium s’est étoffé, se parant de reflets mordorés et le registre grave a gagné en consistance, ce qui lui permet d’aborder avec bonheur les rôles de <em>spinto</em>.</p>
<p>En bis, Roberto Alagna nous offre l’inusable «&nbsp;Granada&nbsp;» dans une interprétation solaire et musclée avant de présenter au public un jeune ténor prometteur, Naestro, ex boxeur, avec qui il chante en duo «&nbsp;O sole mio&nbsp;» et «&nbsp;Abballati&nbsp;», un air sicilien a capella.</p>
<p>Au pupitre <strong>Jean-Yves Ossonce</strong> propose une direction précise et enveloppante avec des tempi parfois étirés mais toujours attentif au chanteur sous la voix duquel il déroule un tapis de sonorités opulentes. Tout le long du concert, leur complicité est évidente. Dans les pages orchestrales, le chef passe avec bonheur du soleil de<em> L’Arlésienne</em> au sombre drame d’<em>Attila</em>.</p>
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		<item>
		<title>Récital Placido Domingo &#8211; Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-placido-domingo-paris-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Mar 2023 15:02:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Et de trois ! En 2021, pour célébrer la Fête de la musique, Placido Domingo offrait au public de la salle Gaveau un récital d’air d’opéras et d’opérettes en compagnie de Maria José Siri qui fit grande bruit. La saison suivante il était de retour dans une version en concert d’I due Foscari de Verdi entouré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Et de trois ! En 2021, pour célébrer la Fête de la musique, <strong>Placido Domingo </strong>offrait au public de la salle Gaveau un récital d’air d’opéras et d’opérettes en compagnie de Maria José Siri qui fit grande bruit. La saison suivante il était de retour dans une version en concert d’<em>I due Foscari</em> de Verdi entouré d’Anna Pirozzi et Arturo Chacón Cruz. Nouveau triomphe. Cette année le revoilà avec à ses côtés la jeune mezzo-soprano <strong>Maria Kataeva</strong> dans un programme intitulé <em>Noche Spañola</em> dédié, comme son nom l’indique, à son pays natal et composé essentiellement d’extraits des zarzuelas les plus fameuses. La plupart des pages que l’on entend sont connues du grand public, de nombreux chanteurs espagnols les ayant enregistrées et interprétées au concert, à commencer par Placido Domingo lui-même qui a gravé les intégrales de <em>Luisa</em> <em>Fernanda</em>, <em>Doña Francisquita</em>, <em>El gato Montès</em> et <em>La tabernera del puerto </em>dont l’air « Non puede ser » figure depuis de nombreuses années à son répertoire. Le programme qui alterne airs et duos, comporte également des pages orchestrales tirées du <em>Tricorne</em> de De Falla et de <em>Goyescas </em>de Granados. En bis nous aurons droit également à deux chansons dont l’inusable « Granada ».</p>
<p>Dès son entrée en scène <strong>Placido Domingo</strong> est accueilli par une longue ovation de la part du public qui est venu nombreux pour l’applaudir. Une salle comble à rendre jaloux certains de ses collègues, au sommet de leur art pourtant, à qui il arrive de se produire devant des demi-salles. Cet accueil chaleureux apporte une réponse cinglante à ceux qui estiment qu’il est temps que le désormais baryton prenne sa retraite. A voir la joie et l’exaltation de ces spectateurs tout au long de la soirée on se demande pourquoi il faudrait les priver de ce bonheur juste parce que ce succès agace quelques grincheux ? A peine Placido Domingo a-t-il ouvert la bouche qu’on est frappé par l’insolence vocale qu’il affiche. Non, ce n’est pas un chanteur à la voix finissante que l’on entend mais un artiste qui joue encore dans la cour des grands. Le medium, rond, puissant et chaleureux est inaltéré, le grave est sonore et le timbre, celui d’un interprète dans la plénitude de sa maturité. Même les quelques problèmes de souffle que l’on avait pu noter lors de sa précédente prestation semblent avoir disparu. Cette santé vocale est particulièrement évidente dans « Mi aldea » de Guerrero et surtout en début de seconde partie dans « Luche la fe por el triunfo » extrait de la <em>Luisa Fernanda</em> de Moreno-Torroba où l’on admire son legato impeccable, ses nuances subtiles et son haut-medium éclatant. L’interprète se montre tour à tour émouvant dans « Quiero desterrar » de Sotullo y Vert, poignant dans « Non puede ser » ou cajoleur dans le duo « Hace tiempo que vengo al taller ». Une prestation stupéfiante de bout en bout, sans la moindre faille vocale, que le public en délire ovationnera longuement au salut final.</p>
