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	<title>Ensemble Contraste - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ensemble Contraste - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital Karine Deshayes et l&#8217;ensemble Contraste &#8211; Bruxelles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-karine-deshayes-et-lensemble-contraste-bruxelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Apr 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Conçu comme un voyage dans les musiques inspirées par les traditions juives ou tziganes, principalement de source Mitteleuropa, le programme concocté par l’ensemble Contraste, intitulé en anglais Europa &#8211; a prayer,&#160; convient sans doute fort bien pour un enregistrement, et vise principalement un but de découvertes. Présenté en concert, saucissonné en tranches courtes, il présente &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Conçu comme un voyage dans les musiques inspirées par les traditions juives ou tziganes, principalement de source <em>Mitteleuropa</em>, le programme concocté par l’ensemble <strong>Contraste</strong>, intitulé en anglais <em>Europa &#8211; a prayer</em>,&nbsp; convient sans doute fort bien pour un enregistrement, et vise principalement un but de découvertes. Présenté en concert, saucissonné en tranches courtes, il présente plusieurs inconvénients, dont celui d’incessants changements de plateau (une douzaine en 90 minutes de concert…), le manque d’une vraie pièce de résistance, la plupart des œuvres étant survolées sous forme d’extraits, choisies on ne sait trop comment ni pourquoi, et une cohérence ou au moins une construction dramatique. Alors que le propos du spectacle pouvait être vu comme un hommage aux souffrances du peuple juif, une prière rédemptrice, le résultat final est tout autre et vire au simple divertissement. Visuellement, la scène est encombrée d’une forêt de micros, de pupitres et de chaises ; le pianiste joue courageusement les Monsieur Loyal et vient présenter chaque séquence en cherchant à établir une complicité avec le public, pendant que deux techniciens s’affairent à déplacer le matériel, ce qui renforce encore l’impression d’un grand Barnum.</p>
<p>Si on ajoute à cela le fait qu’une fois de plus <strong>Karine Deshayes</strong> chante tout son répertoire (limité ici à sept mélodies&nbsp;!) le nez dans la partition, y compris les œuvres qui font partie depuis longtemps de son fonds de commerce, on comprendra aisément que la soirée, pour divertissante qu’elle fut, manqua singulièrement d’intensité et de cohérence. C’est une occasion manquée, dans la mesure où les musiciens s’adressaient à un public très attentif et cultivé, celui des récitals de la Monnaie, habitué à des nourritures intellectuelles et émotionnelles plus substantielles.</p>
<p>L’ensemble Contraste, qu’on pourrait présenter comme un quatuor à cordes élargi avec une clarinette et un piano n’a, en dehors de sa composition, rien d’un quatuor. On n’y entend guère de travail de musique de chambre, et si certains instruments font preuve d’une belle virtuosité – notamment la clarinette de Jean-Luc Votano -, le reste du travail présenté fait figure d’une habile mise en place par des musiciens chevronnés plutôt que l’aboutissement d’un réel investissement musical.</p>
<p>Alors que c’est Karine Deshayes qui sur l’affiche semblait être l’attraction de la soirée, ce sont les trois pièces pour violoncelle et piano d’Ernest Bloch qui en constituèrent le point culminant, seule œuvre complète du programme, donnée avec sobriété et recueillement et une très belle sonorité à l’instrument, tenu par Antoine Pierlot.</p>
<p>La prestation de la mezzo, émaillée de très beaux moments vocaux – la qualité de la voix, particulièrement bien servie par l’acoustique de la Monnaie, reste magnifique – fut plutôt décevante sur le plan de la communication avec le public et de l’intensité dramatique, pour toutes les raisons qu’on a expliquées plus haut.</p>
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		<title>Folle soirée à Vienne &#8211; Paris (Invalides)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/folle-soiree-a-vienne-paris-invalides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Dec 2024 07:17:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;approche de la Saint Sylvestre, la valse s’engouffre dans les salles de concert comme le vent froid dans les rues de Paris. La Cathédrale Saint-Louis des Invalides délaisse les cantiques pour tourner sur trois temps. Wer Tanzt mit, la polka rapide d’Eduard Strauss – le frère de Johann  junior – ouvre « une folle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;approche de la Saint Sylvestre, la valse s’engouffre dans les salles de concert comme le vent froid dans les rues de Paris. La Cathédrale Saint-Louis des Invalides délaisse les cantiques pour tourner sur trois temps. <em>Wer Tanzt mit</em>, la polka rapide d’Eduard Strauss – le frère de Johann  junior – ouvre « une folle soirée à Vienne » qui tient plus de la danse de salon que du bal de l’Empereur. L’Ensemble Contraste dirigé au piano par <strong>Johan Farjot</strong>, tente de pallier l’absence d’orchestre symphonique. <em>Tritsch Tratsch Polka</em> ou la cinquième <em>Danse hongroise</em> de Brahms sont pages trop rebattues par des formations brillantes pour ne pas paraître timides dans un arrangement pour une quinzaine d’instruments, en dépit de la valeur de l’arrangement et de l’éloquence des instrumentistes.</p>
