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	<title>Early Opera Company - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Early Opera Company - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Serse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/caffarelli-cest-aussi-anna-stephany/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2013 15:27:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Malgré l’incontournable célébrité de son « Largo », Serse n’est pas l’opéra de Haendel pour lequel les versions discographiques se bousculent le plus. Du moins, aucune ne s’est vraiment imposée jusqu’ici : William Christie et Christophe Rousset ont laissé une trace des spectacles qu’ils ont dirigés en scène, mais pour une intégrale de studio, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Malgré l’incontournable célébrité de son « Largo », <em>Serse </em>n’est pas l’opéra de Haendel pour lequel les versions discographiques se bousculent le plus. Du moins, aucune ne s’est vraiment imposée jusqu’ici : William Christie et Christophe Rousset ont laissé une trace des spectacles qu’ils ont dirigés en scène, mais pour une intégrale de studio, il faut se tourner vers le morne Nicholas McGegan. Depuis longtemps disponible <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4034&amp;cntnt01returnid=55">en DVD</a>, la production de Nicholas Hytner avait fait date, mais elle était pénalisée par la traduction anglaise et par la raideur de l’orchestre. Il y avait donc place pour un nouvel enregistrement, avant que René Jacobs ou Alan Curtis ne s’empare un jour de la partition.<br />
			<br />
			Loin des circuits les plus médiatiques, le chef anglais <strong>Christian Curnyn</strong> a déjà gravé pour Chaconne – la branche musique ancienne de Chandos – plusieurs d’intégrales haendéliennes à la tête de son Early Opera Company : <em>Partenope, Semele, Flavio</em> et <em>Alceste </em>(voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3815&amp;cntnt01returnid=55">notre compte rendu</a> de ce dernier titre), et souvent avec les mêmes artistes, comme Rosemary Joshua, Hilary Summers ou Andrew Foster-Williams. Sa direction ne manque pas d’allant, mais peut-être Serse, qui relève avant tout de la comédie, n’est-il pas l’opéra le plus flamboyant de Haendel, celui qui exige le plus d’imagination de la part du chef.</p>
<p>			Dans le rôle-titre, initialement conçu pour Caffarelli en personne, la présente intégrale offre une nouvelle venue, <strong>Anna Stéphany</strong>. Découverte en juillet dernier lors du <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=5371&amp;cntnt01returnid=65">concert en hommage à Lorraine Hunt</a>, cette jeune mezzo franco-britannique possède un fort beau timbre, très habilement conduit, apte à exprimer avec une réelle densité les différents affects qui s’emparent tour à tour du héros. Il est à parier que l&rsquo;on entendra bientôt parler de cette artiste, qui s&rsquo;est déjà produite un peu partout dans le monde. Le frère de Xerxès est au contraire confié à un nom fort connu, puisque c’est <strong>David Daniels</strong> qui est ici Arsamene. Le rôle ne sollicite guère sa virtuosité, et c’est sans doute tant mieux, car on sent qu’il y serait à la peine ; à ce stade de sa carrière, les airs plus languissants lui conviennent davantage. <strong>Rosemary Joshua</strong> confirme ici son statut de haendélienne suprême, même dans un rôle aussi « léger » que celui de Romilda : le personnage existe impeccablement, dans ses aspects les plus frivoles comme dans les plus mélancoliques. Déception en revanche avec <strong>Hilary Summers</strong> : celle qui semble capable de tout à la scène (il faut l’avoir vue en sorcière dans <em>Didon et Enée</em>) compose ici une Amastre bien timide, alors que Haendel lui a composé toute une série d’airs véhéments. La diction paraît molle, le timbre un peu grisonnant, et il manque un véritable investissement dramatique. Admirée en Zerline au festival d’Aix-en-Provence cet été, <strong>Joélle Harvey</strong> remplit son contrat en Atalanta, rôle qui n’exige guère plus que de la fraîcheur et de l’espiéglerie. <strong>Brindley Sherratt </strong>met sa belle voix de basse au service du personnage niais d’Ariodate, tandis qu’<strong>Andreas Wolf</strong> complète dignement cette distribution, Elviro délicieusement nasillard lorsqu’il se déguise en marchand de fleurs.</p>
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		<title>Alceste</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/divinites-du-styx-et-dailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jun 2012 08:11:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  En 1727, Haendel avait composé pour Londres un opéra intitulé Admeto (dont les intégrales au disque ne se bousculent pas, malgré deux versions assez médiocres en DVD). Près d’un quart de siècle plus tard, il fut sollicité pour concevoir la musique destinée à un ambitieux spectacle censé renouveler la tragédie antique sur la scène &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			En 1727, Haendel avait composé pour Londres un opéra intitulé <em>Admeto</em> (dont les intégrales au disque ne se bousculent pas, malgré deux versions assez médiocres en DVD). Près d’un quart de siècle plus tard, il