<p>A ses côté <strong>Maria Kataeva</strong> ne démérite pas. Vêtue d’une élégante robe noire et fuchsia, la cantatrice possède un timbre cuivré, une voix homogène et bien projetée ainsi qu’une belle aisance dans le registre aigu. Lauréate de plusieurs concours de chant dont Operalia, sa carrière prend de l’ampleur notamment en Allemagne. L’été dernier elle a incarné avec bonheur Isolier dans <em>Le Comte Ory</em> à Pesaro. Dans les duos, elle donne une réplique idoine à son partenaire notamment dans celui de Sorozábal évoqué plus haut où elle se montre mutine à souhait. La mezzo-soprano tire également son épingle du jeu dans les deux airs qui lui sont dévolus, notamment « De España vengo » que Montserrat Caballé jadis se plaisait à inscrire au programme de ses concerts, et qu’elle chante avec beaucoup d’humour en s’accompagnant avec des castagnettes.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre Colonne parfois brouillon,<strong> Jordi Bernàcer</strong> propose une direction inégale, bruyante par moment, avec cependant de belles réussites comme la « Farruca » extraite du <em>Tricorne</em>, jouée avec panache ou l’intermezzo nostalgique de <em>La leyenda del beso</em> avec son solo de harpe.</p>
<p>On regrettera enfin une ou deux sonneries intempestives de portable pendant le concert et surtout l’incorrection de ces spectateurs qui, pour enregistrer un air, brandissent à bout de bras leurs téléphones dont la lumière éblouit les yeux et perturbe la visibilité de ceux qui sont assis derrière eux.</p>
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		<title>Marc Korovitch nommé à la tête de l&#8217;Orchestre Colonne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/marc-korovitch-nomme-a-la-tete-de-lorchestre-colonne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Orchestre Colonne annonce la nomination de son nouveau directeur musical, Marc Korovitch, à partir de la saison 2022-23 (voir communiqué de presse ci-dessous).  Depuis deux ans, l’Orchestre Colonne avait choisi d’inviter différents chefs et cheffes d’orchestre pour enrichir ses saisons. Marc Korovitch est venu plusieurs fois œuvrer à la tête de l’Orchestre Colonne : cette rencontre fut &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;Orchestre Colonne annonce la nomination de son nouveau directeur musical, Marc Korovitch, à partir de la saison 2022-23 (voir communiqué de presse ci-dessous). </p>
<hr />
<p>Depuis deux ans, l’Orchestre Colonne avait choisi d’inviter différents chefs et cheffes d’orchestre pour enrichir ses saisons. Marc Korovitch est venu plusieurs fois œuvrer à la tête de l’Orchestre Colonne : cette rencontre fut évidente, décisive. Ainsi, Marc Korovitch s’inscrit dans la riche lignée de nos directeurs musicaux qui, succédant au fondateur Edouard Colonne, se sont attachés à élargir, à développer, à embellir cette aventure musicale qui est la nôtre : Gabriel Pierné (ami de Debussy), Pierre Monteux (d’abord alto solo au sein de l’orchestre), puis Paul Paray, Gaston Poulet, Charles Munch, Pierre Dervaux, Laurent Petitgirard et Marc Korovitch aujourd’hui. Nul doute que ce nouveau chapitre qui s’ouvre sera profondément marqué par l’énergie phénoménale de Marc, son enthousiasme si communicatif et qui semble inaltérable, son inventivité comme la richesse de ses lectures musicales, tout en restant fidèle à l’éthique artistique initiée par Edouard Colonne. Ainsi, nous poursuivrons notre mission auprès du très jeune public à travers nos «Concerts-Eveil», notre attachement à promouvoir les jeunes talents, à leur offrir le marchepied nécessaire à toute jeune carrière prometteuse, notre volonté d’accompagner tous lestalents sur le chemin de leur épanouissement et de leur juste notoriété, et notre désir denouer un lien fort avec notre public. Nous poursuivrons également notre vocation de faire entendre certaines musiques oubliées et qui méritent une renaissance, la musique contemporaine ancrée profondément dans l’ADN de l’Orchestre Colonne, et naturellement la musique française des XIXème et XXème siècles qui a tant façonné cette «esthétique française» qui est notre patrimoine d’aujourd’hui, emmenant l’Orchestre Colonne sur le chemin d’une tradition moderne. L’Orchestre Colonne se réjouit particulièrement de l’arrivée de Marc Korovitch à sa tête, lequel prendra ses fonctions dès le début de la saison 2022-2023.</p>