<p>Le sang viennois coule pourtant, à travers les voix de <strong>Marianne Croux </strong>et de <strong>Léo Vermot-Desroches</strong>. <span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">Elle, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-paris-athenee/">Donna Anna il y a peu au Théâtre de l’Athénée</a> – « Non mi dir » inséré entre deux airs de Lehár et Kálmán le rappelle. </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">Lui, ténor distingué aux Victoires de la musique classique en 2023, bientôt promis aux premiers rôles – il sera Alfredo dans</span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;"> La traviata </em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">à Tours en fin de saison. </span><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">Elle et lui alternant sur scène pour se rejoindre dans « Weisst du es noch ? » de </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">Princesse Csardas</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);"> et « Glück, das mir verlieb » de </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">Die Tote Stadt</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); font-weight: inherit; background-color: var(--ast-global-color-5);">, en milieu et en fin de concert.</span></p>
<p>La complicité ne s’acquiert pas en une seule soirée. Si irrésistibles soient les atours mélodiques de ces duos, la séduction des deux chanteurs agit moins ensemble que séparément. <span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">Elle, par le pouvoir d’un soprano au médium élargi sans que l’aigu ait pâti de cet élargissement, les registres soudés, le timbre gorgé de sève et de fruit dans un « Meine Lippe, die küssen so heiß » à la sensualité naturelle puisqu’induite par la voix, dosant jusqu’au tragique l’intensité de la romance d’Antonia, moins inspirée par « non mi dir » – étonnamment –, car peut-être trop confiante pour avoir chanté récemment l’air sur scène, ou au contraire entravée par l’absence du soutien dramatique qu’apportent le théâtre et ses artifices. Allez savoir ! </span>Lui, plus long à céder à l’ivresse de la valse, encore raide dans « Grüß mir mein Wien » extrait de <em>Comtesse Mariza</em> pour mieux se libérer dans une chanson de Kleinsach à la diction irréprochable, dans la noble lignée d’un chant français qui aujourd’hui a pour porte-drapeau Bernheim et Alagna, usant de la voix mixte pour renouveler l’éventail de couleurs tout en préservant intacte sa force d’émission, alternant puissance et douceur comme l’exige ce parangon de <em>Tauberlieder</em> qu’est « Dein ist mein ganzes Herz ». <span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">Elle et lui réunis par deux bis, « Heure exquise » de </span><em style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;">La Veuve joyeuse</em><span style="font-size: revert; color: var(--ast-global-color-3); background-color: var(--ast-global-color-5); font-weight: inherit;"> (en français donc) et de nouveau « Weisst du es noch ? », musique pour laquelle Johan Farjot dit avoir eu un coup de cœur, partagé en ce qui nous concerne.</span></p>
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		<title>La Dolce Vita selon Marco Angioloni</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-dolce-vita-selon-marco-angioloni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Oct 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre France et Italie, le ténor Marco Angioloni célèbre la « Dolce vita » avec une reprise très actuelle de chansons, d’extraits d’opérettes et de comédies musicales des années 30 aux années 50, en italien, français et même en anglais. Avec ses complices de l’ensemble Contraste, ses amis chanteuses (Ambroisine Bré, Karine Deshayes) et chanteur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Entre France et Italie, le ténor <strong>Marco Angioloni</strong> célèbre la « Dolce vita » avec une reprise très actuelle de chansons, d’extraits d’opérettes et de comédies musicales des années 30 aux années 50, en italien, français et même en anglais. Avec ses complices de l’<strong>ensemble Contraste</strong>, ses amis chanteuses (<strong>Ambroisine Bré</strong>, <strong>Karine Deshayes</strong>) et chanteur (<strong>Juan-Carlos Echeverry</strong>) et grâce aux fabuleux arrangements de <strong>Johan Farjot</strong>, ce regard en arrière sur un répertoire qu’ont popularisé ténors, crooneurs et autres chanteurs de charme, gagne ici une touche de modernité plutôt rare, toujours pleine d’allant et d’humour, mais non sans une légère nostalgie.<br />
