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	<title>Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 07 Jan 2024 21:37:33 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Juan Diego Flórez &#8211; Viva Verdi &#038; Co ! — Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/juan-diego-florez-viva-verdi-co-paris-philharmonie-leclectisme-jai-pratique-quand-jetais-jeune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 17:19:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’éclectisme est bien le maître mot ce soir à La Philharmonie : mariant l’italien, le français, l’allemand et l’espagnol, Juan Diego Florez nous fait parcourir des contrées variées qu’il a, pour certaines (comme les airs de Lehár ou les Verdi de jeunesse), peu fréquentées sur scène. Le programme est d’ailleurs roboratif : la durée du concert &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’éclectisme est bien le maître mot ce soir à La Philharmonie : mariant l’italien, le français, l’allemand et l’espagnol, <strong>Juan Diego Florez</strong> nous fait parcourir des contrées variées qu’il a, pour certaines (comme les airs de Lehár ou les Verdi de jeunesse), peu fréquentées sur scène.</p>
<p>Le programme est d’ailleurs roboratif : la durée du concert annoncée de 1h50 avec entracte dans la programme flirte plutôt avec les 2h40, avec peu d’interludes orchestraux, et pas moins de sept bis. Voilà ce qu’on appelle de la générosité !</p>
<p>Le ténor péruvien consacre la première partie à Verdi. Le duc (<em>Rigoletto</em>) qu’il a interprété dès 2008 (à Dresde), dans lequel il peut faire montre de son bagage belcantiste intact, lui convient parfaitement. Le chant est nuancé, riche de demi teintes, les aigus sont aisés, sans dureté, et l’acoustique légèrement nimbée de la Philharmonie flatte le timbre lumineux : ce duc de Mantoue est définitivement charmeur.</p>
<p>Cette élégance de la ligne trouve également parfaitement à s’exprimer dans l’extrait d’<em>I Lombardi alla Prima Crociata</em> (« La mia letizia infondere »), mais trouve ses limites dès que le chant demande davantage de muscle : la scène d’<em>I due Foscari</em> met en particulier en relief un manque de largeur, de <em>slancio</em>, que le chanteur ne peut compenser malgré sa science des dynamiques. De même, la cabalette « Oh mio rimorso » extraite de la <em>Traviata</em> pourrait faire naître davantage d’abîmes.</p>
<p>Après l’entracte, Lehár ne nous convainc pas totalement : le medium ne s’épanouit pas ici suffisamment malgré un sens évident de la nuance. Les éclats de <em>Giuditta</em> manquent d’impact quand le « Dein ist mein ganzes Herz », en manque de guimauve, serait presque trop sain.</p>
<p>Le court interlude français, avec Werther et Don José, nous rappelle les grandes affinités de Juan Diego Florez avec la langue et le répertoire français : la diction est d’une limpidité parfaite, la gestion des registres exemplaire et Werther est habité d’une fièvre communicative. Quant à Don José, on en a connu de plus mâles mais rarement d’aussi bien chantants. On regrette que le programme ne fasse pas la part plus belle à ce répertoire !</p>
<p>Le charme, la douceur de timbre du ténor s’épanouissent ensuite davantage dans les chansons sud-américaines données en bis, que le chanteur interprète s’accompagnant lui-même à la guitare, que dans Puccini (avec certes un « Che gelida manina » doux et intense) où le ténor doit s’inventer un chant en force : mezza voce caressante, aigus de tête interminables, œillades ; cela pourrait être « too much », mais le chanteur y montre une telle affinité et y distille un tel charme, que l’on ne peut pas résister !</p>
<p>L’orchestre Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz s’avère un accompagnateur de choix. Les musiciens brillent par une belle homogénéité du son et une certaine virtuosité (même si les tempi vifs de l’ouverture d’<em>Un Giorno di regno</em> poussent les cordes dans leurs retranchements). Le chef <strong>Jader Bignamini</strong> est chef résident de l’Orchestra Sinfonica Giuseppe Verdi de Milan. Cela s’entend à la belle architecture de l’ouverture de <em>Nabucco </em>ou dans les relances de discours incessantes (en particulier dans la cavatine d’<em>I due Foscari</em>). On regrettera simplement que les nuances orchestrales naviguent trop souvent entre le mezzo forte et fortissimo, au détriment des crescendi (dans l’ouverture de <em>Nabucco</em> ou la Marche hongroise extraite de <em>La Damnation de Faust</em>) ou des clairs obscurs du prélude <em>La cavalleria rusticana</em>.</p>