<p><strong>Biographie</strong></p>
<p>Marc Korovitch est chef du Jeune Chœur de Paris depuis 2017. En janvier 2019, il est nommé chef du Chœur de la Radio Suédoise, et prendra ses fonctions de chef principal du Chœur de l’Orchestre de Paris en janvier 2022. Il collabore avec des chefs tels que Sir Simon Rattle, Herbert Blomstedt, Klaus Mäkelä, Daniel Harding, Lahav Shani, Gustavo Dudamel, Alan Gilbert, Philippe Jordan, Louis Langrée, Leonardo Garcia Alarcon, Laurence Equilbey, dans des salles comme la Philharmonie de Paris, le Theater an der Wien, l’Elbphilarmonie de Hambourg, le Lincoln Center de New York, la Berwaldhallen à Stockholm, le Tokyo Opera City&#8230; Marc Korovitch a dirigé le Concerto Köln, l’Orchestre Baroque de Croatie, l’Orchestre de Chambre de La Haye, l’Orchestre National du Montenegro&#8230; Il est professeur de direction au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris et au Pôle Supérieur Paris-Boulogne-Billancourt.</p>
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		<title>Voix nouvelles 2018 &#8211; Concert des lauréats — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/voix-nouvelles-2018-concert-des-laureats-paris-tce-conflit-de-generations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Sep 2018 05:55:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réunir en un même récital les lauréats 2002 et 2018 du concours voix nouvelles, était-ce une bonne idée ? Sur la scène du Théâtre des Champs Élysées, les grands airs et duos d’opéra défilent comme à la parade. Un numéro chasse l’autre ; il faut aller vite, imposer un personnage, convaincre. A ce jeu, l’expérience &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Réunir en un même récital les lauréats 2002 et 2018 du concours voix nouvelles, était-ce une bonne idée ? Sur la scène du Théâtre des Champs Élysées, les grands airs et duos d’opéra défilent comme à la parade. Un numéro chasse l’autre ; il faut aller vite, imposer un personnage, convaincre. A ce jeu, l’expérience prend l’avantage. La comparaison, plus évidente encore dans les duos, tourne en défaveur des juniors, moins aguerris, moins familiers d’une partition, moins habité par un rôle peu – voire jamais – interprété sur scène, trop intimidés pour faire de leur jeunesse un atout. Dans ces conditions, pas de révélation, des promesses seulement.</p>
<p>Promesses d’un Barbier à l’aise dans ses baskets l’an prochain à Bordeaux chanté d’une voix claire de baryton par <strong>Anas Seguin</strong> auquel incombe la rude tâche d’ouvrir les festivités et dont l’aisance dans le « Largo al factotum » n’en est que plus admirable. Révélation « Artiste lyrique 2014 » de l’ADAMI, Papageno (<em>Die Zauberflöte</em>), Florestan (<em>Véronique</em>), Aleko et même Almaviva (<em>Le nozze di Figaro</em>) à son actif, il est le plus capé et le plus délié des trois. Le duo « Dunque io son » du même <em>Barbier de Séville</em> le montre moins éloquent. La grammaire rossinienne ne s’acquiert pas si facilement. Donner un sens à la vocalise, oser la variation sont à Figaro aussi nécessaires que l’abattage.</p>
<p>Promesses d’une Gilda limitée pour l’instant à un « Caro nome » sans bavure. Le soprano poids plume de <strong>Caroline Jestaedt</strong> semble encore léger pour affronter les tensions lyriques puis dramatiques de l’opéra dans son intégralité. Norina dans <em>Don Pasquale</em> veut aussi plus d’étoffe et de couleurs. Pourquoi se jeter ainsi dans le bain du grand répertoire ?</p>
<p>Promesses enfin d’une Micaela, avant Marguerite, une fois qu’<strong>Helene Carpentier </strong>aura perfectionné sa prononciation de notre langue. Là encore, l’absence d’italianité d’un soprano gracieux en quête d’ampleur invite à explorer davantage l’opéra français. Juliette de Gounod et pourquoi pas Mozart, idéal pour affermir la technique et gagner le trille nécessaire à l’air des bijoux ?</p>