Ce choix d’un album crossover (qui vise en général à gagner un auditoire plus large) n’est pas du seul fait de notre ténor d’origine italienne, lauréat de la Fondation Royaumont, de l’Académie Baroque d’Ambronay et formé au Centre de Musique Baroque de Versailles. On le sait, toutes les stars du lyrique s’y précipitent également. Ce n’est pas du goût de tous les mélomanes et c’est dommage ; surtout ici, tant Marco Angioloni chantant avec sa voix naturelle redonne vie, charme et poésie à ces hits un peu dépassés du passé. Il s&rsquo;agit moins de se mettre dans les pas d&rsquo;un Luis Mariano ou d&rsquo;un Beniamino Gigli que de démontrer l&rsquo;éternelle jeunesse de ces airs aux musiques revisitées à notre goût.<br />
Avant d’aller l’écouter à Nice au Gala des Étoiles de demain (7 novembre) et au Château de Versailles dans <em>Sosarme</em> de Haendel (16 décembre), découvrons-le reprenant une chanson interprétée par Vittorio de Sica, extraite d’un film de 1932 de Mario Camerni. Comme Tino Rossi ou Mario Lanza avant lui (mais avec infiniment plus de naturel donc), son « Parlami d’amore Mariú » nous propose joliment de nous évader dans un éternel été, jusqu’aux aigus bien filés du finale. Le choix de son medium, moins lumineux sans doute mais plus allègre, est décidément excellent (rien de plus horrible que ces chansons reprises en voix de stentor lyrique devant un parterre de malentendants), nous offrant ainsi de belles nuances et de riches coloris, par exemple dans un extrait de « L’Auberge du Cheval Blanc » (une opérette allemande de 1930) chantée ici en français (« Rien qu’une fois, ma mie ») en duo avec une Ambroisine Bré un rien trop fidèle au style lyrique quant à elle. L’énergie et la gaieté sont bien au rendez-vous, les superbes arrangements du pianiste Johan Farjot de Contraste jouant vraiment un rôle essentiel dans la réussite de cet album.<br />
La chanson pittoresque de Cesare Cesarini « Firenze Sogna » par M. Angioloni nous ramène avec joie vers d&rsquo;inoubliables vacances toscanes, heureusement sans la mandoline qui accompagnait un Giuseppe di Stefano, mais avec la clarinette agile de <strong>Jean-Luc Votano</strong>. Si le vibrato du ténor est parfois un peu trop présent, la ligne vocale un peu flottante dans l’opérette allemande de Ralph Benatzky, la voix débarrassée de ces menus défauts s&#8217;empare avec gourmandise des autres titres jusqu’à la fin du programme. Facilité et limpidité seront les maîtres mots du style Angioloni, prouvant que l&rsquo;ambitus de la voix (sans forcer) est bien large.<br />
De la chanson de Mireille sur des paroles de Jean Nohain, «&nbsp;Puisque vous partez en voyage&nbsp;» magnifiquement interprétée en idéale symbiose avec la très mutine et très juste Karine Deshayes, le haut registre dominé sans faute dans «&nbsp;Acapulco&nbsp;» ou en duo avec Juan-Carlos Echeverry impeccable ami (« Quand on est deux amis ») du « Chanteur de Mexico », jusqu’au « Mambo italiano » emprunté à Dean Martin, une reprise qui nous emmène dans une folle nuit de bal, tout est rajeuni, vivant, bref formidable. Rien de vieillot par conséquent dans l’odyssée en voiture italienne que nous propose Marco Angioloni<strong>,</strong> qu&rsquo;elle soit drôlatique (« Ba-ba-baciami piccina ») au rythme du piano percussif ou planante (« Arriverderci Roma ») avec son « Good Bye » ailé en finale, accompagnée d&rsquo;un bien joli chœur.</p>
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		<item>
		<title>La « Dolce Vita » du ténor Marco Angioloni</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-dolce-vita-du-tenor-marco-angioloni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Apr 2024 08:54:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un voyage entre la France et l’Italie de 1932 à 1956 que nous propose le ténor Marco Angioloni et l’Ensemble Constraste dans un nouvel album qui vient de paraitre chez Glossa intitulé Dolce Vita. Au programme, des morceaux de Cesare Andrea Bixio, Luigi Astor, Francis Lopez ou encore Cole Porter arrangés pour l’occasion par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un voyage entre la France et l’Italie de 1932 à 1956 que nous propose le ténor<strong> Marco Angioloni</strong> et l’Ensemble Constraste dans un nouvel album qui vient de paraitre chez Glossa intitulé <em>Dolce Vita</em>. Au programme, des morceaux de Cesare Andrea Bixio, Luigi Astor, Francis Lopez ou encore Cole Porter arrangés pour l’occasion par <strong>Johan Farjot</strong>. Pour Marco Angioloni, « Chacun de ces morceaux résonne dans mes oreilles : J&rsquo;entends encore ma mère et ma grand-mère les fredonner, dans notre famille italienne fascinée par Paris. »</p>
<p>Hommage à ses deux patries, la France et l’Italie, Marco Angioloni propose à travers cet enregistrement de confronter les influences réciproques entre deux pays qui ont souvent en commun la notion de divertissement et de séduction immédiate. Pour l’occasion, le ténor s’est entouré d’amis chanteurs complices :<strong> Karine Deshayes</strong>, <strong>Ambroisine Bré</strong>, <strong>Juan-Carlos Echeverry</strong> ou encore <strong>Charlotte Planchon</strong>. Elle n’est pas douce la vie ?</p>
<p>Marco Angioloni et l&rsquo;Ensemble Contraste présenteront des extraits de ce nouvel album au Bal Blomet à Paris le 8 mai (<a href="https://www.balblomet.fr/evenement/dolce-vita-ensemble-contraste/edate/2024-05-08/">plus d&rsquo;informations</a>)</p>