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		<title>Récital Elina Garanu010da — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-elina-garanca-paris-rhapsodie-presque-espagnole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2019 04:00:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bien malin celui qui trouverait un fil conducteur à ce récital de la mezzo-soprano Elina Garanča : « España ! » semble crier le programme, tout rempli de zarzuela et de l’Espagne de Don Carlo et de La Force du Destin. On en entendrait presque par avance les castagnettes et les rythmes lancinants, les danses endiablées et les accents &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Bien malin celui qui trouverait un fil conducteur à ce récital de la mezzo-soprano <strong>Elina Garanča</strong><strong> </strong>: « <em>España</em> ! » semble crier le programme, tout rempli de <em>zarzuela</em> et de l’Espagne de <em>Don Carlo </em>et de <em>La Force du Destin</em>. On en entendrait presque par avance les castagnettes et les rythmes lancinants, les danses endiablées et les accents enflammés de la langue espagnole. Mais voici que s’y mêlent Puccini, Cilea, et même Grieg et von Suppé en une mosaïque étonnante, et l’auditeur ne sait plus sur quel pied danser, de la czardas ou de la habanera.</p>
<p>Sans doute le cœur du programme n’est-il autre que son interprète en personne : après tout, n’est-ce pas pour elle que le public s’est déplacé ce soir ? Robes de diva, poses de diva, regards appuyés de diva : Elina Garanča connaît tous les codes pour mettre un public à ses pieds, et cela lui sied bien. Mais si la chanteuse met la musique en valeur, la réciproque se doit aussi d’être vraie&#8230;</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/elina_garanca_holger_hage.jpg?itok=bIMUYOEv" title="© Holger Hage" width="468" /><br />
	© Holger Hage</p>
<p>D’où le choix d’un programme décousu, mais qui lui va parfaitement. Dès les premières notes de la « Chanson du voile » de <em>Don Carlo</em> (« Nel giardin del bello »), Elina Garanča fait entendre une projection remarquable, remplissant instantanément la salle d’une voix sombre, percutante, d’une parfaite homogénéité du bas-medium au grave – et quel grave !</p>
<p>Le deuxième air d’Eboli, « O don fatale » la montre encore plus investie dramatiquement, habitée par un rôle qui paraît une promenade de santé à la chanteuse, dévoilant un aigu métallique et puissant. C’est d’ailleurs cette qualité d’aigu qui lui permet une incursion chez les sopranos avec cet extrait d’<em>Adriana Lecouvreur</em>, « Io son l’umile ancella » : là encore le timbre est beau, la technique irréprochable. Mais on y aurait souhaité des voyelles moins assombries, une voix plus lumineuse, un personnage plus sensible : un peu de l’<em>italianità</em> attendue chez Cilea, et qui fera également défaut dans la « Musica proibita » de Gastaldon dans la deuxième partie du concert.</p>
<p>Le récital se poursuit en effet avec des mélodies et des extraits de <em>zarzuela </em>: « T’estimo » de Grieg, profond, engagé, mais sans grand débordement romantique ; « Lela » de Mato Hermida puis « El dia que me quieras » de Gardel, dont la mélancolie voire le désespoir conviennent tout particulièrement à la chanteuse, qui y met toute l’obscurité de son timbre et toute l’attention possible au texte qu’elle énonce. Mais que de sérieux dans ce programme !</p>
<p>Enfin une nouvelle excursion hors tessiture, cette fois-ci du côté des ténors, l’amène au célébrissime « No puede ser » de Sorozabal, accueilli avec enthousiasme par le public. Les couleurs ibériques ne semblent plus avoir de secret pour la mezzo-soprano lettone qui s’empare de cette musique et de cette langue avec une aisance confondante.</p>
<p>Il faut dire que la chanteuse est fort bien accompagnée dans ce répertoire par la <strong>Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz</strong>, dirigée par <strong>Karel Mark Chichon</strong> – son mari à la ville. Si les premières pages lyriques n’avaient pas totalement convaincu (une ouverture de <em>Luisa Miller </em>un peu sèche, un solo d’alto à la justesse approximative dans l’Intermezzo de <em>Manon Lescaut</em>, un tempo hâtif dans l’ouverture de <em>La Force du Destin</em>), la phalange se révèle dans la seconde partie du concert. Le son y est brillant au possible, dense, plein de nuances dans le von Suppé et le Giménez ; moins en retrait également par rapport à la chanteuse, le tout mené avec fermeté et précision par le chef.</p>
<p>Les trois bis venant clôturer le concert ne laissent pas de place au doute : c’est bien l’Espagne qui aura le plus illuminé cette soirée.</p>