<p>En près de vingt ans de carrière et une liste conséquente de rôles, <strong>Florian Laconi</strong> a poussé son ténor aux frontières du <em>lirico spinto</em>. La deuxième moitié du 19e siècle est désormais son terrain d’élection, la France – où la clarté de sa diction éblouit – comme l’Italie. N’était un fréquent défaut de justesse, la voix possède une lumière, un phrasé et une vaillance renouvelée. Surtout l’on sent derrière chaque air ce qui manque à ses jeunes partenaires : la connaissance du rôle acquise intimement au contact de la scène.</p>
<p>Idem pour <strong>Nathalie Manfrino</strong> dont la Salomé (de Massenet) s’impose avec ses doutes, sa fragilité et son vibrato apaisé, moins probante dans Rusalka que l’on voudrait plus diaphane ; Manon, blessée de cette blessure qui, dans le brindisi de <em>La traviata</em>, rend en deux phrases sa Violetta évidente.</p>
<p>Numéro un à l’applaudimètre dans Rossini et Donizetti autant que Gounod, <strong>Karine Deshayes</strong> se présente une fois de plus au sommet de son art. Technique, musicalité et beauté d’un timbre aux reflets changeants : oui comme à l’habitude. L’envergure et l’autorité font aussi la différence.</p>
<p>Attentif aux chanteurs et imaginatif dans sa recherche de couleurs adaptées à chaque partition, <strong>Jean-Yves Ossonce</strong> à la tête de l’Orchestre Colonne donne également raison à l’expérience.</p>
<p>Ce concert parisien était le point d’une départ d’une tournée à venir dans les opéras partenaires du concours. Si l’on en croit le programme communiqué, les jeunes lauréats pourront le plus souvent se présenter au public affranchis de la présence de leurs aînés. Tant mieux pour eux.</p>
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		<title>Ariane Douguet, chanteuse officiante</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ariane-douguet-chanteuse-officiante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Aug 2017 05:08:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu’il s’attache à un compositeur contemporain, le label Naxos se montre souvent d’une fidélité exemplaire. Après déjà plusieurs disques consacrés aux œuvres orchestrales de Bechara El-Khoury (né à Beyrouth en 1957), voici que paraît une nouvelle livraison, où l’on notamment peut entendre Orages, commande de l’Orchestre de Paris, créée en 2013 sous la direction de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu’il s’attache à un compositeur contemporain, le label Naxos se montre souvent d’une fidélité exemplaire. Après déjà plusieurs disques consacrés aux œuvres orchestrales de Bechara El-Khoury (né à Beyrouth en 1957), voici que paraît une nouvelle livraison, où l’on notamment peut entendre <em>Orages</em>, commande de l’Orchestre de Paris, créée en 2013 sous la direction de Paavo Järvi. Outre quelques autres pages orchestrales données à Paris en création mondiale par d&rsquo;autres formations et sous la baguette d&rsquo;autres chefs, ce disque inclut aussi une œuvre nettement plus ancienne, <em>Le Chant d’amour</em>, « poème lyrique » sur un texte de Lamartine, composé en 1987. Pour interpréter cette composition d’à peine neuf minutes, qui semble résulter d’une improbable alliance entre Olivier Messiaen et Richard Strauss, l’Orchestre Colonne avait fait appel en 2000 – pourquoi cette bande est-elle publiée seulement aujourd’hui ? – à une certaine <strong>Ariane Douguet</strong>. « Chanteuse lyrique et officiante de cérémonie » selon son site Internet, cette soprano française semble avoir abandonné le circuit de la musique classique : le timbre était joli mais, question prononciation, la dame faisait concurrence à Joan Sutherland et Montserrat Caballé. Espérons que sa diction est désormais plus claire lorsqu’elle célèbre des mariages « sur mesure » en France et dans les pays voisins…</p>
<p>Bechara El-Khoury, <em>​Orages / Espaces-Fragmentations / Poème nocturne / Le Chant d&rsquo;amour</em>​, Ariane Douguet, soprano, Vicens Prats, flûte ; Orchestre de Paris dirigé par Paavo Järvi et Eivind Gullberg Jensen / Orchestre national de France dirigé par Daniele Gatti : Orchestre Colonne dirigé par David Coleman. 1 CD Naxos 8.573617 &#8211; 52&rsquo;06</p>
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