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		<item>
		<title>Schubert in Love</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/schubert-in-love-rosemarys-baby/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 03:01:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avouons-le, c’est le type même du disque impossible à chroniquer ! Un OMNI (objet musical non identifié) qu’on aimera ou qu’on détestera avec une égale vigueur ! Le titre du CD est explicite : les interprètes aiment Schubert, c’est déjà un bon point. Mais Rosemary Standley, la chanteuse/guitariste franco-américaine du groupe Moriarty, cette voix qui s’insinue tendrement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avouons-le, c’est le type même du disque impossible à chroniquer ! Un OMNI (objet musical non identifié) qu’on aimera ou qu’on détestera avec une égale vigueur !</p>
<p>Le titre du CD est explicite : les interprètes aiment Schubert, c’est déjà un bon point. Mais <strong>Rosemary Standley</strong>, la chanteuse/guitariste franco-américaine du groupe Moriarty, cette voix qui s’insinue tendrement au creux de vos oreilles pour vous dire des choses douces ou décalées – on a compris qu’on est fan de la première heure de Rosemary – dans Schubert, dans un récital de <em>Lieder</em> ? </p>
<p>Réponse de l’intéressée : « J’entends dans la musique de Schubert quelque chose qui m’est complètement familier, dans la ritournelle, dans le rapport à la musique traditionnelle, une musique profondément sombre, qui me touche et me bouleverse toujours ».</p>
<p>On s’éloigne un peu plus encore du récital traditionnel chant-piano avec les arrangements de <strong>Johan Farjot </strong>pour l’ensemble <strong>Contraste</strong> : une formation qui est loin d’en être à son coup d’essai en matière de « revisitation » des répertoires  classique, chanson ou jazz (avec le concours de chanteuses classiques comme Karine Deshayes). </p>
<p>Pour le mélomane « classique » la déstabilisation est immédiate avec la première plage du disque : le célébrissime <em>Ständchen</em> conçu, en effet, comme une ritournelle enfantine, qui ne se prête à aucune aspérité, comme vidée des affects qui surlignent d’ordinaire la poésie schubertienne. </p>
<p>On peut alors avoir une furieuse envie d’interrompre net l’écoute de ce disque, ou au contraire choisir de se laisser glisser, abandonnant toute réticence, toute référence aussi à une discographie établie de longue date, dans un univers qui cherche à restituer l’ambiance de ces interminables soirées que Schubert aimait à passer avec son cercle d’amis le plus intime.</p>
<p>Le critique trouvera bien, ici et là, des timidités inattendues – comme dans la transcription de l’impromptu op/90 n°3 –, ou pourra se demander pourquoi <strong>Sandrine Piau</strong> – à l’acmé de son art – vient joindre sa voix à trois des mélodies  et non des moindres (<em>Heidenröslein</em>, <em>Nacht und Träume</em>, <em>Der Tod und das Mädchen</em>) comme si ces Lieder faisaient figure d’intouchables, de trop risqués pour être confiés à des voix moins expertes.</p>
<p>Doit-on encore louer les mérites de l&rsquo;Ensemble Contraste qui fête ses 20 ans ? Une joyeuse bande de copains, qui évolue au fil des projets, suscite propositions et créations, avec pour seul critère l&rsquo;excellence : ici l&rsquo;alto très sollicité d&rsquo;Arnaud Thorette rejoint la guitare si poétique de Kevin Seddiki, autour du maître d&rsquo;œuvre, pianiste, chef, arrangeur Johan Farjot. Laure Sanchez à la contrebasse, Jean-Luc di Fraja aux percussions, Antoine Pierlot au violoncelle et Airelle Besson à la trompette enrichissent l&rsquo;écrin sonore de Mmes Standley et Piau.</p>
<p>Un disque à ranger au rayon Standley plus que Schubert, mais un disque qui dit qu’on peut aimer Schubert de multiples façons.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Siam au fil de l&#8217;opéra</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/siam-au-fil-de-lopera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 06:19:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Noël, voici venu le temps des contes musicaux et illustrés à destination des petits (et aussi des grands). Depuis une vingtaine d’années, Arnaud Thorette imagine des spectacles musicaux aux côtés du pianiste et compositeur Johan Farjot. Siam au fil de l’eau est son premier texte à destination du jeune public. « Siam vit sur les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec Noël, voici venu le temps des contes musicaux et illustrés à destination des petits (et aussi des grands). Depuis une vingtaine d’années<strong>, Arnaud Thorette</strong> imagine des spectacles musicaux aux côtés du pianiste et compositeur <strong>Johan Farjot</strong>. <em>Siam au fil de l’eau</em> est son premier texte à destination du jeune public. « Siam vit sur les bords du Mekong dans les années 1970. Le soir, sa mère lui raconte l’histoire d’amour qu’elle a vécue avec un soldat américain… ». Toute ressemblance avec <em>Madame Butterfly</em> n’est évidemment pas