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		<title>Elīna Garanča — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elina-garanca-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2017 06:48:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2004 où elle est apparue aux côtés d’Edita Gruberova dans la version de concert de Norma, Elīna Garanča est devenue une habituée du Festspielhaus de Baden-Baden. D’opéras en galas, elle est l’une des valeurs sûres de la maison, où l’on prend beaucoup de plaisir à la voir accompagnée de son époux Karel Mark Chichon &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2004 où elle est apparue aux côtés d’Edita Gruberova dans la version de concert de <em>Norma</em>, <strong>El</strong><strong>ī</strong><strong>na Garanča </strong>est devenue une habituée du Festspielhaus de Baden-Baden. D’opéras en galas, elle est l’une des valeurs sûres de la maison, où l’on prend beaucoup de plaisir à la voir accompagnée de son époux <strong>Karel Mark Chichon </strong>à la tête de différentes formations. Ce soir, c’est autour de son nouveau disque <a href="http://www.forumopera.com/cd/elina-garanca-revive-inegalement-votre"><em>Revive</em></a> qu’est organisé le programme éclectique d’un récital où, tout de même, on est un peu déçu de ne retrouver que la moitié (et encore) des numéros proposés dans l’enregistrement. Cinq airs et trois chansons à peine, entrecoupés d’interventions de l’orchestre, cela peut paraître un peu léger, mais il faut dire que l’équilibre est atteint et qu’au terme de deux heures et quart de musique, le public a pu apprécier toute l’étendue des capacités de la belle mezzo lettone.</p>
<p>Le concert s’ouvre avec une valse du <em>Lac des cygnes</em> expédiée à toute allure par la Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz pressée par Karel Mark Chichon. Nos habitudes d’écoute sont immédiatement bousculées, traitement auquel le chef nous soumet régulièrement dans ce lieu. Mais quand Elīna Garanča intervient, le tempo s’ajuste et les moindres sonorités de l&rsquo;orchestre sont mises dès lors au service de la chanteuse. Cette dernière n’est jamais couverte par les instruments, bien au contraire. Si la jeune femme apparaît moins radieuse qu’à l’ordinaire, l’air fatigué, la voix, elle, affiche une forme éblouissante, plus posée que jamais, idéalement sonore dans les aigus. Sobre et toute de passion intérieure contenue, elle impose d’emblée une Pucelle d’Orléans noble et conquérante d’où affleure toute une palette de sonorités chatoyantes. Une délicate <em>Valse mélancolique </em>d’Emīls Darziņš opère une transition tout en raffinement vers une Dalila dont la froideur furieuse est admirablement restituée. Las, la prononciation laisse plus qu’à désirer et les surtitres allemands et anglais ne sont pas de trop pour retrouver son français… Ce reproche qu’on lui fait régulièrement est bien le seul vrai bémol qu’on puisse réellement poser sur une prestation, pour le reste, magistrale. Par ailleurs, la mezzo, dont on se souvient qu’elle rêvait d’être comédienne, est ce soir peu actrice. Non que cela crée une quelconque distance avec le public, mais Elīna Garanča nous avait habitués à un jeu aussi subtil qu’étendu, qui ajoutait à son charisme naturel et faisait de chacune de ses apparitions un moment mémorable. Sans doute le jeu a-t-il gagné en intériorisation ; toujours est-il que sa Santuzza dégage une rare intensité et bouleverse, comme cela avait été le cas à <a href="http://www.forumopera.com/cavalleria-rusticana-sancta-susanna-paris-bastille-le-triomphe-des-mezzos">Paris</a> dernièrement.</p>
<p><img decoding="async" class="image-large" title="© Michael Gregonowits" src="/sites/default/files/styles/large/public/garanca3_cgregonowits_klein.jpg?itok=Hjp3jxbL" alt="" width="468" height="311" /><br />
© Michael Gregonowits</p>
<p>Pour les rappels, Elīna Garanča nous sert son inusable « Carceleras », qu’elle aime apparemment offrir au public badois comme pour un dîner de retrouvailles où l’on se plaît à commander le même plat. Puis, c’est <em>Granada</em> qui achève de galvaniser l’auditoire. Les membres de l’orchestre ont refermé leurs partitions et c’est toute une rangée de couvertures bleues sur les pupitres qui indique au public qu’il n’y a plus rien à attendre. Certains se dirigent déjà vers la sortie. C’est alors que la chanteuse revient et s’adresse en allemand à la salle à qui elle explique qu’il n’y a malheureusement plus rien de prêt mais que la soupe est parfois bien meilleure le lendemain. Et c’est reparti pour quelques louches de « Carceleras », où le consommé est effectivement un peu plus piquant, mais toujours aussi délicieux. On reprendrait bien un peu de Dalila et surtout de Santuzza, mais la belle est déjà loin. Après tout, comme chacun sait, la vengeance est un plat qui se mange froid. En attendant, on se contentera des disques avant un prochain gala, dont on se délecte à l’avance…</p>