fut sollicité pour concevoir la musique destinée à un ambitieux spectacle censé renouveler la tragédie antique sur la scène de Covent Garden : le même sujet, jadis traité par Euripide (et naguère par Quinault pour Lully), devait être remis au goût du jour par Tobias Smollett, alors jeune romancier picaresque dont rien ne laissait imaginer qu’il serait le mieux placé pour mener à bien une telle entreprise. Et au beau milieu du XVIIIe siècle, alors que l’opéra italien avait désormais droit de cité à Londres, l’Angleterre devait ainsi renouer avec la formule chère à Purcell du semi-opera : les trois personnages principaux auraient dû être des rôles parlés, la musique étant confiée à des divinités ou à des figures secondaires (Calliope, Apollon, Charon, une sirène, etc.). La partition fut achevée le 8 janvier 1750 mais pour des raisons qui restent mystérieuses, le projet tomba à l’eau après quelques répétitions. La pièce de Smollett est aujourd’hui perdue, n’a survécu que la musique de Haendel, qui s’empressa d’en recycler une partie dans <em>The Choice of</em> <em>Hercules</em>, créé le 1er mars 1751, puis dans <em>Alexander Balus</em>. Toujours est-il qu’il s’agit là de la seule incursion du compositeur dans le domaine de la musique d’accompagnement pour une pièce de théâtre : une vingtaine de numéros, pour environ une heure de musique. Curieusement, l’air écrit pour la Sirène n’a pas été retenu dans cet enregistrement, parce qu’il figure dans le manuscrit conservé à Londres, mais pas dans le conducteur conservé à Hambourg ; on a en revanche jugé bon d’ajouter la Sinfonia d’<em>Admeto</em> et une passacaille tirée de <em>Radamisto</em> pour étoffer l’évocation du Styx et des Champs-Elysées…</p>
<p>			Succèdant à celle qu’avait enregistrée pour Decca Christopher Hogwood à la tête de The Academy of Ancient Music, avec notamment Emma Kirkby (1994), cette version est dirigée avec conviction par <strong>Christian Curnyn</strong>, auquel l’English National Opera confie régulièrement des opéras de <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=482&amp;cntnt01returnid=54">Haendel</a> ou même de <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3096&amp;cntnt01returnid=54">Rameau</a>. Des trois principaux solistes, la basse est la moins sollicitée : l’excellent <strong>Andrew Foster-Williams</strong> n’a ici à chanter que le très entraînant air de Charon, « Ye fleeting shades, I come », mais il prouve qu’il existe de bonnes basses haendéliennes, même si on ne les entend pas toujours en France. Le ténor semble l’emporter avec ses quatre airs : le virtuose « Ye swift minutes as ye fly », le paisible « Enjoy the sweet Elysian grove », le majestueux accompagnato « He comes, he rises from below », et finalement « Tune your harps, all ye Nine ». A la soprano n’échoient que trois airs, mais quels airs ! « Still caressing, and caress’d », où sa voix s’entrelace à celles du chœur, le magnifique « Gentle Morpheus », véritable sommet de la partition, et le charmant « Come, Fancy, Empress of the brain », dont l’appel à l’imagination semble sorti de <em>L’Allegro, Il Penseroso ed il Moderato</em>. Dans la mesure où les morceaux composés par Haendel étaient avant tout destinés à des divertissements venant s’intercaler entre les moments d’action du drame, ils ne sont évidemment pas censés véhiculer les affects majeurs qui déchirent les protagonistes, émotions dont l’expression était réservée aux acteurs non musiciens. Les chanteurs doivent se contenter d’invitations au plaisir ou au sommeil (ou à monter dans la barque véhiculant les âmes sur le Styx). Tout n’est donc ici qu’harmonie, sans que jamais Haendel ne puisse manifester sa maestria dans la description de la douleur ou de la rage. D’où une relative impression de monotonie, qui n’enlève cependant rien au grand talent des artistes réunis.</p>
<p>			<strong>Lucy Crowe</strong> confirme ici ses immenses qualités de chanteuse haendélienne, dont on a déjà pu juger à la <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2096&amp;cntnt01returnid=54">scène</a> comme au <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3276&amp;cntnt01returnid=55">disque</a>. Sa voix paraît s’être enrichie, et il y a fort à parier qu’elle ne restera pas longtemps cantonnée aux rôles de seconda donna. « Gentle Morpheus » est pris très lentement (il dure près d’une minute de plus que dans la version Hogwood), mais Lucy Crowe y semble parfaitement à l’aise, et sa voix est infiniment plus séduisante que le timbre de petite fille de sa compatriote présente sur la version Decca. La découverte réside en la personne du ténor <strong>Benjamin Hulett</strong>, jusqu’ici inconnu au bataillon : il a certes enregistré plusieurs disques de mélodies anglaises et, notamment sous la direction de Frieder Bernius, plusieurs œuvres de Haendel et de ses contemporains. Voilà encore un de ces ténors dont l’école de chant anglaise paraît être une réserve inépuisable : voix agile, élancée et expressive, un talent à suivre. Les interventions des solistes sont fort bien complétées par celles des douze chanteurs du chœur de l’<strong>Early Opera Company</strong>, et fort bien soutenues par leurs confrères de l’orchestre du même nom.<br />
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