fortuite. D’ailleurs, on entend au fil du récit un extrait du chef-d’œuvre de Puccini chanté par <strong>Toti dal Monte</strong>. L’opéra s’invite aussi dans la bande musicale lorsque <strong>Karine Deshayes</strong> endosse, en duo avec Juliette, le rôle de bourgeoise du Vietnam – les clichés sur l’élitisme du genre ont la peau dure. La mezzo-soprano a déjà collaboré à plusieurs reprises avec l’ensemble Contraste, fondé par Arnaud Thorette et Johan Garjot. Ensemble, ils avaient enregistré en 2014 un album de mélodies française, <em><a href="https://www.forumopera.com/cd/apres-un-reve-elegance-de-la-maturite">Après un Rêve</a></em>. On l’a compris, outre une belle histoire mise en paroles et musique par les deux partenaires et en images par Olivier Latyk, <em>Siam au fil de l’eau</em> est une aventure humaine à laquelle ont participé une douzaine d’artistes, doublée d’une opération généreuse. Pour chaque ouvrage acheté, 1 euro est reversé à l’association <em>Le rire médecin</em> qui aide les enfants hospitalisés à jouer et rire pour mieux faire face à la maladie.</p>
<p><em>Siam, au fil de l&rsquo;eau</em>, un conte musical<br />
	48 pages, livre CD &#8211; 246 x 308 mm ; couleur &#8211; Relié ; EAN : 9782081513679 ; ISBN : 9782081513679<br />
	Dès 6 ans. Prix : 23,90€. Flammarion jeunesse<br />
 </p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6PezbmOHxtw" width="560"></iframe></p>
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		<title>Offenbach Colorature  — Paris (Bouffes du Nord)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-colorature-paris-bouffes-du-nord-en-toute-virtuosite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Jun 2019 22:17:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les œuvres de Jacques Offenbach sont une terre de fascination pour les artistes cultivant l’art consommé de la pyrotechnie vocale. Et pour cause, la soprano colorature est dans ce répertoire l’héroïne flamboyante de grandes fresques musicales, presque picturales tant elles éclatent de mille couleurs, telles que la Vie Parisienne ouOrphée aux Enfers. Elle est aussi la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les œuvres de <strong>Jacques Offenbach</strong> sont une terre de fascination pour les artistes cultivant l’art consommé de la pyrotechnie vocale. Et pour cause, la soprano colorature est dans ce répertoire l’héroïne flamboyante de grandes fresques musicales, presque picturales tant elles éclatent de mille couleurs, telles que la <em>Vie Parisienne</em> ou<em>Orphée aux Enfers</em>. Elle est aussi la perle étincelante de <em>Fantasio</em> et des <em>Contes d’Hoffmann</em>. Et force est de constater que ces rives siéent comme une seconde peau à <strong>Jodie Devos</strong>. Son timbre gracieux, ses vocalises sans faille et son suraigu ébouriffant ont trouvé un écrin idéal dans le programme concocté par <strong>Alexandre Dratwicki</strong> du <strong>Palazzetto Bru Zane</strong> tant pour le disque enregistré chez <strong>Alpha Classics</strong> que sur la scène du Théâtre des Bouffes du Nord. Dans le récital donné hier soir en ces lieux, aux merveilles des raretés absolues (<em>Un mari à la porte</em>, <em>Mesdames de la Halle </em>ou <em>Vert-Vert</em>)  se succède le miracle d’une voix laquelle, au-delà de l’agilité, est aussi capable de beaux élans lyriques et d’une diction impeccable y compris dans le haut registre, ce qui n’est pas la moindre des vertus surtout dans ce répertoire où la limpidité du discours est tout aussi importante que les acrobaties vocales. Que de chemin parcouru par Jodie Devos depuis son 2e prix au prestigieux concours Reine Elisabeth en 2014, et son passage par l’Opéra-Comique avant d’asseoir une notoriété à Liege et d’incarner une irradiante et troublante Lakmé à l’Opéra de Tours. Depuis devenue reine en son plat pays mais aussi celle de la nuit à Paris, la soprano belge (qui vient dans ce rôle de prendre la Bastille à coup d’enivrantes vocalises) est incontestablement aujourd’hui une artiste qui compte.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="410" src="/sites/default/files/styles/large/public/600x337_jodie_devos_photo_de_marco_borggreve_2.jpg?itok=fFXlS6eu" title="Jodie Devos©Marco Borggreve" width="468" /><br />
	Jodie Devos©Marco Borggreve</p>
<p>Le programme du récital est peu ou prou une reprise du disque <em>« Offenbach Colorature » </em> et s’arrime tout comme ce dernier, aux rives de la rareté, à l’exception de la chanson d’Olympia tirée des <em>Contes d’Hoffmann</em> qui donne toutefois ici l’occasion à Jodie Devos de se livrer à un succulent numéro burlesque avec les musiciens de l’Ensemble Contraste, soulignantainsi la belle synergie des artistes sur scène<em>.