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		<item>
		<title>Récital Angela Gheorghiu —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-angela-gheorghiu-diva/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Nov 2014 06:22:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/diva/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Elles ne sont pas nombreuses à remplir le Théâtre des Champs-Elysées sur leur seul nom – 1900 places tout de même – quand la plupart des salles aujourd&#8217;hui ne jouent plus à guichets fermés, à recevoir une salve d’applaudissements sans avoir commencé à chanter et accepter l’hommage le sourire aux lèvres comme s’il coulait de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Elles ne sont pas nombreuses à remplir le Théâtre des Champs-Elysées sur leur seul nom – 1900 places tout de même – quand la plupart des salles aujourd&rsquo;hui ne jouent plus à guichets fermés, à recevoir une salve d’applaudissements sans avoir commencé à chanter et accepter l’hommage le sourire aux lèvres comme s’il coulait de source. Elles ne sont pas nombreuses à imposer à leurs côtés un ténor obscur dont la méforme annoncée ne saurait être la seule raison de l&rsquo;obscurité. L’intelligence de l’interprète vient au secours du chanteur autant que possible. Mais, rien à faire. La voix se dérobe, les notes craquent ou quand elles ne cèdent pas à la pression d’airs aussi impitoyables que « Vesti la giubba », restent coincées dans la gorge. <strong>Marius Vlad Budoiu</strong> a pourtant reçu le VIP Award du « meilleur chanteur roumain » en 2010. Il dirige depuis 2012 l’Opéra Roumain de Cluj-Napoca. Ne devrait-il pas totalement se consacrer à sa nouvelle activité ?</p>
<p>Elles ne sont pas nombreuses à changer trois fois de robe dans la même soirée, à entrer sur scène, timides, dans un frisson de mousseline rose, pour finir superbes, sculptées dans une robe de dentelle noire, ondulant de la taille, les bras levés au ciel. Elles ne sont pas nombreuses à sortir de scène entre chaque numéro, à saluer l&rsquo;orchestre et le public d&rsquo;un geste royal de la main comme si elles n&rsquo;allaient jamais revenir (alors que le programme ne laisse aucun doute sur leur retour). Elles ne sont pas nombreuses à imposer au chef leur propre tempo, au risque et au mépris d’inévitables décalages. <strong>Tiberiu Soare</strong> garde la tête tournée vers la chanteuse plutôt que le regard dirigé vers l’orchestre. Comment sinon ne pas perdre totalement la mesure. Et tant pis pour le torticolis ! Les pages symphoniques sont dirigées à grand fracas comme si rageur, le maestro cherchait à rétablir le poids d’une autorité bafouée.</p>
<p>Elles sont en revanche nombreuses à proposer en bis « O mio babbino caro » mais plus rares à le chanter comme une reine implorerait la miséricorde divine. Pour rappel, il ne s&rsquo;agit que de l&rsquo;humble supplique d&rsquo;une jeune fille à son « petit papa chéri ». Elles ne sont pas si nombreuses à susciter ainsi agacement et admiration, amusement et émoi, irritation et enthousiasme. <strong>Angela Gheorghiu </strong>fait partie de ce petit nombre.</p>
<p>Le nouveau récital des Grande Voix au Théâtre des Champs-Elysées la présente telle qu’en elle-même avec ses excès et ce chant exceptionnel, d’autant plus admirable que la soprano roumaine prend garde ne jamais le mettre en danger. Les airs ont été choisis pour magnifier la moire du timbre, la longueur du souffle et la maîtrise du volume. Ah, ce « Io son l’umile ancella » et ses dernières notes, attendues, amenées avec un art consommé de l’effet et finalement étirées jusqu’à ce que la salle, assujettie, se répande en clameurs. Dommage que les trois bis ne soient pas calibrés pour pousser l’engouement un cran plus loin – « O mio babbino caro », une chanson roumaine et un « Granada » dont on suppose le ridicule involontaire. Il n’est pas certain qu’Angela Gheorghiu pratique l’autodérision.</p>
<p>Les duos sont gâchés par un partenaire dont on a dit l’insuffisance. L’air de Liu qui se substitue à celui de Louise initialement prévu est un tour de chauffe. Mais, outre Desdemona et cette Adriana que l’on se réjouit d’applaudir intégralement à la Bastille en fin de saison, il y a une Wally frémissante, aujourd’hui sans rivale. L’air « Ebben ? Ne andrò lontana » a été rendu célèbre au cinéma par Jean-Jacques Beineix. Le nom du film : Diva.</p></p>
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