</em> Le programme tel que proposé joue sur la judicieuse alternance des airs pétillants et des cantilènes introspectives qui permet en outre, comme nous l’a confié Alexandre Dratwicki, de couvrir un spectre chronologique allant de 1855 à 1880 tout en présentant trois grands genres, opérette, féérie, et opéra-comique. Dans cet éventail musical, Jodie Devos interprète certaines pages avec un entrain irrésistible comme l&rsquo;air de Ciboulette <em>« Quel bruit, quel tapage », </em>dans <em>Mesdames de la Halle  </em>ou celui d’Edwidge <em>« Conduisez-moi vers celui que j’adore »</em> dans <em>Robinson Crusoé</em>. Elle s’y amuse ici avec un charme de meneuse de revue, la voix chaloupée et pétillante comme du champagne, distillant des œillades vocales à chaque inflexion. Elle éblouit par la tenue ronde de ses aigus sans tension et son art consommé des nuances qui apporte une certaine classe  à l’esprit de folie, de délire facétieux si emblématique d’Offenbach. Les qualités techniques de la soprano lui autorise ici ou là quelques variations et aigus extrapolés comme dans <em>« Le voila…c’est bien lui »,</em> du <em>Roi Carotte</em>, ou dans la valse-tyrolienne de Rosita d’<em>Un mari à la porte</em>. Mais loin de n’être qu’une reine des cimes vocaux, telle que la Corilla qu’elle interprète en ouverture du récital, diva de pacotille aux vocalises excessives dans <em>Vert -Vert</em>,  Jodie Devos possède également des qualités d’autant plus rare qu’elles méritent d’être particulièrement soulignée : un médium et un grave bien timbrés, charnus et veloutés, qui permettent à l’artiste de donner corps avec aisance autant aux fruitières et dompteuses d’ours qu’aux princesses. Elle sait ainsi parer de suaves variations les pages élégiaques de la splendide mort d’Eurydice et confère  à son interprétation le brin de mystère requis pour le rôle. De même, dans l’air d’Elsbeth, <em>« Voilà toute la ville en fête »</em> tiré de Fantasio, elle distille avec élégance un kaléidoscope de couleurs et de nuances qui en révèle toute l’essence poétique.</p>
<p>Le sémillant l’Ensemble Contraste joue de tout son talent protéiforme pour se fondre avec délectation dans la musique bigarrée d’Offenbach. Il n’est guère difficile pour ces musiciens venant de diverses rives musicales (tango, jazz, création contemporaine), de donner vie aux morceaux choisis oscillant entre exubérance et introspection. Mais loin de n’être que les talentueux accompagnateurs de la reine Jodie, ils sont également les interprètes habités d’une exploration musicale de pièces rares (et moins rares) d’Offenbach, allant des rives de la rêverie mélancolique des <em>Harmonies du soir</em> aux sanglots lents du violoncelle des <em>Larmes de Jacqueline</em>, en passant par la pétillante jubilation d’une fantaisie improvisée autour d’<em>Orphée aux enfers </em>ou de <em>La Vie Parisienne</em>.</p>
<p>Une soirée regorgeant d’énergie positive, que l’on aurait aimé voir se prolonger jusqu’au bout de la nuit, servie par une interprétation en totale adéquation avec l’art maitrisé d&rsquo;Offenbach des demi-teintes, du comique de situation et de la dérision. Une réussite, incontestablement.</p>
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		<title>Les Antiques de Glanum, un nouveau festival d&#8217;été</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-antiques-de-glanum-un-nouveau-festival-dete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jul 2015 06:29:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’ensemble Contraste, fondé en 2000 par le violoniste Arnaud Thorette et le pianiste Johan Farjot, est décidément on ne peut plus actif cette année. Après plusieurs disques dont il a été question ici, après leur récente Fairy Queen in Progress au Midsummer Festival d’Hardelot, voici qu’ils proposent, avec la complicité de quelques amis chanteurs et instrumentistes, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’ensemble Contraste, fondé en 2000 par le violoniste Arnaud Thorette et le pianiste Johan Farjot, est décidément on ne peut plus actif cette année. Après plusieurs disques dont il a été question <a href="http://www.forumopera.com/cd/apres-un-reve-elegance-de-la-maturite">ici</a>, après leur récente <em>Fairy Queen in Progress </em>au <a href="http://www.forumopera.com/the-fairy-queen-in-progress-hardelot-fuck-the-queen">Midsummer Festival d’Hardelot</a>, voici qu’ils proposent, avec la complicité de quelques amis chanteurs et instrumentistes, le concert inaugural d&rsquo;un tout nouveau festival unissant théâtre et musique à Saint-Rémy-de-Provence. Le 19 juillet à 20h30, dans le cadre du site archéologique de Glanum, on pourra entendre des airs et duos d’Offenbach, Gounod (Provence oblige, plusieurs extraits de <em>Mireille</em> sont prévus), Debussy, Haendel, Massenet, Monteverdi et Reynaldo Hahn, interprétées notamment par Karine Deshayes, Chantal Santon et Sébastien Droy. L’affiche annonce également la présence de l&rsquo;actrice Charlotte de Turckheim, dont on se demande quelle sera la nature exacte de la participation à cette soirée musicale… Renseignements au 06 86 89 99 95.</p>
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		<title>PURCELL, The Fairy Queen — Hardelot</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-fairy-queen-in-progress-hardelot-fuck-the-queen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2015 05:03:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Oubliez le Songe d’une nuit d’été de la BBC que vous avez pu voir diffusé sur France 3 dans votre enfance, oubliez les différentes productions de The Fairy Queen que vous avez pu applaudir ici ou là, cette Reine des fées-ci ne ressemble à aucune autre. D’abord, douze artistes en tout et pour tout, pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Oubliez le <em>Songe d’une nuit d’été</em> de la BBC que vous avez pu voir diffusé sur France 3 dans votre enfance, oubliez les différentes productions de <em>The</em> <em>Fairy Queen </em>que vous avez pu applaudir ici ou là, cette <em>Reine des fées</em>-ci ne ressemble à aucune autre. D’abord, douze artistes en tout et pour tout, pour un semi-opera en cinq actes incluant de nombreux divertissements, est-bien raisonnable ? Non, et c’est ça qui est formidable. Déjà, quatre comédiens pour <em>A Midsummer Night’s Dream</em>, c’est de la folie. Mais le pire, c’est que ça marche à merveille ! Il faut sur ce point saluer le brio avec lequel le texte a été adapté, certes au prix de quelques coupes, mais l’essentiel de la pièce est là. Même le groupe d’artisans-comédiens n’a pas entièrement disparu, puisque le spectacle s’ouvre précisément sur la scène où ils découvrent leurs rôles. Ici, ce sont les quatre comédiens de la compagnie <strong>Deracinemoa</strong> qui prennent connaissance du texte qu’ils vont interpréter, et l’on comprend tout de suite qu’il faut s’attendre à tout. Le rôle de Titania, reine des fées, sera confié non pas à une, mais à <em>un</em> interprète, au grand dam de l’unique actrice de la bande ; et parmi les deux couples d’amoureux, le directeur de la troupe, <strong>Laurent-Guillaume Delhinger</strong>, se réserve le personnage d’Hermia, non sans une légère modification du texte shakespearien, puisque Hermia devient&#8230; Boris. Il serait trop long, et trop cruel pour ceux qui n’ont pas encore vu ce spectacle appelé à tourner, de détailler l’enchaînement d’effets comiques meurtriers qui découlent de ce point de départ (et auxquels le public est à plusieurs reprises invités à participer), on se contentera donc de saluer bien bas les quatre comédiens qu’on espère dotés de ressources suffisamment inépuisables pour être aussi déchaînés chaque fois qu’ils donneront une représentation de cette <em>Fairy Queen in progress</em>.</p>
<p>Pourquoi <em>in progress</em> ? Peut-être pas parce qu’elle est appelée à évoluer, encore que, mais surtout parce que, musicalement, il s’agit d’un spectacle tout à fait expérimental, qui mêle la musique de Purcell à celle de quelques autres (là encore, on gardera le secret) et l’exploite aussi comme base d’improvisations jazzistiques. De la partition originale, les morceaux les plus célèbres se retrouvent, et on admire l’ingéniosité avec laquelle ces airs ont été insérés dans le déroulement de la pièce de Shakespeare. C’est probablement <strong>Johan Farjot</strong> et <strong>Arnaud Thorette</strong> qu’il faut féliciter, en l’occurrence, notamment pour l’arrangement permettant à seulement quatre instruments (dont le saxophone, que Purcell ne pouvait évidemment pas avoir envisagé) de donner à entendre cette musique de façon aussi convaincante. L’improvisation ne porte que sur des extraits instrumentaux, et les passages chantés respectent la partition, avec une minime entorse pour l’impayable duo de Corydon et Mopsa, où une troisième voix est insérée. Pour les voix, on a fait appel à quelques-uns des artistes qui fréquentent le plus ce répertoire en France à l’heure actuelle. Habitué du baroque français comme anglais, le ténor <strong>Jeffrey Thompson</strong> interprète l’air de l’automne et brille en particulier dans la reprise du quatuor « If love’s a sweet torment ». S’il n’a pas les graves insondables d’une basse, le baryton <strong>Philippe-Nicolas Martin</strong>, que beaucoup ont découvert dans la parodie pour marionnettes d’<em>Hippolyte et Aricie</em>, n’en défend pas moins ses airs avec beaucoup d’art et d’élégance. Dans « I am come to make all fast », <strong>Albane Carrère</strong> déploie tant de qualités de diction et de timbre qu’on regrette de ne pas l’entendre davantage en solo au cours de la soirée. Quant à <strong>Chantal Santon</strong>, dont on garde en mémoire la prestation dans le <em>Roi Arthur</em> dirigé par Hervé Niquet, on admire toujours son art dans « Let me weep », par exemple, mais il semble qu’elle soit aujourd’hui à une étape-charnière de sa carrière : la voix a désormais pris une puissance et une ampleur que la soprano parvient encore à discipliner, bien que tout à fait  prête à s’orienter vers un répertoire beaucoup plus lourd.</p>
<p>Bien sûr, si vous avez avalé votre parapluie, il se pourrait éventuellement que vous n’appréciiez pas ce spectacle. Mais enfin, on ne sait jamais, n’hésitez pas à essayer quand même, ça ne pourra que vous faire du bien.</p>
<p> </p>
<p>Le Midsummer Festival n&rsquo;est pas fini : Il reste encore toute une série de concerts du 2 au 5 juillet. Renseignements sur le <a href="http://www.chateau-hardelot.fr/Actualites/The-Midsummer-Festival-2015">site du festival</a>.</p>
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		<title>Après un rêve</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/apres-un-reve-elegance-de-la-maturite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2015 06:09:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Exhumer des cantates inédites, révéler des compositeurs oubliés ou méconnus comme Xavier Boisselot ou Félicien David (dont la parution de l’Herculanum est annoncée pour fin août), c’est formidable, et l’on applaudit des deux mains lorsqu’une interprète comme Karine Deshayes se plie à cet exercice indispensable pour la connaissance de notre histoire musicale. Mais on peut &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Exhumer des cantates inédites, révéler des compositeurs oubliés ou méconnus comme <a href="http://www.forumopera.com/cd/karine-merite-deshayes-dhonneur">Xavier Boisselot </a>ou Félicien David (dont la parution de l’<em>Herculanum</em> est annoncée pour fin août), c’est formidable, et l’on applaudit des deux mains lorsqu’une interprète comme <strong>Karine Deshayes</strong> se plie à cet exercice indispensable pour la connaissance de notre histoire musicale. Mais on peut comprendre qu’une chanteuse ait aussi à cœur de léguer sa version des pages les plus connues du répertoire français, notamment dans le domaine de la mélodie. On peut aussi y voir l’affirmation de sa propre maturité artistique : alors qu’à ses débuts, il faut parfois viser l’originalité de se faire remarquer, on peut ensuite se faire plaisir et offrir à son public des morceaux maintes fois gravés par ses plus illustres aînés.</p>
<p>Après avoir exploré l’univers de Fauré dans deux disques (<em>Jardin clos</em> &#8211; <em>Chanson d’Eve</em> en 2009, <em>La Bonne Chanson</em> en 2011), Karine Deshayes nous livre cette fois un bouquet de mélodies couvrant une période relativement large, de « La Captive » de Berlioz (1832) jusqu’à « Violons dans le soir » de Saint-Saëns (1907). Huit plages chantées au total, les autres étant confiées aux seuls instrumentistes, dont deux versions successives du célèbre « Après un rêve » de Fauré, avec ou sans voix. Avec ses sept minutes et son accompagnement exigeant un quatuor avec piano, la <em>Chanson perpétuelle</em> de Chausson dépasse le cadre du salon pour s’ouvrir sur d’autres horizons. <strong>L’ensemble Contraste</strong> permet aussi d’élargir le cadre de l’exercice : du simple piano-chant, on passe d’emblée à la musique de chambre. Et l’une des pièces ici enregistrées est devenue une mélodie du fait de son extrême popularité, mais il ne faut pas oublier que la fameuse « Berceuse » de Benjamin Godard – compositeur que le Palazzetto Bru Zane mettra à l’honneur la saison prochaine – est extraite de l’opéra <em>Jocelyn</em>, d’après Lamartine, comme le soulignent la phrase en récitatif qui précède le premier couplet, rarement enregistrée mais ici fort opportunément incluse.</p>
<p>On l’a compris, ce n’est pas pour le plaisir de la découverte ou de l’exhumation qu’on écoutera ce disque, mais pour savourer les raffinements dont est capable une artiste aux affinités confirmées avec la musique française. Gounod lui sied fort bien, et l’on espère que Karine Deshayes ne l’oubliera pas lorsque l’auteur de <em>Faust</em> sera à l’honneur en 2018. La mezzo a par ailleurs le bon goût d’éviter le glissando débraillé dont certain(e)s gratifient le saut d’octave qui ouvre l’ « Elégie » de Massenet. Quant à ses qualités de diction, l’absence de tout texte dans la plaquette d’accompagnement est assez éloquent sur ce point : la limpidité du chant permet de saisir tous les mots des textes. Cette fluidité fait d’ailleurs en partie écho au thème de la rêverie plus ou moins mélancolique, présente dans un certain nombre de pièces, et qui s’accommoderait mal d’un dramatisme trop affirmé. Même souci d’élégance de la part des instrumentistes, avec une méditation de <em>Thaïs </em>particulièrement sobre de la part du violoniste <strong>Arnaud Thorette</strong>, tout comme l’Elégie du violoncelliste <strong>Antoine Pierlot </strong>; le pianiste <strong>Johan Farjot</strong> assure en plus l’arrangement pour trio de certaines pièces, dont la <em>Pavane</em> de Fauré (à ce propos, une bizarrerie à signaler : cette pièce ne figure pas dans la liste des œuvres enregistrées, mais elle est mentionnée dans le livret d’accompagnement, et elle est en fait ajoutée dans le prolongement de la dernière plage, où elle vient se greffer peu après « La Captive » de Berlioz).</p>
<p><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00VAPIK5G/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00VAPIK5G&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21" rel="nofollow">____</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00VAPIK5G/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00VAPIK5G&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21" rel="nofollow">Commandez ce CD &#8211; Après un Rêve</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00VAPIK5G" style="border:none !important;margin:0px !important" width="1" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/apres-un-reve-elegance-de-la-maturite/">Après un rêve</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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